L’ILLUSIONNISTE…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

,

Amis de la marche à pied et du bœuf Stroganov réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 04 février, 16è jour de pluviôse, dénommé « jour du buis » dans le calendrier républicain.

Chacun se souvient du Potemkine, le principal cuirassé de la flotte de guerre russe. Il devait son nom à un dignitaire russe très proche de la grande Catherine qui finit sa carrière comme généralissime des armées russes. C’est lui qui inventa les villages en carton, pour satisfaire la Tsarine au cours de son fameux voyage dans le midi de l’Empire (1787). Tout le long du Dniepr, pays aride et inhabité, des villas et des jardins furent installés afin de charmer les yeux de l’auguste visiteuse. Des masses populaires furent amenées des coins les plus éloignés de l’empire, des troupes furent échelonnées le long de la route avec mission d’acclamer la souveraine et d’exprimer l’enthousiasme des peuples nouvellement conquis.Aujourd’hui, chez nous, quand Nicolas 1er se déplace, c’est un peu la même chose…Il n’y a que des gens qui l’applaudissent et qui ne sont pas plus grand que lui.

Si l’on en croit Europe N°1, le cortège présidentiel, en visite à Mennecy sur un chantier, aurait une fois encore, organisé le décor en faisant venir des « figurants » : « Les ouvriers et les faux ouvriers auraient été même priés de faire semblant de travailler devant la presse. Une consigne donnée, alors qu’à cause de la température glaciale ce jour, il leur était pourtant interdit de travailler. Aucun n’aurait dû se rendre sur le chantier. D’ailleurs, dès la fin de la visite, tous les ouvriers sont rentrés chez eux. » La grande Catherine, le p’tit Sarko, deux aspects d’une même et pitoyable farce, celle du pouvoir.

Sources de l’illustration :Bedrich Fritta, Les magasins de Theresienstadt (le village Potemkine). Plume, pinceau et encre de Chine sur papier.

Un jour il faudra que je vous fasse le portrait de cet illustrateur, mort à Auschwitz en novembre 1944 après trois ans de détention à Theresienstadt, où mourut sa femme Hensi. Ce camp « modèle » comprenait un département de dessin (Zeichnenstube) que Fritta anima, un orchestre et autres activités culturelles. Un film de propagande y fut tourné, idyllique, afin de tromper les inspecteurs de la Croix Rouge qui se laissèrent berner bien facilement. Les électeurs se laisseront ils abuser une nouvelle fois par cette politique en trompe l’oeil; j’aimerai dire que non…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Un commentaire

  1. dog snuggie

    I don’t know why…

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera jamais publié. les champs marqués d'une asterisque sont obligatoires (*).