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Faire pipi sur le gazon…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’urologie pour tous et du chinchard grillé réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 29 février 2012 et même en année bissextile, la pollution continue…

Un herbicide de Monsanto dans votre urine

D‘après le très sérieux journal Ithaka, une université allemande a fait une découverte très alarmante. Des échantillons d’urine ont été récoltés chez des citadins pris au hasard. Leur analyse a trouvé systématiquement une contamination élevée de Glyphosate (GLYP), un herbicide créé par Monsanto . Aujourd’hui, la licence pour ce produit est tombée dans le domaine public et beaucoup d’entreprises le fabriquent. Plus de la moitié de la production mondiale de 800’000 tonnes/an vient de Chine. 

Le Glyphosate empêche la formation de certains acides aminés et détruit par ce mécanisme la quasi totalité des plantes vertes. On parle d’herbicide total et non sélectif. Dans un corps humain, il a des effets néfastes. Chez les sujets étudiés, on l’a trouvé dans l’urine à des concentrations de 5 à 20 fois la limite autorisée pour l’eau. 

Les plantes génétiquement modifiées de Monsanto résistent à cet herbicide. Les agriculteurs le versent en masse sur les plantations afin de tuer les plantes naturelles n’ayant pas cette résistance. De cette façon, il rentre dans la terre, l’eau, les plantes et la chaine alimentaire humaine. En Allemagne la contamination est généralisée. Aux Etats-Unis, une étude de l’US Geological Survey (organisme gouvernemental) a montré la présence du Glyphosate dans les cours d’eau et dans la pluie. Dans les zones agricoles, ils ont en trouvé même dans l’air. 

Afin qu’il n’y ait aucune contestation, l’étude a été faite en prenant l’urine chez des sujets qui ne sont jamais en contact direct avec le CLYP comme des avocats, des journalistes ou des fonctionnaires à Berlin. Les valeurs détectées chez eux allaient de 0.5 à 2 ng par millilitre alors que la limite pour l’eau du robinet est de 0.1 ng par ml. 

Pour les pommes de terre et d’autres légumes, depuis plusieurs années, cet herbicide est balancé à haute dose juste avant la cueillette. Ceci permet aux produits de ne pas germer et de tenir longtemps dans les étalages des supermarchés. En même temps, le GLYP a tout le temps de traverser la peau du légume et rentre à l’intérieur. Aucun lavage ou épluchage ne peuvent l’éliminer. Afin de faciliter les choses, l’UE a multiplié par 100 le seuil minimal de GYLC pour le mais et par 200 pour les plantes fourragères qu’on donne à manger au bétail. Le GLYC est aussi balancé généreusement sur les trottoirs, jardins publics, rails, parcs pour enfants… afin de contrôler les mauvaises herbes. La Suisse interdit cet usage alors que les autres pays Européens ignorent son existence ou l’autorisent tout simplement. 

Cet herbicide a des effets inconnus sur la santé humaine. Par contre, il est suspecté de réduire la fertilité, causer des troubles digestifs et des carences. Il perturbe le développement fœtal. Il favorise des cancers lymphatiques et des tumeurs de la peau. Ceci explique peut-être cela : Phénomène plutôt rare que celui qui s’est produit vendredi dernier, vers 6h du matin, dans la ferme de Jean-Claude Jourdren, située au lieu-dit Lesquern Huella, en Lanmeur (29). Pesant environ 30 kg, un veau est en effet né avec cinq pattes.

Que des choses réjouissantes quoi !

Allez, portez vous bien, si j’ose dire, et à demain peut-être.

L’ÉCORCHÉ N’EST PAS CELUI QU’ON CROIT…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la peinture à l’eau et des sardines à l’huile réunies, bonjour!

Nous sommes le 28 février de l’an 2012, année bissextile, ce n’est donc pas la fin du mois. Ce jour correspond au 10 de ventôse dédié à la Bêche, ce qui n’est pas une raison pour en faire des tonnes. La bêche à toujours été sujet de passion allez savoir pourquoi…Peut-être symbolise t-elle le travail et dans ce cas, certain candidat à la présidentielle et dont je tairai le nom, pourrait en faire son étendard. Si vos pas vous conduise vers le musée d’anatomie de Montpellier, ne manquez pas le fameux écorché à la bêche, que l’on doit à Alphonse LAMI -1857-. Bon, je vous l’accorde, il faut vraiment une bonne raison pour se promener dans un musée de l’anatomie. Il faudra que j’en parle à Sceptique, fidèle lecteur de ce blog, et qui semble avoir quelques connaissances médicale…

Et puisque l’on parle de bêche, autant parler DUJARDIN…Calembour bien sûr! Je ne suis pas de ceux qui crient cocorico en se drapant des trois couleurs au motif qu’un film français a été couronné aux Oscars hollywoodiens. Aux states, les producteurs ont délibérément basé leur marketing de façon à faire oublier la French touch de ce film. de nombreux acteurs et techniciens étatsuniens, un hommage aux vieux films d’Hollywood, bref, pour eux et sans doute pour les votants, un film américain. Ah là là, quel mauvais esprit ce cénobite!

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

VOUS CONNAISSEZ LA SUITE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la datation au carbone et du saint-Honoré réunis, bonjour!

Le 27 février correspond au 9ème jour de ventôse et c’est le jour de Sophie, heu non, de Marsault (jeu de mot Capelo). Le saule marsault (Salix caprea) est une espèce de saule commune en Europe et en Afrique du Nord.

Le nom scientifique Salix caprea (saule des chèvres) vient sans doute de la première illustration connue de l’espèce dans le livre de Hiéronymus Bock (bien connu dans son immeuble) où on voit la plante broutée par une chèvre. L’espèce a été historiquement aussi largement utilisée comme fourrage pour les chèvres. On dit qu’elle est excellente pour le miel car elle fleurit très tôt.

Décidément, le 27 février a un caractère fatidique.

En Russie, en 1917, depuis le début de l’année, des troubles éclatent. La situation dans la capitale Petrograd devient explosive, le 27 février, les Bolcheviks appellent à la grève générale. L’armée refuse de tirer sur la foule et se rallie aux insurgés. Les soviets sont instaurés, les exilés dont Lénine peuvent rentrer au pays. L’avocat Kerenski (en blanc au centre de la photo) est à la tête de la Douma. Le Tsar abdique quelques jours plus tard. Les libertés individuelles sont rétablies. Tous les espoirs sont permis, malheureusement, vous connaissez la suite…

En 1933, en Allemagne le 27 février, incendie du Reichstag par un jeune Hollandais. Staliniens et fascistes se renvoient la balle. Le prétexte va servir d’alibi aux nazis pour leurs funestes desseins, ils prennent tous les pouvoirs. Vous connaissez la suite.

Le 27 février 1939, la France, qui n’était plus à une ignominie près, reconnaît le régime du sinistre Général Franco dit « Caudillo de Espagna por la gracia de Dios ». Malheureusement, vous connaissez la suite…

En Chine, en 1957, le 27 février marque le début du mouvement des « cent fleurs » sous la conduite du « Grand timonier, grand pilote, grand guide, grand commandant en chef, grand phare de la pensée, le plus rouge des soleils rouges qui illuminent mon coeur » (j’ai lu ça dans le petit livre rouge) Mao tsé toung.(je l’écris à l’ancienne) Malheureusement, vous connaissez la suite…

En 2008, le 27 février, sortie de « Bienvenue chez les… », vous connaissez la suite !

Bon, et bien voila, maintenant vous êtes prévenus. Vous n’avez plus aucune excuse si malgré tout vous démarrez quelque chose un 27 février. Mais n’en profitez pas pour ne rien faire, quoique…Le droit à la paresse, comme disait Paul Lafargue, devrait être inscrit dans la constitution.

Allez, portez vous bien, passez une excellente semaine, merci encore d’avoir visité « Les cénobites tranquilles » et, à demain peut-être.

LA MARCHE DU MONDE…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la ville rose et du cassoulet réunis, bonjour !

 

Pourquoi Toulouse, parce que nous sommes le 26 février, autrement dit le 8è jour de ventôse dédié à la violette. Or Toulouse est la ville de la violette et de ses fameux bonbons. On dit que cette fleur symbolise la timidité, la modestie et la pudeur. Autant dire que ce n’est pas demain qu’elle symbolisera notre candidat UMP… Mais une autre interprétation veut que la Pensée, famille dont fait partie la violette, représente le souvenir. Dans la mythologie, la nymphe Io, bien connue des cruciverbistes, fut aimée de Jupiter. Mais les amours de celui-ci furent une fois de plus contrariées par son épouse Junon, qui se vengea en changeant sa rivale en blanche génisse. Ainsi métamorphosée, Io errait tristement lorsqu’elle vit sortir de terre de petites fleurs qui tournèrent leurs corolles vers elle. Elle reconnut en elles les pensées de ses amis venus la consoler. C’est pas mignon ça, madame michu… je me flatte d’avoir dans mon arbre généalogique une aïeule qui se prénommait Violette ce qui, vous le reconnaitrez, influa moins sur la marche du monde que le nez de Cléopatre.

 

Et comment marche le monde justement ? Comme répondait Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord au roi Louis-Philippe qui lui posait la question : « il marche Sire, mais dans quoi ? »

Est-ce que les Talibans vont reprendre le pouvoir en Afghanistan, est-ce que Israël va attaquer l’Iran, est-ce que Wade va se maintenir au pouvoir, est-ce que Assad va céder à la rue, est-ce que Poutine sera élu Président, est-ce que si ma tante en avait on l’appellerait mon oncle ? Est-ce que les tours de passe-passe du candidat Sarkozy vont emmener les électeurs, une fois de plus, à prendre les vessies pour des lanternes ? Est-ce que le slogan de la campagne du NPA « tous pour un, un Poutou » est judicieux ?

Et, est-ce que vous appréciez le nouveau site des « cénobites tranquilles » dont les décors sont de « Magik studio » et les costumes de Donald Cardwell… Allez, vous pouvez laisser vos commentaires. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

AH, ÇA IRA, ÇA IRA, ÇA IRA…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du patrimoine national et de l’onglet aux échalotes réunis, bonjour !


Nous sommes le samedi 25 février 2012.
Ce 7è jour de ventôse est celui de l’alaterne. Vous connaissez la chanson, les aristocrates à l’alaterne…Non, je plaisante, il s’agit d’une plante communément appelée le prunier noir qui produit des baies rouges puis noires et que l’on rencontre communément dans les garrigues. Autant vous dire qu’il n’y en a pas beaucoup par ici… Mais puisque l’on parle de la Lanterne.

 

Depuis sa construction en 1787,La Lanterne fait partie de l’intimité des puissants. Sur décision du général de Gaulle, ce pavillon de chasse est devenu la résidence secondaire des Premiers ministres à partir de 1959.

Aujourd’hui (pour combien de temps encore…) Nicolas Sarkozy a fait de la Lanterne son lieu de pouvoir le plus secret. Quand il paraît chaque jour s’exposer volontiers aux caméras, il préserve en fait vie privée et rencontres politiques, à trente minutes en voiture de l’Elysée, dans ce charmant pavillon de chasse qui fut édifié à l’aube de la Révolution, à deux pas du Palais voulu par Louis XIV. Les connaisseurs ne s’y trompent pas. Etre reçu à la Lanterne, c’est un peu pénétrer dans le premier cercle du pouvoir présidentiel et peut-être dans ce qui lui reste d’intimité.
La Lanterne est un lieu protégé des curieux, mais pas toujours des réalités. En octobre, alors que quelques travaux de restauration du mur d’enceinte étaient en cours, deux Maliens, sans papiers, ont été arrêtés sur le chantier et reconduits à la frontière sous arrêté préfectoral. Enfin, l’endroit est devenu si symbolique du nouveau pouvoir que, le jeudi 18 octobre, la fédération mines-énergie de la CGT a fait savoir que l’électricité avait été coupée pour la journée à la Lanterne en signe de protestation contre la réforme des régimes spéciaux. Le président n’y était pas. Mais à Versailles, ce genre d’action vous prend toujours une petite allure révolutionnaire… Sources :Extraits d’un article de Raphaelle Bacqué dans Le Monde.

Bon allez, Ah ! ça ira, ça ira, ça ira, ce refrain qui symbolise la Révolution, fut entendu pour la première fois en mai 1790. Son auteur, un ancien soldat chanteur des rues du nom de Ladré, avait adapté des paroles anodines sur le Carillon national, un air de contredanse très populaire dû à Bécourt, violoniste au théâtre Beaujolais, et que la reine Marie-Antoinette elle-même aimait souvent jouer sur son clavecin. Elle ne pouvait pas imaginer qu’elle en perdrait la tête.
Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

VIVE LE BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du Chicago blues et de la Guiness-is-good-for-you réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 24 février 2012, sixième jour de ventôse dédié à l’Azaret dans notre calendrier républicain.

Aujourd’hui c’est aussi l’anniversaire de la disparition d’un grand monsieur du jazz:Memphis Slim…Souvenirs.

C‘était la fin des années 60 (les sixties), alors que je me préparais au beau métier de capilliculteur dans la capitale (je vous assure que tout ceci est rigoureusement exact) un ami me proposa de l’accompagner au concert. C’était une cave à St Michel qui s’appelait « les trois mailletz » (sans doute en référence à une ancienne loge maçonnique) à travers l’écran de fumée des cigarettes (quelle belle époque) on distinguait une scène minuscule sur laquelle officiait un pianiste de génie. Il s’appelait Menphis SLIM. Dans ce cabaret se produisaient Coleman (sur la photo), Armstrong, Count Basie et j’en passe. Haut lieu du jazz de l’après guerre jusqu’à ce que De Gaulle demande aux américains de rentrer chez eux.

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Magicien des claviers, Memphis Slim aura perpétué la tradition boogie-woogie, ce style piano-blues forgé dans les barrelhouses du Deep South. Fortement influencé par Roosevelt SYKES, le maître du style, Memphis Slim s’affirmera comme les des plus grands représentant du Chicago blues.

Après avoir accompagné des bluesmen tels que Big Bill Broonzy ou Ruby TAVERN, c’est avec l’arrivée du blues electrique, sous l’impulsion de Muddy  Waters, que Memphis Slim crée la formation des House Rockers. Nous sommes alors en 1947, et débute pour Memphis Slim sa période la plus intense.

Début des années soixante, après avoir participé à la première tournée de l’american folk blues festival, Memphis Slim décide de s’installer en France. Son style, très apprécié en Europe, influencera le folk-blues de cette époque.

Egalement trés grand chef d’orcheste, Memphis Slim aura joué tout au long de sa carrière avec les plus grands noms du blues, laissant derrière lui quelques enregistrements incontournables dans l’histoire du blues. De son vrai nom John len Chatman, il est né à Menphis dans le Tennessee. Il est mort à Paris un 24 février en 1988 après avoir enregistré plus de trois cent disques…

Et voila l’travail, allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca file le bourdon…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du développement raisonné et du vin biodynamique réunis, bonjour!

Nous sommes le jeudi 23 février, cinquième jour de ventôse dédié au bouc dans le calendrier républicain. Et puisque nous parlons de nos amies les bêtes, voici une petite vidéo qui préfigure ce qui nous attend si nous laissons Monsanto, Bayer, BASF, Syngenta et consorts innonder notre planète de leurs saletés.

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Epoustouflantif non?

Allez, la M.E.S. est dite!

Pendant de temps là nos députés viennent de voter dans l’indifférence générale le traité validant le Mécanisme Européen de Stabilité (MES). Seuls 44 élus ont voté contre. La majorité des socialistes se sont courageusement abstenu. Rappelons qu’il s’agit de permettre la création d’un mécanisme permettant de sauvegarder la stabilité de la zone euro de manière permanente.Mais…

Le MES ne prêtera pas son propre argent aux États en difficulté. Il se base sur un capital garanti par les états membres pour pouvoir emprunter sur les marchés. Le capital s’élevant au total à 700 milliards d’euros dont 11% seulement seront réellement versés durant les 5 années suivant la ratification du traité.

Le MES « aura pleine personnalité juridique et aura pleine capacité juridique« . Il pourra aller en justice, acquérir et aliéner des biens immobiliers et mobiliers ou passer des contrats. Tous ses biens, fonds et avoirs jouiront de l’immunité de toute forme de procédure judiciaire et seront exempts de restrictions, réglementations, contrôles et moratoires. Sa propriété, son financement et ses actifs seront exempts de perquisition, réquisition, confiscation ou saisie, d’où qu’elles émanent. Ses archives et documents, ainsi que ses locaux seront inviolables. Les employés seront à l’abri de toute poursuite à l’égard d’actes accomplis en leur qualité officielle, seront soumis au secret professionnel, paieront un impôt interne décidé par le Conseil d’Administration (les salaires et émoluments étant exempts de l’impôt sur le revenu national). Facteur à ne pas négliger non plus : aucun acteur de ce système n’est élu ni responsable devant les peuples européens.

Quand on vous dit qu’une aristocratie financière est en train de s’approprier le pouvoir au détriment de la souveraineté des peuples et cela, avec la complicité béate des élus en place. Honte aux élus soit-disant de gauche qui n’ont pas voté contre.

Allez, ne nous fâchons pas, portez vous bien et à demain peut-être.

UN CHIEN ANDALOU…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du cinématographe et des carottes vichy réunis, bonjour!
Nous sommes le mercredi 22 février, quatrième jour de ventôse dédié au troêne.

Luis Buñuel est né dans une petite ville en Aragon, réputée pour son « obscurantisme » religieux. Il grandit au sein d’une famille nombreuse et riche. À 19 ans, il part à Madrid pour commencer des études supérieures, il rencontre Salvador Dali et Federico Garcia Lorca, apporte son soutien au mouvement dadaïste. En 1923, il fonde avec Federico Garcia Lorca entre autres, l’Ordre de Tolède. En 1925, il vient à Paris. Il arrive à se faire embaucher comme assistant réalisateur de Jean Epstein, sur le tournage, en 1926, de « Mauprat », puis, en 1928, de « La Chute de la maison Usher».En 1928, avec l’aide matérielle de sa mère, Luis Buñuel tourne son premier film Un chien Andalou dont le scénario est écrit en collaboration avec Salvador Dalí. Dans un premier temps, ce film est projeté en privé pour Man Ray et Louis Aragon…Le 30 novembre 1930, après la première projection du film L’Âge d’or, co-réalisé avec Salvador Dalí, la censure exige des coupes. Quelques jours après, la Ligue des patriotes et la Ligue anti-juive saccagent le Studio 28 à Montmartre, qui projette le film et propose dans son hall une exposition d’œuvres surréalistes. Ce saccage est le déclenchement d’une virulente campagne de presse contre les surréalistes, et le préfet de police Chiappe fait saisir le film. En fait, seule la copie de projection sera confisquée et détruite, le négatif étant resté en la possession de Charles Vicomte de Noailles et son épouse Marie-Laure Vicomtesse de Noailles , les mécènes du film. L’interdiction de projection ne sera levée qu’en 1980.

Du Chien andalou jusqu’à Cet obscur objet du désir, Luis Buñuel a construit une œuvre profondément marquée par le surréalisme.Ses films portent pratiquement tous, à des degrés divers, la marque du surréalisme, que ce soit dans la forme ou le discours. Le cinéaste surréaliste est celui qui « aura détruit la représentation conventionnelle de la nature [...], ébranlé l’optimisme bourgeois et obligé le spectateur à douter de la pérennité de l’ordre existant » (Luis Buñuel).Entre 1933 et 1935, Buñuel travaille pour des compagnies américaines. La guerre civile qui éclate en Espagne le bouleverse. Il participe à un documentaire pro-républicain « Madrid 36 », puis il se rend aux États-Unis. Il travaille à démontrer l’efficacité et le danger des films de propagande nazis (il utilise en particulier un film de Leni Riefenstahl).Mais il ne cache pas son anticatholicisme et son marxisme et subit des pressions, notamment après la parution en 1942 du livre de Salvador Dali La Vie secrête de Salvador Dali, qui signe son portrait, (plus haut à droite), où il est décrit comme seul responsable des aspects les plus controversés de L’Âge d’or. Il doit abandonner son poste au Museum of Modern Art de New York et s’exiler au Mexique. Dancigers lui suggère de s’intéresser à la vie des enfants de Mexico : Los Olvidados, présenté au Festival de Cannes 1951, y remporte le prix de la mise en scène et remet Buñuel au premier plan. El et La Vie criminelle d’Archibald de la Cruz, ses meilleurs films mexicains sont plein de référence au Marquis de Sade, à la religion, à la bourgeoisie.Buñuel se voit proposer un tournage en Europe : il s’agit de Viridiana, qui obtient la Palme d’or au Festival de Cannes 1961 mais surtout provoque de gros remous politiques, diplomatiques et religieux. Le régime de Franco, après avoir permis le tournage et accepté que le film représente l’Espagne au Festival finit par l’interdire complètement.  Le film est distribué en Espagne en 1977, deux ans après la mort du Caudillo. Suivent L’Ange exterminateur, Le Journal d’une femme de chambre,(voir mon billet du 16 février) adaptation du célèbre roman d’Octave Mirbeau. En choisissant de repousser de trente ans l’action du roman d’Octave Mirbeau, Luis Buñuel s’offre une belle vengeance sur ceux qui bâillonnèrent ses débuts dans les années 1930: dans la dernière séquence du film, des manifestants « antimétèques » scandent effectivement « Vive Chiappe! ». Après cette adaptation, Buñuel signe son dernier film mexicain, le surprenant Simon du désert. Il vient alors régulièrement tourner en France, en particulier pour des projets impliquant Jean-Claude Carrière. Ses films sont toujours aussi puissants et en lutte contre la bourgeoisie dominatrice : La Voie lactée, Belle de jour,(voir la photo avec Catherine Deneuve plus haut à droite). Il tourne Tristana en Espagne, à Tolède, malgré l’incident provoqué par Viridiana. Il reçoit l’Oscar du meilleur film étranger pour Le Charme discret de la bourgeoisie et choisit d’arrêter sa carrière de réalisateur en 1976 avec Cet obscur objet du désir. Il était Satrape du Collège de Pataphysique.

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Et bien voila pour ce mercredi avec un grand, très grand monsieur du cinéma. Je me souviens être retourné trois fois de suite à la projection du film « Un chien Andalou », abscon, hermétique, surréaliste et subjugant tout à la fois. Allez, à vos cassettes…Portez vous bien et à demain peut-être.

D’UNE AFFICHE A L’AUTRE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’épanaphore et du riz au lait réunis, bonjour!

Nous sommes le mardi 21 février, troisième jour de ventôse dédié au Violier que l’on nomme aussi la fausse giroflée.

Au mois de novembre dernier, j’avais évoqué ici la possibilité d’une exposition parisienne consacrée à Hugo Pratt et la Franc-Maçonnerie.

Et bien c’est chose faite! Corto Maltese ou les secrets de l’initiation, au musée de la Franc-Maçonnerie, 6 rue Cadet dans le 9è, jusqu’au 15 juillet.

Comme le dit Emmanuel Pierrat, organisateur de l’expo: « il y a suffisamment de choses dans Hugo Pratt, de Raspoutine aux derviches tourneurs de Samarkande, qui parlent aux gens qui s’intéressent à l’aspect ésotérique ou métaphysique de son œuvre. Si cela permet seulement d’éviter de croire au grand complot judéo-maçonnique en découvrant qu’Hugo Pratt « en était », ce serait pas mal. Le but est de donner à relire une œuvre qui n’a été décryptée que par des initiés jusqu’ici. » Une bonne occase pour faire un saut dans la capitale, ne serait-ce que pour profiter du spectacle de la rue Cadet et de ses petits commerces…

Et si vous êtes de passage à Paris, poussez donc jusqu’au mont Valérien. C’est là que le 21 février 1944 furent fusillés les hommes du groupe Manoukian. Missak ­Manouchian meurt en effet fusillé à 38 ans. Après avoir refusé qu’on leur bande les yeux, les vingt-deux hommes des Francs tireurs partisans main d’oeuvre immigrée (FTP-MOI) sont fusillés au Mont-Valérien le 21 février 44. Seule Olga Bancic, vingt-troisième membre du groupe, fut décapitée à la prison de Stuttgard le 10 mai 44.

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Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo ­de Manouchian, avec cette inscription : « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés. ». Ah, ce texte d’Aragon mis en musique par Léo Ferré…

 

 

N‘oubliez pas de noter notre changement d’adresse:

lescenobitestranquilles.fr

et en attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

BIENVENUE…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’érotisme biblique et des muffins aux bananes réunis, bonjour!

Nous sommes le 20 février, deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller, jolie plante qui a laissé sa trace dans la culture Occitane. En effet, En Occitanie la floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit« . Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » allez savoir pourquoi. Amusant, non !

Il s’appelait Jules DURAND.

C‘est comme cela, il y a des gens qui s’appellent Jules Durand comme d’autres Jacques Martin. Des vieux noms bien franchouillards qui sentent le calendos et le beaujolpif. Des noms à vous réconcilier avec l’identité nationale, des noms qui sentent bon le terroir, la baguette et le bérèt, des noms capables de procurer une érection à Claude GUEANT. Mais, ainsi que j’essaie de le montrer dans cette galerie de portraits, derrière ces noms, des hommes et des femmes, méconnus, oubliés… Ils pourraient se nommer Jean ou Peter ou Ivan ou Paolo, ils ont depuis longtemps aboli les frontières, ils appartiennent à la grande communauté des gens de « bien » qui ont lutté contre les gens de « biens ».

Le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre.
Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre.
Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un « jaune » lors d’une rixe. On essayera de prouver que Durand avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au secteur international des docks anglais et américain
. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l’asile.
La révision de son procès, le 15 juin 1918, l’innocenta totalement.


CHANGEMENT D’ADRESSE.

Bon allez, c’est parti pour la bascule. Le camion de déménagement est là; à partir de maintenant et jusqu’à dorénavant, on se retrouve sur:                               lescenobitestranquilles.fr

Le nouveau site va fonctionner un moment en doublure avec celui-ci, le temps pour vous, amis lecteurs, de mettre à jour vos carnets d’adresses. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.