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AH, LES BEAUX JEUDIS!

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la chanson réaliste et du far aux pruneaux réunis, bonjour !

En ce lundi gris de début janvier, 20è jour de nivôse, consacré au van, mais si vous savez ce panier d’osier qui permettait de séparer le bon grain de sa balle, j’ai choisi de parler d’une grande dame et chanteuse aujourd’hui disparue et qui mérite mieux que l’oubli dans lequel l’ont relégué les médias. Marianne OSWALD.

Elle était née en 1901 en Moselle de parents juifs émigrés de Pologne. Marianne Oswald entame sa carrière de chanteuse dans les années 20, dans les cabarets de Berlin. En 1931, du fait de la montée du parti Nazi et de la menace qu’il faisait peser, elle s’exile à Paris, où elle introduit dans la chanson française des techniques propres à l’expressionnisme allemand.

Elle va interprèter tout à tour Brecht, Kurt Weill mais aussi Cocteau et Prévert. Celui-ci lui écrira une chanson que je vous donne à écouter ici.

En effet, pendant l’été 1934, un fait-divers scandalise Jacques Prévert : une trentaine d’enfants s’étant évadés du bagne de Belle-Île-en-Mer en réponse aux violences des surveillants du réfectoire, l’administration propose une prime de vingt francs pour chaque enfant capturé. Les badauds et les touristes se joignent donc au personnel du bagne pour leur donner la chasse. Prévert réagit en écrivant d’une traite le poème Chasse à l’enfant, mis en musique par Joseph Kosma et enregistré par Marianne Oswald le 20 octobre 1936. Prévert avait aussi l’intention de tirer de l’anecdote un film, mais celui-ci ne verra jamais le jour.

Marianne Oswald s’est ensuite beaucoup investie à la radio et même à la télé. Les moins jeunes se souviendront de l’émission « Ah, les beaux jeudis ! ». Enfants, Lorsque la météo était maussade (ce qui est rare en Bretagne) avec les copains du quartier, nous nous retrouvions agglutinés autour du poste de TSF pour écouter Jean Nohain et Marianne Oswald…

Elle nous a quitté en 1985, voici ce qu’en disait Jean CocteauJe suppose que c’est cette puissance rouge d’incendie, de mégot, de torche, de phare, de fanal, qui l’habite, cet acharnement de braise, cette haleur de gaz d’acétylène, de magnésium et de lampe à souder, qui forment l’efficacité de cette chanteuse, de cette mime que bien des esprits repoussent, mais qui s’impose malgré tout. »

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

EDOUARD MAZE, IN MEMORIAM…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de la mémoire ouvrière et du pâté en croûte réunis, bonjour !

Nous sommes le 8 du mois de janvier de l’an 2012 c’est à dire le 19è jour de nivôse dédié au Marbre.

Si vos pas vous emmènent du côté de Guingamp (c’est dans les Côtes d’armor bande d’ignares) vous pourrez jusqu’au 28 janvier vous rendre à l’exposition « Un homme est mort » qui se tient à la médiathèque. Car oui, à Guingamp il n’y a pas que le foot… Cette expo présente les reproductions de planches de la BD de Kris (à gauche en photo) et Davodeau sur les luttes ouvrières brestoises des années 50.

En 2010, à l’occasion du soixantième anniversaire de cet événement, j’avais commis un billet que je vous repropose aujourd’hui.

 

UN HOMME EST MORT…

Nous sommes le 17 avril 1950, les ouvriers dockers et ceux de la reconstruction de Brest ont décidé de manifester pour une augmentation de salaire.Si, si, je vous jure que cela existait…

Soudain, des coups de feu éclatent, les forces de l’ordre viennent de faire usage de leurs armes. Il y aura une quarantaine de blessés et un homme ne se relèvera pas, il est mort d’une balle en pleine tête. Il s’appelait Édouard MAZE.Photo de droite.

A la demande de la CGT, le cinéaste René Vautier (à gauche) qui venait de terminer « Afrique 5O » un brûlot dénonçant la politique coloniale, est appelé pour réaliser un documentaire sur l’évènement. Le film sera projeté 88 fois dans les rues de Brest, la 89è lui est fatale. Il ne reste pas trace du film.

Des auteurs de BD aux éditions Futuropolis (Kris et Davodeau. « Lulu femme nue ») ont repris l’histoire sous le titre « Un homme est mort » qui est tiré d’un poème de Eluard en hommage à Gabriel Péri:

Un homme est mort qui n’avait pour défense
Que ses bras ouverts à la vie
Un homme est mort qui n’avait d’autre route
Que celle où l’on hait les fusils
Un homme est mort qui continue la lutte
Contre la mort contre l’oubli.

Les Goristes, groupe de chanteurs brestois en on fait une chanson. Aujourd’hui, 60 ans après les faits qui avaient entrainé la démission de l’abbé Pierre de son mandat de député du MRP, les archives s’ouvrent enfin et la responsabilité des forces de l’ordre ne fait plus aucun doute. Pierre Cauzien,(à droite) figure du militantisme ouvrier local, s’est éteint dernièrement à l’age de 86 ans, blessé lors de la manifestation, il avait perdu une jambe.Son souhait le plus cher était de « tenir » jusqu’à l’ouverture au public des archives nationales…Aujourd’hui, bourgeoisie et patronat n’ont plus besoin de faire tirer sur la foule pour expédier le prolo ad patrès, on va le faire bosser jusqu’à ses 62, 65, 70 balais.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

MARINALEDA, UTOPIA…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME

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Amis de l’Utopie galopante et du bouillon de poule réunis, bonjour !

Nous sommes le 07 janvier,18è jour de nivose dédié à la pierre à chaux.

Connaissez vous MARINALEDA ? Non ce n’est pas la dernière pipole de la starac’ ni la dernière miss Limousin. Il s’agit d’une communauté espagnole qui s’est mis en tête de vivre son utopie grandeur nature.

 Depuis la fin de l’ère franquiste, Marinaleda fonctionne en démocratie directe. Tous les aspects de la vie sociale, politique et économique de la commune y sont discutés et mis en œuvre collectivement par les citoyens.

Juan Manuel Sánchez Gordillo, maire de Marinaleda, est un militant de la gauche anticapitaliste. Depuis plus de 30 ans , il est régulièrement réélu mais n’est avant tout que le porte-parole de la volonté générale : car, ici, tous les élus sont révocables par simple vote des habitants.

Toutes les questions concernant la communauté (logement, emploi, équipements, impots, etc) sont soumises à la concertation et au vote populaire au cours de la centaine d’assemblées générales qui se tiennent chaque année.

La délinquance étant inexistante, cette municipalité n’a pas de service de police.

L‘ économie locale est principalement d’origine agricole (culture et mise en conserve de divers légumes). La collectivisation des terres, la présence d’une coopérative agricole populaire et d’une usine en sont des atouts majeurs. Les bénéfices produits par la communauté ne sont pas distribués mais réinvestis pour financer la création de nouveaux emplois ainsi que divers services et équipements municipaux (piscine, terrain de sport, etc) que chacun peut utiliser gratuitement.

Les grands propriétaires terriens (notamment un duc ami du roi Juan Carlos !) ont été expropriés et la terre ainsi récupérée a été partagée également entre tous.

Le salaire de tous les travailleurs, quel que soit leur poste, est de 47 euros par jour à raison de six heures et demie de travail quotidien.

Le cout de la vie y est faible, à l’image du prix de location des logements (15 euros/mois) ou de celui de la garderie d’enfant (12 euros/mois cantine comprise). La somme à acquitter pour un logement se monte au final à 15,52 euros par mois. À tout fils ou à toute fille d’habitant qui a besoin d’une maison, la mairie fournit le terrain, le matériel et l’architecte gratuitement a condition que le futur habitant de la dite maison participe à la construction. Les ouvriers qui édifient la structure sont des professionnels de la construction, des maçons sous contrat de la mairie, qui viennent en renfort pour diriger les autoconstructeurs et pallier le manque de savoir-faire des habitants. Les futurs voisins d’un même quartier se mettent à travailler ensemble sur le groupe de maisons à construire. ici à gauche (extrème gauche) le maire Juan Manuel Sanchez Cordillo.

Les habitants de Marinaleda ont du lutter parfois durement pour imposer ce système municipal sans chômeurs ni promoteurs, qui demeure toutefois très critiqué par la droite. Bien des menaces ont été proférées à leur encontre et l’expropriation de quelques grands propriétaires agricoles (aristocrates ou capitalistes) au profit de tous ne s’est pas faite sans de nombreux procès. Le maire lui-même a été victime de deux attentats de la part de l’extrême droite.

On songe à Fourier et son Phalanstère, à Godin et son Familistère, à Le Corbusier et sa cité radieuse… Daniel Mermet (France Inter) leur a consacré une émission en décembre dernier ; on peut l’écouter sur le Net ICI.

Voila pour aujourd’hui; en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

LES GEANTS DU JAZZ…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la mécanique des fluides et du Picon-bière réunis, bonjour !

Nous sommes le 06 janvier, 17è jour de nivôse dédié à la marne. Rien à voir avec les taxis…

C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition du grand Dizzy, qui est au Bebop ce que Beethoven est à la symphonie…

John Birks « Dizzy » Gillespie, né à Cherawen Caroline du Sud le 21 octobre 1917, mort le 6 janvier 1993, était un trompettiste, compositeur et chef d’orchestre de Jazz.

Avec Miles Davis et Louis Armstrong, il est l’un des trois plus importants trompettistes de l’histoire du jazz, ayant participé à la création du style Bebop et contribué à introduire les rythmes latino-américains dans le jazz. Ecoutez ces deux géants.


Dizzy Gillespie se distinguait en particulier par sa trompette au pavillon incliné vers le haut, il bouchait sa trompette d’un bouchon. Ses joues gonflées à bloc comme celles d’un crapaud, ainsi que sa joie de vivre et son humour ravageur sont pour beaucoup dans sa popularité auprès du public.

En tant que musicien, il avait une technique époustouflante et une vitesse de jeu impressionnante. Après avoir joué avec Cab Calloway, il fonde son propre groupe dans lequel on retrouve, excusez du peu, John Coltrane et Thelonious Monk. Personnellement je suis un fan de ses duos avec Charlie Parker. N’oublions pas que ce monsieur a donné des cours de trompette à…Miles Davis!

Gillespie se déclare candidat à l’élection présidentielle aux États-Unis de 1964. Il promet que, s’il était élu, la Maison Blanche serait renommée « The Blues House », que Ray Charles serait nommé président de la Bibliothèque du Congrès, MilesDavis directeur de la CIA, et Malcolm X Attorney General... Etonnant, non ?

Allez, rien de tel qu’un peu de jazz pour oublier la nôtre d’élection présidentielle. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

CACHEZ CE SAINT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’histoire bretonne et des moules marinières réunies, bonjour !

Nous sommes le 05 du mois de janvier 2012, 16è jour de nivôse du calendrier républicain, dédié au silex.

 

J‘aurais pu vous parler itou de Saint CONWOÏON qui fut, chacun le sait, le premier higoumène (abbé) du monastère de St Sauveur près de Redon et que l’on célèbre ce jour, même si il a fricoté autant avec Nominoé qu’avec le roi de France pour obtenir sa charge. Il serait né vers 800 à Comblessac (en Ille-et-Vilaine) d’une famille gallo-romaine ayant eu des sénateurs romains dans son ascendance.

Conwoïon favorise la création d’une nouvelle abbaye dédiée à saint Maixent dans le village de Saint-Maxent, actuellement inclus dans la commune de Plélan-le-Grand. Il décide avec 5 compagnons, d’aller fonder un monastère, à l’extrémité de l’évêché de Vannes, à la frontière avec le royaume franc. Ayant eut successivement les autorisations du machtiern du lieu, Ratuili, de Nominoë et de l’empereur Louis le Pieux, et ayant décidé de suivre la règle monastique de Saint Benoît d’Aniane, Conwoion commence à accueillir de plus en plus de monde dans son monastère, et reçoit de plus en plus de donations.

L‘abbaye de Redon commence à devenir, alors, un pôle important qui accompagne l’ascension politique de Nominoë. Après la bataille de Ballon en 845, qui a lieu à proximité de Redon, Nominoë prend du recul par rapport au pouvoir Franc, et aidé de Conwoion, à l’occasion s’un synode vers 849, il chasse les évêques francs des diocèses Bretons, et nomme des évêques bretons. Conwoion ira jusqu’à Rome justifier ce qui sera qualifié de schisme breton. Voici ce qu’en dit Albert le Grand « L’an de grace 826, l’Empereur Louys le Debonnaire ayant esté degradé & enfermé dans un Monastere, les Bretons qui, dés l’an 826, avoient offert la Couronne Royale de Bretagne à Neomene (laquelle il refusa) l’importunerent de rechef d’accepter le Royaume, & les affranchir de la servitude de l’Empire, ce qu’il accepta ; &, ayant esté proclamé Roy, pour premier exploict, bannit & chassa de la Bretagne tous les Agents & Officiers des Empereurs, cassa et annula toutes leurs Loix et Ordonnances, remettant le pays en son entiere et prestine liberté. » Après les invasions normandes qui attaqueront Redon dès 854, Conwoion, fondera, grâce à Salomon, un second monastère à Plélan. C’est là qu’il mourra à l’age de 80 ans en 868, un 05 janvier, ceci explique cela…

Encore une histoire de saint me direz vous ! Oui mais, je suis bien obligé de reconnaître que l’histoire Bretonne contient moins d’anarcho-libertaires que de Poujado-populistes et qu’il y a plus de saints en Bretagne que de fromages en France.

Allez, les vacances sont terminées, il faut songer à reprendre le collier… Vous avez entendu Nicolas 1er, il était en Bretagne avant-hier pour présenter ses voeux aux forces armées comme on dit. L’avenir est devant nous qu’il a dit. J’ajoute, comme disait Pierre DAC que si on se retourne, on l’aura dans le dos ! Je crains fort qu’effectivement on l’ait dans le dos mais, bien plus profondément qu’espéré… Bon, allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

J’avais fait sa connaissance dans les années 70 lors d’un séminaire sur l’école émancipée. Un type passionnant que m’avait présenté Paul Le Bohec, autre grand pédagogue, pratiquant et vulgarisateur des méthodes de Célestin Freinet.Etudiant à l’Ecole Normale de Vannes, il prend part à un mouvement de grève générale contre la guerre d’Algérie. Il soutiendra ensuite l’initiative de Louis Lecoin pour l’obtention du statut d’objecteur de conscience.Militant syndicaliste, il représente dès 1962 la tendance de « l’Ecole émancipée » au sein de la « Fédération de l’Education Nationale », puis milite à partir de 1966 à « l’Union des Anarcho-Syndicalistes » (U.A.S). Professeur d’histoire, il s’installe à Apt en 1980 et va dès lors participer pleinement aux activités du CIRA de Marseille en particulier à la constitution de la vidéothèque anarchiste.Membre de l’Institut Coopératif de l’Ecole Moderne (ICEM) du mouvement Freinet, il devient l’historien du mouvement, faisant notamment redécouvrir plusieurs films et réalisant en 1996 un documentaire « Le mouvement Freinet ». Il est également l’auteur d’une brochure « Cinématographe et mouvement Freinet » (1989), et de nombreux articles parus dans les journaux « L’Ecole émancipée » ou « Le Monde Libertaire ».Victime d’un arrêt cardiaque, il meurt à Apt le 4 janvier 2007 alors qu’il allait avoir 66 ans. Sources : Ephémérides anarchistes.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’école émancipée et du roti wellington réunis, bonjour !

Nous sommes le 04 janvier 2012, 15è jour de nivôse dédié au Lapin… Ceux de keramoal ont mystérieusement disparus et les pelouses sont un peu tristes.

 

UNE PENSEE POUR HENRI PORTIER.

Le 04 janvier 2007, décès d’Henri PORTIER, il était né à Lorient le 15 février 1941.
Anarcho-syndicaliste, pacifiste, antimilitariste et libertaire, historien du mouvement Freinet.

J‘avais fait sa connaissance dans les années 70 lors d’un séminaire sur l’école émancipée. Un type passionnant que m’avait présenté Paul Le Bohec, autre grand pédagogue, pratiquant et vulgarisateur des méthodes de Célestin Freinet.
Etudiant à l’Ecole Normale de Vannes, il prend part à un mouvement de grève générale contre la guerre d’Algérie. Il soutiendra ensuite l’initiative de
Louis Lecoin pour l’obtention du statut d’objecteur de conscience.
Militant syndicaliste, il représente dès 1962 la tendance de « l’Ecole émancipée » au sein de la « Fédération de l’Education Nationale », puis milite à partir de 1966 à « l’Union des Anarcho-Syndicalistes » (U.A.S). Professeur d’histoire, il s’installe à Apt en 1980 et va dès lors participer pleinement aux activités du CIRA de Marseille en particulier à la constitution de la vidéothèque anarchiste.
Membre de l’Institut Coopératif de l’Ecole Moderne (ICEM) du mouvement Freinet, il devient l’historien du mouvement, faisant notamment redécouvrir plusieurs films et réalisant en 1996 un documentaire « Le mouvement Freinet ». Il est également l’auteur d’une brochure « Cinématographe et mouvement Freinet » (1989), et de nombreux articles parus dans les journaux « L’Ecole émancipée » ou « Le Monde Libertaire ».
Victime d’un arrêt cardiaque, il meurt à Apt le 4 janvier 2007 alors qu’il allait avoir 66 ans. Sources : Ephémérides anarchistes.

Ces types là doivent se retourner dans leur tombe en entendant Chatel, Morano et consorts proner le retour à l’uniforme et autres billevesées…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’antistrophe et des huitres de Prat-ar-Coum réunies, bonjour!

Nous sommes le 03 janvier, 14è jour de nivôse dédié au grès.

 

Demain c’est le jour anniversaire de la naissance de Maurice MAC-NAB à Vierzon (1856).
Poète, chanteur, interprète, il fait ses débuts au cabaret des « Hydropathes » puis au « Chat noir ». Il meurt subitement à l’âge de 33 ans (tuberculose).


Il est l’auteur du fameux
Métingue du Métropolitain, œuvre parodique qui deviendra pourtant un des classiques de la contestation. On trouve encore quelques vieux militants qui sont capables de l’entonner dans les noces et banquets. En voici une version interprétée par Marc Ogeret.

 

 

Puisque nous sommes encore en période de fêtes, voici un cadeau rien que pour vous. C’est un des nombreux contes de maurice Mac-Nab.

 

Grande, raide, sèche, jaune, édentée, parcheminée et coiffée d’un chapeau extraordinaire, l’Anglaise entra dans un bureau de poste les pieds en avant.
Elle tourna à demi la tête et dit avec une voix de brouette mal graissée :
 » Come on, Clara! « 

 

Clara est petite, mince, plate, rousse ; elle a des dents très longues et suit sa maîtresse les pieds en avant.
L’Anglaise demande soixante timbres-poste pour affranchir soixante lettres adressées à soixante personnes différentes.
Elle allonge cinq doigts osseux, saisit les timbres et répète :
 » Come on, Clara! « 
Clara fait demi-tour avec la grâce d’une locomotive.
Droite, les talons joints et les bras pendants, elle lève les yeux au ciel, entrouvre la bouche et tire la langue!
Alors l’Anglaise, grande, raide, sèche et jaune passe successivement les soixante timbres-poste sur la langue de Clara, petite, mince, plate et rousse, et les applique un par un d’un coup sec sur les soixante lettres adressées à soixante personnes différentes.
Puis elle se dirige vers la porte en disant encore une fois :
 » Come on, Clara! « 
Toutes deux disparaissent comme des ombres, les pieds en avant.

 

Dernièrement, j’ai rencontré la pauvre Clara, toujours petite, mince, plate et rousse, mais elle avait les lèvres collées et ne pouvait plus ouvrir la bouche.


On lui doit aussi la « thèse pour le doctorat du mal aux cheveux et de la gueule de bois », très utile en ces lendemains de ripaille. Bref, le genre de gars avec qui on ne devait pas s’ennuyer. Il appartenait à une famille d’origine écossaise. Son arrière-grand-père, Édouard Mac Nab, s’installa en France et est à l’origine de la branche française ; il fut garde du corps de LOUIS XV; il échappa de peu à la guillotine sous la Terreur et devint conseiller général du Cher sous l’Empire.

Son grand-père, Alexandre, fut sous-préfet de Sancerre et épousa en 1810 Marie-Rose de Francières, originaire de Vierzon, où sa famille possédait le château de Fay, à l’ouest de la ville. Son père, Édouard (1811-1885), fut maire de Vierzon-Villages. A droite, son portrait par Fernand FAU.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LES PRECIEUX RIDICULES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’eschatologie et du lapin de garenne réunis, bonjour !

Je vous l’avais bien dit que si on n’y prenait garde, cela finirait par arriver… Et bien voilà, nous sommes le 2 janvier 2012, 13è jour de nivôse habituellement dédié à l’ardoise.

Début janvier paraît au J.O. La promotion du jour de l’an de la légion d’honneur. Cette année, parmi les impétrants, Stone et Charden !!! Pour ma part j’y vois un symptôme de l’état dans lequel Nicolas le petit va laisser la France à son successeur. Je vous ai dégotté une perle, un himalaya de la ringardise qui situe bien le niveau auquel Sarkozy a réduit la culture dans notre douce France…

 

Stone et Charden, non mais, vous imaginez ça… Pourquoi pas Dupont et Dupond, Tif et Tondu, Castor et Pollux. Vous me direz, il lui reste encore Eloïse et Abélard, Tristan et Iseut, Chevallier et Laspallès. Cela ne devrait pas l’arrêter lui qui a permis à Alain Delon de représenter la France aux obsèques de Vaclav Havel.

La dictature de la médiocrité s’impose définitivement comme le genre dominant et plus il y a de chaînes de télé, plus le niveau baisse, l’alignement se fait par le bas…Cette confusion des genres, cet abétissement généralisé, ce laminage des valeurs fait froid dans le dos. Bigeard aux Invalides, Elisabeth Tessier à la Sorbonne, B.H.L. au quai d’Orsay (enfin presque) et maintenant La Légion d’honneur à Stone & Charden. A cette allure là, on devrait retrouver « la 7è compagnie » au festival de Cannes. Voltaire reviens, ils sont devenus fous!

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

En effet, le 1er janvier 1959, voit la naissance de Michel ONFRAY, à Argentan.Philosophe hédoniste et libertaire, professeur et écrivain.Issu d’une modeste famille ouvrière, il est placé à 10 ans en pension dans un orphelinat religieux, ce qui fera de lui un révolté. Durant l’adolescence, il découvre les penseurs libertaires et expérimente la dure réalité de la condition ouvrière en travaillant dans une fromagerie industrielle. Il poursuit ensuite des études de philosophie et obtient un doctorat. A partir de 1983, il commence à enseigner la philosophie dans un lycée technique de Caen.En 1987, il est victime d’un infarctus, il se met ensuite à écrire et à publier. En 1989, un premier ouvrage: « Le Ventre des philosophes » voit le jour, suivi rapidement de nombreux autres essais: « L’Art de jouir »(1991), « La sculpture de soi »(1993), « Politique du rebelle »(1997), etc. Il revendique ouvertement dans ses livres et dans des articles de presse son anarchisme individualiste, amour-libriste, et même son refus de procréer, mais ne remet pas en cause le principe électoral (nobody perfect).En Juin 2002, il démissionne de l’Education nationale qu’il juge féodale et policière « La haine de Mai-68 n’a jamais été aussi vivace qu’aujourd’hui. l’Education nationale semble préparer un retour aux vieilles valeurs. » Renouant avec l’histoire de la pédagogie libertaire, il crée 4 mois plus tard, à Caen, une « Université populaire » ouverte à tous et entièrement libre et gratuite. Elle a pour but de « démocratiser la culture, vécue comme auxiliaire de la construction de soi, non comme une occasion de signature sociale ».Il élabore dans son oeuvre une philosophie hédoniste et individualiste libertaire inspirée de Nietzsche et des philosophes antiques ou plus près de nous de Georges Palante. « L’autorité m’est insupportable, la dépendance invivable, la soumission impossible »

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des années bissextiles et de la pizza trois fromages réunies, bonjour !

Nous nous retrouvons donc en ce 1er janvier 2012 dans les vapeurs à peine dissipées de cette nuit d’ivresse pour un nouveau parcours. Après moultes hésitations, le cénobite a décidé de poursuivre cette aventure à laquelle vous êtes forcément associés. Pas de lecteur, pas de blogueur, aurait dit mon aïeule qui ne voulait jamais s’en laisser compter… Nous sommes le 12è jour du mois de nivôse dédié à l’argile.

Joignez vous à moi pour souhaiter un bon anniversaire à Michel ONFRAY.

En effet, le 1er janvier 1959, voit la naissance de Michel ONFRAY, à Argentan.
Philosophe hédoniste et libertaire, professeur et écrivain.
Issu d’une modeste famille ouvrière, il est placé à 10 ans en pension dans un orphelinat religieux, ce qui fera de lui un révolté. Durant l’adolescence, il découvre les penseurs libertaires et expérimente la dure réalité de la condition ouvrière en travaillant dans une fromagerie industrielle. Il poursuit ensuite des études de philosophie et obtient un doctorat. A partir de 1983, il commence à enseigner la philosophie dans un lycée technique de Caen.
En 1987, il est victime d’un infarctus, il se met ensuite à écrire et à publier. En 1989, un premier ouvrage: « Le Ventre des philosophes » voit le jour, suivi rapidement de nombreux autres essais: « L’Art de jouir »(1991), « La sculpture de soi »(1993), « Politique du rebelle »(1997), etc. Il revendique ouvertement dans ses livres et dans des articles de presse son anarchisme individualiste, amour-libriste, et même son refus de procréer, mais ne remet pas en cause le principe électoral (nobody perfect).
En Juin 2002, il démissionne de l’Education nationale qu’il juge féodale et policière « 
La haine de Mai-68 n’a jamais été aussi vivace qu’aujourd’hui. l’Education nationale semble préparer un retour aux vieilles valeurs. » Renouant avec l’histoire de la pédagogie libertaire, il crée 4 mois plus tard, à Caen, une « Université populaire » ouverte à tous et entièrement libre et gratuite. Elle a pour but de « démocratiser la culture, vécue comme auxiliaire de la construction de soi, non comme une occasion de signature sociale ».
Il élabore dans son oeuvre une philosophie hédoniste et individualiste libertaire inspirée de Nietzsche et des philosophes antiques ou plus près de nous de
Georges Palante.
« L’autorité m’est insupportable, la dépendance invivable, la soumission impossible »

Il vient de faire paraître L’ordre libertaire – la vie philosophique d’Albert Camus chez Flammarion. Il y trace le portrait d’un Camus proudhonien et libertaire, un Camus anticolonialiste de la première heure, un Camus en lutte contre les féodalités financières, un Camus concrètement révolutionnaire…(Aude Lancelin dans Marianne). Précipitez vous chez votre libraire.

Allez, encore une fois, tous mes vœux vous accompagnent, portez vous bien et à demain peut-être.