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LA POESIE D’ARMAND ROBIN…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de l’hypotypose et du merlan frit réunis, bonjour!

Nous sommes le 19 janvier, 30è et dernier jour de nivôse dans le calendrier républicain, officiellement dédié au Crible. Demain débute pluviôse mais, sans attendre, il pleut sur Brest…

Allez, saluons un gars d’chez nous:Le 19 janvier 1912, naissance d’Armand ROBIN à Plouguernével ( e kichen Rostren).
Traducteur, écrivain et poète libertaire.
Passionné par l’étude des langues, il en parlera un nombre impressionnant (on dit qu’il était capable de lire 22 langues). Après un séjour en URSS en 1933, il fera une critique acerbe du régime soviétique et de sa dictature. Il traduit de la poésie et fait découvrir des auteurs russes tel que Essenine, Blok, Maïakovski, Pasternak, etc. Il se passionne également pour l’écoute radio en ondes courtes, réalisant des rapports d’écoute d’émissions étrangères. Dès 1945, il adhère à la Fédération Anarchiste (qui publiera ses « Poèmes indésirables », dédiés aux peuples martyrisés), et il y côtoiera Georges Brassens. A la libération, Elsa Triolet, qui lui vouait une haine farouche, fit pression sur Aragon pour que Armand Robin figure sur la liste noire des intellectuels.
Dans « La fausse parole », parue en 1953, il dissèque les mécanismes de propagande dans les pays totalitaires. Il continuera de traduire et d’écrire d’innombrables poèmes, jusqu’à sa mort, inexpliquée, le 29 mars 1961, il avait 49 ans, à l’infirmerie du Dépôt de la police, à Paris. Quant à la malle de papiers retrouvée dans sa chambre le lendemain, on raconte qu’elle fut envoyée à la décharge publique sur ordre du commissaire.

Il revenait volontiers à Rostrenen où il avait ses racines. Insomniaque, on le trouvait dans le fournil de Joseph Berthelot et un peu plus tard, à Campostal où Jean Kergrist et Christian Gautier l’ont croisé. Et lui de dire : « En de très vieux temps où je parus exister, on prétendit m’avoir rencontré »
« Que m’importe qu’on m’abatte au coin de la rue, j’écrirai des poèmes jusqu’à ce qu’on me tue« . Armand Robin.

Vous pouvez lire Le Combat libertaire, ouvrage paru sous son nom, et qui s’articule autour de sa poésie engagée, autrement dit ce qu’il nommait lui-même Les Poèmes indésirables.

Cette édition établie par Jean Bescond et présentée par Anne-Marie Lilti vaut par sa cohérence, réunissant un ensemble de textes, articles et traductions qui parurent pour l’essentiel dans les revues et éditions anarchistes de 1945 à 1955. Chez Jean-Paul Rocher éditeur.


Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.


LA CRISE, MADAME MICHU…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la libre pensée et de la caille aux raisins réunies, bonjour!

Nous sommes le 18 janvier, 29è jour de nivôse dédié au Mercure. Et la vie continue, les bateaux de croisière font nauvrage comme les économies, entraînant avec eux les retraités de Trifouilly-les-oies qui croyaient se la couler douce après une carrière de dur labeur. Et pour couler…Ils coulent! le nouveau ballon d’essai, habilement « fuité » par les chargés de com’ du chateau fait lui sa carrière dans la médiasphère. Il paraît, madame Michu, que la cinquième semaine de congés payés à du plomb dans l’aile… Nicolas 1er s’adressera au petit peuple à la fin du mois pour peaufiner sa prescription concernant la cure d’amaigrissement qu’il va falloir suivre. Il n’était pas nécessaire d’attendre car pour les petits, la fin du mois commence le cinq.

C‘est que la vie est dure, madame Michu. surtout pour nos pôvres actionnaires. Cette année, ­les entreprises du CAC 40 vont leur verser des dividendes records. La moitié environ des groupes du CAC 40 ont déjà publié leurs résultats pour 2010 et dévoilé ce qu’ils comptent distribuer dans les prochains mois. Selon les premières estimations, près de 40 milliard d’euros devraient au total tomber dans la cagnotte des actionnaires. C’est-à-dire 13% de plus que l’an dernier. Parmi les dix sociétés qui consacreront les sommes les plus importantes à leurs actionnaires cette année, figurent notamment BNP Paribas, la Société générale et bien sur TOTAL.

Alors, très franchement, vous voyez bien que ce n’est pas le moment de jouer au front populaire en utilisant sa cinquième semaine de congés payés. faites un effort madame Michu, la France a besoin de vous, l’Europe vous regarde, le Monde retient son souffle. Désormais, chaque matin, à l’heure de l’ami Nescafé, vous répèterez avec moi: AUS-TE-RI-TE. le soir après la grand’messe de Pujadas vous direz deux avé et un pater ainsi qu’un acte de contrition. Il faut absolument vous repentir d’avoir mis le pays dans cet état avec vos salaires mirobolants, vos trente cinq heures, vos congés démesurés et vos crédits à la consommation.

Allez en paix, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LES TENTATIONS D’ANTOINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la gastronomie et de la brasse coulée réunies, bonjour !
Nous sommes le 17 janvier 2012, 28è jour de nivôse dédié au Zinc (mais pas au bar).

Aujourd’hui, 17 janvier, nous célébrons (ou pas) Saint Antoine. Attention, St Antoine le grand, pas celui de Padoue… C’est un peu le patron de tous les anachorètes et cénobites réunis. On sait tout de lui grâce à Athanase d’Alexandrie qui a bien voulu nous raconter sa vie. Il vécut jusqu’à l’âge canonique de 105 ans et passa une grande partie de sa vie en Thébaïde sur le mont Qolzum. Il est resté célèbre pour avoir résister toute au long de sa vie aux tentations du Malin; les fameuses tentations de Saint Antoine. A l’inverse de votre serviteur qui a su résister à tout sauf aux tentations…

De nombreuses représentations du saint nous le montrent accompagné d’un cochon portant une clochette. Selon Emile Mâle qui signale que cette tradition date de la fin du XIVè siècle, le cochon n’a rien à voir avec la vie du saint mais avec un ordre religieux fondé en 1095 (les Antonins) : les porcs n’avaient pas le droit d’errer librement dans les rues, à l’exception de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette. A noter cependant que les démons qui ont tourmenté le saint ont, dans un premier temps, été représentés par des animaux sauvages (lion, ours, etc.) puis sous la forme d’animaux plus familiers comme le loup et le sanglier, ce dernier pouvant expliquer le lien avec le cochon. On le voit aussi très souvent en compagnie d’un autre ermite, saint Paul de Thèbes, on dit qu’ils étaient copains comme cochons…
Si tous les cénobites vivent aussi longtemps, vous allez encore devoir me supporter un peu. Il est vrai que j’ai un rendez-vous avec une amie (salut Marie-Anne) pour fêter notre cent vingtième anniversaire en reproduisant le « festin de Babette » immortalisé par le magnifique film danois de Gabriel Axel en 1987. Je crois qu’à l’origine il s’agissait d’une nouvelle de Karen Blixen (chez Folio). Si l’occasion se présente à vous de le lire ou de le visionner, n’hésitez pas, c’est une pure merveille. Il existe à Montmorillon, jolie cité médiévale du Poitou, une librairie entièrement consacrée à la gastronomie, œnologie et tabagie (les fameuses tentations) et qui porte le nom de Festin de Babette. Le patron s’appelle Robert de Jonghe ; je sais que l’on ne passe pas tous les jours à Montmorillon mais, si vos pas vous y conduisent, faites le détour.
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

PETIT COUP DE GUEULE…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis des colères homériques et du bouillon de poule réunis, bonjour !
Nous sommes le 16 janvier 2012, 27è jour de nivôse dédié au plomb et vous me faites l’amitié de jeter un œil sur le billet quotidien des « cénobites tranquilles ».
C‘est le 861è de la série et, comme vous, 40 000 autres visiteurs ont bien voulu s’y attarder un moment. Je ne dirais jamais assez l’indicible bonheur que cela me procure. Infime goutte d’eau dans l’océan chimérique d’internet, minuscule bloguinet tentant d’apporter sa pierre à l’édification d’une conscience universelle qui donnerait aux peuples la force de se débarrasser de tous ces malfaisants qui se sont accaparé  notre droit imprescriptible à disposer de nous mêmes…
Voilà pourquoi je continue et continuerai à présenter ma galerie de portraits des Proudhon, Louise Michel, Kropotkine, Bakounine et tant d’autres. Les résistants, les indignés. Ils n’avaient pas Free mais ils avaient tout compris.

Combien de temps encore les damnés de la terre supporteront-ils ce système qui, non content d’engraisser quelques uns avec la sueur des autres, s’ingénie à détruire notre planète ? Ce sont les mêmes qui font monter la menace du terrorisme pour justifier la guerre. Ce sont les mêmes qui exagèrent les risques de pandémie pour vendre leurs vaccins. Ce sont les mêmes qui louent les mérites des OGM pour forcer le commerce de leurs semences. Ce sont les mêmes qui polluent, qui déforestent, qui délocalisent, qui font travailler les mômes en Inde et au Pakistan pour un salaire de misère. Ce sont les mêmes qui laissent crever les habitants de Gaza et qui s’apprêtent à foutre sur la gueule de l’Iran parce que là bas il y a du pétrole qu’on ne peut tout de même pas laisser entre les mains de ces enturbannés.
Ils tiennent popotte à Bilderberg ou aux diners du Siècle, ils pantouflent dans les agences de notation, ils sinécurent dans les conseils d’administration, ils font du gras dans les salons dorés de l’Europe ou de la République, notre République. La leur, celle des copains et des coquins s’est couchée depuis longtemps, comme une vielle catin à la resquille devant sa majesté Le Marché. Marché de dupes bien entendu, qui pratique la théorie du pâté d’alouette ; enrichissement pour les déjà riches, austérité pour les toujours pauvres.
Résultat des courses, je m’emporte, je vitupère, et ça, c’est pas bon pour mes artères. Je m’en vais donc reprendre la taille de mes hortensias comme le sage sur sa montagne en attendant des lendemains qui chantent.
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE BLUES, TOUJOURS LE BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la métaphore et de la crêpe suzette réunies, bonjour !
Nous sommes donc le 15 janvier, 26è jour de nivôse dédié à l’Etain. Si la perte du triple « A » à provoqué chez vous un spleen insurmontable, je vous propose d’enfoncer le clou en écoutant un maître du blues : Junior WELLS.
Amos Blackmore WELLS – alias Junior WELLS – est élevé à West-Memphis, Arkansas, où il apprend par lui-même l’harmonica. Il rencontre tout d’abord le maître de cet instrument, Sonny Boy Williamson puis, inspiré par les bluesmen locaux, Junior WELLS se met à jouer dans les rues.
Installé à Chicago en 1946, devenu un virtuose et un très bon chanteur, Junior WELLS accompagne Tampa Red, Big MACEO et Little Johnny JONES. Il fonde ensuite les Little Chicago Devils, qui deviendront les Three Deuces puis les Aces, avec le guitariste Louis MYERS, son frère David MYERS à la basse et le batteur Fred BELOW. Aussi inventif que Little Walter, Junior WELLS amplifie également son harmonica ce qui lui permet un jeu distordu et soutenu, en restant très respectueux des traditions du Blues.
C’est ainsi que Muddy Waters fera appel à Junior WELLS et que Memphis Slim en fera de même.

Mais le tournant de la carrière de Junior WELLS a lieu en 1965, lorsqu’il s’associe au guitariste Buddy Guy dont je vous ai parlé ici (voir mon billet du 30 juillet 2010), pour donner naissance ensemble à une série de titres devenus aujourd’hui incontournables dans l’histoire du Chicago Blues. Ici à gauche avec Buddy Guy.

A la fin des années 60, Buddy Guy et Junior WELLS se partagent l’affiche à égalité et se produisent un peu partout dans le monde, faisant même la première partie d’un concert des Rolling Stones en 1970. Trop de titres pour tous les citer içi, tant l’empreinte de Junior WELLS sur le Chicago Blues est immense. Un coup de coeur particulier pour ses enregistrements des années 50. Il est décédé le 15 janvier 1998 à Chicago.Sources:La grande encyclopédie du Blues.
L’harmoniciste est effectivement le joueur d’harmonica et non pas d’harmonium comme la fameuse Mlle Lelongbec de Fernand Raynaud qui en jouait à l’église Ste Marie des petits pieds de Jésus; dans ces cas là, on dit organiste, crois-je…

Pour sûr, un très grand à écouter en boucle. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE COEUR A SES RAISONS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’antanaclase* et du prix d’Amérique réunis, bonjour!

Nous sommes le 14 janvier, 25è jour de nivôse que nos amis républicains avaient dédié au Chat. Tiens, à propos de républicain, il y en avait un jeudi soir à la téloche, le gars Mélenchon, il faut reconnaitre qu’il a une pêche d’enfer. Que se soient les pâles journaleux ou l’économiste de salon, ils ne tenaient pas la marée. On comprend que Fanch ne tienne pas trop à débattre avec ce redoutable bretteur. Je ne sais si c’est le coeur ou la raison qui parle mais, je ne vois guère d’autres porteurs des véritables valeurs de la gauche dans le paysage. Si je dis cela c’est pour vous remettre en mémoire ce qu’est *l’antanaclase cette figure de rhétorique qu’affectionnait Blaise Pascal: Le coeur à ses raisons que la raison ne connait pas…

Pour illustrer cette entrée en matière je vous ai déniché une photo de greffier des plus croquignolesques.

Bon, avouez que réussir à associer Mélenchon et Blaise Pascal dans un même billet c’est un exploit qui mériterait bien un Golden Blog Award. Le second aurait pu nous renseigner sur les probabilités de voir le premier présent au second tour des présidentielles.

Rappelons nous qu’il fut l’inventeur de la calculette, la fameuse Pascaline (à gauche en photo) et que ses travaux sur le calcul des probabilités ont passionné de nombreux joueurs.

Et voila, chers amis, comment on fait un billet quand on a rien à dire mais que les règles de l’exercice vous contraignent à publier chaque jour que fait le bon diable.

Allez, merci de votre fidélité et de votre indulgence, portez vous bien et à demain peut-être.

CA SWINGUE COCO…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la prosopopée et du marron d’Inde réunis, bonjour !
Nous sommes le vendredi 13 (aie !) janvier 2012 et malgré vos bonnes résolutions, vous êtes encore devant votre ordinateur… c’est le 24è jour de nivôse dédié au Cuivre. Pour ma part je voulais le dédier à un pianiste de jazz que je considère comme l’un des meilleurs pour son swing renversant. Je veux parler de SONNY CLARK.

Il débute sa carrière professionnelle au début des années 1950 en Californie, collaborant avec de nombreux musiciens et notamment comme sideman du saxophoniste tenor Wardell Gray et du clarinettiste Buddy De Franco. Avec ce dernier il effectue une tournée européenne en 1954, enregistrant de nombreuses sessions, notamment à Paris avec Jimmy Raney. De retour aux States  il effectue de nombreuses tournées à travers le pays. Le 23 juin 1957 il rejoint le label Blue Note, enregistrant en tant que sideman un album d’Hank Mobley. À partir de ce moment, Sonny Clark ne quittera plus le prestigieux label. Par la suite il constitue son propre trio, avec Sam Jones et Art Taylor, enregistrant quelques albums dans lesquels il joue ses propres compositions. Voici Black Velvet.

Disciple de Bud Powell, Sonny Clark après sa mort prématurée (à l’âge de 31 ans, d’une crise cardiaque) a été longuement et injustement oublié du public. Il faut attendre le milieu des années 1990 et les nombreuses rééditions de Blue Note pour redécouvrir ce talentueux pianiste, qui était respecté par ses contemporains (dont Bud Powell) et qui à directement influencé nombreux pianistes par la suite (en particulier Bill Evans). Son style vif et très technique a longtemps été très prisé des amateurs de jazz. Pianiste hard bop par excellence, Sonny Clark enregistre le 5 janvier 1958, en tant que leader, Cool Struttin’ qui obtiendra un grand succès commercial et qui restera jusqu’à aujourd’hui, avec son tempo à la fois funky et bluesy l’une des références majeures du hard bop.

Allez, voila pour aujourd’hui, cela devrait suffire à conjurer le mauvais oeil; portez vous bien et à demain peut-être.

FRERES HUMAINS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des bars-à-vins et du coquelet en sauce réunis, bonjour!

Nous sommes le 12 janvier, 23è jour de nivôse dédié au fer. Comme n’aurait pas manqué de le faire remarquer Bourvil: il fallait le faire…

Alors que je poursuis ma paisible retraite dans mon modeste ermitage et que les bruits du monde me parviennent assourdis par l’étrange lucarne, il m’est venu à l’esprit de relire Villon… Je vous ai mis de côté cette stophe qui ne saurait vous déplaire:

Sur mol duvet assis , ung gras chanoine ,
Lez ung erasier , en chambre bien nattée,
A son costé gysant dame Sidoine ,
Blanche , tendre , polie et attintée ,
Boire ypocras , à jour et à nuytée ,
Rire , jouer , mignonner et baiser ,
Et nu à nu , pour mieux des corps s’aiser
FRANÇOIS VILLON …

Voila bien la philosophie qui sied à un cénobite. D’ailleurs, je vais de ce pas m’en resservir un petit qui devrait avoir un effet immédiat sur ce maudit lumbago qui tient absolument à m’accompagner au cours de mes travaux de jardinage. Juste pour vous faire baver, il s’agit d’un Single Malt en provenance de Isle of Jura, un Signatory vintage millésimé 1997, bouteille N° 311… Quand je pense qu’à une lettre près notre poète porte le même nom que notre premier sinistre…C’est un coup à vous éloigner de la poésie.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

IL EST BEAU MON LOGO…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME

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LA COMPLAINTE DE LA BUTTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la géologie et du rougaï saucisse réunis, bonjour!

Nous sommes le 10 janvier, 21è jour de nivôse dédié à la pierre à plâtre, autrement dit le Gypse. On l’a extrait pendant fort longtemps des fameuses carrières de Montmartre, dont le gypse fut exploité depuis l’époque gallo-romaine et transformé par les nombreux fours à chaux de la butte Montmartre. Ils ont longtemps servi à confectionner le plâtre le plus fin et le plus réputé, tant pour la construction que pour les moulages : le « plâtre de Paris » ou « blanc parisien ».

À la fin du XIXe siècle, les carrières s’étendaient sur plus de 300 km de galeries. Le plâtre fut utilisé à grande échelle dans la capitale, d’où le dicton montmartrois : « Il y a bien plus de Montmartre dans Paris que de Paris dans Montmartre ! » Hélas, lors de la Commune de Paris, les carrières de Montmartre furent transformées en lieu d’exécution et en fosses communes. D’ailleurs, lors de votre prochaine visite, cheminez donc jusqu’au bout de la rue Ronsard, vous y trouverez le square Louise Michel ; c’était l’entrée des carrières. C’est au gypse que l’on doit ces merveilleuses concrétions sédimentaires que sont les roses des sables. Et puisque l’on parle de Montmartre, prenez deux minutes pour écouter « la complainte… »

 

Et voila, maintenant vous l’avez dans la tête pour toute la journée… Vous remarquerez que je fais court car les travaux des champs mobilisent mon temps libre. Chez vous, je ne sais pas, mais à Keramoal la nature est en avance de plusieurs semaines: Tout bougeonne, les narcisses pointent déjà le bout de leur queue et mes hortensias sont repartis pour un tour… Le réchauffement madame Michu!

En attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être