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CECI EST UN ESSAI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du triple A et de l’andouillette de Seven-Lehart réunis, bonjour !
Nous voici le 31 janvier, autant dire sans risque de se tromper, que la fin du mois estproche. brocoli_romanescoCe jour correspond au 12 de pluviôse du calendrier républicain et est dédié au brocolis. Je ne sais pas pour vous mais, moi le Romanesco, je trouve cela magique… A ce propos, Magik-Studio, la meilleure boite de com à l’Ouest de la porte de Saint-Cloud travaille d’arrache-pied (de brocolis) pour relooker entièrement « les cénobites tranquilles ». Comme on dit à la télé, nous vous informerons en temps utile de la marche à suivre pour ne rien manquer de cet événement qui va marquer l’histoire de la blogosphère. Il s’agit de refaire les peintures, de se donner un peu plus d’espace, d’améliorer les fonctionnalités mais, rassurez vous, le fond restera inchangé.

Tout à fait autre chose.
Dimanche soir, le prince avait réquisitionné les télévisions comme au bon vieux temps de sarko_pinocchiol’ORTF. Les laquais du pouvoir tout auréolés d’obséquieuse civilité faisaient la cour. Sylvestre, drapé dans son abyssale incompétence, n’en revenait toujours pas d’être invité à la table du maitre. François lenglet, qui croit encore qu’il est économiste comme d’autres croient au père Noël, Laurent Delacouette Delahousse et son sourire carnassier à peine voilé par le brushing parce-qu’il-le-vaut-bien et Claire Chazal, fidèle à elle même, sybilline et mystérieuse, passaient les plats à tour de rôle… Tout cela pour nous dire que : Ach ! La Kulture germanique z’est autre choze madame Michu. Vous allez foir au mois de october, dout zela va changer…Quand je zerai jancelier de la Vrance.
Bon allez, je m’arrête là avant de perdre mon AAA. Portez vous bien et à demain peut-être.

LE RETOUR DES MONTY PYTHON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du cinématographe et du pop-corn réunis, bonjour !
Nous sommes donc le lundi 30 janvier, 11è jour de pluviôse dédié à l’hellébore qui, comme chacun le sait, appartient à la famille des ranunculaceae. dans l’antiquité, on croyait les hellébores propres à guérir la folie. L’ellébore porte le nom d’anticyricón , notamment chez  Dioscoride. Dans la Rome antique, le proverbe Mettre le cap sur Antycire signifiait montrer des signes de folie; on retrouve ce proverbe chez Horace; dixit Wikipédia…

Sacré Graal…

Alleluia, sonnez hautbois, résonnez musettes, les Monty Python nous préparent un nouveau film. C’est Terry Jones qui réalisera le long-métrage, une parodie des films deMonty_Python_530x336 science-fiction intitulée Asolutely Anything « Absolument n’importe quoi ». John Cleese, Michael Palin et Terry Gilliam ont déjà donné leur accord. Les Britanniques n’apparaitront pas à l’écran, ils prêteront leur voix à des extra-terrestres qui donnent à un terrien le pouvoir de faire n’importe quoi. Le long-métrage mélangera prises de vue réelles et images de synthèse.
A noter que l’acteur américain Robin Williams devrait également être de l’aventure. Il incarnera un chien doté de la parole, Dennis, « qui comprend l’humanité mieux que quiconque », indique Variety. Mike Medavoy, qui a produit le salué Black Swan de Darren Aronofsky, co-produira ce nouvel opus. Il avait déjà collaboré avec les Monty Python pour La Vie de Brian en 1979. je m’en pourlèche déjà les babines…

Aujourd’hui marque un autre anniversaire, quand bien même la date exacte fait toujours polémique, c’est l’enregistrement du premier disque de jazz par le groupe de Nick La Rocca, le fameux Original Dixieland Jazz Band (ODJB).

Le groupe de l’ODJB à l’époque de l’enregistrement « historique » de 1917 est composé de : Nick La Rocca (cornet), Larry Shields (clarinette), Eddie Edwards (trombone), Henry Ragas (piano) et Tony Sbarbaro (batterie).Bon, ça crachouille un peu mais c’est émouvant. A vos cassettes.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LUI C’EST JOYEUX…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la graine d’ananar et du taboulé réunis, bonjour!
Nous sommes le 29 janvier 2012, 1Oè jour de pluviôse dédié à la Cognée; vous savez celle qu’il ne faut pas jeter après le manche, à moins que ce ne soit l’inverse… Cette expression date du XVe siècle. Il s’agit de l’histoire d’un bûcheron, en abattant un arbre, sa cognée s’est séparée de son manche et est tombée malheureusement dans une eau profonde l’empêchant de la récupérer. Par dépit, il y jeta également le manche. Un qui n’a jamais baisser les bras c’est bien celui-ci.
Comment ne pas évoquer ce 29 janvier 1910 et la naissance de Maurice JOYEUX, à Paris. 100 ans déjà, on a l’impression que cela fait un siècle ! (hilarant non ?)
Figure marquante de l’anarchisme français, on le voyait rarement sans qu’il ait à la bouche, une remarque cinglante et/ou une de ses célèbres pipes.joyeux02_0f0f0
Il milite très jeune et s’engage au Comité des Chômeurs dont il deviendra le secrétaire.

Il raconte leurs premières actions dans le livre « Consulat Polonais ». L’attaque de ce Consulat lui vaut 1 an de prison. En 1936, il participe aux occupations d’usines et anime le Front Révolutionnaire. 1938 : encore six mois de prison pour violences. Réfractaire à la guerre, il est arrêté en 1940 et condamné à 5 ans de prison. Incarcéré à Montluc, il s’évade après avoir fomenté une mutinerie (sujet du livre « Mutinerie à Montluc, édité en 1971), mais il sera repris et finalement libéré en 1944.
Dès la libération, il s’emploie à la reconstruction de la Fédération Anarchiste et à l’édition du « Libertaire ». Il milite aussi activement dans le syndicat (CGT-FO) et ouvre une librairie à RadioLibertaire_bParis « Le Château des brouillards » (dans une petite rue du vieux Montmartre). En décembre1953, c’est la scission. Mais Maurice joyeux reconstruit la F.A autour du nouveau journal « Le Monde Libertaire » et de sa librairie qui verront le regain des idées libertaires, suscité par mai 68. Le nom du journal avait changé pour des nécessités administratives mais chacun avait reconnu le vieux journal de Sébastien FAURE et Louise MICHEL dont je vous parlais hier à propos de Emile Bidault.
Avec sa compagne, Suzy CHEVET, et le « Groupe Louise Michel », il crée « La Rue », revue d’expression culturelle libertaire.
En 1981, il est le premier invité de Radio Libertaire (radio libre de la F.A, à Paris), que l’on peut écouter sur son ordi, ICI.
Il meurt le 9 décembre 1991. Il nous laisse, outre divers ouvrages théoriques, deux livres de souvenirs « Sous les plis du drapeau noir », et « Souvenirs d’un anarchiste ».

COURRIER DES LECTEURS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’entre-deux et du soufflé au fromage réunis, bonjour!

Nous sommes le 26 janvier, 7è jour de pluviôse dédié à l’Amadouvier. C’est une espèce de champignon dont on tirait le fameux amadou. Les plus anciens se souviennent des lampes et briquets à amadou que l’on appelait les briquets tempête et qui faisaient partie du barda militaire à une époque. J’en possédais un à une certaine époque mais c’était surtout pour jouer le personnage du vieux breizhou…

 

Aujourd’hui, un billet spécial courrier des lecteurs; on pourrait dire: courrier d’électeurs comme au Canard.

A J.P. qui n’a pas lu dans ces colonnes la nécro de Bernard THOMAS. Ce n’est que partie remise car j’avais bien l’intention de lui consacrer un billet. Ce chroniqueur libertaire (le canard enchainé) à la plume et au micro acérés à toute sa place dans notre galerie. Chacun se souvient de son talent dans l’émission « le masque et la plume ». A ce propos, permettez moi d’ouvrir une parenthèse (à l’époque de la libération des ondes et donc, des radios libres, nous avions en centre Bretagne créé une de ces stations. L’une des émissions que j’animais avec un ami et qui était consacrée au cinéma; s’était odieusement inspirée de l’autre, la grande émission de France-inter et s’appelait: le casque et l’enclume…) je referme la parenthèse car, jeunes lecteurs qui rêvez d’écriture, il ne faut jamais oublier de refermer une parenthèse. Cela provoque des courants d’air et les petits mots légers risquent de s’envoler. Mais n’attendez pas pour lire Le voyage de Yann dans lequel il évoque une douloureuse épreuve vécue à la suite de l’accident de son fils connu aujourd’hui dans le monde du slam sous le nom de Petit corps malade en référence à son copain Grand corps malade.

A Sceptique qui m’a fait découvrir le groupe Les yeux noirs que je ne connaissais pas et que je vous donne à écouter ici: Un gypsy-band de grande qualité assurément.

 

A Jancyve qui me signale la disparition de celui que ses camarades appelaient le petit pape de la navale. Marcel Guéhéneuf, Ouvrier chaudronnier chez Dubigeon et qui vient lui aussi de casser sa pipe après une vie de militantisme. Je mets l’info de côté et j’y consacrerai un billet dans les semaines qui viennent.

A jonquille bleue qui me renvoie vers Vaneigem et les situationnistes à propos de ce droit inaliénable à la paresse; Cet art majeur qui consiste à prendre le temps de ne rien faire. J’avoue en user parfois notamment en publiant un billet déjà paru il y a un ou deux ans…

Bref, à tous un grand merci, sans vous ce blog n’aurait guère de sens. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA COMMUNE N’EST PAS MORTE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la phylogénétique et du pâté en croûte réunis, bonjour !
Nous sommes le 25 janvier, 6è jour de pluviôse dédié au laurier-tin et non au laurier-thym comme on le rencontre parfois orthographié. On le nomme aussi, Viorne-tin voire lauretin…

Allez tiens, portrait d’un communard.

Hippolyte Prosper Olivier Lissagaray, né le 24 novembre 1838 à Toulouse et mort le 25 janvier 1901 à Paris, est un animateur littéraire, journaliste républicain socialiste indépendant et conférencier littéraire français.
Il est surtout réputé pour l’enquête qu’il a menée sur l’histoire de la Commune de 1871,  édité en 1876, et immédiatement interdit en France, événement auquel il a participé. On dira de lui qu’il fut le dernier combattant de la Commune. Il recueille ainsi des témoignages auprès de tous les survivants en exil, à Londres, en Suisse. C’est Eléanor MARX, la fille cadette de Karl, éprise de lui lors de son exil à Londres, de 1871 à 1880, qui va ainsi traduire l’histoire de la Commune en anglais.
Socialiste, républicain ; un « en-dehors » qui ne s’engagera ni pour l’Internationale, ni pour aucun autre parti, bien que ses sympathies aillent des Blanquistes anticléricaux, aux anarchistes.
Il est né en 1838, dans une famille basque. Après un voyage en Amérique, il s’installe à Paris en 1860, fondant une sorte d’Université Populaire. Il s’engage contre l’Empire et publie, en 1868, à Auch, le journal « l’Avenir ». Engagement qui lui vaudra de nombreuses condamnations.
A la chute de l’Empire, il est nommé par Gambetta, commissaire de la guerre, à Toulouse. Le 18 mars 1871, il participe à la Commune de Paris, et combat sur les barricades lors de la « semaine sanglante ». Il écrira « Huit journées de mai derrière les barricades », publié fin 1871 à Bruxelles où il trouve refuge, avant de s’exiler en Angleterre. Ce livre au titre prémonitoire a été réédité en 1968.
A l’amnistie de 1880, il rentre à Paris où il continue son combat en créant le journal « La bataille ». Un combat ponctué de condamnations et de duels. Il  sera également « Candidat aux élections législatives de 1885 et 1893 et à plusieurs élections partielles, non pour obtenir un siège, mais pour exprimer ses idées » ; ça vous rappelle quelqu’un ?

1901, suite à une laryngite, le « mousquetaire de la Sociale » meurt à l’âge de 63 ans et sera incinéré au Père-Lachaise  en présence de deux mille personnes.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.
 

A L’INSU DE SON PLEIN GRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tectonique des plaques et du veau marengo réunis, bonjour !
Nous sommes le 24 janvier, 5è jour de pluviôse dédié au taureau.

Indignez vous, qu’il disait…
L‘anecdote est amusante et mérite d’être contée. Chacun se souvient de ce grand petit livre de Stéphane Hessel qui a fait le tour du monde, edité initialement à 8OOO exemplaires et qui a dépassé allègrement le million aujourd’hui après avoir été traduit dans plus de trente langues. Il contient entre autre des passages de l’appel des résistants aux jeunes générations.
Voici ce qu’en dit Luc DOUILLARD, un nantais, prof  d’histoire dans un lycée professionnel :   « Ces mots, je les reconnais bien, il proviennent du texte de l’Appel, et c’est moi qui les ai rédigés dans mon petit bureau de Chantenay en décembre 2003, parce que l’association « Nantes Est Une Fête » (N.e.u.f.) avait lancé auparavant une invitation publique à célébrer le soixantième anniversaire du Programme du CNR, et que la direction d’ATTAC avait saisi cette opportunité, me confiant une mission dont une partie avait consistéà préparer le texte de l’appel.

 

C‘est Thierry Leclère de Télérama qui va en parler en Mai 2011 : « L’histoire est peu connue mais c’est ce prof d’histoire dans un lycée professionnel et ses quelques copains libertaires de l’association « Nantes est une fête » qui ont remis dans le débat public, en 2004, le programme du CNR…
…Luc Douillard, l’auteur de cet appel boudé en 2004 par Le Monde comme par Libération, savoure sa revanche, sans se départir de son humour critique : « C’est pas si bien écrit, ce sont des phrases un peu longues… »
(…) « Les idées sont faites pour être reprises », se réjouit sincèrement Luc Douillard, qui a largement contribué à lancer le mouvement, même si son association nantaise, méconnue, est un peu « le passager clandestin » de cette aventure qui a remis sur le devant de la scène les principes fondateurs de la France de l’après-guerre. » Retrouvez l’histoire racontée par l’auteur sur son blog: sous le titre amusant de : 2011 ; L’année où, à l’insu de mon plein gré, je suis devenu un auteur publié à 4 millions d’exemplaires et traduit dans une trentaine de langues.
Amusant non !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LES FILS DU VENT…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour !

Nous sommes le 23 janvier quatrième jour de pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe ne manquent pas de relever qu’il faudrait dire LA perce-neige. Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre.
Cela me fait penser qu’à Keramoal, les jonquilles montrent déjà le bout de leur nez et je n’en suis qu’à mi-parcours de ma taille d’hortensias…
Travaillez, prenez de la peine, aurait dit mon aïeule, toujours en mal de citation. Ce lundi m’ayant vu me réveiller atteint d’une flemmingite aigüe, je vous propose un billet déjà paru ici même.

Le 23 janvier c’est le jour qu’a choisit le petit Jean REINHARDT pour mettre le nez à la fenêtre de sa roulotte, c’était en 1910 à Liberchies en Belgique. Plus tard, il allait nous entraîner dans de somptueuses cavalcades sous le nom de DJANGO REINHARDT. L’enfant fait partie d’une famille de Rroms nomades habitués à traverser l’Europe de part en part. Il passe donc sa jeunesse à voyager pour fuir la première guerre avant que sa famille ne se fixe finalement à Paris d’abord sur les Fortif’, la zone mal famée jouxtant la porte de Choisy puis à la porte d’Italie. Ecoutez Les yeux noirs.
 

La rencontre avec le banjo de son oncle à l’âge de dix ans est décisive. Fasciné par l’instrument, le jeune Django n’a dès lors de cesse de s’écorcher les doigts sur ses cordes oxydées. Il fait son apprentissage en observant avec attention les musiciens de passage au campement, et acquiert bientôt une dextérité hors du commun. Il se mettra ensuite, avec le même bonheur, au violon et finalement à la guitare pour notre plus grand bonheur.
À l’âge de 13 ans, il court déjà le cachet dans les bars et bals de Paris, ainsi que dans les demeures des gens aisés, tout en continuant de jouer surtout pour son propre plaisir. La réputation du jeune virtuose se répand chez les amateurs de musique et en 1928, l’accordéoniste Jean Vaissade permet à Django d’enregistrer son premier disque. L’adolescent ne sachant ni lire ni écrire, même pas son propre nom, les étiquettes portent la mention « Jiango Renard, banjoïste ».

Aujourd’hui, les Rroms sont inscrits au tableau de chasse de Nicolas 1er et de ses sbires. Triste époque madame Michu !
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

TROCHU, THIERS, FERRY ET LES AUTRES…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la médecine par les plantes et du viandox réunis, bonjour !
Nous sommes le 22 janvier, troisième jour de pluviôse et, je vous le confirme, il pleut. C’est le jour du Fragon dans le calendrier républicain. Plante très commune dans nos sous-bois, on en fait de très jolis bouquets. Le fragon est aussi une plante médicinale appréciée pour son action contre l’inflammation et le rétrécissement des vaisseaux sanguins.
On l’utilise par voie interne mais aussi par voie externe, (contre les varices par exemple et en cosmétologie).
Les jeunes drageons tendres sont comestibles mais bon, je vous laisse faire l’expérience. Certains l’appellent la fragonnette et on l’utilisait autrefois pour fabriquer des balais.

Très franchement, l’actualité n’est guère folichonne : encore des morts en Afghanistan, mais qu’est-ce que l’on fait encore là-bas ?
Les cow-boys du FBI ont lancé un raid contre le site Megaupload et bien sûr, le petit monde d’internet est en émoi. De toute évidence, qu’ils soient du nouveau ou de l’ancien monde, les ceusses qui nous gouvernent veulent absolument réguler le Net. Les atteintes aux droits d’auteur ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

Dans l’histoire, la date du 22 janvier 1871, nous renvoie à un épisode peu glorieux pour les bretons. C’est le jour d’un soulèvement populaire parisien pour empêcher le gouvernement de défense nationale de signer la capitulation devant les prussiens. une délégation des manifestants est reçue par Gustave Chaudey, adjoint du maire (Jules Ferry). La foule rassemblée sur la place de l’Hôtel de Ville est clairsemée. Mais, vers 15 heures, des Gardes nationaux arrivent sur la place. Soudain, un coup de feu est tiré par un provocateur. Les Gardes mobiles bretons, commandés par le Bouëdec dont fait partie le lieutenant James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu,(du célèbre chateau de Trévarez) installés dans l’hotel de ville tirent sur la foule qui s’éparpille tandis que des gardes nationaux ripostent. C’est ce jour où Louise Michel prendra pour la première fois les armes. Elle vient de découvrir que ces gens là ne se défendent pas contre les prussiens mais contre les travailleurs parisiens. On relève 5 morts et quelques dizaines de blessés chez les manifestants. Le soir, la manifestation a échoué. Le pouvoir était alors entre les mains du trop célèbre général breton TROCHU.ici caricaturé par Faustin Betbeder en compagnie de Napoléon III. Il fut vite remplacé par THIERS le massacreur des communards. Victor Hugo l’a marqué d’une définition cinglante : « Trochu, participe passé du verbe Trop Choir. » . Deux mois plus tard démarrait la Commune de Paris.
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

ALLONS SUR LE QUAI GUEYDON…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la pelote basque et du piment d’Espelette réunis, bonjour!
Nous sommes le 21 janvier 2012, deuxième jour de pluviôse dédié à la Mousse. Je n’arrive pas à m’en défaire, la pluie pour moi évoque Brest, Prévert, Barbara… Du coup je voulais vous parler d’un illustre inconnu brestois, Victor Pengam, né un 21 janvier en 1883 à Brest même.
Militant anarchiste, syndicaliste révolutionnaire et coopérateur.
Orphelin très jeune, il est placé aux pupilles de la Marine, puis à 14 ans entre comme apprenti à l’arsenal. Le 5 octobre 1905, il organise une fête des conscrits, interdite par le préfet maritime. Le 21 janvier 1906, il est traduit devant la Cour d’assises du Finistère. Il est acquitté, mais exclu de l’arsenal pendant cinq mois. Durant son service militaire (qui dure alors 3 ans) il donne des cours d’alphabétisation et lutte contre l’alcoolisme. En 1909, de retour à la vie civile, il milite au sein de l’Union départementale des syndicats, et est aussi actif au sein de « l’Université populaire » et dans un « Groupe d’études sociales ». Il intègrera également le secrétariat général de la « Bourse du travail ».
En 1912, son action en tant que syndicaliste révolutionnaire, en particulier sa participation aux luttes contre la vie chère, lui vaudront un nouveau procès, il y sera de nouveau acquitté. Il fonde la même année le « Groupe des Pupilles de la Maison du Peuple ».
En 1913, il abandonne, ses activités à la Bourse du travail pour se consacrer à l’éducation d’une centaine de ces pupilles, organisant pour eux de nombreuses activités culturelles, sportives ou musicales.
Mobilisé en 1914 dans l’infanterie coloniale, il est blessé à deux reprises et y contracte la tuberculose. A partir de 1917, réformé suite à ses blessures, il assurera dès lors l’administration du « Restaurant coopératif de l’arsenal ». A gauche une vue générale de l’arsenal.
Il succombe de la tuberculose en ce début mars 1920, âgé de seulement 37 ans. Ses obsèques, le 5 mars 1920, donneront lieu à une importante manifestation. ( Sources :éphéméride anarchiste – dictionnaire international des militants anarchistes)

Son militantisme et ses convictions révolutionnaires lui vaudront d’être inscrit au Carnet B (fichage des antimilitaristes). Voici un extrait de sa fiche: « propagandiste anarchiste et antimilitariste des plus militants. L’un des chefs du mouvement révolutionnaire (secrétaire général de l’Union régionale des syndicats et de la Bourse du travail de Brest). Poursuivi en janvier 1906 devant la cour d’Assises du Finistère pour excitation de militaires à la désobéissance (acquitté). Secrétaire général du nouveau syndicat anarchiste des ouvriers du port. Ouvrier à l’arsenal. Serait susceptible de faire du sabotage en cas de mobilisation. (…) Mesure à prendre en cas de mobilisation: à arrêter.« 
(extrait du livre de J.J Becker « Le Carnet B », éditions Kuncksieck, 1973).

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tapinose (j’ai pas dis tapineuse) et du concombre à la crème réunis, bonjour!

Nous sommes le 20 janvier et c’est le premier jour de pluviôse dédié au Lauréole, encore nommé laurier des bois. Joli arbrisseau décoratif, rien à voir avec le laurier-cerises de 20m de haut qui trône au milieu des jardins de keramoal et qui s’est mis en tête de me faire de l’ombre dès trois heure de l’après-midi.

Et puisque le temps est à la pluie, allez donc au cinéma. Voici que paraît Les nouveaux chiens de garde.

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.
En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi. En 1997, Serge Halimi publiait Les nouveaux chiens de garde. En 2009, Les éditocrates de Mona Chollet et Olivier Cyran exploitait la même veine.
Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise. Voici ce qu’en dit Yannick Kergoat un des auteurs: »Un film est très différent d’un livre. D’abord, on a fait le choix d’un film de combat, qui ne prétend pas chercher la nuance en toute chose… On a fait un film pour réveiller les consciences, pour fournir au spectateur une arme dont il pourra se saisir pour aller lui-même au combat, dans toutes les luttes qui l’occupent, car, à notre sens, la question des médias intéresse toutes les composantes des luttes sociales » (interrogé sur le site allocine.com)

Allez, bonne toile, portez vous bien et à demain peut-être.