JAPONIAISERIES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des néologismes et de la désintégritude réunies, bonjour !

Nous sommes le 03 décembre, 13è jour de frimaire dédié au Cèdre.

Tout là-bas, les conséquences de l’accident de Fukushima ne cessent d’alarmer.

Les combustibles nucléaires résultants de l’accident de Fukushima et de la fusion des cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 sont en train de perforer les barrières qui les séparent de l’air libre et pire encore, du sol. Nouvelle étape dans cette catastrophe écologique.

Dans un nouveau communiqué, les responsables de la compagnie d’électricité japonaise TepCo, qui exploite la centrale, ont annoncé que le désormais fameux corium, c’est-à-dire le mélange fondu de combustible et de différents matériaux issus du réacteur, était en train de franchir les barrières de protection qui le séparent du sol.

Le 11 mars 2011, le tsunami qui avait déferlé sur la centrale nucléaire, suite au séisme de magnétude 9, avait provoqué l’arrêt des réacteurs. Mais comme l’eau avait inondé les générateurs censés alimenter le système de refroidissement du combustible nucléaire, ce dernier était entré en fusion, entraînant en plus l’explosion des réacteurs 1, 2 et 3.

Les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pourtant pas là, comme vient de l’annoncer la compagnie TepCo. Grâce à de récentes simulations informatiques, les ingénieurs ont pu mettre en évidence la progression du corium, qui s’enfonce peu à peu. C’est dans le réacteur n°1 que la situation est la plus dramatique. À l’intérieur, les produits radioactifs auraient commencé à sérieusement consumer la première dalle de béton sur laquelle repose le cœur du réacteur. Cette dalle, épaisse d’environ 1 m, serait ainsi infiltrée sur les deux tiers de son épaisseur à certains endroits.

les avis divergent concernant la progression du combustible. Uehara Haruo, qui n’est autre que l’architecte du réacteur n°3, n’est pas si optimiste que les dirigeants de TepCo. Dans une interview accordée à un média japonais, il indique qu’il est impossible qu’en l’espace de huit mois, le corium n’ait pas traversé la coque d’acier et la dalle de béton. Pour lui, il est inévitable que la fuite ait déjà atteint le sous-sol.

Un tel événement serait bien entendu catastrophique d’un point de vue environnemental. Si l’uranium et le plutonium infiltrent le sol, en plus de le contaminer durablement, il y a fort à parier qu’ils puissent également atteindre les nappes phréatiques. La catastrophe de Fukushima semble donc loin d’être terminée…

Sources:le site futura-sciences.com La photo des zombies à vélo je l’ai piquée sur au bout de la route, le site magnifique de Marc Lafontan.

Voila les nouvelles réjouissantes de notre vieille planète; allez, portez vous bien et à demain peut-être.

4 commentaires

  1. Mike Blette

    2c2b53be11dd194445bfa812366b52c2? « > Merci pour le portez-vous bien, on va tâcher.

  2. Sceptique

    Je ne sais plus si c’est avant, ou lors de l’accident de la centrale de Three Miles Island, les prophètes ont annoncé que le coeur en fusion allait percer le sol tel un super chalumeau et descendre ainsi ….jusqu’à l’antipode, et ressortir comme un vilain furoncle, en Chine! Pas très forts en « gravitologie », les prophètes, n’est-ce-pas?
    Que ce perçage soit possible, c’est vrai, et la construction des supports de réacteurs en tient compte. Il me semble qu’à Thernobyl, les sauveteurs soviétiques, ont, au péril de leur vie, creusé sous la centrale pour y couler une dalle de béton supplémentaire. À Fukushima, les japonais s’ils supposent des dégâts dans le soubassement des réacteurs, n’expriment pas le catastrophisme que vous rapportez, car ils ont rétabli le refroidissement des réacteurs endommagés.
    La faiblesse du nucléaire civil, c’est, outre un phénomène exceptionnel comme le séisme sous-marin de force jamais observée, et le tsunami qui a suivi, la défaillance possible des hommes qui en ont la responsabilité. La maitrise habituelle des installations endort la vigilance, émousse la conscience professionnelle. Il faut remarquer que le nucléaire militaire n’a, jusqu’à maintenant, jamais eu aucune défaillance!

  3. Erwan

    Bien sur que si les militaires ont connu moultes défaillances. voici un site qui en recense quelques uns:http://www.astrosurf.com/luxorion/accidents-nucleaires-militaires3.htm et celui-ci avec les N° de code de chaque incident connu: http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27accidents_nucl%C3%A9aires et encore celui-ci: http://amfpgn.org/site/accidents-nucleaires-militaires-ce-qui-emerge-de-liceberg-secret-defense/ La seule différence c’est que la grande muette sait tenir ses troupes…

  4. Sceptique

    Merci pour ces liens dont j’ai consulté le premier. Il y a eu des accidents concernant des essais, en particulier français. Il y en a eu de porteurs (avions, sous-marins, navires), ou de vecteurs(missiles). Des bombes H ont été perdues, tombées au fond des océans. Mais il n’y a pas eu d’explosion d’ogives nucléaires, la sophistication des détonateurs étant extrême (aucune puissance nucléaire ne peut prendre le risque d’une explosion accidentelle sur son propre territoire).
    Comme ce genre de secrets est particulièrement bien gardé, certains récits, décrivant des accidents improbables, pourraient être inventés. Il n’y a pas de tri entre les « accidents » et les manoeuvres frauduleuses qui auraient profité aux israéliens.
    J’ai un sérieux doute quant à l’existence de torpilles à charge nucléaire dans les sous marins soviétiques. L’encombrement d’une charge nucléaire n’est pas compatible avec le diamètre habituel d’une torpille. Et, surtout, pour l’utiliser comment? Contre un bateau ennemi? Contre un port? Le parcours possible est tellement limité que le lanceur disparaîtrait en même temps que la cible. Les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins ont peut-être des torpilles classiques pour se défendre ou pour attaquer un navire ennemi (en cas de guerre déclarée), mais ils ont surtout armés de missiles à moyenne portée, pouvant être mis en oeuvre sur ordre du pouvoir politique, en cas d’attaque surprise d’un pays agresseur.
    C’est devenu hautement improbable, précisément à cause de l’effet dissuasif de l’armement nucléaire. Qu’il faille le réduire, c’est sûr. Qu’il faille s’affoler si un nouveau camarade s’invite au club, non.
    L’arme nucléaire est devenue inutilisable en toutes circonstances, elle n’est qu’une satisfaction d’amour propre: « je suis capable ».
    Le désarmement nucléaire est une bonne idée, mais il ne devra pas être total, et résulter c’accords précis et contrôlés, des menteurs pouvant essayer d’en profiter.

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