Amis du réchauffé et du c’est-bon-quand-même réunis, bonjour!

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du réchauffé et du c’est-bon-quand-même réunis, bonjour!

Nous sommes le 13 décembre 2011, 23è jour de frimaire dédié au roseau-qui-plie-mais-ne-rompt-pas… Depuis hier soir il souffle sur le Nord-Finistère un Noroit à décorner les boeufs. je ne sais pas si il y a un rapport, en tous cas, mon ordi s’est inscrit aux abonnés absents. Du coup, je vous propose un billet que j’ai écrit il y a deux ans déjà, en hommage à un anar brestois.

JULES LE GALL, NE UN 13 DECEMBRE.

Je reprends quelques notes des archives de Ouest-France de l’époque où le conseil municipal de Brest votait pour dédier un lieu public à ce militant. Certains d’entre vous, brestois ou anciens de l’arsenal en ont peut-être entendu parler.

Ouvrier chaudronnier à l’Arsenal de Brest dans le même atelier que le militant libertaire Victor Pengam, Jules Le Gall fondait avec ce dernier en 1903 le groupe local de la Jeunesse Syndicaliste, l’un des premiers à être formé en France, un groupe qui allait compter rapidement une soixantaine de jeunes ouvriers de l’Arsenal. L’année suivante, suite aux importantes grèves de mai-juin, était créée le 4 juillet 1904 la Bourse du Travail de Brest dont Le Gall était nommé secrétaire . Début janvier 1921, Jules Legall était initié à la loge maçonnique des Amis de Sully du Grand Orient de France.

Les 30-31 mai 1936 il présidait en tant que vénérable de la loge « Les Amis de Sully » le congrès des loges de l’ouest. A droite, une cérémonie en faveur de la laïcité par des Maçons brestois au jardin Jules le Gall.

Jules Le Gall occupe une place conséquente dans l’histoire du mouvement anarcho-syndicaliste brestois, de la fin du XIXe au début du XXe siècle. Il fit venir à Brest le chef du mouvement anarchiste ukrainien, Makhno, dont je vous ai déjà parlé, persécuté par le pouvoir soviétique. La création de la Maison du peuple, c’est encore lui. Anarcho-syndicaliste, franc-maçon, il fut bien évidemment la cible du régime de Vichy. La police française l’arrête en 1941. Il est interné à Compiègne, puis déporté en Allemagne, au camp de concentration de Buchenwald. Il y est mort le 14 juin 1944.

Voila pour aujourd’hui, allez, portez vous bien et à demain peut-être si l’ermitage résiste à la tempète.

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