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SODADE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du spleen et du p’tit maquereau à la bretonne réunis, bonjour!

Nous sommes le 19 décembre et c’est le 29è jour de frimaire dédié à l’Olive…

Dans l’actualité, je dois avouer que je regretterai davantage Césaria Evora qui vient de nous quitter que le « AAA » qui lui, ne devrait pas tarder à le faire.

Depuis sa petite ville de Sao Vicente sur une des îles de Cap-vert elle avait conquis le monde par sa voix chaude et ses rythmes chaloupés.

« Si j’avais su que les jeunes pouvaient mourir, je n’aurais jamais aimé personne » chante-elle dans une de ses œuvres. Adolescente, elle prend conscience de la mesure de son immense talent d’interprète pour quelques escudos et verres d’alcool que très vite, elle agrémente d’un flot de fumée opaque que distillent les cigarettes du pays. Elle peaufine son art ! Dans la rue, elle côtoie les musiciens de son quartier, elle prend goût à la vie d’artiste.

A l’époque, le Cap-Vert est encore une colonie portugaise, l’archipel tout entier vibre à l’unisson au rythme des coladeras et des mornas, une sorte de « blues national », héritage et résonance plaintive de l’esclavage subi jusqu’au 18e siècle par les ancêtres de Cesaria. Plus tard, Cesaria découragée par la vie dure d’artiste, décide de mettre un terme à sa carrière. Elle « décroche » pendant près de 10 années, sombres, où elle rumine amèrement le tourbillon de ses tourments d’amour avec les hommes. Cesaria a le spleen, la « sodade », cette nostalgie qu’elle murmure sur des mélodies langoureuses qui chantent la tristesse et l’exil. L’alcool devient alors pour elle l’alliée, complice d’une vie vouée à une tragique destinée.(ici à droite, en compagnie de Kayah) En 1985, avec le soutien de Bana, le parrain des musiques capverdiennes exilé au Portugal, une association de femmes invite Cesaria à Lisbonne pour une série de concerts, et pour l’enregistrement d’un premier album qui restera confidentiel. C’est là-bas qu’elle rencontre José Da Silva, celui qui deviendra bientôt son mentor et producteur attitré. Elle reprendra la route et connaîtra le succès que vous savez.

Tout à fait autre chose.

 Chez nous c’est la saint JUZEL, ou Judikael, ou même Gicquel…Les historiens ne sont pas d’accord entre eux. Il semble bien qu’il régna sur la Bretagne à partir de 632. En 636, saint Eloi lui fit rencontrer à Clichy, près de Paris, le roi Dagobert pour signer un traité de paix entre Bretons et Francs. Deux ans plus tard, il laissa son trône et se fit moine pour les 20 dernières années de sa vie. Ici à gauche, une statue le représentant à Paimpont en forêt de Brocéliande.
« Juzel était le fils de Judhaël, roi de la Domnonée, un royaume qui occupait alors le nord de l’Armorique. A la mort de Judhaël, vers 605, Juzel, pourtant le fils aîné et l’héritier, préféra se retirer au monastère Saint-Jean de Gaël que saint Méen venait d’ériger. Il quitta cependant le monastère pour prendre la direction du royaume de Domnonée. Pendant vingt ans, il gouverna le royaume avec autorité et sagesse. Ses qualités de diplomate lui permirent de régler des différends avec le roi Dagobert et de conclure avec lui une alliance (en fait un traité d’allégeance au roi des Francs). Cela fait, il décida d’abdiquer de nouveau et de reprendre la vie monacale. »

Allez, c’est assez pour un lundi, portez vous bien et à demain peut-être.