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DE LA NON-VIOLENCE EN GENERAL…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’amitié retrouvée et du pain perdu réunis, bonjour!

Nous sommes le vendredi 16 décembre, 26è jour de frimaire dédié au Pignon. Le pignon de Pin, évidemment.

J‘avais envisagé aujourd’hui de vous parler de Remedios Varo, peintre surréaliste, anarchiste et espagnole, autant dire quelqu’un qui avait tout pour me plaire, mais je m’aperçois que je lui ai déjà consacré un billet que vous pouvez retrouver en fouillant dans les archives des « cénobites tranquilles » ici :http://erwandekeramoal.canalblog.com/archives/2010/12/16/19869331.html

Elle disait régulièrement que vers ses soixante ans, elle aimerait se retirer de la vie publique, et finir ses jours dans un cloître Carmélite près de Cordoba fondé par un de ses ancêtres. Mais ce n’était qu’un fantasme, car il est très peu probable qu’ils auraient accueilli à bras ouverts une artiste telle que Varo. On ne le saura jamais, le 8 octobre 1963, alors que personne ne s’y attendait, elle meurt d’un infarctus à 54 ans.

 

Donc, Tout à fait autre chose, quoique…

C‘est aujourd’hui l’anniversaire de la naissance d’un militaire pas comme les autres. Un général qui fait honneur à l’uniforme qu’il a longtemps porté. J’ai eu l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises et j’en ai gardé un souvenir très fort, il se trouve que sa fille et moi étions amis et il nous arrivait d’évoquer la figure de ce grand bonhomme qu’était son père.

Jacques Pâris de Bollardière, né le 16 décembre 1907 à Châteaubriant en Loire-Atlantique et mort le 22 février 1986 au Vieux-Talhouët, dans le Morbihan, était un officier général de l’armée française, combattant de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre d’Indochine et de la guerre d’Algérie. C’est également (et peut-être, surtout) une des figures de la non-violence en France.

 

Jacques de Bollardière est le seul officier supérieur à avoir condamné ouvertement l’usage de la torture pendant la guerre d’Algérie : il dénonce « certains procédés » pratiqués par une partie de l’armée française dans la recherche du renseignement lors de la guerre d’Algérie .

Sa prise de position publique lui vaut une sanction de soixante jours d’arrêt de forteresse.

 

Le 30 janvier 2009, le Conseil municipal de Rezé (Message perso : les rezéens qui sont attendus à Keramoal ce week-end sont prié de ne pas oublier les bottes et le ciré…) a adopté une délibération baptisant une rue au nom du Général Jacques Pâris de Bollardière (photo de droite). Cette décision faisait suite à une démarche pédagogique engagée par une classe de BEP électrotechnique du lycée professionnel Louis-Jacques Goussier de Rezé, dont les élèves s’étaient émus du fait qu’aucune commune de l’agglomération nantaise n’avait immortalisé le nom de ce grand humaniste pourtant natif du département. Décédé dans sa résidence du Vieux-Talhouët le 22 février 1986, il est inhumé à Vannes.

Allez, que maudite soit la guerre, portez vous bien et à demain peut-être.