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UN DERNIER POUR LA ROUTE…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la métempsycose et du homard à l’armoricaine réunis, bonjour !

Voici donc le dernier jour de la dernière semaine de cette année 2011 qui n’en finit pas de disparaître… Dans notre calendrier républicain, c’est le 11è jour de nivôse, dédié au granit.

 

Bon anniversaire à SINÉ

Né un 31 décembre en 1928 et toujours la rage au ventre. La liste serait trop longue s’il fallait énumérer ses combats: Anticapitaliste – Antisioniste -Anticlérical -Anticolonialiste – Antiraciste… On le retrouve tous les mois dans SINE-MENSUEL et toujours avec la même délectation. Il se trouvera bien un dieu libertaire et paien pour lui accorder encore quelques belles années. Voici un dessin de WILLEM qui date de 68, paru dans « L’enragé » N°6, journal que SINÉ avait créé à l’époque et dont j’ai retrouvé tous les numéros au fond d’un carton.

Pour l’année 2012, je reprends donc ma carte au seul parti qui trouve grâce à mes yeux:

 

C’est le temps des bilans mais, « les cénobites tranquilles » se refusent à fermer pour cause d’inventaire. Vous êtes de plus en plus nombreux à me faire le plaisir de jeter un œil sur mes petits billets quotidiens et nous allons démarrer la nouvelle année avec environ 40 000 visiteurs uniques à étre passé par l’ermitage. Je vous adresse donc tous mes vœux ; le mien vous le connaissez sans doute, est que l’on puisse vivre un mois de Mai qui voit dégringoler de leurs trônes Nicolas 1er et sa clique. Que le tribunal international décrète la réouverture du bagne de Cayenne pour y accueillir goldman-Sachs et consorts, les mines de sel en Sibérie pour les agences de notation, Alcatraz pour tous les banksters qui nous sucent la moelle et Guantanamo pour Obama qui ne tient pas une seule de ses promesses…

Bloavez mad ha yech’ed mad d’an holl. Portez vous bien et à demain peut-être.

Y’EN A UN PEU PLUS, J’VOUS METS TOUT?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’économie solidaire et des ormeaux-juste-poëlés-avec-un-peu-d’ail réunis, bonjour !

Nous sommes le 30 décembre 2011 et les jours ressemblent de plus en plus aux derniers de l’année. C’est encore le 10è jour de nivôse, dédié au Fléau dans notre calendrier républicain. Le notre de fléau est toujours là et rêve d’un nouveau quinquennat comme Christophe Colomb du nouveau monde… Seulement voilà, c’est la crise madame Michu, la crise… Donc aujourd’hui, c’est économie au programme ; prenez vos cahiers, indiquez la date dans la marge et recopiez la maxime du jour.

« le capital c’est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent »

(Auguste Detoeuf – qui se fit connaître par son recueil d’aphorismes :Propos de O.L. Barenton, confiseur, Éd. du Tambourinaire, 1962. Je pense qu’on le trouve encore en librairie)

Le hasard fait bien les choses, alors que je cherchais les références d’un ouvrage sur le site des éditions Agone, je « tombe » sur cette chronique de Alain ACCARDO et je ne résiste pas au plaisir de vous la faire partager.

VIRTUS DORMITIVA…

« Avez-vous remarqué, m’a-t-on demandé, à quel degré d’incompétence en même temps que de suffisance en est arrivée l’économie politique ? » Effectivement, il ne se passe désormais de jour sans que ses représentants les plus autorisés ne viennent, à l’invitation des différents médias dits d’information, nous expliquer doctement les raisons pour lesquelles la France et les autres pays occidentaux s’enfoncent dans une situation économique catastrophique. Quel que soit le problème évoqué, les explications fournies par ces éminents spécialistes, peuvent se résumer en deux mots, « LA CRISE ». Pour lire la suite, rendez-vous sur le site d’AGONE http://blog.agone.org/post/2011/10/04/Virtus-dormitiva

Excellent article qui devrait vous mettre en appétit avant les agapes de fin d’année.

Mais, il n’y a pas que l’économie dans la vie ni le foie gras ni les huitres du Belon, il y a aussi les nourritures intellectuelles. Vous pouvez encore vous régaler des nouvelles de Stéphane Grangier et commander Chiens dans la nuit. Voici ce qu’en dit Daniel Raphalen: «  Stéphane Grangier, quant à lui, nous plonge dans la pire noirceur de l’âme humaine, à travers les cinq récits de ce recueil, Chiens dans la nuit. Ses personnages sont dérangés, obsédés, torturés par on ne sait quels démons. Les qualificatifs ne manquent pas. Les amateurs d’épouvante s’en donneront à coeur joie. Ames sensibles s’abstenir….Reste que Stéphane Grangier écrit fort bien. Il n’est point donné à tout le monde de publier ce style de littérature. Difficile de décrocher de cet ouvrage  une fois embarqué dans le train de l’épouvante. Rassurez-vous, s’il y a un suspens insupportable il y aussi beaucoup d’humour.» Composé de cinq récits, ce nouveau recueil de Stéphane Grangier est paru aux Editions Rue NantaiseIl suffit de se rendre sur ce site : http://amarreesnoires.blogspot.com/ et voilà une idée cadeau qu’elle est bonne…

Bon allez, vous pouvez éteindre votre ordinateur et vaquer à vos occupations. Portez vous bien et à demain peut-être.

MOULINEX LIBERE LA FEMME…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’égalité des sexes et du jambon de Bayonne réunis, bonjour !

Nous sommes le 29 décembre, 9è jour de nivôse, officiellement déclaré jour du salpêtre…

Je vous ai déjà proposé dans ce blog quelques billets qui rappelaient la lutte des femmes et particulièrement de quelques pionnières comme Olympe de Gouges, Maria Deraisme, Louise Michel, Voltairine de Cleyre ou Renée Vivien. Voici l’une d’entre elles, passablement oubliée mais qui fut une militante de tous les combats. Je veux parler de Madeleine PELLETIER.

Sa mère tient une boutique de fruits et légumes dans le Marais. Sa bigoterie romaine et ses opinions royalistes la font surnommer la Jésuite ou Mme Sévigné. Son père, cocher de fiacre, est frappé d’hémiplégie en 1878, mais cloué sur son fauteuil roulant, il discute énormément avec la petite Madeleine pour qui l’école devient l’alternative à la misère et à l’enfermement familial.

C‘est au moment de son entrée à l’internat que son collègue Paul-Maurice Legrand, président de la Grande Loge Symbolique Écossaise « maintenue et mixte » la dirige vers cette obédience.
Madeleine Pelletier est reçue apprentie le 27 mai 1904 à la loge parisienne La Philosophie Sociale. Dans une lettre, elle revendique l’honneur d’avoir conduit Louise Michel jusqu’à la franc-maçonnerie .(je vous jure que ce n’est pas Oliver Hardy sur la photo de droite)

 

Première femme psychiatre interne des hôpitaux de Paris, elle milite également dans le mouvement socialiste, anarchiste et communiste. Elle crée et édite le journal La Suffragiste de 1907 à 1914, afin d’accentuer la lutte pour le vote des femmes.
Dans les années 20, Madeleine Pelletier lutte pour la liberté de contraception et d’avortement avec les néomalthusiens. Pour elle, la femme doit être libre de sa créativité et libre de choisir son destin :

En France une vingtaine de féministes, dont Madeleine Pelletier, se présentent aux élections législatives de 1910 mais leurs candidatures sont rejetées.

Madeleine Pelletier est l’une des rares femmes déléguées syndicales du début du siècle, mais particulièrement âpre à défendre la cause des femmes. Elle est représentante du Nord au congrès qui fonde le parti socialiste en 1905, puis membre du PS. Féminisme et syndicalisme sont pour elle étroitement liés :


La manière dont elle s’habille reflète également ses idées : elle a coupé ses cheveux et s’habille comme un homme : « Je montrerai les miens [de seins] dès que les hommes commenceront à s’habiller avec une sorte de pantalon qui montre leur … » dit-elle. Elle prône aussi la chasteté comme manière d’échapper à une sexualité où s’exprime la domination masculine. Ces actions ont été perçues comme un attentat porté contre l’identité sexuelle.

Inculpée pour avoir pratiqué des avortements, puis relaxée mais déclarée folle, Madeleine Pelletier est placée en asile psychiatrique. Quelques ami(e)s politiques ou féministes tentent sans succès une action judiciaire pour la faire sortir de l’asile.
Madeleine meurt isolée, le 29 décembre 1939, d’une apoplexie cérébrale.

Elle méritait bien qu’on lui fasse une petite place dans notre galerie de portraits. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

CA VIENT DU BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la mistoufle et des restos du cœur réunis, bonjour !

Nous sommes le 28 décembre, 8è jour de nivôse que les républicains avaient dédié au fumier, allez savoir pourquoi justement le jour de la « saints innocents »… Peut-être parce que Nobody’ innocent !

C‘est aussi la date anniversaire de la disparition d’un bluesman attachant.

Freddie KING, qui s’est vite appelé Freddy, est né et a grandi à Gilmer (Texas) en 1934, où il a appris à jouer de la guitare grace à sa mère et à son oncle. King jouait au départ du blues rural acoustique dans la veine de Lightning Hopkins dont je vous parlerai un jour.

En 1950, à 16 ans, sa famille déménage pour Chicago, où il fréquente les clubs de blues. Il y entend des musiciens tels que Muddy Waters, Jimmy Rogers , Eddy Taylor et bien d’autres. Bientôt le jeune guitariste forme son propre groupe The Every Hour Blues Boys. « C’était un colosse débonnaire, carrure de taureau, écrasant sa guitare entre les doigts noueux qui en tiraient malgré tout des sons d’une extrème pureté. »gérard Herzhaft La grande encyclopédie du blues.

King enregistre son premier 45t en 58. Syd Nathan et Sonny Thompson font signer KING et enregistre son premier simple pour ce label ‘You’ve Got to Love Her with a Feeling’, en Aout 1960. Ce titre devient un petit succès en 1961.Allez, cinq minutes de bonheur.

Le premier album de King ‘Freddy King Sings’ sort en 1961 et est suivi l’année suivante de ‘Let’s Hide Away’ et un album instrumental ‘Dance Away with Freddy King: Strictly Instrumental’. En 1961, il réalise une série d’instrumentaux (dont ‘San-Ho-Zay’, ‘The Stumble’ , et ‘I’m Tore Down’) qui deviennent des classiques du blues.(observez les deux orthographes du prénom sur les pochettes de disques)

King trouve un nouveau contrat avec Shelter Records de Leon Russell au cours de l’année 1970. Il enregistre trois albums au début des années 70 qui se vendent tous bien. Ses concerts marchent bien aussi. En 1976, il tourne aux Etats-Unis, en dépit d’une santé qui commence à décliner. Le 29 décembre 1976, à seulement 45 ans, King meurt d’un problème cardiaque.

Du blues pour terminer l’année, on peut pas trouver mieux. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

BARRICADE ET UTOPIE…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME

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Amis de la procrastination et du trot monté réunis, bonjour !

Nous sommes le 27 décembre 2011, l’année tire à sa fin et c’est le 7è jour de nivôse dédié à l’humus.

Le 27 décembre1821, naissance de Joseph DEJACQUE, à Paris.
Socialiste anti-autoritaire et véritable premier militant « 
libertaire » (mot dont il est l’inventeur).
Orphelin de son père, il est élevé par sa mère, lingère. Entré en 1834 comme apprenti, il devient, en 1839, commis de vente dans un commerce de papiers-peints (j’suis pas sûr pour les accords). En 1841, il s’engage dans la Marine, découvre l’Orient mais aussi l’autoritarisme militaire. En 1847, il commence à s’intéresser aux idées socialistes, et collabore au journal « L’Atelier ». L’Insurrection parisienne de février 1848 met fin à la monarchie de Louis-Philippe, mais très vite l’alliance des bourgeois républicains et du prolétariat ouvrier vole en éclat. Dejacque publie un poème
« Aux ci-devant dynastiques, aux tartuffes du peuple et de la liberté » dans laquelle il se fait le porte parole des aspirations ouvrières.

En avril, les premiers affrontements ont lieu entre les forces de la bourgeoisie qui ont proclamé « La République honnête » et les ouvriers socialisants. Le 15 mai, l’Assemblée Constituante est envahie par les ouvriers, mais les principaux responsables socialistes sont arrêtés. Les ouvriers occuperont la moitié de la ville aux cris de « Vive la révolution sociale ».
La répression est terrible, l’armée usant de l’artillerie, massacre trois mille insurgés. Quinze mille sont arrêtés et déportés sur les pontons de Cherbourg et de Brest. Dejacque est parmi eux, bien qu’il n’ait pas participé directement à l’insurrection. Libéré en 1849, il rejoint Paris et, en août 1851, publie « Les Lazaréennes, fables et poésies sociales » qui lui valent aussitôt une condamnation à 2 ans de prison et 200 fr d’amende. En 1855, il signe le manifeste inaugural de l’A.I.T, puis se fixe à la Nouvelle-Orléans où il écrit « l’Humanisphère, utopie anarchique », et prend la défense des femmes dans une lettre à Proudhon. En 1861, découragé, il rentre en France à la faveur de l’amnistie de 1860. Mais, dans la misère, il sombre dans la folie et meurt à Paris en 1864.
« Privilégiés! – pour qui a semé l’esclavage, l’heure est venue de récolter la rébellion. Il n’est pas un travailleur qui, sous les lambris de sa cervelle, ne confectionne clandestinement quelques pensées de destruction. Vous avez, vous, la baîonnette et le Code pénal, le catéchisme et la guillotine; nous avons, nous, la barricade et l’utopie… »
In: l’Humanisphère, utopie anarchique. Sources : Ephémérides anarchistes.

Voila pour notre galerie de portraits. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

UN PEU D’ANTIGEL…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des lendemains de fête et des roupettes à queue réunis, bonjour !

Nous sommes le 26 décembre 2011, 6è jour de nivôse dédié à la lave.

Pourquoi est-ce que j’évoque les roupettes à queues… Ah oui, ça me revient. Soyez indulgent, un lendemain de Noël.
Donc, le 26 décembre, c’est la
saint Etienne; et dans certaines régions, notamment en Bretagne, on dit Saint Etiole…J’y viens, j’y viens…

Mon aïeule qui, vous le savez maintenant, était une encyclopédie vivante en matière de dictons, avait l’habitude de répéter: S’il pleut à saint Etiole, il n’est pas de badioles. Or, les badioles se sont ces petites cerises que l’on trouve dans l’Ouest et qui, mélangées à l’eau de vie, donnent les fameuses roupettes à queue. Voila pourquoi vous me surprenez, en ce lendemain de fête, à vous parler de badioles. D’ailleurs, pour les sceptiques, en Gallo (l’autre langue de la Bretagne), le mot Badiolet désigne une confiture de cerises. Etonnant, non !

Un jour je vous raconterai une histoire de cerises à l’eau de vie espagnoles qui eurent beaucoup de mal à ponctuer un repas disons…Roboratif ! C’était dans les Asturies chez l’ami Victor et…Non, une autre fois peut-être.

Or donc, Noël passé, en route pour le premier de l’an et rebelote pour les huitres, le foie gras, le champagne, avant de retrouver la morosité ambiante, les fonds de pensions, la crise, Nicolas 1er et sa bande de gougnafiers…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

NEDELEG LAOUEN D’AN HOLL…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des « cénobites tranquilles » et des soeurs Tatin réunis, bonjour!

Bon ben, voila, c’est Noël… Tous les ans à pareille époque je me demande si je dois ouvrir la boutique. Cela fait partie des questions existentielles que se pose le blogueur qui se veut quotidien. Du style: être ou ne pas être, beurre ou confiture, fromage ou dessert, socialiste ou de gauche (comme disait Desproges)… En définitive je fais un petit tour histoire de vérifier que les choses sont bien à leur place.

Et voila pour les voeux, que je vous adresse avec grand plaisir. Je n’ai rien trouvé d’autre qu’une photo de ma fiancée sur les remparts enneigés; c’est un peu kitch je le reconnais. Il y a de plus en plus de fidèles à suivre quotidiennement les vêpres libertaires du cénobite et j’avoue que c’est réconfortant. Je ne peux les citer tous, ils se reconnaitront.

En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

LES YEUX D’ELSA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la beauté poétique et du canard à l’orange réunis, bonjour!

Nous sommes le 24 décembre, 4è jour de nivôse et on me dit que ce soir c’est la nuit de Noël. Bon, j’ai posé mes boutou-coat devant la cheminée, on ne sait jamais…

 

Écrire c’est une façon de parler sans être interrompu disait Jules Renard, du coup le blogueur s’en donne à coeur joie. Je poursuis donc ma galerie de portraits à l’occasion de l’anniversaire de la mort de Louis Aragon. Au delà de ses engagements politiques, de sa trop longue cécité vis à vis du stalinisme, il nous lègue des textes d’une telle beauté, surtout quand ils sont porté par des interprètes comme Ferré ou Ogeret qu’il mérite bien ce petit hommage.

 

Fils illégitime d’une liaison entre Marguerite Toucas et un homme politique célèbre (Louis Andrieux, procureur de la République, Préfet de police, député puis ambassadeur), Louis Aragon naît le 3 octobre 1897, à Paris. Son enfance toute entière se trouve du coup marquée par le mensonge et la dissimulation: pour sauver les apparences, sa mère se fait en effet passer pour sa sœur et sa grand-mère, pour sa mère adoptive, tandis que ses tantes deviennent ses sœurs et que son père devient un vague parrain, qui ne lui apprendra la vérité de sa naissance qu’avant son départ pour le front. Il est incorporé en 1917 et part pour le front où il rencontrera par hasard André Breton. Trois fois enseveli sous les bombes, Aragon survit cependant au conflit et se consacre avec une énergie décuplée à l’écriture, sous toutes ses formes. Ecoutez ce magnifique texte interprété par Marc OGERET.


Il rencontre en 1928 une jeune écrivain(e) russe, Elsa Triolet (belle-soeur de Maïakovski), dont il ne se séparera plus. Il devient simple journaliste à L’Humanité et entame une nouvelle carrière de romancier avec Les Cloches de Bâle (1934). Après la mort d’Elsa Triolet (1970), il poursuit comme il le peut ses activités politiques auprès de l’union de la gauche (il sera décoré par F. Mitterrand) et survit en changeant radicalement de style de vie et en affichant dans les médias ses relations homosexuelles, notamment avec Jean Ristat, lui-même écrivain et poète qui lui fermera les yeux le 24 décembre 1982. Sa mort sera suivie d’un concert étonnant de louanges et de cris de haine qui ne s’est guère estompé depuis.

Allez, bonnes fêtes à tous, portez vous bien et à demain peut-être.

 

QUAND LA MUSIQUE EST BONNE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du pied-à-coulisse et du trombonne du même métal réunis, bonjour !

Nous sommes le 23 décembre, 3è jour de nivôse dédié au Bitume… L’actualité nous abreuve d’infos toutes plus désespérantes les unes que les autres. D’ailleurs, dans la blogosphère, en tous cas dans la gauchoblogosphère, le climat est à la désolation. Le ras-le-bol se généralise, cette impression de prêcher dans le désert ou de pisser dans un violon face à la triste soumission des masses laborieuses (on dirait du Georges marchais). Pourtant il y a mille raisons de se réjouir : Beckam arrive au PSG pour la modique somme de 800 000 euros par mois, c’est à dire 577 fois le SMIC… Mariano Rajoy, le nouveau chef de gouvernement espagnol vient de choisir son ministre de l’économie Je vous le donne en mille : Luis de guindos ancien président de Lehman Brothers pour l’Espagne. : Oui oui, la banque à l’origine de la crise… Et celle ci : la fille d’un milliardaire russe vient de se payer un pied-à-terre à New-York avec vue sur Central Park, 88 millions de dollars… Et pendant ce temps, TF1 et France 2 nous répètent que les grévistes des aéroports sont de dangereux criminels qui prennent en otages les ceusses qui ont les moyens de s’offrir des vacances et de voyager en avion…

Fort heureusement, il nous reste la musique. Tiens, c’est l’anniversaire de CHET BAKER.

Chesney Henry, « Chet » Baker Jr, le jazzman blanc le plus dépressif de l’histoire est né le 23 décembre 1929 à Yale, Oklahoma. A 10 ans, Chet et sa famille déménagèrent vers la Californie du Sud, pendant l’âge d’or du bebop. Pour les 12 ans de Chet, son père lui offrit un trombone . Le garçon trouvant l’instrument trop difficile , l’échange pour une trompette. Il en jouera tout le long de sa scolarité. En 1946, il part à l’Armée, mais n’abandonne pas son instrument pour autant, il jouera d’ailleurs avec l’Army Band dans le Berlin conquis. Il passe avec succès une audition pour Charlie Parker et trouve le succès en 1952 au sein du Gerry Mulligan’s pianoless quartet, qui joue régulièrement à Hollywood. Chet s’illustre par la force de son solo sur le morceau « My Funny Valentine« , un morceau qu’il gardera comme fétiche tout au long de sa vie.A gauche superbe photo extraite du film Let’s get lost de Bruce Weber.


 

Après un séjour en Europe,Il retourne aux Etats-Unis en 1956 et devient accro à l’héroïne et à la cocaïne. Après un concert à San Francisco en 1966, il se fait agresser par des dealers. Sa mâchoire est fracturée et beaucoup de ses dents (très fragilisées par des années de drogue) sont cassées. En 1973 Il recommence aussi à enregistrer, redevient toxicomane et repart en Europe, où il tourne et enregistre de plus en plus régulièrement, principalement à cause de ses besoins d’argent pour acheter sa drogue. Le vendredi 13 mai (pas d’bol) 1988 à Amsterdam, Chet Baker tombe de la fenêtre ouverte de sa chambre d’hôtel. Sa carrière prend fin brutalement, alors que ses qualités musicales sont au plus haut. Une autopsie révèle qu’il n’était ni saoul ni drogué au moment des faits. Son corps sera enterré au Cimetière du Parc d’Inglewood, en Californie.

Allez, je ne suis pas sûr que cela vous redonne le moral mais bon… Portez vous bien et à demain peut-être.

LE SOLSTICE…DE STRASBOURG!

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la nature naturante et du riz pilaf réunis, bonjour !

Nous sommes le 22 décembre, deuxième jour de nivôse dédié à la houille.

Puisque nous sommes en période de solstice, accordons quelques instants à la très vieille et très ancienne tradition celtique.
Le solstice d’hiver marque le triomphe de la lumière sur les ténèbres. C’est le temps de la renaissance après la mort. Au coeur de la nuit la plus longue, dans le silence de la terre, les graines commencent à germer, répondant à l’appel de la vie. Cela me rappelle que j’ai 125 pieds d’hortensia à tailler…
Chez les Romains c’étaient les saturniales en l’honneur de Saturne protecteur des graines enfouies. Jusqu’au IIIè siècle on rendait aussi un culte à Mithra le dieu soleil, né dans une grotte et surgissant sous la forme d’un nouveau né. Ca vous rappelle quelque chose. C’est l’époque où fleurit le gui qui est cueilli et partagé entre les participants lors de la cérémonie druidique du solstice. C’est le symbole du retour à la lumière solaire. Le mot « Noël » semble bien venir du germanique « Neue helle », nouvelle clarté.

Le solstice d’hiver, est probablement la fête la plus ancienne et la plus universelle qui soit. Elle a été célébrée par de nombreuses peuplades et civilisations de l’Antiquité.

 

En Scandinavie,on nommait ces fêtes Yule. Yule est dérivé du mot « Jul » de l’ancienne langue norse (norvégienne) et qui veut dire littéralement roue, fête ou bière ! La roue est l’image de l’année qui tourne vers le printemps et l’été; quant à la bière, on sait que les fêtes du solstice d’hiver étaient l’occasion d’immenses beuveries nocturnes chez tous les peuples nordiques. Il est intéressant de noter que, malgré le christianisme, Noël se nomme encore Yule dans les pays nordiques. Plus tard, différents personnages reprendront les attributs des dieux bienfaiteurs des mythologies païennes: Le Gargan en pays celtique, fils du dieu celte Bel qui portait déjà une hotte et distribuait des cadeaux aux enfants, et qui sera repris par Rabelais pour son Gargantua. On pourrait consacrer des dizaines de billets à ce thème tant l’histoire est riche. Mais à partir du IVè siècle l’église Catholique, romaine et apostolique a imposé le petit Jésus, la crèche, le père Noël et tout le saint frusquin…

Il n’est jamais trop tôt pour bien faire, disait mon aïeule, qui n’en ratait pas une. Je vous souhaite donc de finir l’année dans la félicité comme dit ma fiancée, qui n’est pas à la traine non plus. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.