LA FARCE TRANQUILLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’économie-pour-les-nuls et de la soupe de navets réunies, bonjour !

Nous sommes le 05 novembre, 15è jour de brumaire dédié au Dindon… Quand on voit nos dirigeants tenter de se dépétrer du piège économique dans lequel il se sont jeté en chantant, je devrais écrire plutôt, dédié aux dindons. Je cherchais les mots pour le dire, je les ai trouvés dans une chronique de Libération.

 

Par Thomas COUTROT, Coprésident d’Attac, et Pierre KHALFA, Coprésident de la Fondation Copernic

Tout a déjà été dit sur le rôle des agences de notation. Aveugles lors des crises financières qu’elles ont été incapables d’anticiper, donnant la note maximale à la banque Lehman Brothers à la veille de son effondrement, certifiant l’innocuité des produits financiers hautement toxiques, baignant en permanence dans le conflit d’intérêt, leurs déclarations devraient susciter l’hilarité générale. Pourtant, gouvernements et institutions européens, tout en les dénonçant et en promettant de les mater, persistent à se prosterner devant elles.

Les agences de notation ne jouent pas le rôle de thermomètre, mais d’un virus qui fait monter la fièvre de la cupidité, laquelle pousse à la formation de bulles dans les moments d’euphorie boursière, et qui déchaîne une panique incontrôlée dans les moments de doute. Le problème, ce ne sont pas les agences de notation, mais les marchés financiers. Il est donc criminel d’avoir mis les dettes publiques dans leurs mains.

En France, une réforme de la Banque de France, votée en 1973 sous l’impulsion de Valéry Giscard d’Estaing, ministre des finances de Georges Pompidou, interdit au Trésor public d’emprunter directement à la Banque de France à des taux d’intérêt nuls ou très faibles. La Banque de France ne peut donc plus financer par de la création monétaire les déficits publics. Le gouvernement français est dès lors obligé de faire appel aux marchés financiers, c’est-à-dire à des banques privées, et ce, aux taux d’intérêt du marché. Il s’agit d’un acte fondateur, et destructeur, car il inaugure la mainmise des marchés financiers sur les États. Cette disposition allait être intégralement reprise lors de la création de la Banque centrale européenne (BCE), puis dans tous les traités européens. On a donc abouti à une situation hallucinante. Les États ne peuvent pas être financés par la BCE ; mais celle-ci peut par contre refinancer les banques privées à de très faibles taux. Ces dernières prêtent ensuite aux États à des taux nettement supérieurs, voire carrément usuraires. L’Union européenne se place volontairement sous l’emprise des marchés financiers.

Cette emprise allait être d’autant plus grande qu’une contre-révolution fiscale s’est déployée depuis plus d’un quart de siècle. Son fil directeur a été de baisser par de multiples moyens les impôts payés par les ménages les plus riches et par les entreprises, en particulier les plus grandes. On trouve là une des raisons de l’accroissement régulier de la dette publique avant même la crise financière. Car contrairement à une antienne dont on nous rebat les oreilles, ce n’est pas l’explosion des dépenses publiques qui a creusé les déficits. Avant la crise, elles avaient même tendance à baisser : 55 % du PIB en 1993, 52 % en 2007….

Il faut tout d’abord européaniser et monétiser les dettes publiques. La BCE et les banques centrales nationales doivent pouvoir, sous contrôle démocratique, financer les États et les politiques publiques européennes. Les banques doivent être mises sous contrôle social afin qu’elles se tournent vers les financements de l’activité productive et la transformation écologique de la société. Enfin, il faut une réforme fiscale d’ampleur qui redonne des marges de manœuvres à l’action publique. Ces orientations supposent de rompre avec tout ce qui a fait l’orthodoxie néolibérale de ces dernières décennies. Les mouvements sociaux qui commencent à secouer l’Europe devront l’imposer.

Bon, j’ai tout compris, l’économie c’est fastoche…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

3 commentaires

  1. toff de aix

    21e12cc7493222705dc70d6b607c3923? « > effectivement l’économie c’est fastoche…surtout pour ceux qui l’ont créée, et qui en profitent à nos dépens…

  2. SPA

    d41e97d6bab632fabe3e05ad28f65315? « > D. Icke avait prévenu que les êtres au cerveau uniquement reptilien, dépourvus de structure émotionnelle et corticale, donc, jouent sur du velours en faisant agir leurs bras armés, du haut des pyramides (conscients ou non ? sous emprise ou non ?) sur une des plus grandes peurs humaines :
    celle du ridicule.

    Mieux vaut être un dindon seul, honnête, en quête de vérité et ridicule qu’un fermier aux multiples réseaux, con promis, semant la confusion et d’apparence respectable.

    Je conseille à tous les dindons résistants d’en remettre une couche pour être complètement immunisés.

  3. Elsamuse

    d41e97d6bab632fabe3e05ad28f65315? « > Ils n’ont pas de pain ? Qu’ils mangent de la brioche ! C’est plein de vitamines AAA.

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