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LIBERTE, JE CRIE TON NOM…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la liberté d’expression et du clafoutis aux cerises réunis, bonjour !

Nous sommes le 03 novembre, treizième jour de brumaire dédié au topinambour… Sont-ce les premières gelées, en tout cas, les intégristes, fondamentalistes et intolérants de tous poils fleurissent sur nos trottoirs. Cathos, judéos ou islamos ils entendent imposer leur vision du monde y compris par la menace et la violence.

Comme le théâtre de la Ville à Paris pour une pièce de l’Italien Romeo Castellucci (Sur le concept du visage du fils de Dieu), le théâtre Garonne à Toulouse, est dans le viseur des intégristes de Civitas « Le contenu de ces pièces est anti-chrétien et particulièrement odieux », s’insurge Alain Escada, le secrétaire général de Civitas, proche de la Fraternité Saint-Pie X fondée par Mgr Lefevbre. Le leader de ce mouvement proche de l’extrême droite n’a cependant pas vu le spectacle parisien, « simplement les extraits disponibles sur internet ». Mais à grand coup de manifestations, interruptions de séances et prières sur la scène, les intégristes ont décidé de bouter les pièces « blasphématoires » hors des théâtres français.

Depuis plusieurs jours donc , ils se rassemblent devant le théâtre de la Ville à Paris et sont prêts à agir de même à Toulouse: «Ce sera le 19 novembre. Nous voulons rassembler le maximum de chrétiens pour témoigner de notre indignation », prévient Alain Escada.

L’hebdomadaire satirique « Charlie Hebdo » a quand à lui, été victime, dans la nuit de mardi à mercredi, de deux attaques dont une au cocktail Molotov lancés contre les bâtiments du journal. La cause de ces attentats perpétrés contre l’hebdomadaire serait la couverture du numéro du mercredi 2 novembre, consacrée à l’expansion des fondamentalistes musulmans après les événements du « printemps arabe ». Rebaptisé pour l’occasion « Charia Hebdo« , la couverture de ce numéro spécial met en scène une caricature du prophète Mahomet. Un acte qui avait déjà provoqué la colère des fondamentalistes musulmans en 2005, année où un journal danois avait également dessiné plusieurs caricatures du prophète musulman. En plus de cet incendie criminel, il faut ajouter aux attaques le piratage du site Internet de « Charlie Hebdo » dont la page d’accueil a été remplacée par des écrits du Coran.

Du point de vue laïque, il ne peut exister de « blasphème ». La notion est strictement religieuse. La liberté de conscience implique d’ailleurs la liberté d’expression. C’est donc une question de fond: La Cenequi peux s’arroger le droit de censurer des artistes ? Une liberté de conscience réservée au for intérieur serait un simulacre. Chacun est donc libre de s’exprimer, y compris sur des sujets religieux. Pour les religions monothéistes en revanche la condamnation du blasphème est un thème central depuis un des premiers livres recueillis dans la Bible, le Lévitique : « Si un homme insulte son Dieu, il doit porter le poids de son péché ; ainsi celui qui blasphème le nom du Seigneur sera mis à mort ». Même son de cloche chez les juifs, les chrétiens et les musulmans. La sentence sera régulièrement exécutée au fil des siècles. Fort heureusement, la plupart des croyants modernes se sont écartés de ces conceptions. Mais de récentes affaires ont remis au goût du jour les débats sur ce thème. Pour les laïques, une seule certitude : la liberté de penser est absolue ou elle n’est pas.

En souvenir de Giordano Bruno ou du chevalier de la Barre, je revendique le droit à railler, moquer, éreinter, critiquer, vilipender, toutes les religions. Au nom de la liberté de conscience, je ne me sens pas concerné par la notion de blasphème et je demande aux intégristes de remettre leur fatwa dans leur turban et de me foutre une paix royale…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.