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COMMENT KSE M’AAME MICHU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du brocart et de la sauce gribiche réunis, bonjour !

Nous sommes le 30 novembre, 10è jour de frimaire dédié à la pioche (ne faites pas cette tête).

Aujourd’hui, un peu de tout et de rien…Surtout de rien, à classer dans la catégorie courrier des lecteurs :

Jancyve me fait remarquer, à juste titre, que j’avais déjà évoqué le triste sort de EODEZ lors d’un billet précédent. Bon, ben oui, voilà, il y en a qui ont des oreillers à mémoire de forme, moi, j’ai une mémoire en forme d’oreiller ! Je me repose dessus et forcément je prends le risque du radotage mais bon, comme disait mon aïeule, qui voulait toujours faire son intéressante: abondance de biens ne nuit pas.


Sceptique, autre fidèle de ce blog l’enrichit régulièrement de ses commentaires toujours savoureux. Je le soupçonne d’une grande modestie, à tel point qu’il ne cite jamais son propre blog qui pourtant mérite largement le détour. Je vais donc le faire pour lui : sceptique.canalblog en vous invitant à lui rendre visite.

L‘actualité nous enseigne, une fois de plus, que les vérités d’hier sont rarement celles d’aujourd’hui. Ainsi, le Président-de-la-République-à-nous-qu’on-a, vient de décerner le titre de Grand-Croix de la Légion d’Honneur à Hélie Denoix de Saint Marc… Quand on voit la photo on se dit qu’il était temps. Les plus jeunes ne connaissent sans doute pas ce militaire qui fut condamné en 1961 à dix ans de détention criminelle pour sa participation au putsch des généraux en Algérie. Après le transfert de Bigeard aux invalides, les mauvaix esprits vont encore y voir quelques signes à destination de l’extrème droite et d’une France nostalgique. Il faut dire que le scénario est signé patrick Buisson, conseiller du prince et orfèvre en la matière.

En tout cas, la campagne pour les présidentielles est en train de trouver son rythme de croisière et, le moins que l’on puisse dire c’est que la croisière s’amuse…Avez vous vu notre ami Fanch en tournée du côté de Vaujours dans une usine de plaque de plâtre ? Je trouve qu’il affiche de plus en plus la silhouette d’un PLAYMOBIL, j’attends que Magik studio en fasse un Mighty.Ca devrait plaire pour Noël.

Ah, si ce type était de gauche… Quel espoir pour les masses laborieuses; n’est-ce pas madame Michu!

 

Bon, je brocarde, je fustige, je vilipende, j’ironise et pendant ce temps là: »pas un chapeau de vendu » comme dit un ami nantais. Allez, je vais m’arrêter là, à chaque jour suffit sa peine, en attendant portez vous bien et à demain peut-être.

OXYMORE DE RIRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’oxymoron et du pudding aux carottes réunis, bonjour!

Nous sommes le 29 novembre, 9è jour de frimaire dédié au genièvre. Cette boisson à base d’alcool de grain était très consommée au siècle dernier notamment dans le Nord de la France.

Voici ce qu’en disait François-Joseph Grille en 1825 après avoir visité cette région : « Ajoutons que dans les arrondissements formés de l’ancienne Flandre, on fait abus de liqueurs fortes ; de là, disent les docteurs, viennent des maux sans nombre que la sobriété seule peut réparer. Ainsi, dans ces contrées, le genièvre et l’humidité se disputent le triste honneur de moissonner plus cruellement une population imprévoyante.»

Au Québec cette boisson est appelée gros gin…d’où l’expression gros gin comme devin; mais naaaan, j’rigole! C’est l’effet du genièvre; pour me rattraper, plus loin j’évoque Boileau… Genièvre/Boileau, oui, bon, j’arrête.


 

Tout à fait autre chose.

L‘actualité récente de l’autre côté de la Méditerrannée a permis aux journaleux de mettre en évidence une expression qui a le don de me hérisser le poil… Tunisie, Maroc, Egypte, chacun de ces pays offre à nos commentateurs l’occasion d’étaler leur inculture en mettant en avant le rôle des islamistes modérés, diantre ! J’y vois un oxymore, vous savez cette figure de style qui associe les contraires comme se hâter lentement ou encore il est urgent d’attendre mais aussi un silence éloquent. J’entends en effet dans le mot islamiste l’intransigeance du fondamentaliste, le dogmatisme de l’intégriste religieux, l’aveuglement quasi pathologique du créationniste ; en tout état de cause, rien qui appelle à la modération. Autant j’accepte volontiers que l’on puisse évoquer les déclarations teintées de modération d’un musulman voire d’un chrétien, d’un juif ou d’un athée pur jus ; autant l’incongruité me saute aux yeux dès lors qu’il s’agit d’islamistes. En d’autres termes, et en conclusion, il me semble que, soit on est islamiste, soit on est modéré, mais de grâce (si je puis dire) arrêtons d’associer les deux. Comme le disait ce cher Boileau : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. ». Nos journalistes, et particulièrement aux journaux télévisés, semblent avoir quelques difficultés avec ce concept… Je sais bien qu’aujourd’hui les incompatibilités sont légion, que l’UMP a inventé la droite sociale, que certains n’hésitent plus à parler de capitalisme humaniste et pourquoi pas BIGEARD aux Invalides… Hein, quoi, qu’est-ce que vous dites !

 Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE POIDS DES MOTS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la vérité historique et du chouchen chaud réunis, bonjour!

Nous voici le 28 novembre qui correspond au 8è jour de frimaire habituellement dédié au miel.

Au jour d’aujourd’hui nous célébrons,sainte Eodez. Celle-là même qui perdit la tête sous l’épée de son propre frère, Tangi, qui n’en finit pas moins saint lui même. Tous deux étaient enfants du seigneur de Trémazan. Comme disait mon aïeule qui maîtrisait le subjonctif: « Plût au ciel que ces choses là ne fussent point advenues.»

Des légendes comme celle là, il y en a plein par chez nous. Elles sont toutes plus gore que n’importe quel film de Brian de Palma et font passer Carrie pour une aimable bluette. Je vous la fait courte :A droite, les ruines du chateau de Trémazan

Donc, envoyé à la cour du roi des francs Childebert, Tangi laissait à sa solitude Eodez lorsque leur mère mourut. Drame de la décohabitation déjà!
Passé le temps du veuvage, leur père prit en seconde noce une femme qui haïssait plus que tout Eodez (mauvais choix). Elle accusa de tous les maux la pauvre fille et fit parvenir de fausses informations à Tangi quant à la pureté et aux vertus de sa soeur. Revenant de France et face aux faux-propos qui lui avaient été rapportés, Tangi décapita sa soeur afin de laver l’affront fait à l’honneur de la famille (non mais, ça rigolait pas de c’temps là). Celle-ci prit ses jambes à son cou et sa tête sous le bras et s’en retourna à la maison familiale affronter la méchante belle-mère… Il existe encore dans le Léon une gwerz (complainte) qui raconte la légende. On me demande souvent ce qu’est une gwerz, en voici une Gwerz Ar Vezhinerien, autrement dit, la complainte des goëmoniers, interprétée par Denez Prigent.

 

 

 


Et les paroles de la notre de gwerz:

A Castel Tremazan, e parrez Landunvez   

Galon, eun digentil euz ar c’haëra lignez,

A zeuas da eureugi, evit quenta pried,

Merc’h ar Prins euz a Vrest Florence voa hanvet, 

Bugale o dévoé, mez oll n’hon hanvon quet :

Unan eo sant Tangi, eun ail santez Eodet. 

 

Du château Trémazan, en paroisse Landunvez

Galon, un gentilhomme de la plus belle lignée

Vint à se marier, et pour première épouse

A fille du Prince de Brest, Florence était appelée.

Des enfants ils avaient, mais tous ne les connaissons pas

Un était saint Tanguy, une autre sainte Haude.

Et vous trouverez toujours quelqu’un dans le bourg de Landunvez pour vous assurer que les lieux ont gardé la mémoire de l’évènement par les fleurs rouges qui y poussent. L’oeillet de Sainte Haude (Jenofl Santez Eodez) rappelle son sang versé et le géranium sanguin (bouzellou an itron) rappelle la mort affreuse de la marâtre. A gauche, la chapelle St Sansom à landunvez.

Vous voyez que la violence n’a pas attendu les films hollywoodiens pour déferler sur les écrans de l’histoire (tiens, c’est pas mal ça !). Tout au long de la vie des saints, on s’étripe et on se décapite joyeusement, on se démembre en famille, on s’assassine pieusement et tout cela était raconté aux petits n’enfants le soir à la veillée…Les évangélisateurs avaient compris, bien avant Paris-Match, l’importance du poid des mots et du choc des photos…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

L’AFFICHE ROUGE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la résistance active et du riz pilaf réunis, bonjour !

Nous sommes le 27 novembre, 7è jour de frimaire dédié au chou-fleur, autant dire que c’est un peu la fête nationale dans le Léon (Finistère)…

Nous venons d’apprendre le décès de Henri KARAYAN, avant-dernier survivant du groupe Manouchian, vous savez, l’affiche rouge…

« Je n’ai jamais tué d’Allemands, je n’ai tué que des nazis », répondait-il lorsqu’on l’interrogeait sur ses actions armées durant la Résistance.

Né en 1921 à Istanbul, d’une famille arménienne victime du génocide de 1915, Henri Karayan arrive en France à l’âge d’un an et demi.
En 1938, quand ce comité est dissous, Missak Manouchian militant communiste depuis 1934, met en place une structure sous le nom d’Union populaire franco-arménienne et fait la tournée des communautés arméniennes en France. C’est dans ce cadre que le jeune Henri Karayan, âgé de seulement dix-sept ans, fait sa connaissance.

« La première fois que j’ai rencontré Manouchian, rappelait-il, nous avons passé l’après-midi ensemble. Tout ce qu’il me disait résonnait en moi. Nous partagions les mêmes convictions « .  » Je pensais ne jamais le revoir. Nos routes avaient peu de chances de se croiser de nouveau. C’était compter sans la pression des événements « , ajoutait Henri Karayan, dans un entretien publié en 2000 par L’Humanité. Ces  » événements «  se traduiront d’abord, en mai 1940, par son incarcération à la prison de Saint-Paul de Lyon comme – faute d’autres charges – « individu douteux ».

Après un transfert au camp de Loriol (Drôme) puis celui de Vernet (Ariège), il est contraint au STO, où il retrouve un jeune communiste juif, Léo Kneler, ancien des Brigades internationales et dont il avait fait connaissance à Vernet. C’est en sa compagnie qu’il s’évade et, rejoint Paris où il reprend contact avec Manouchian.

C‘est de justesse qu’il échappe, avec son camarade Arsène Tchakarian, à la rafle qui mena au peloton d’exécution 23 membres du groupe le 21 février 1944 au Mont-Valérien. C’est en hommage à cet épisode tragique que Louis Aragon devait écrire, en 1955 le poème Strophes pour se souvenir, plus connu sous le nom de l’Affiche rouge, qui sera mis en musique et chanté, en 1959, par Léo Ferré Arsène Tchakarian, 95 ans, est désormais le dernier survivant du groupe Manouchian.

Sources : Un article du Monde signé Dominique BUFFIER.

Bon voila, c’est pas gai mais il est bon de se souvenir de ces indignés là. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

AVEC OU SANS GLACON ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la marine à voile et du thé au jasmin réunis, bonjour!

Nous sommes le 26 novembre, 6è jour de frimaire dédié à la Mâche. Encore appelée « la doucette », elle est très cultivée dans le pays nantais mais elle existe aussi à l’état sauvage. On dit qu’elle est très riche en oméga 3 et peu calorique… Pour ma part, même en oméga, je ne suis pas riche mais je me soigne! Par exemple, hier j’ai profité de la relative absence d’humidité pour une dernière tonte dans les jardins de l’ermitage. Vu l’ampleur du chantier, j’y ai consacré mon temps entre sexte et complies et je peux vous assurer que j’y ai laissé quelques calories. Il va falloir que je songe à planter de la mâche.

 

Tout à fait autre chose.

Un étrange phénomène sous-marin surnommé « glaçon de la mort » a été filmé par une équipe de la BBC.
En utilisant des caméras time-lapse, des spécialistes ont enregistré, de l’eau salée en train de se faire exclure de la glace de mer et couler. La température de cette saumure coulante, qui était bien en dessous de 0 degré, fait geler l’eau avec une gaine de glace autour d’elle. Les images enregistrées ont été montées en accéléré afin de rendre compte pour la toute première fois, du fascinant spectacle retraçant le macabre phénomène naturel.

 

 

Baptisé « brinicle » par les scientifiques, le phénomène désigne une colonne d’eau fortement salée, plus dense que le reste de l’océan qui l’entoure, et plus froide que la glace. La formation en question diffère notablement de la glace solide et dense observable en surface, plutôt assimilable à une éponge imbibée d’eau de mer.
Sa structure extrêmement redoutable pour l’environnement sous-marin lui vaut son surnom de « doigt de glace de la mort ». A la dérive sous la surface de l’océan austral, le « brinicle » évolue comme une rivière, gelant tout ce qui se trouve sur son passage. Etoiles de mer, oursins, et tout organisme du plancher océanique se retrouvent petit à petit pris au piège sous une toile de glace meurtrière. Sources : Idée empruntée au magnifique site de Marc Lafontan et TVQC, Maxi Sciences et Daily Mail

Etonnant, non ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


COCHON QUI S’EN DEDIT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du porc-no-chic et des pieds paquets réunis, bonjour!

Nous sommes le 25 novembre, 5è jour de brumaire, et dans le calendrier républicain, c’est le jour du cochon…

On dit qu’il y en a un qui sommeille en chaque homme; cela n’a pas empêché les blogueuses du Finistère de mettre « les cénobites tranquilles » à la Une de BLOGABREST! Dans le calendrier des postes, c’est la Sainte Catherine là où tout bois prend racine; ce qui me fait me souvenir que j’ai promis à ma fiancée de planter un lilas… 

Et comme le disait mon aïeule: pour la Ste Catherine, le porc couine! J’en profite donc pour souhaiter une bonne fête à ma neveuse Katell. Oui, à l’Ouest du Pécos du Couesnon, on dit Katell plutôt que Catherine. Il sont comme cela les bretons, ils faut toujours qu’ils se singularisent; non contents de porter des chapeaux ronds, ils ne peuvent pas appeler un chat un chat et une Catherine une Catherine…Ma doue beniget!

Bon, c’est pas tout ça, j’ai un billet à écrire moi. Il me revient en mémoire le magnifique film militant de Jean-Louis Le Tacon, sous la direction de Jean ROUCH, c’était en 1979 je crois. Le titre: Cochon qui s’en dédit est à lui seul tout un programme. L’histoire: Cela fait trois ans que Maxime Duchemin essaie de faire vivre sa porcherie. Pour monter cet élevage hors sol, il s’est endetté auprès des banques et tout le travail qu’il produit ne lui sert qu’à rembourser les intérêts de ces emprunts. Maxime est devenu une machine, un esclave de l’élevage. Il passe son temps à nourrir les porcs, à les faire se reproduire, à les castrer, à couper les incisives, les queues, à nettoyer les excréments qui s’amoncellent, à gaver les bêtes d’antibiotiques et de compléments nutritifs… Il est pris dans une spirale dont il n’entrevoit pas le bout. L’élevage le submerge totalement : il occupe toute sa vie, ses pensées et même ses rêves.. Ce pamphlet d’une rare violence nous fait ressentir physiquement de quoi est faite la machine capitaliste de production. Maxime produit à partir du vivant qui n’est plus ici considéré que comme de la matière première malléable, transformable à volonté. Les syndicats agricoles s’arrangent pour que ce soient des jeunes qui s’occupent des élevages hors sol afin que toute la tradition du métier soit oubliée, perdue, et qu’aucune voix contestant le bien-fondé des techniques employées ne puisse s’élever. La quantité de travail à fournir est telle, pour simplement rembourser les emprunts, que l’éleveur devient à son tour une pièce de la machine productiviste. Maxime sait qu’il n’est qu’une pièce parmi d’autre, que le système lui a volé sa vie.

A l’ère des nitrates et de l’azote, il peut être bon de revoir ce film; je crois qu’on le trouve en DVD.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA BALLADE DES CIMETIERES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des belles lettres et du canard à l’orange réunis, bonjour !

Nous sommes le 24 novembre, 4è jour de frimaire dédié à la nèfle. Les frimas font leur apparition et les vanneaux sont au rendez-vous. Pour nous réchauffer l’âme ayons une pensée pour un grand poète disparu un 24 novembre.

 

Léon-Paul Fargue est né le 4 mars 1876 à Paris. Il fait de bonnes études au collège Rollin, au lycée Janson-de-Sailly, puis brièvement au lycée Henri IV où il se lie avec Alfred Jarry.

Etudiant, il hésite entre la littérature, la musique et la peinture. Après quelques essais à Pont-Aven sur les traces de Gauguin, il choisit finalement d’écrire et publie en 1895 sa première œuvre : Tancrède. Il traîne dans la bohème de Montmartre sous l’ombre de Verlaine et du Cabaret du Chat Noir, puis il rencontre Mallarmé, Valéry, Gide ou Vuillard.

Dès 1902, il est introduit dans la sphère musicale, aux côtés de Ricardo Viñes et Maurice Ravel, avec qui il formera la fameuse bande des « Apaches d’Auteuil ». Il ne publie presque rien durant cette période, cependant il participe aux débuts de La Nouvelle Revue Française. En 1909, il rencontre Valery Larbaud et ce sera le début d’une amitié importante. Enfin en 1912 paraît Poèmes son second livre, fondateur par son utilisation des mots et de la langue, qui fera des émules et qui lui assurera la notoriété auprès de gens très divers, d’Apollinaire à Claudel, d’Alain-Fournier à Proust.

Mobilisé en 1914 à Laon, il sera rapidement réformé et retrouvera, autour de la libraire Adrienne Monnier, ses amis Jean Cocteau et Erik Satie, lequel composera peu après six mélodies sur les Ludions. Dans les années 20, Fargue fonde et dirige la prestigieuse revue Commerce avec Valery Larbaud et Paul Valéry, relayé par Jean Paulhan. Les années 30 sont marquées par une nouvelle activité, trés prolixe, la chronique journalistique, qui donnera des essais sur des sujets très divers, de la critique littéraire à des thèmes beaucoup plus légers comme les aléas de la mode, mais où l’art, la poésie et l’homme sont omniprésents. Voici un extrait de « haute solitude » « Oui mon âme, tout cela que tu vois, c’est la vie, tout ce que tu examines en soupirant, c’est la vie. Restons nous deux, cent ans et plus, restons les bras sur la balustrade, le corps appuyé au bastingage, la prudence bien affûtée, restons et résignons-nous. Ne descendons pas dans cette mélopée, ne nous confondons pas à ce bruit d’âmes fausses, de coeurs mangés aux vers, d’esprits vénéneux
Brassens Ballade des cimetières par cathgegout
»

Peu avant la seconde guerre mondiale, Fargue rencontre sa future femme, le peintre Chériane, chez qui il s’installe boulevard Montparnasse. En 1941 il publie Haute solitude parfois considéré comme son chef d’oeuvre poétique. En 1943, au cours d’un repas avec Picasso, il est frappé d’hémiplégie et restera paralysé. Il n’en continue pas moins à écrire et reçoit en 1946 le grand Prix de la Ville de Paris. Paul Valéry saluait l’originalité de son art, et Rilke écrivait en 1926 «Fargue est un de nos plus grands poètes. »

Il meurt à 71 ans, le24 novembre 1947, chez lui à Paris. Il est enterré au cimetière du Montparnasse cher à Brassens. On lui doit cette fameuse pensée: Le travail est une chose élevée, digne, excellente et morale, mais assez fastidieuse à la longue.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.Le travail est une chose élevée, digne, excellente et morale, mais assez fastidieuse à la longue.
Source : Léon-Paul Fargue – Citations de Léon-Paul Fargue – Dicocitations ™citation
Le travail est une chose élevée, digne, excellente et morale, mais assez fastidieuse à la longue.
Source : Léon-Paul Fargue – Citations de Léon-Paul Fargue – Dicocitations ™citation

VOUS R’PRENDREZ BIEN UN PEU DE DEMOCRATIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la complotitude et du lait ribot réunis, bonjour !

Nous sommes le 23 novembre, 3è jour de brumaire dédié à la chicorée. J’ai encore en souvenir celle que l’on incorporait obligatoirement au café après l’avoir moulu dans ce merveilleux petit ustensile aujourd’hui disparu…

Vous le savez, pour suivre ce blog depuis un moment, je ne suis pas adepte de la théorie du complot et je place encore quelques illusions dans la souveraineté des peuples et leur droit à disposer d’eux mêmes. Pourtant, madame Michu, je m’interroge…

Connaissez vous la TRILATERALE ?

Cette organisation regroupe entre 300 et 400 personnalités parmi les plus distinguées et influentes de l’Europe occidentale, de l’Amérique du Nord et de l’Asie Pacifique, clés du monde, pôles de la Triade. À l’instar du groupe Bilderberg, il s’agit d’un groupe partisan de la doctrine mondialiste !

Dans sa brochure « Présentation de la Trilatérale par la Trilatérale » émise en 1977, la Commission se définit elle-même comme « une organisation orientée vers la prise de décision » entre les « démocraties industrielles », définies comme « une communauté ayant son identité propre et constituant un enjeu vital ». Le document précise que le système de l’après-guerre était dépassé (« une puissance était prédominante tandis que les autres lui étaient étroitement associées »), et qu’il était nécessaire de « promouvoir un ordre international plus équitable », en mettant en place un « travail en commun entre les régions trilatérales, la Commission devant générer le contexte favorable à la concrétisation de cet effort. »

David Rockefeller s’adressant à la Commission Trilatérale en 1991 :

« Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés ». Ca vaut son pesant de cacahuètes, non !

 

Cette commission accueille du beau linge de droite comme de gôche :

On y rencontre entre autres : Alexandre Adler, Edmond Alphandéry, Jacques Andreani, Jean-Louis Bourlanges, membre de la cour des comptes, Jean-Louis Bruguière, Elisabeth Guigou, membre du gouvernement socialiste de Jospin, Anne Lauvergeon, ancien patron d’AREVA, Lucas Papademos (tiens, tiens), Mario Monti (re tiens tiens)…

En france, Il y a « le Siècle » où tout ce qui compte en matière de politique, de médias et de grandes entreprises se retrouve une fois par mois.  Ainsi, depuis 1944, « Le Siècle » réunit l’ensemble de la classe dirigeante française. Ce « club » a pour but de réunir, chaque dernier mercredi du mois, des personnalités du monde des affaires et dirigeants d’entreprises, des journalistes, des personnalités politique, des hauts-fonctionnaires, des universitaires, des artistes, des syndicalistes. Tout cela dans les locaux de l’hotel Crillon, excusez du peu… Actuellement, le « diner du Siècle » est présidé par…Nicole NOTAT ! S’y retrouvent régulièrement les éditocrates qui occupent à longueur d’antenne les plateaux de télé pour vous dire « ce qu’il convient de penser » : Elie Cohen, Alain Dumahel, Dominique reynié, François Heisbourg, tous de grands habitués des plateaux notamment ceux de Yves Calvi.

Bref, Bilderberg, trilatérale, Davos, le Siècle, autant de cénacles qui réunissent une soi-disant élite dont les membres n’ont en commun que de représenter leurs propres intérêts.

Les mauvais esprits ne sont pas loin de penser qu’aujourd’hui, c’est là que se décide leur avenir, loin des représentations nationales, des élus, bref, de cette idée généreuse que nos anciens appelaient démocratie…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LES DINDONS DE LA FARCE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la métempsychose et de la soupe aux choux réunies, bonjour !

Nous sommes le 22 novembre, deuxième jour de frimaire dénommé jour du Turnep, autre nom du navet. Bien entendu ce qui suit n’a rien à voir, quoique…

 

Il y a 75 ans, Barcelone enterrait Buenaventura DURRUTI.

Le 22 novembre 1936, les funérailles de DURRUTI à Barcelone furent le théâtre d’une immense émotion populaire. Plus de 500 000 personnes se pressèrent à l’enterrement de celui qui incarnait si bien la révolution libertaire espagnole, l’espérance d’un monde nouveau devenue possible. Ce fut l’une des manifestations ouvrière les plus importantes de l’histoire du prolétariat. Le spectacle de son enterrement fut inoubliable : sa mort « avait frappé Barcelone au coeur »; des milliers d’habitants et toutes les organisations politiques et syndicales, sans distinction, accompagnèrent Durruti jusqu’au cimetière, seul lieu qui sut arrêter la violence de ce pur libertaire.

Dimanche, l’Espagne à voté…et c’est Mariano RAJOY qui va orchestrer la rigueur qui attend les espagnols. Une fois de plus l’actualité donne raison à Etienne de la Boétie quand à son discours de la servitude volontaire: S’écartant de la voie traditionnelle, le jeune humaniste (il n’avait que dix huit ans) porte son attention non sur les tyrans mais sur les sujets privés de leur liberté. Et il pose une question troublante : comment peut-il se faire que « tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent ? ».

Aujourd’hui c’est « le marché » qui s’est assis dans le fauteuil de l’opresseur et alors que l’on pourrait s’attendre à ce que les peuples se tournent vers des idéaux libérateurs (suivez mon regard) ils redonnent le pouvoir à ceux là même qui sont les représentants de la finance internationale…

Près de cinq siècles après La Boétie, 75 ans après Durruti, les pouvoirs continuent de se reposer sur la crédulité, l’absence de conscience politique et l’abétissement des masses entretenues par les télé-poubelles…

Allez, madame Michu, gardez l’espoir, portez vous bien et à demain peut-être.

 

VOIR VENISE ET…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’ésotérisme et de la soupe de cresson réunis, bonjour !

Nous sommes le 21 novembre, 1er jour de frimaire dédié à la Raiponce, jolie fleur qui a la chance d’appartenir à la famille des campulacées, ce qui, vous en conviendrez, n’est pas l’apanage de n’importe quelle jolie fleur même…Dans une peau de vache!

Les bretons vont célébrer (ou pas) St Koulman. En fait il s’agit sans doute de St Colomban qui débarqua de son Zodiac du côté de St Malo après avoir traversé le Channel.

Grand voyageur, il évangélisa l’Europe et du coup, le Vatican a accepté d’en faire le Saint patron des motocyclistes !  Nous sommes au milieu du VIè siècle, Clovis réunifie la Gaule et en Bretagne Armoricaine règne Judicaël, Fils aîné de Judhaël, roi de Domnonée et de la reine Pritelle, fille aînée d’Ausoche, prince au Comté de Léon. Je vous fais grâce de la liste de ses quinze frères et soeurs dont la plupart refusèrent de faire l’ENA pour se consacrer à la carrière de saint.(Judoc,Winoc…)


Tout à fait autre chose.

Si vos pas vous mènent du côté de la capitale en début d’année, ne manquez pas cette expo dont je trouve l’affiche particulièrement réussie. CORTO MALTESE et les secrets de l’initiation. Les professionnels de la profession appellent cela le teasing, autrefois on disait faire de la réclame pour attirer le chaland (du verbe chaloir – avoir de l’intérêt pour. Exemple: Peu me chaut de…) on apprend tous les jours quelque chose sur « les cénobites tranquilles ».

 

Or donc,Le Musée de la Franc-Maçonnerie devrait organiser en janvier 2012 une exposition consacrée à Hugo Pratt et la franc-maçonnerie. L’épée avec laquelle Pratt fut initié serait exposée.(que de conditionnels)

En effet, Les liens sont nombreux : dans sa vie personnelle d’abord puisque Hugo Pratt se déclarera maçon, et ensuite dans son oeuvre avec son ouvrage le plus représentatif : Fable de Venise. Une page Facebook Corto et les secrets de l’initiation a été créée et l’internaute est invité à s’exprimer sur le terme « initiation » et à dialoguer à ce propos.

Le dessinateur était en effet membre de la prestigieuse loge Sérénissime, à Venise, qui apparaissait d’ailleurs au détour d’un célèbre album de Corto, Fable de Venise. Si les arcanes vénitiennes ne vous tentent pas plus que cela, vous pourrez toujours en profiter pour faire les soldes. Je n’ai pas encore les dates précises mais je ne manquerai pas de vous les communiquer.

Tiens puisqu’il me reste un peu de place, merci à LOLOBOBO qui me fait l’honneur de sa revue de stress. A ELSA, SCEPTIQUE, STEPHANIE, FABIG, MHPA, JANCYVES et tous les autres pour leurs visites régulières et leurs commentaires amusants, croustillants, informés, caustiques mais toujours bienvenus.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.