L’ESCUELA MODERNA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de Georgette Plana et des vins de Rioja réunis, bonjour !

Nous sommes le 13 octobre 2011, 22è jour de vendémiaire dédié à la pêche, alors, haut les cœurs !

j‘ai déjà évoqué ici la figure de Francisco FERRER mais, partant du principe que la pédagogie, c’est l’art de la répétition, je n’hésite pas en en remettre une couche. En effet, le 13 octobre 1909, exécution,(assassinat) de Francisco FERRER y GUARDIA à Barcelone. Il était libre penseur, militant et pédagogue libertaire, né le 10 janvier 1859 à Alella, dans une famille de paysans aisés, bien-pensante et cléricale (comme quoi, on peut s’en sortir) il était le treizième de quatorze enfants. Après une éducation religieuse, il travaille chez un marchand de draps. Celui-ci, libre penseur, l’initie aux idées nouvelles et l’aide dans ses études. En 1884 il adhère à la Franc-maçonnerie.
Le 19 septembre 1886, il prend part à un mouvement de révolte dirigé par le général républicain
Villacampa, destiné à renverser la monarchie. L’insurrection échoue et Ferrer est contraint à l’exil. A Paris, il devient professeur d’espagnol. En 1901, une de ses élèves, Melle Meunier, venant à mourir, lui lègue sa fortune (c’est pas à moi que cela arriverait).
Dès lors, il s’attache à la création d’une école laïque et rationaliste libérée de l’emprise de l’église, de l’Etat, des dogmes et des superstitions. Ainsi nait L’
école moderne de Barcelone, à laquelle s’ajoute une maison d’édition, qui publie journaux et revues. Mais Ferrer s’attire la haine de l’église qui détient le monopole de « l’éducation ».

Le 31 mai 1906, l’attentat de l’anarchiste Mateo MORRAL (contre le roi) sert de prétexte à la police pour perquisitionner l’école moderne où Mateo avait travaillé. Les professeurs sont arrêtés pour « complicité ». Après 13 mois de réclusion, Ferrer est jugé le 13 juin 1907 mais, devant l’absence de preuve, il est acquitté.
En juillet 1909, Ferrer est de passage à Barcelone lorsqu’éclate la grève générale contre l’intervention militaire au Maroc. C’est la
Semaine tragique. Rendu responsable de l’insurrection, il est jugé le 9 octobre 1909 par un tribunal militaire qui le condamne à mort, après une parodie de procès. Le 13 octobre il est fusillé dans les fossés de Montjuich, malgré les protestations qui affluent du monde entier.

 

Le 13 octobre 1909, au soir, dans de nombreuses capitales et ville d’Europe, se déroulent des manifestations. A Paris, de violents affrontements ont lieu avec la police, devant l’ambassade d’Espagne, des kiosques sont abattus des tramways renversés, des coups de feu claquent, une dizaine de manifestants sont blessés, mais également le préfet Lépine et un agent qui décèdera à l’hôpital. Une nouvelle manifestation de protestation aura lieu qui réunira 60 000 personnes.
Des meetings et manifestations auront lieu à Bruxelles, Gand, Anvers, Liège, Londres, Milan, Naples, New York, etc. Drapeau en berne sur l’Hôtel de Ville de Lisbonne, campagne de protestation à Rome, Turin, Vienne, Genève, Prague, Chicago, etc.
C’est seulement le 13 octobre
1990 que le Maire de Barcelone inaugurera dans les jardins de Montjuïc un monument (ici à droite, copie de celui de Bruxelles) lui rendant hommage, sans toutefois signaler son identité libertaire.

A propos de pédagogie, hier soir se tenait le dernier débat entre les rescapés de la primaire citoyenne. Et bien très franchement, trop c’est trop; on frise l’overdose, on s’ennuie fermement. Ces deux là n’ont qu’une seule idée: jusqu’où ne pas aller trop loin…Attirer les écolos, amadouer les Montebourgeois, rassurer les centristes, et tout cela sans désespérer Billancourt. Décidément, entre pédagogie et démagogie…

Allez, cela suffit pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

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