EN SORTANT DE L’ECOLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’école émancipée et du veau jardinière réunis, bonjour !

Nous sommes le 08 octobre 2011, 17è jour de vendémiaire dédié à la citrouille.

 

Le 8 octobre 1966 voit la mort d’un grand pédagogue, pacifiste, syndicaliste et libertaire, je veux parler de Célestin FREINET.

Il était né 70 ans plus tôt dans les Alpes-Maritimes et s’était très vite dirigé vers l’enseignement. En 1912, il entre à l’école normale d’instituteurs de Nice. Il est mobilisé en 1915 et gravement blessé en octobre 1917.

Dès 1924, il introduit une imprimerie dans sa petite classe rurale et collabore à des journaux comme « l’école émancipée » qui rendent compte de ses travaux. Il met au point une pédagogie populaire fondée sur le respect des enfants (expression libre notamment). En 27, il crée avec un petit groupe d’enseignants, la coopérative de l’enseignement laïc. C’est ce groupe qui va produire le film de Yves Allégret « la pomme de terre » avec les frères Prevert comme acteurs. Pris pour cible par l’extrème droite, il sera poussé à la démission en 34.

C‘est à Vence qu’il va ouvrir « l’école Freinet » avec sa compagne Elise. L’arrivée du front populaire va lui permettre de poursuivre ses recherches et l’école accueillera en 37 de jeunes espagnols victimes de la guerre. Arrêté en 40 il est interné dans divers camps du sud de la France avant d’être assigné à résidence. Il rejoint le maquis FTP de Briançon et animera le comité départemental de libération de Gap. C’est le film de Chanois, « l’école buissonnière » qui va populariser le mouvement Freinet mais il faudra attendre 1964 pour qu’il soit reconnu par les autorités.

Après sa mort, sa compagne Elise poursuivra la gestion de l’école jusqu’en 1981 puis, leur fille Madeleine reprendra le flambeau jusqu’en 91, date où l’école rejoindra le giron de l’éducation nationale. J’ai eu le bonheur de côtoyer Paul le Bohec (ici en photo à gauche) compagnon historique de Célestin et Elise Freinet; il a su me faire partager sa passion pour une éducation libre, émancipatrice et respectueuse de l’enfant. Quand on assiste aux coups qui sont portés aujourd’hui au service public de l’éducation, on mesure tout le travail de ces grands anciens. Au cours de la primaire citoyenne on a beaucoup entendu les candidats faire preuve de surenchères quand au nombre de postes qu’ils allaient créer. Je n’ai guère entendu de propositions relatives à une pédagogie ouverte, active, offrant à l’enfant toutes les possibilités d’exprimer sa personnalité.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

3 commentaires

  1. Sceptique

    Ses principes, et ceux de méthodes comparables, sont admirables, mais ne peuvent être généralisés .
    Leur imitation dans l’ensemble de l’école primaire est à l’origine du bas niveau en fin de cycle d’un grand nombre d’élèves.

  2. jancyve

    35fa86b8e4de724db1ea72f2c99ca135? « > Très très bien ce billet,autre chose, j’ai eu l’occasion de côtoyer le frère de Cohn Bendit à Saint-Nazaire il a crée une école pour les ados en rupture de secondaire, j’ai un vague neveu que sa méthode a réussi à épanouir et qui fait depuis quelques années les beaux jours de la mairie de Saint-Nazaire comme attaché de communications

    Bon vent à l’ermitage de Keramoal

  3. Stéphanie

    c2ddcafaffc04d44f909b957b88b0152? « > Franchement c’est désespérant… Je crois qu’il y a quelqu’un de bien placé qui doit détester les enfants, parce que les pauvres ne sont pas gâtés. Et autant dire qu’il vaut mieux avoir des facilités d’apprentissage et d’adaptation ! (Heureusement que les petits enfants Keramoal ont l’intelligence de l’ermite, hein ?…)
    Sinon, rien à voir : http://www.rue89.com/2011/10/08/la-cour-de-cassation-etend-le-droit-de-la-presse-aux-blogs-225347

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