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DE MILLIAU A JEFFERSON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’apathéia* et du ris de veau aux morilles réunis, bonjour !

*C’est la tranquillité de l’âme d’après Origène.

 

En ce 27 octobre ou encore 6è jour de brumaire, comme l’a souhaité Fabre d’Eglantine, nous célébrons l’Héliotrope. Il vous reste 65 jours avant de crier « Bonne année » à votre voisine de table qui en terminera avec son troisième éclair au chocolat. Quand à moi, je suis victime d’une flemmingite aigue qui m’amène à vous reproposer ce billet qui a déjà un an…Non sans y avoir rajouté une réflexion sur les banksters…

Les bretonnants eux, vont célébrer Saint Milliau: Roi ou  Comte de Bretagne, à l’époque on disait Duc, aux alentours de l’an 530. Petit fils d’Alain le long et fils de Budic 1er. On retrouve ce nom dans plusieurs communes du Finistère (29) et des Côtes d’Armor(22): Pluméliau, Ploumilliau et son fameux calvaire, Guimiliau et son retable, et bien sûr, la magnifique île Milliau en face de Trébeurden, dans les Côtes d’Armor cette fois, et qui fut habitée plusieurs milliers d’années avant l’arrivée des grands bretons comme en témoigne cette allée couverte (Ici à droite). Encore un qui ne devrait pas tarder à rejoindre la vallée des saints à Carnoët.

A cette époque là, les Bretons qui débarquaient de la grande île se regroupaient en petites colonies indépendantes, civiles pour les unes, les « Plou » et monastiques pour les autres, les « Lann ». Ce n’est qu’au fil des ans qu’ils formèrent petit à petit des semblant d’Etats: La Domnonée au Nord de l’Armorique,approximativement les Pays du Léon et de Tréguier, la Cornouaille à l’Ouest et « Bro-weroc », le Vannetais au Sud. Miliau fut donc un des chefs de la Cornouaille. C’est pas fantastique ça mes body boys ?

Ici à gauche, le fameux retable de Guimiliau, (remarquez le style flamboyant-Renaissance), à ne pas confondre avec Lampaul-Guimiliau qui, à quelques kilomètres possède aussi un enclos paroissial parmi les plus beaux de Bretagne, par contre, le potier, installé sur la même place, n’est pas des plus commerçants. A noter que parfois l’orthographe utilisée est « Milio ». oui, je sais, c’est compliqué…

Voila pour le côté « Guide vert », pour le Gault & Millaut, je ne sais pas si il y a un lien avec notre saint pas plus que pour le viaduc du même nom. Pour les visites, n’hésitez pas à réclamer la clé au bistro-épicerie-quincaillerie-dépôt de pain, en face de l’église…

Allez, comme le disait mon aïeule, longtemps avant J.M. Caradec, qu’elle est belle ma Bretagne quand elle pleut.

 


Tout à fait autre chose.

Merci à Nelly qui a eu la bonne idée d’attirer mon attention sur ce texte de JEFFERSON, 3è président des Etats Unis d’Amérique. Qui a dit qu’on ne refaisait pas l’histoire ?

« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques  priveront les gens de  toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession,  jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis »

Ceci étant, l’authenticité de cette déclaration est mise en doute par certains historiens. Apparemment la citation telle qu’elle est retranscrite dans l’article (et dans des centaines de livres) n’existe pas, mais elle est plutôt un conglomérat de phrases dites par Jefferson à différentes personnes à différentes périodes: Albert Gallatin, John Adams, John Taylor. 

Dommage que cette citation telle qu’elle circule sur le net en ce moment ne soit pas irréprochable mais en tout cas elle est bien dans le sujet et elle reflète une certaine sagesse collective des peuples qui sentent bien que les choses s’explique de cette façon cest à dire que le pouvoir bancaire privé dépouille les nations, nous dépouille, et nous mène à une catastrophe majeure d’une ampleur inconnue jusqu’ici.
Il semble d’ailleurs que la citation en question soit apparue sous forme imprimée, pour la première fois en 1937 donc peu après la crise de 1929 et en plein dans ses effets délétères sur l’économie, les peuples et les individus.


En attendant le retour des beaux jours, vous êtes toujours les bienvenus sur « les cénobites tranquilles », comme le temps, ça change tous les jours. Portez vous bien et à demain peut-être.