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MOURIR POUR DES IDEES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

 

Amis de la sérénitude et de l’omelette aux champignons réunies, bonjour !

Nous sommes le 22 octobre 2011, 1er jour de brumaire, dédié à la pomme dans le calendrier républicain mais où l’on fête les Salomé. Elle se reconnaîtra !

 

 Ce 22 octobre marque aussi le jour anniversaire de la naissance du grand, très grand Georges Brassens. Les cénobites tranquilles ne pouvaient passer sous silence cet évènement majeur.
Il est né en 1921 à Sète qui autrefois se nommait Cette, ceci pour la petite histoire. En 1940, agé de 19 ans, il monte à Paris et trouve asile chez Jeanne Le Bonniec que l’on retrouvera dans ses chansons plus tard. « La jeanne » et « la cane de Jeanne« , c’est pour son mari qu’il va écrire « chanson pour l’auvergnat« . En 1943 il est envoyé en Allemagne via le STO, service du travail obligatoire. Lors d’une permission, il s’évade et trouve refuge chez Jeanne où il se cache jusqu’à la fin de la guerre. Adhérent à la fédération anarchiste, il écrira de nombreux articles pour « Le libertaire »
En 47, il rencontre celle qui sera la compagne de toute une vie, Joha Heiman, d’origine estonienne, qu’il surnommait Püppchen, la petite poupée. Bien que ne vivant pas ensemble, ils resteront amants jusqu’à la fin. C’est pour elle qu’il écrivit « La non demande en mariage« .
C‘est Patachou qui va le faire découvrir au public et en 52, c’est le premier 33t. A la fin des années soixante, le fameux duo qu’il composait avec Pierre Nicolas à la contrebasse, s’enrichit d’un jeune guitariste de talent Joël Favreau. Une de ses chansons, les Deux Oncles, (tonton Nestor, vous eûtes tort, je vous le dis tout net…) où il renvoie dos à dos les deux camps opposés de la Seconde Guerre mondiale, lui vaut des inimitiés. Il en fera état dans une chanson ultérieure, Mourir pour des idées, ici en vidéo.
Il va mourir en octobre 1981. Il est inhumé, presque comme dans sa chanson Supplique pour être enterré sur la plage de Sète, non pas au cimetière marin de Sète où est enterré PaulValéry, mais au cimetière du Py, juste au-dessus de l’étang de Thau. Ce cimetière est aussi appelé « le ramassis » car c’est le cimetière dit « des pauvres » en opposition au cimetière marin qui domine la mer.
Voici la photo culte qui immortalise la rencontre des trois monstres sacrés de la chanson française, Brel, Ferré, Brassens. C’était le 6 janvier 1969 à l’initiative du journaliste de « Rock’n Folk » François-René Christiani, la photo est de Jean-Pierre Leloir. Cela s’est passé dans un petit appartement de la rue Saint Placide à Paris.
Georges Brassens a vendu environ 20 millions d’albums de son vivant, de 1953 à 1981, ce qui constitue un record pour quelqu’un ayant commencé à vendre de la musique dans les années 50 et dont le style était largement (et volontairement) hors mode en 1970. Avec Moustache et d’autres de ses amis, Brassens fit néanmoins une petite incursion dans le jazz avec Elégie pour un rat de cave, créé en hommage à sa compagne.

Je crois bien que Brassens est le premier chanteur dont je me souvienne avoir entendu la voix à la TSF, il ne m’a jamais quitté depuis. Je vais trouver une place tout en haut de ma galerie de portraits. La liste serait trop longue de tous ceux qui ont repris les chansons de Brassens de Paco Ibanez à Renaud en passant par Maxime le Forestier.

Bon et bien voila, les gelées sont là, la Toussaint n’est plus très loin, les trompettes de la mort ne vont pas tarder à montrer le bout de leur nez…En attendant la dégustation, portez vous bien et à demain peut-être.