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LA COLERE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la bamboche et du rhum arrangé réunis, bonjour!

Nous sommes le 21 octobre, c’est le dernier jour de vendémiaire, dédié au tonneau… Il vous reste 71 jours pour préparer le réveillon et six mois avant les élections présidentielles.

LES RENDEZ-VOUS DE MAI…

Ai-je besoin de le préciser, je ne suis pas un fan de l’alternance ! Par contre, j’appelle de mes vœux une véritable alternative. Une autre façon de voir et de concevoir la vie en société, frappé du coin de l’humanisme qui au siècle des lumières illuminait le monde. Cet immense espoir qui a irradié la planète en balayant les privilèges des nantis. Hélas, chassés par la porte ils sont revenus par la fenêtre. Ils ont abandonné leur particule mais la bête est toujours vivante. Elle se repaît sans discontinuer de la sueur des travailleurs, de leur maigre épargne, de leur force de travail, et surtout de leurs illusions. Elle se dissimule sous le masque de la nécessité, de l’évidence du « on-ne-peut-pas-faire-autrement », je crois que c’est Bretch qui disait:l’évidence est le refus de comprendre !

Car il s’agit bien de cela, comprendre que libéraux et socio-démocrates ont abandonné le mandat qui leur était confié par les peuples souverains au bénéfice des argousins, de leurs fonds de pension, de leurs agences de notation. Comprendre, quoique en ait dit De Gaulle (c’était en octobre 1966), que la politique se fait à la corbeille et non plus au parlement.

Oui, je crains que la gauche rose-bonbon, ne nous offre autre chose qu’une tiédasse alternance en mai 2012. Je crains qu’elle se refuse à s’attaquer aux racines du mal, tant les esprits sont aujourd’hui formatés à vénérer le veau d’or, le marché, le libéralisme, en un mot, le capitalisme. Je suis de ceux qui pensent que capitalisme et humanisme sont irrémédiablement inconciliables. Ces gens qui sont prèts (et qui sont près) à mettre à genoux des Etats, des populations, des pans entiers de l’industrie, à néantiser tout ce qui relève du service non marchand, à diligenter des guerres post-coloniales pour sauvegarder leurs intérèts pétroliers, à obérer l’avenir des générations futures par leurs délocalisations, leurs déforestations, leur nucléarisation, leurs OGM, le pillage des ressources naturelles, ces gens là n’ont que faire de justice sociale, d’équité, de partage.

Et oui, je crains que cette période soit celle des protestations molles, des reculades, des Don-quichotteries, des petits arrangements entre amis, et des la-mondialisation-nous-oblige… voilà pourquoi il est impératif que la gauche de la gauche pèse le plus lourd possible au soir du premier tour ; et ne me faites pas le coup du vote utile, de l’épouvantail Le Pen au second tour ou de la fuite des capitaux. Les peuples doivent reconquérir le pouvoir dont ils ont été spolié et si cela ne se fait pas dans les urnes, alors, princes qui gouvernez le monde, craigniez la colère de la rue. Je me souviens de cette chanson de Dominique Grange en 68.  

Quand on bâillonne la colère
La colère, la colère
Quand on bâillonne la colère
Elle fait le tour de la terre.

Voila pour les états d’âme du cénobite, un lecteur attentif (merci Glenn) me signale cette vidéo que je vous invite à consulter, http://www.rue89.com/2011/10/18/la-dette-publique-expliquee-aux-nuls-avec-morale-la-fin-225694 elle dure une petite dizaine de minutes mais vous ne regretterez pas le temps à elle consacré, en attendant la suite portez vous bien et à demain peut-être.