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PERE PEINARD & CENOBITE TRANQUILLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la démondialisation et de la saucisse de Molène réunies, bonjour !

Nous sommes le 12 octobre, 21è jour de vendémiaire dédié au chanvre, Cannabis Sativa, comme dirait le petit Nicolas qui connait toutes les plantes par leur nom savant. Savez vous que le mot de Canebière, cher aux marseillais, vient du mot chenevière qui désignait un champ de chanvre. Faut pas s’étonner que l’O.M. ait un peu de mal ces temps ci. Etonnant, non !

Tiens, avant le débat de ce soir entre nos deux grands révolutionnaires des primaires citoyennes, relisons Le père peinard, formidable journal d’Emile Pouget, et fêtons ensemble le 30 000è visiteur de ce modeste blog auquel vous voulez bien accorder un peu de votre temps.

« …Autre chose, les cénobites tranquilles a eu une sacrée veine : un peu partout, dans les cambrousses, comme dans les grandes villes, il s’est trouvé des bons bougres à qui il a tapé dans l’œil. Et les gars lui ont donné un bath coup d’épaule !

C’est pas le tout, en effet, de pisser des tartines à tire-larigot. Faut encore que ces tartines soient lues, mille bombes ! C’est à ça que se sont attelés les fistons. Et pourquoi donc se sont-ils tant grouillés ? Parce que les cénobites tranquilles n’a pas froid aux châsses, mille marmites ! Parce qu’il gueule toutes les vérités qu’il sait; même celles qui sont pas bonnes à dire ! Y en a qui vont jusqu’à affirmer qu’il a le caractère si mal bâti, que c’est surtout celles-là qu’il dégoise. Et puis, parce qu’il y a autre chose, nom de dieu ! Si les cénobites tranquilles gueule dur et ferme, c’est pas par ambition personnelle: la politique… ouh là là, faut pas lui en parler !

Oui, voilà la grande binaise. Si les bons bougres gobent les cénobites tranquilles , c’est parce que les cénobites tranquilles est un bon bougre kif-kif à eux: il est resté prolo, tout en pissant des tartines, – et y a pas de pet qu’il fasse sa poire comme un daim.

Et, sacré tonnerre, il ne flanchera pas ! Il continuera son petit bonhomme de chemin, cognant dur sur les exploiteurs, braillant ferme après tous les fumistes, criant à la chienlit derrière les députés et les sénateurs.

Et ça, en attendant le grabuge final, où on foutra en capilotade toute cette racaille.»

Texte extrait de :Le Père Peinard; Almanach du Père Peinard, 1894.

Emile Pouget (ici à gauche plongé dans la lecture de La voix du peuple) ne me tiendra pas rigueur de la supercherie, j’ai remplacé le nom de son journal le père peinard par celui d’un blog qui vous est cher.

Le journal de Pouget, dans un style bien particulier, à la fois mélange d’argot, de néologismes et d’expressions savoureuses de son cru, va faire des bourgeois, patrons, curés, militaires et autres profiteurs, ses cibles favorites.

Aujourd’hui, c’est sûr, Le père peinard serait un blog, leftblog assurément, dans lequel on pourrait lire les coups de gueule de son auteur ; mais je ne suis pas certain que François et Martine y soient particulièrement dorloté.

Ça c’était des blogueurs, milles marmites !

Allez, le bonjour vous va, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !