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« PAPIERS A CUL Un jour souffrant et tout pâleD’une colique autoritaire,Je me suis servi de mon livret militaire.N’allez pas m’accuser iciDe façon trop peu délicate,Ils usent à peu près ainsiDe leurs traités, les diplomates. » (…)

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Amis de la tautologie et du bœuf miro(n)ton réunis, bonjour !

Nous sommes le 31 octobre, 10è jour de brumaire dédié à la charrue…

C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition d’un chansonnier libertaire qui fit les belles heures de La Muse rouge. En voici un court portrait qui va venir s’accrocher aux cimaises de notre galerie.

 

Fils d’un ferblantier et d’une giletière, François-Henri Jolivet travailla dans une imprimerie, dans un atelier puis comme livreur. Mais sa passion pour la chanson l’emportait : dès l’âge de dix-sept ans, il chanta ses compositions dans les cafés concerts du boulevard Sébastopol. Il participa à une association de chansonniers amateurs, La Bellevilloise, et fut dès 1901 membre du Groupe des poètes et chansonniers révolutionnaires avec notamment Sébastien Faure, F. Mouret, Le Père Lapurge, Paul Paillette, etc..

Jolivet qui fut longtemps livreur, tirant une voiture à bras, composait ses chansons en arpentant les rues de Paris et les écrivait pendant ses haltes.

Pendant la Première Guerre mondiale, il entra dans le groupe La Muse rouge, dont j’ai souvent parlé ici, où, par dérision, il chantait habillé en poilu. Jolivet était un habitué des fêtes, des organisations et des journaux ouvriers, particulièrement de ceux qui maintenaient l’esprit pacifiste comme la Patrie humaine.

En mai 1930 il fut nommé membre du Comité directeur de La Muse Rouge aux cotés notamment de J.P. Monteil, Robert Bernard Fredy, Guérard, Toziny , Thulerelle, Coladant et Jane Monteil. En 1931, comme la majorité des chansonniers libertaires de la Muse rouge, il s’opposera à l’adhésion du groupe à la Fédération du théâtre ouvrier de France (FTOF) qui venait d’être fondée et était contrôlée par les communistes. Ce refus entraînera une censure et un boycott de la Muse par les organisations proches du PC. A droite sur la photo, on reconnait: Henri Poulaille,Léon Gerbe,Maurive Fombeure,Guignard,Aubry,T. Rémy. J’ai récupéré cette photo inédite sur le site d’Olivier Mathieu, dit Robert Pioche, candidat à l’académie française, j’espère qu’il ne m’en voudra pas de cet emprunt non-autorisé.

Son oeuvre comporte près de sept cents chansons ou monologues, parfois popularisés par les voix de Marguerite Greyval, Musidora et Édith Piaf. Cette dernière le soutint pendant ses dernières années alors qu’il était devenu presque invalide et aida à la publication de son oeuvre sous le titre : Chansons sociales et satiriques, Paris, 1956, avec une préface d’Henri Poulaille. Plusieurs de ces chansons avaient été publiées dans les revues Nos Chansons et La Muse Rouge (Paris, 25 fascicules de 1922 à 1934). Extrait :

« PAPIERS A CUL

Un jour souffrant et tout pâle
D’une colique autoritaire,
Je me suis servi de mon livret militaire.
N’allez pas m’accuser ici
De façon trop peu délicate,
Ils usent à peu près ainsi
De leurs traités, les diplomates. » (…)

Au début des années 1950, à près de 80 ans, il monta encore à Montmartre pour y chanter dans une soirée organisée au « Tire-bouchon » par les amis du chansonnier libertaire Henri Chassin. A sa mort le 31 octobre 1955 à Paris, F.H. Jolivet était le doyen de La Muse rouge. Il a été incinéré au Père Lachaise le 4 novembre accompagné de nombreux amis libertaires. Sources : Dictionnaire international des militants anarchistes. Ephémérides anarchistes.

Bon, et bien voila pour ce début de semaine, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

ENCORE UN BRUIT DE BOTTES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du contrepet et de la vache qui rit réunis, bonjour !

Nous sommes le 30 octobre, 9è jour de brumaire dédié à l’alisier (un coup a en faire des tonnes).

 Et comment va le monde madame Michu ? Maintenant que l’Irak c’est plié, l’Afghanistan quasiment bouclé, la Tunisie en voie d’islamisation, l’Egypte aux mains de l’armée, la Syrie sous l’oeil de l’Empire, la Libye aux abonnés absents, Il reste à s’occuper du grand méchant loup l’Iran…

Voici ce qu’écrit Charles Enderlin (correspondant de France 2 à Jérusalem) dans son blog du 28 octobre…Ça fait froid dans le dos !

 

« Nahum Barnea le principal éditorialiste du quotidien Yediot Aharonot sonne le tocsin!
En première page ce matin, sur trois colonnes, il pose la question: » Netanyahu et Barak ont-ils décidé de lancer une frappe sur le nucléaire iranien avant le début de l’hiver? Cela contre l’avis des chefs de l’armée, du Mossad, des renseignements militaires et du Shin Beth? Sans débat préalable au sein du gouvernement? Sans débat public?  »

En général Barnea est extrêmement bien informé.Visiblement son article a été autorisé par la censure militaire.

Meir Dagan, l’ancien chef du Mossad avait, après avoir quitté ses fonctions, révélé qu’avec les autres patrons du système sécuritaire empêché une frappe sur l’Iran.. « Cela aurait déclenché une guerre régionale« , a-t-il dit en ajoutant, « la période actuelle me rappelle celle qui a précédé la guerre d’octobre 1973 »

Alon ben Bavid le correspondant militaire de la chaine 10 a récemment publié un éditorial dans Haaretz, révélant qu’Ehoud Barak le ministre de la défense avait, au cours d’une réunion de l’état major – à l’époque où l’armée était commandée par le général Ashkenazi – accusé ces généraux d’être des « couilles molles » parce qu’ils s’opposaient à une attaque en Iran..

Selon des sources parlementaires, les visites, le mois dernier, de Leon Panetta le secrétaire américain à la défense et, avant lui de l’amiral Mike Mullen, le chef d’état major US avaient pour but principal de demander à Netanyahu et à Ehoud Barak s’ils les avertiront à l’avance de l’imminence d’une frappe israélienne en Iran. Ils n’ont pas eu de réponse.

Deux correspondants militaires israéliens de premier plan ont évoqué une telle possibilité. Le dernier en date étant Alex Fishmann, de Yediot Aharonot a même lié la libération de Shalit à une telle frappe. Est-ce une nouvelle opération psychologique destinée à faire pression sur la communauté internationale afin quelle durcisse les pressions sur l’Iran? Ou, alors une nouvelle guerre régionale est-elle sur le point d’éclater? »

Je n’ai aucune sympathie pour le régime des mollahs mais, on ne peut pas attaquer et bombarder un pays sur la simple suspicion d’une activité illicite. Par ailleurs, Israël, le Pakistan et l’Inde sont des membres de la communauté internationale plus condamnables que l’Iran, car ces pays ont refusé de signer le TNP et ont ensuite tout fait pour obtenir une bombe. Malgré cela, rien n’a été entrepris contre aucun d’entre eux par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Bon allez, faut toujours que je me prenne la tête avec ces truc là alors que je voulais faire ma pelouse une dernière fois avant l’hiver…Portez vous bien et à demain peut-être.

Il naît le 29 octobre 1854, à Laval (Mayenne), dans une famille bourgeoise. Elevé par sa mère jusqu’à l’âge de 12 ans, celle-ci est l’auteure d’un fameux livre « Tour de la France par deux enfants » publié en 1877 sous le pseudonyme de G. Bruno en référence à Giordano Bruno (voir le billet du 08 février 2010).

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Amis de l’oxymore et du kig ha farz réunis, bonjour !

Nous sommes le 29 octobre 2011, ce jour, 8è de brumaire, est dédié à la scorsonère, dite salsifis noir dont la racine est censée guérir de la morsure des vipères (scorzone en italien). Voici un court portrait d’un poète et philosophe libertaire, Jean-Marie GUYAU.

Il naît le 29 octobre 1854, à Laval (Mayenne), dans une famille bourgeoise. Elevé par sa mère jusqu’à l’âge de 12 ans, celle-ci est l’auteure d’un fameux livre « Tour de la France par deux enfants » publié en 1877 sous le pseudonyme de G. Bruno en référence à Giordano Bruno (voir le billet du 08 février 2010).

Il obtient une licence de philosophie à 17 ans. A dix-neuf ans, il est lauréat de l’Académie des Sciences morales et politiques, et à vingt ans, il donne à Paris ses premiers cours de philosophie au lycée Condorcet. A l’âge de trente ans, il a déjà écrit une dizaine d’ouvrages, fruits de son intense activité intellectuelle. Mais réfugié sur la Côte d’Azur, dans l’espoir de combattre par le soleil une maladie qui le minait, il succombe prématurément dans sa 34e année.
Il nous laisse sa poésie et ses ouvrages philosophiques : « Morale d’Epicure », et encore « Problèmes de l’esthétique contemporaine » et « l’Art au point de vue sociologique », mais c’est surtout à ses derniers ouvrages « Esquisse d’une morale sans obligation ni sanction » (1884) et «l’Irreligion de l’avenir » (1887) qu’il doit sa notoriété internationale et rejoint les préoccupations des anarchistes dans son approche d’une société libertaire et d’une morale au service de l’individu. Il sera abondamment cité par
Nietzsche dans son « Ecce homo ».

Voici une citation qui mérite qu’on s’y arrête un instant et qu’on y réfléchisse à deux fois avant d’envoyer un homme à la chaise électrique.
« Aussi longtemps qu’un criminel reste vraiment tel, il se place par cela même au-dessus de toute sanction morale; il faudrait le convertir avant de le frapper, et, s’il est converti, pourquoi le frapper ? »

Tiens, petite comptine pour Malone, en rapport avec ce qui suit…

 

A part cela, vous qui n’avez pas raté une miette de la leçon de morale du professeur Nicolas 1er, vous avez remarqué j’en suis sûr, la pauvreté intellectuelle des arguments… En bref, tous les maux de la terre sont dus aux 35 heures, à Mitterand, à la gauche irresponsable. Pour un peu il aurait entonné, c’est la faute à Voltaire. Lui, il a épargné au monde un cataclysme majeur, il est le sauveur suprême, le deus ex machina. Avec sa copine Angèle ils font un duo du tonnerre de Dieu ! Il faut que je fasse attention, ils sont bien capable de dégrader ma note, j’y tiens moi à « AAA ».

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA CONFITURE CA DEGOULINE…

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Amis de la Zététique et du mignon de porc réunis, bonjour !

Nous sommes le 28 octobre 2011, 7è jour de brumaire dédié à la figue…

Savez vous que Platon était un grand amateur de figue à tel point qu’il fut surnommé philosicos, celui qui aime les figues. On dit que la figue est sans doute le plus vieux fruit cultivé par l’homme, après la découverte en 2006, dans la vallée du Jourdain de neuf figues parthénocarpiques, c’est-à-dire ne produisant pas de graines et dont la culture nécessitait l’intervention de l’homme, en recourant à des boutures. Ces figues seraient vieilles de 11 400 ans.

Il existe à Vaison-la-romaine dans le Vaucluse une collection nationale de près de trois cents figuiers de toutes variétés. Mais le plus drôle c’est ceci : La couille du pape, est une confiture popularisée par le maître confiturier Francis Miot et réalisée avec une variété de figue de Provence. La couille du pape, dite aussi marseillaise, était offerte aux mendiants à la sortie de la messe de minuit le soir de Noël. On en fait maintenant des confitures. On prétend que son nom vient de l’époque où les papes séjournaient en Avignon et dont on vérifiait, lors de leur élection, la virilité vraie. Ceci en raison de la légende de la papesse Jeanne, qui aurait contraint depuis l’Église à procéder à une vérification rituelle de la virilité des papes nouvellement élus. Un ecclésiastique doit examiner manuellement les organes génitaux, au travers d’une chaise percée. L’inspection terminée, il peut s’exclamer « Duos habet et bene pendentes » (« il en a deux, et bien pendantes »), ce à quoi le chœur des cardinaux répond : « Deo gratias » (« rendons grâce à Dieu »). C’est Francis Miot, fondateur à Uzos, de « La maison Francis Miot. Féerie gourmande », qui a lancé cette production dont il a déposé la marque au même titre que deux autres de ses productions phares Cucu la praline et les fameuses Coucougnettes du Vert Galant dont j’ai déjà parlé ici. L’homme ne manque pas d’humour, outre ses marques déposées, il a créé aussi les tétons de la Reine Margot et les Galipettes. A mon avis, on ne doit pas s’ennuyer dans sa cuisine.

 

L‘actualité étant d’une telle tristesse qu’un canal s’est pendu dirait le grand Brel. Je n’ai vraiment pas le cœur a commenter les gesticulations de nos dirigeants européens, ni l’intervention télévisuelle de Nicolas 1er, ni les délires de Laurent Wauquiez sur le logement social, ni les licenciements prévus par Peugeot-Citroën, ni les innondations en Thaïlande, ni l’augmentation de ma taxe d’habitation, ni le premier album de Pierre bellemare, ni l’augmentation du chomage, ni…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

DE MILLIAU A JEFFERSON…

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Amis de l’apathéia* et du ris de veau aux morilles réunis, bonjour !

*C’est la tranquillité de l’âme d’après Origène.

 

En ce 27 octobre ou encore 6è jour de brumaire, comme l’a souhaité Fabre d’Eglantine, nous célébrons l’Héliotrope. Il vous reste 65 jours avant de crier « Bonne année » à votre voisine de table qui en terminera avec son troisième éclair au chocolat. Quand à moi, je suis victime d’une flemmingite aigue qui m’amène à vous reproposer ce billet qui a déjà un an…Non sans y avoir rajouté une réflexion sur les banksters…

Les bretonnants eux, vont célébrer Saint Milliau: Roi ou  Comte de Bretagne, à l’époque on disait Duc, aux alentours de l’an 530. Petit fils d’Alain le long et fils de Budic 1er. On retrouve ce nom dans plusieurs communes du Finistère (29) et des Côtes d’Armor(22): Pluméliau, Ploumilliau et son fameux calvaire, Guimiliau et son retable, et bien sûr, la magnifique île Milliau en face de Trébeurden, dans les Côtes d’Armor cette fois, et qui fut habitée plusieurs milliers d’années avant l’arrivée des grands bretons comme en témoigne cette allée couverte (Ici à droite). Encore un qui ne devrait pas tarder à rejoindre la vallée des saints à Carnoët.

A cette époque là, les Bretons qui débarquaient de la grande île se regroupaient en petites colonies indépendantes, civiles pour les unes, les « Plou » et monastiques pour les autres, les « Lann ». Ce n’est qu’au fil des ans qu’ils formèrent petit à petit des semblant d’Etats: La Domnonée au Nord de l’Armorique,approximativement les Pays du Léon et de Tréguier, la Cornouaille à l’Ouest et « Bro-weroc », le Vannetais au Sud. Miliau fut donc un des chefs de la Cornouaille. C’est pas fantastique ça mes body boys ?

Ici à gauche, le fameux retable de Guimiliau, (remarquez le style flamboyant-Renaissance), à ne pas confondre avec Lampaul-Guimiliau qui, à quelques kilomètres possède aussi un enclos paroissial parmi les plus beaux de Bretagne, par contre, le potier, installé sur la même place, n’est pas des plus commerçants. A noter que parfois l’orthographe utilisée est « Milio ». oui, je sais, c’est compliqué…

Voila pour le côté « Guide vert », pour le Gault & Millaut, je ne sais pas si il y a un lien avec notre saint pas plus que pour le viaduc du même nom. Pour les visites, n’hésitez pas à réclamer la clé au bistro-épicerie-quincaillerie-dépôt de pain, en face de l’église…

Allez, comme le disait mon aïeule, longtemps avant J.M. Caradec, qu’elle est belle ma Bretagne quand elle pleut.

 


Tout à fait autre chose.

Merci à Nelly qui a eu la bonne idée d’attirer mon attention sur ce texte de JEFFERSON, 3è président des Etats Unis d’Amérique. Qui a dit qu’on ne refaisait pas l’histoire ?

« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques  priveront les gens de  toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession,  jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis »

Ceci étant, l’authenticité de cette déclaration est mise en doute par certains historiens. Apparemment la citation telle qu’elle est retranscrite dans l’article (et dans des centaines de livres) n’existe pas, mais elle est plutôt un conglomérat de phrases dites par Jefferson à différentes personnes à différentes périodes: Albert Gallatin, John Adams, John Taylor. 

Dommage que cette citation telle qu’elle circule sur le net en ce moment ne soit pas irréprochable mais en tout cas elle est bien dans le sujet et elle reflète une certaine sagesse collective des peuples qui sentent bien que les choses s’explique de cette façon cest à dire que le pouvoir bancaire privé dépouille les nations, nous dépouille, et nous mène à une catastrophe majeure d’une ampleur inconnue jusqu’ici.
Il semble d’ailleurs que la citation en question soit apparue sous forme imprimée, pour la première fois en 1937 donc peu après la crise de 1929 et en plein dans ses effets délétères sur l’économie, les peuples et les individus.


En attendant le retour des beaux jours, vous êtes toujours les bienvenus sur « les cénobites tranquilles », comme le temps, ça change tous les jours. Portez vous bien et à demain peut-être.

 


 

 

LE CERCLE DES POETES RETROUVES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du club des poètes disparus et du poulet basquaise réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 26 octobre, 5è jour de brumaire dédié à l’oie…En Belgique, ils n’ont toujours pas de gouvernement mais ils ont des poètes… Pour agrémenter notre galerie de portraits, aujourd’hui quelques mots à propos de NORGE, décédé un 26 octobre, pseudo de Georges MOGIN, grand poète belge dont de très beaux textes furent interprétés par Jeanne MOREAU. Par exemple: Fille d’amour. .

 

«  La poésie ne verra peut-être jamais les îles promises, mais elle demeure au sommet du grand mât la vigie passionnée. Elle connait les vagues par leur nom. L’équipage s’endort. Elle veille.  »

Ou encore:

«Je mets beaucoup d’ordre dans mes idées.
Ca ne va pas tout seul:
Il y a des idées qui ne supportent pas l’ordre
Et qui préfèrent crever.
À la fin j’arrive à avoir beaucoup d’ordre,
Et presque plus d’idées.»

Géo Norge

En compagnie de Raymond Rouleau, il fonde, en 1925, le théâtre du Groupe libre, un groupe avant-gardiste et éphémère qui mettra en scène Cocteau, entre autres. Norge meurt à Mougins, en 1990, précédé de quelques années par sa femme. Il est enterré dans le cimetière du Grand Jas à Cannes.

 «Avec Henri Michaux, Geo Norge est le poète contemporain belge qui a le plus contribué à la vitalité de la poésie francophone. Comme il ne se prenait pas beaucoup au sérieux, on a souvent tendance à ne pas le prendre au sérieux. C’est un tort : sa poésie, pour légère qu’elle puisse paraître (dans le sens où la poésie de Charles Cros, de Germain Nouveau ou de Jules Laforgue est légère) n’en rend pas moins compte d’une palette étendue de bouleversements intérieurs, où, entre autres, la foi et le désespoir ont chacun leur tour. Comme René Depestre, Max Jacob, Desnos, il ne joue pas au poète, il est « le plus naturellement du monde poète » et plutôt que d’essayer de nous impressionner par des acrobaties verbales, il voudrait bien nous parler et nous rejoindre. Sa langue colorée, charnelle, vivante, joueuse, sa « langue verte » pour emprunter le titre d’un de ses livres publiés à la NRF, y parvient le plus souvent.» Piers Tenniel

La vie et l’oeuvre de Norge ont été évoquées par son ami Marc Alyn dans la collection « Poète d’Aujourd’hui » de Pierre Seghers. C’est donc une poésie très neuve qui caractérise Norge, elle a pour modèles la chanson populaire et les fables, s’attache à décrire, à force d’argot, des anecdotes de la vie des gens simples, ceux d’en-bas, et se moque continuellement de la poésie « noble », c’est-à-dire de presque toute la poésie.

Et bien voila pour ce mercredi, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

FAUT PAS CHARIA NON PLUS…

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Amis de la démocratie lumineuse et du pied de cochon réunis, bonjour!

Nous sommes le 25 octobre, 4è jour de brumaire dédié à la betterave. Depuis hier, sur la pointe Finistère, ça jette l’eau, comme dit Jean-Yves, et le baromètre est au plus bas. Je crains fort que le moral des démocrates libyens soit lui aussi au plus bas avant peu, si j’en juge par les déclarations du nouveau « chef ».

Le président du CNT, Mustapha Abdel Jalil, a indiqué que « toute loi qui violera la charia sera légalement nulle et non avenue ».

 

 

 

 

 

 

 

Le président du Conseil national de transition (CNT) Mustapha Abdel Jalil a répété, dimanche, à Benghazi, où la « libération » de la Libye a été proclamée, que la législation du pays sera fondée sur la charia (loi islamique). « En tant que pays islamique, nous avons adopté la charia comme loi essentielle et toute loi qui violera la charia sera légalement nulle et non avenue », a indiqué Abdel Jalil devant des dizaines de milliers de personnes réunies pour une cérémonie de proclamation de la « libération » du pays. Faut-il rappeler que ce monsieur est ancien ministre de Kadhafi, et c’est lui en tant que président de la cour d’appel de Tripoli, qui a confirmé par deux fois la peine de mort des infirmières bulgares. Désigné comme président du Conseil national de transition (CNT) le 05 mars 2011, par les conseils dirigeants des villes libyennes tenues par l’opposition. Il déclara alors souhaiter l’instauration d’« un État libre, démocratique, fondé sur des institutions gouvernementales sans caractère ni nature religieux.»

À la mi-septembre, le chef des autorités de transition avait déjà affirmé que l’islam serait la principale source de législation dans la nouvelle Libye et avait rejeté toute « idéologie extrémiste ». Dimanche, il a cité en exemple la loi sur le divorce et le mariage qui, sous le régime de Muammar Kadhafi, interdisait la polygamie et autorisait le divorce. « Par exemple, la loi sur le divorce et le mariage (…), cette loi est contraire à la charia et elle n’est plus en vigueur », a indiqué Mustapha Abdel Jalil.

Il a également annoncé l’ouverture de banques islamiques en Libye qui, conformément à la loi islamique, interdisent de toucher des intérêts. « Il y a de bonnes intentions derrière la régulation de la loi sur les banques. Nous cherchons en particulier à établir des banques islamiques qui (…) interdiront l’usure dans l’avenir, selon la tradition islamique », a-t-il indiqué.Sources:AFP.

Bon, et bien voilà une méchante dictature remplacée par une gentille démocratie…Il ne reste plus qu’à espérer que la petite fille qui brandit sa pancarte où il est écrit: «Nous voulons la liberté» pourra y goûter avant de se faire voiler la face…Inch allah !

Allez, en attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

 

C’EST DU BRUTAL…

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Amis de la numérologie et de la crêpe dentelle réunies, bonjour !

Nous sommes le 24 octobre, troisième jour de brumaire dédié à la poire, et vous lisez le 777è billet des « cénobites tranquilles ».

Dans la Bible, Josué conduisit son armée autour de l’enceinte de la ville pendant sept jours et il était accompagné par sept prêtres, portant sept trompettes. Le septième jour, il a encerclé Jéricho à sept reprises et a crié, puis les murailles tombèrent.

Je crains, hélas, qu’il faille plus de 777 manifs pour faire tomber les murailles de la finance internationale et mettre à mal ce Moloch des temps modernes. Au lendemain de la première guerre punique, dans laquelle s’étaient affrontés Carthage et Rome, les mercenaires engagés par Carthage, lassés d’attendre une solde cent fois promise et jamais payée, firent le siège de Carthage. Les mercenaires, emmenés par Mâtho, crevèrent les tuyaux de l’aqueduc qui ravitaillait la cité en eau potable. Plutôt que de payer enfin ses dettes, le Conseil des Anciens décida alors de réitérer le Moloch. Chaque famille de Carthage, et non plus seulement les nobles, dut livrer un enfant pour le sacrifice. La foule commença à défiler, jetant au feu, à travers l’énorme bouche incandescente, bijoux et richesses. Des membres du clergé, les Dévoués, s’appliquèrent mille supplices, se perçant la poitrine de pointes de fer, , se fendant les joues, sa lacérant tout le corps. Puis l’on poussa le premier enfant. Un prêtre étendit sa main sur lui, et le chargea de tous les péchés du peuple pour satisfaire la colère de Baal.

Aujourd’hui, le dieu féroce de la spéculation réclame aux peuples de nouveaux sacrifices. Et je cède la plume à Eva du blog : http://r-sistons.over-blog.com/ la « crise est là, politique, économique, financière, sanitaire, environnementale, morale, sociale… Quelle crise, exactement ? Celle du Système Capitaliste, devenu financier et spéculatif, destructeur de souverainetés,  de sociétés, de liens, d’individus, d’emplois, de protections sociales… au bénéfice d’une caste militaro-financière prédatrice, impérialiste, va-t-en guerre, baptisée abusivement « l’élite », et composée de psychopathes arrogants, cupides, sans scrupules, eux-mêmes relayés par des gouvernements et des médias aux ordres, serviles. Et la crise peut déboucher, comme en 1929, sur un chaos général et sur une guerre…. Au final, ce sont les peuples, les citoyens, qui sont sacrifiés. Constamment manipulés, notamment par la propagande pro-libéralisme et pro-guerre déversée dans les médias, ils ne réagissent pas et subissent de plein fouet le contre-coup de politiques totalement contraires à leurs intérêts, supprimant toujours plus leurs ultimes protections, en particulier sociales, et les livrant pieds et poings liés au Grand Capital qui se servira d’eux pour s’enrichir toujours plus quel que soit le coût social, humain, environnemental… Seule une riposte de masse, concertée, pourra venir à bout de ces politiques malfaisantes, tendant toujours plus à asservir les individus à l’Argent, au Grand Patronat, aux Gouvernements, quand ils ne sont pas purement et simplement considérés comme des esclaves, des cobayes ou de la chair à canons, au seul bénéfice des multinationales de mort. »

Bon allez, comme disent les tontons flinguers, c’est du brutal, c’est copieux mais ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement. Portez vous bien et à demain peut-être

LE MARCHAND DE SABLE VA PASSER…

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Amis de notre vieille planète et du ris de veau réunis, bonjour!

Nous voici le 23 octobre, deuxième jour de brumaire dédié au céleri. Pendant que le petit peuple grec danse le sirtaki devant ses députés qui votent l’austérité, à l’autre bout du monde, les requins poursuivent sans relache leur festin…

La terre du Canada renferme l’un des plus grands gisements de pétrole « exploitable » du monde : « exploitable » si vous acceptez de détruire de façon irréversible une surface de l’ordre de celle de l’Angleterre jusqu’alors occupée par l’un des plus grandes forêts du monde et l’une des dernières à être totalement intacte.
C’est exactement ce qui se passe maintenant. C’est le plus grand projet industriel de tous les temps, le plus grand investissement industriel jamais réalisé, et c’est aussi la promesse de la création d’un petit enfer sur Terre.

Le pétrole est contenu dans le sable ou la roche qui agit comme une éponge. [Le pétrole n’est pas contenu dans un immense réservoir géologique comme c’est le cas dans un gisement conventionnel]. Pour l’extraire il ne s’agit pas de le pomper mais d’extraire les sables bitumineux, de les presser, et de les chauffer. Le processus utilise plus d’eau qu’une ville de deux millions d’habitants et produit le chiffre astronomique de 36 millions de tonnes de CO2 par jour, plus que 1,3 millions de voitures !

La quantité d’énergie nécessaire à l’extraction est gigantesque. Pour la seule année 2007, 30 millions de mètres cube de gaz naturel ont été utilisés - par jour – pour extraire le pétrole ; le gaz lui même obtenu par la technique de fracturation hydraulique. Les réservoirs d’eaux contaminées sont si grands qu’ils peuvent être vus de l’espace formant des lacs toxiques qui rejettent onze millions de litres d’eau par jour dans la nature, les rivières, les nappes phréatiques elles-mêmes sources d’eau potable pour les habitants de la région. Les compagnies pétrolières ont investi 120 milliards de dollars dans l’exploitation des sables bitumineux et le Président Obama est maintenant face à la proposition de construire un réseau d’oléoducs gigantesque au travers des Etats-Unis, réseau appelé Keystone XL et destiné à transporter le pétrole dans tout le pays et dans le monde entier.

Sources

Et keskidi Fanch? Allez, l’apocalypse est en marche, ça ne fait rien, portez vous bien et à demain peut-être.


MOURIR POUR DES IDEES…

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Amis de la sérénitude et de l’omelette aux champignons réunies, bonjour !

Nous sommes le 22 octobre 2011, 1er jour de brumaire, dédié à la pomme dans le calendrier républicain mais où l’on fête les Salomé. Elle se reconnaîtra !

 

 Ce 22 octobre marque aussi le jour anniversaire de la naissance du grand, très grand Georges Brassens. Les cénobites tranquilles ne pouvaient passer sous silence cet évènement majeur.
Il est né en 1921 à Sète qui autrefois se nommait Cette, ceci pour la petite histoire. En 1940, agé de 19 ans, il monte à Paris et trouve asile chez Jeanne Le Bonniec que l’on retrouvera dans ses chansons plus tard. « La jeanne » et « la cane de Jeanne« , c’est pour son mari qu’il va écrire « chanson pour l’auvergnat« . En 1943 il est envoyé en Allemagne via le STO, service du travail obligatoire. Lors d’une permission, il s’évade et trouve refuge chez Jeanne où il se cache jusqu’à la fin de la guerre. Adhérent à la fédération anarchiste, il écrira de nombreux articles pour « Le libertaire »
En 47, il rencontre celle qui sera la compagne de toute une vie, Joha Heiman, d’origine estonienne, qu’il surnommait Püppchen, la petite poupée. Bien que ne vivant pas ensemble, ils resteront amants jusqu’à la fin. C’est pour elle qu’il écrivit « La non demande en mariage« .
C‘est Patachou qui va le faire découvrir au public et en 52, c’est le premier 33t. A la fin des années soixante, le fameux duo qu’il composait avec Pierre Nicolas à la contrebasse, s’enrichit d’un jeune guitariste de talent Joël Favreau. Une de ses chansons, les Deux Oncles, (tonton Nestor, vous eûtes tort, je vous le dis tout net…) où il renvoie dos à dos les deux camps opposés de la Seconde Guerre mondiale, lui vaut des inimitiés. Il en fera état dans une chanson ultérieure, Mourir pour des idées, ici en vidéo.
Il va mourir en octobre 1981. Il est inhumé, presque comme dans sa chanson Supplique pour être enterré sur la plage de Sète, non pas au cimetière marin de Sète où est enterré PaulValéry, mais au cimetière du Py, juste au-dessus de l’étang de Thau. Ce cimetière est aussi appelé « le ramassis » car c’est le cimetière dit « des pauvres » en opposition au cimetière marin qui domine la mer.
Voici la photo culte qui immortalise la rencontre des trois monstres sacrés de la chanson française, Brel, Ferré, Brassens. C’était le 6 janvier 1969 à l’initiative du journaliste de « Rock’n Folk » François-René Christiani, la photo est de Jean-Pierre Leloir. Cela s’est passé dans un petit appartement de la rue Saint Placide à Paris.
Georges Brassens a vendu environ 20 millions d’albums de son vivant, de 1953 à 1981, ce qui constitue un record pour quelqu’un ayant commencé à vendre de la musique dans les années 50 et dont le style était largement (et volontairement) hors mode en 1970. Avec Moustache et d’autres de ses amis, Brassens fit néanmoins une petite incursion dans le jazz avec Elégie pour un rat de cave, créé en hommage à sa compagne.

Je crois bien que Brassens est le premier chanteur dont je me souvienne avoir entendu la voix à la TSF, il ne m’a jamais quitté depuis. Je vais trouver une place tout en haut de ma galerie de portraits. La liste serait trop longue de tous ceux qui ont repris les chansons de Brassens de Paco Ibanez à Renaud en passant par Maxime le Forestier.

Bon et bien voila, les gelées sont là, la Toussaint n’est plus très loin, les trompettes de la mort ne vont pas tarder à montrer le bout de leur nez…En attendant la dégustation, portez vous bien et à demain peut-être.