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A L’OUEST RIEN DE NOUVEAU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des béatitudes et du maquereau à la bretonne réunis, bonjour !

Et bien voilà, ca y est, nous sommes le 25 septembre ! Et alors ? Heu, rien. Ah si, c’est le 4è jour de vendémiaire dédié à la colchique. Jolie plante, quoique aussi toxique qu’un prêt bancaire. Elle doit son nom à Colchide où habitait la magicienne Médée. Vous vous souvenez de la fameuse chanson Colchique dans les prés…Elle a été créée par une cheftaine scoute francine Cockenpot et reprise par Francis Cabrel, étonnant non ?

Tout à fait autre chose.

C‘est aujourd’hui l’anniversaire de la disparition de Erich Maria Remarque. Adolescent j’avais été profondément marqué par la lecture de ses romans, sans doute (déjà) ma sensibilité antimilitariste…

REMARQUE Erich Maria (pseud. d’Erich Paul Remark). Ecrivain allemand. Né le 22 juin 1898 à Osnabrück, mort le 25 septembre 1970 à Locarno. Sans doute le romancier allemand contemporain  » le plus dénigré « . Fils d’un relieur, Remarque fait des études pour devenir instituteur lorsqu’il est appelé sous les drapeaux. Après la guerre, il exerce divers métiers : comptable, démarcheur, journaliste, rédacteur d’un journal sportif, il a même été vendeur de pierres tombales . C’est en 1929 que Remarque devient tout à coup célèbre, grâce à l’énorme succès remporté par son premier roman A l’Ouest rien de nouveau : traduit en vingt-cinq langues, l’ouvrage atteint en l’espace de dix-huit mois un tirage de 3,5 millions d’exemplaires !
Remarque s’installe ensuite en Suisse, à Ascona(1931), tandis que ses livres sont brûlés par les nazis (1933) et que la nationalité allemande lui est retirée. Goebbels tentera de le faire passer pour un juif ayant francisé son nom. Sa sœur Elfriede Scholz, condamnée à mort en Allemagne pour « atteinte au moral de l’armée », était décapitée à la hache à Plötzensee A partir de 1948, il réside alternativement à New York et en Suisse.

Il va fréquenter Marlène Diétrich et même épouser Paulette Godard. Remarque situe ses romans dans les moments sombres qui ont marqué l’histoire de sa génération : la Première Guerre mondiale (A l’ouest rien de nouveau), les débuts troublés de la République de Weimar, dans Le chemin du retour, la dépression économique et les années d’inflation, dans L’Obélisque noir, l’émigration, dans Arc de triomphe(1946), la dictature hitlérienne, avec Le Temps de vivre et le temps de mourir. Dans chaque situation, le romancier suit le destin d’individus qui cherchent à  » se tirer d’affaire « , à vaincre ce qu’ils considère comme une  » mal-chance « . Les faiblesses (ou les recettes ?) de Remarque sont évidentes : intrigue policière réunissant des personnages contrastés, approche a-historique des évènements, mythologie des attitudes  » viriles  » (le camarade, le traître, le hors la loi, …), philosophie anodine… On ne saurait néanmoins dénier à Remarque d’avoir dénoncé avec force, dans ses ouvrages, le militarisme, la guerre et la dictature. Preuve que les best-sellers peuvent parfois réveiller, et non pas endormir, la conscience du public. Sources:Université Lyon 2

Allez, on lui fait une petite place dans notre galerie de portraits. Portez vous bien et à demain peut-être.