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IL NE PEUT EN RESTER QU’UN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du calendrier des postes et de la terrine de maquereau réunis, bonjour !

Nous sommes le 17 septembre 2011. Comme vous le savez, vous qui suivez ce blog depuis un moment, le calendrier républicain comportait 12 mois de trente jours, c’est à dire 360 jours. Il a donc fallu trouver cinq jours supplémentaires que nos amis avaient nommé les sans-culottides. Le 17 septembre fait partie de ceux là et porte le joli nom de : jour de la vertu

Force est de constater (en vérité, je déteste cette expression) que deux siècles plus tard, la vertu républicaine s’est un peu égarée en cours de chemin. Il est vrai, comme le disait Napoléon Bonaparte que le mot de « vertu politique » est un non-sens… Il en connaissait un rayon.


Tout à fait autre chose, quoique.

 Bon, oui, je l’avoue, j’ai regardé le débat des primaires socialistes et je trouve qu’elles portent bien leur nom (les primaires)… Entre un F. Hollande raide comme un passe-lacet, omnibulé par la nécessité d’échapper à l’image de sa marionnette et un J.M. Baylet très Rad-Soc début du siècle (l’autre) et sa chemise improbable, il y a eu une Ségolène un peu (beaucoup) absente, pas vraiment concernée par le débat, peu inspirée et de toute évidence, ayant laissé son charisme habituel en Charentes-Poitou ; et puis Martine dont le principal souci fut de se démarquer de Hollande. Les jeunes coqs ont agité la crète, Montebourg en digne héritier de Dom Quichotte à été le seul a avoir le courage de « lacher » DSK pour l’ensemble de son œuvre (Sofitel & FMI), le seul à désigner sans ambage l’adversaire (la finance internationale) alors que de l’autre côté, Manuel Valls, se souvenant des sans-culottides s’ingéniait à jouer les pères-la-vertu. Drôle d’impression que d’assister à une resucée de Koh-lanta avec un Pujadas aussi naze que d’habitude dans le rôle de Denis Brogniart se demandant comment faire pour qu’enfin ils se foutent sur la gueule ; à moins que ce ne soit un remake du Maillon faible… Et pourtant, le public en veut, pour preuve les cinq millions de téléspectateurs, plus que Master chef (je dis cela pour Madamedansmacuizine).

En d’autres termes, je suis resté sur ma faim et je n’ai pas trouvé le souffle, le désir, le petit plus qui allume chez vous un feu intérieur et qui vous donne envie de suivre un homme, ou une femme, pour une grande aventure. Pour des millions de concitoyens, la sortie du nucléaire ou la dépénalisation du cannabis ou le retour de DSK ne sont pas les questions à l’ordre du jour. Il s’agit de savoir comment finir le mois quand ce n’est pas comment commencer la semaine. Comment en finir avec la voracité des spéculateurs qui nous tondent la laine sur le dos. Comment renvoyer à leurs chères (très chères) études les agences de notation. Comment donner du boulot à ceux qui en cherchent. Un logement aux autres.Comment en finir avec la destruction de notre vieille planète. Et procurer du pain à ceux qui n’en ont pas, Amen !

J’ai regretté que Mélenchon ne soit pas présent, le tableau de famille eut été complet et sans doute, le débat plus animé.

Bon allez, affaire à suivre, portez vous bien et à demain peut-être.