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SI TU NE VIENS PAS A LA CARDERE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la botanique pour les nuls et du perdreau de l’année réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 3 septembre qui correspond au 17è jour de fructidor dédié à la Cardère. Bon d’accord, vous l’aurez voulu: Si tu ne viens pas à la Cardère…

C‘est une plante qui ne manque pas de piquant, on l’appelle aussi le cabaret à oiseaux à cause de sa capacité à conserver l’eau dans ses feuilles, et qui, paraît-il, serait efficace dans le traîtement de la maladie de Lyme (c’est la maladie la plus fréquente transmise à l’homme par les tiques). Pour cela, il est conseillé de mettre la racine dans de la vodka, et de prendre 3 gouttes matin, midi et soir pendant un mois, puis de continuer 3 jours par mois pendant un an. Allez, cor’une p’tit’ goutte…


Tout à fait autre chose.

C‘est aujourd’hui le jour anniversaire de la disparition de JO JONES: C’est un batteur de jazz afro-américain. Il a eu plusieurs surnoms : « The Main Man », « Le drummer qui joue comme le vent », « Papa Jo ». Il a grandement influencé les batteurs de jazz par son swing. Il est considéré comme l’un des plus grands batteurs dans l’histoire du Jazz et est le premier représentant du four beat. J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire ici, les batteurs de jazz n’ont pas la place qu’ils méritent dans l’histoire; Papa Jo est à mes yeux l’un des plus grands.

Il a grandi en Alabama et a débuté sa carrière comme trompettiste et danseur de claquettes. Il a accompagné l’orchestre de Count Basie pendant quinze ans, exceptée la periode 44-46 pendant laquelle il est mobilisé.

Ici on le voit à l’oeuvre avec le Oscar peterson trio. Si c’est pas ça le swing…Je ne m’y connais pas!

Par la suite il va créer son propre groupe le Jo Jones trio et va jouer avec Billie Holidays, Lester Young, Illinois jacquet et bien d’autres.

On dit qu’un jour, Jo Jones envoya une cymbale aux pieds d’un jeune musicien lors d’une session d’improvisation. Ce dernier n’avait pas compris qu’il était temps pour lui de quitter la scène pour laisser sa place à d’autres… Jo Jones ne trouva pas d’autre moyen que celui-ci pour le lui faire comprendre ! Le jeunot s’appelait Charlie Parker !

Amusant non! Mais hélas, malgré la clémence estivale, tout n’est pas aussi drôle. Tiens, en Seine-Saint-Denis, la RATP a affrété un tramway pour « évacuer » 150 Rroms. Des images comme celle là, moi, ça me dérange car elles font remonter à la mémoire des pages noires et honteuses de notre histoire. Bien sur, les policiers qui accompagnaient ces roumains et ces bulgares pour cette mini croisière diront qu’ils n’ont fait qu’obéir aux ordres. Comme leurs prédécesseurs qui dirigeaient les bus vers le vel-d’hiv en juillet 1942.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.