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LE TOUR DU MONDE EN…ONZE ANS.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la marche à pied et de la madeleine de Proust réunies, bonjour !

Nous sommes le 30 septembre, autant dire la fin du mois, qui correspond au 9è jour de vendémiaire dédié au panais.

Le monde nous offre un spectacle de désolation dans lequel les copains et les coquins, les banquiers et leurs affidés, se goinfrent sur le dos des petites gens qui n’en peuvent mais. L’Empire tente d’imposer sa vision de la démocrassie à l’ensemble du monde à coup de G.I. et de bible créationniste, pour François, Martine et les autres, the show must go on. Au milieu de ce décor désespérant il est de petites histoires qui vous redonnent le sourire. Celle-ci est dédiée à l’ami Paul, grand marcheur devant l’éternel.

Oyez , braves lecteurs, l’histoire de Jean Béliveau.

 

Il traverse Kingston, au bord du lac Ontario, une des dernières étapes avant Ottawa et Montréal, son point de départ où il doit être accueilli en triomphe le 16 octobre.

Le tour du monde à pied en onze ans: parti pour oublier une dépression, revenu rayonnant de bonheur d’avoir réalisé son rêve, un Canadien quinquagénaire est sur le point de boucler un périple totalement inédit.

Grand, maigre, barbe grise de trois jours éclairée d’un large sourire, Jean Béliveau aligne de belles foulées derrière une poussette ornée du drapeau canadien et transportant son sac de couchage et quelques vêtements. Il traverse Kingston, au bord du lac Ontario, une des dernières étapes avant Ottawa et Montréal, son point de départ où il doit être accueilli en triomphe le 16 octobre. Il marche vite, essoufflant l’équipe de l’AFP qui le suit pendant 24 heures, mais sait s’arrêter pour grignoter sans se presser, raconter un souvenir ou bavarder avec des inconnus avec qui il établit le contact en un instant. L’aura qu’il dégage est celle d’une liberté totale: il ne sait pas où il va dormir, ne dépend de personne, n’a que très peu d’argent… Et cela dure depuis onze ans.

A Montréal, il retrouvera sa compagne Luce qui l’a soutenu tout au long de son extraordinaire aventure et créé son site internet, wwwalk.org. Jean a quitté la cité québécoise le 18 août 2000, le jour de ses 45 ans et après la faillite de sa petite entreprise d’enseignes lumineuses. Grand amateur de jogging, il décide de courir autour du monde pour effacer cet échec.

Luce et ses deux enfants d’une précédente union ne cherchent pas à le retenir. « C’est cool », commente à l’époque son fils Thomas Eric. Jean Béliveau court jusqu’à Atlanta, dans le sud des Etats-Unis, puis trouve un rythme plus lent pour ce qui semble être la plus longue marche ininterrompue autour du monde: plus de 75.000 km à travers 64 pays.

Entre-temps, Luce l’encourage à inscrire son projet dans le cadre de la décennie de l’Unesco 2000-2010 pour la non-violence et pour l’avenir des enfants du monde. En onze ans, il aura traversé déserts et montagnes. Il tombe amoureux au Mexique – pour neuf jours – porte turban et grande barbe au Soudan, mange des insectes en Afrique, du chien en Corée et du serpent en Chine, est escorté – lui, marcheur pour la paix – par des soldats aux Philippines. Il ne tombe sérieusement malade qu’une fois et se fait soigner avec succès en Algérie, n’est attaqué que par deux jeunes voleurs ivres en Afrique du Sud, et, arrêté à Addis Abeba sans savoir pourquoi, est relâché le lendemain.

Le plus grand moment de désespoir survient aussi en Ethiopie, où il se sent rejeté, sans contact avec les gens, y compris les enfants, qu’il rencontre sur son chemin. C’est Luce, de loin, qui le convainc de continuer. « Après la nourriture et le toit, l’homme a besoin du sentiment d’appartenance », commente-t-il aujourd’hui. En revanche, il est subjugué par la sympathie de l’immense majorité des gens qu’il croise, à commencer par les Américains. Il a certes dormi sous les ponts, dans des foyers pour sans-abri, voire dans des prisons, mais a souvent été invité à dormir et manger chez des gens séduits par son aventure. Du coup, parti avec 4.000 dollars et n’ayant jamais eu de sponsors, c’est approximativement la somme qu’il a dépensée chaque année, grâce à sa compagne, avec qui il communique souvent par Skype. Aujourd’hui, il n’a pas plus d’argent mais se sent enrichi. « Je suis parti vide, mais je suis revenu avec un bagage intellectuel », dit ce « libre penseur ». Il compte écrire un livre, donner des conférences et prôner « l’harmonie entre les gens et l’écoute de l’autre, le refus du rejet de l’autre ». Sur le plan personnel, c’est une histoire d’amour qui se termine bien. « Je suis sa Pénélope et il est mon Ulysse », dit Luce, qui est allée chaque année rejoindre son homme à Noël pour une semaine, indépendamment de la distance à parcourir. Sources:Le Point.fr

le site de Jean Béliveau

Allez, merci encore d’avoir fait le détour par « les cénobites tranquilles », portez vous bien et à demain peut-être.

AURAY, AURAY, 1O MN D’ARRET…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la Bretagne bretonnante et de la galette de Pleyben réunies, bonjour !

Nous sommes donc le 29 septembre jour de l’amaranthe (non il ne s’agit pas de celle à qui vous pensez…)

Il y a de cela fort longtemps se déroula la fameuse bataille d’Auray qui fut la dernière de la guerre de succession de Bretagne. Elle opposa une armée anglo-bretonne aux ordres de Jean IV de Montfort à une force franco-bretonne soutenant le parti de Charles de Blois.

La légende voudrait qu’en 1341, Jean III le Bon, duc de Bretagne de l’époque, sauva une sorcière du lynchage. Celle-ci, pour le remercier, lui offrit un jeune lévrier nommé Yoland dont elle déclara qu’il ne serait jamais fidèle qu’au duc de Bretagne. Bon, aujourd’hui, les princes ont leur conseiller en com.

C‘est la même année que va s’éteindre Jean le Bon, dont l’héritage revient à Jeanne de Penthièvre, épouse de Charles de Blois depuis 1337; ce qui provoque la colère de Jean de Montfort, frère du défunt Jean III, et se considérant donc comme héritier légitime.Vous êtes toujours avec moi?

C‘est alors que va débuter la guerre de succession de Bretagne. Au cours de celle-ci, Jean de Montfort tombe aux mains des adversaires français et meurt lors du second siège d’Hennebont. Au bout de quelques années, Jean IV de Montfort, fils de Jean le Bon (tout le monde suit?) ayant épousé la fille d’Édouard III, vient continuer le combat face à Charles de Blois, jusqu’à la fameuse bataille d’Auray (29 septembre 1364).

Les troupes de Charles de Blois sont alors à un jet de pierre de celles de Jean IV. Charles jette un regard à son lévrier fétiche, quand, tout à coup, l’animal se précipite vers les rangs ennemis (admirez la mise en condition du lecteur). Les capitaines de Charles de Blois ne savent que faire. Dans le camp des bretons bretonnants, on se souvient également de la prophétie voulant que Yoland (rappelez vous, c’est le nom du chien) n’appartienne qu’au duc de Bretagne. Le lévrier s’approche alors de Jean IV, se dresse sur ses pattes arrières, et vient lécher la main du cavalier: Yoland vient de faire allégeance aux armes.Ca vous rappelle quelque chose…

Et le soir même, Charles de Blois, n’était plus duc de Bretagne, périt au combat, tandis que le traité de Guérande, signé l’année suivante, fera de Jean IV de Montfort le légitime duc de Bretagne. (C’est lui qui fit édifier la fameuse tour Solidor à saint-Malo).En portrait à gauche (pas la tour, le duc). Après le combat, on retrouva le corps de l’animal inanimé, non pas qu’un soldat ait osé porté atteinte à cet être sacré, mais le lévrier ayant rempli sa mission, son coeur avait simplement cessé de battre. Soezhus eo neketa ! Etonnant non !


Voilà, c’était la petite histoire de papy Erwan. En attendant la prochaine, portez vous bien et à demain peut-être.

REMAKE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des seventies et du cresson nantais réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 28 septembre 2011, il fait beau sur la pointe Finistère, le Sénat est à gauche et, pour ne rien oublier, ce 7è jour de vendémiaire est dédié à la carotte.

Etant ce matin terriblement en retard sur mon planning (la vie de retraité n’est pas une sinécure) je re-poste un billet paru ici même il y a un an de cela sous le titre Seventies.

C‘est en effet en 1974 que paraît le film EMMANUELLE de Just Jaecking (c’est Just son prénom !) qui va propulser Sylvia Kristel au rang de star internationale. J’en parle aujourd’hui car elle est née un 28 septembre en 1952 aux Pays-Bas. C’était une petite fille très intelligente, il paraît qu’elle avait un QI de 145, ce qui lui a permis de sauter(déjà) plusieurs classes. Nous étions quelques années après 68, la libération des moeurs avait fait son chemin, l’érotisme cherchait le sien, et moi je cherchais le mien dans le socio-cul! c’était avant que Canal+ n’installe le porno sur ses écrans le samedi à minuit…
Elle parle couramment le néerlandais, le français, l’italien et l’anglais ce qui l’aide à débuter sa carrière de mannequin à 17 ans et de devenir Miss TV Europe… Quand bien même, ce rôle va lui coller à la peau toute sa vie, elle va aussi tourner dans des films de Mocky Un cercueil n’a pas de poches, de Chabrol Alice ou la dernière fugue, de Roger Vadim Une femme fidèle et même dans René la canne de Francis Girod.
J’ai vraiment un faible pour les années 70, du point de vue cinématographique. Imaginez: Tristana de Bunuel en 70 – Duel de Spielberg en 71 – en 72: L’attentat de Boisset, Cabaret de Bob Fosse, Fellini’s Roma. 73: Mean streets de Scorcese, Etat de siège de Costa-Gavras, Les noces rouges de Chabrol. 74: Dupont-Lajoie, Les valseuses. 76: Un après midi de chien de Lumet. 79: Apocalypse now de Coppola… Et je pourrai rallonger la liste tant cette décennie fut féconde en chefs- d’oeuvre. J’ajouterais, autres magnifiques créations, que mes deux gars sont nés dans les années 70 et ça, c’était pas du cinéma…
Pour en revenir à notre Emmanuelle, après une vie compliquée où elle sera confrontée à la maladie, l’alcool, la drogue et la tromperie de son deuxième mari qui va la dépouiller entièrement, elle se consacre désormais à la peinture aux Pays-Bas et connaît semble t-il, un certain succès. En 2006 elle a publié son autobiographie sous le titre de Nue dans lequel elle raconte son calvaire. Photo de droite, l’inoubliable et exceptionnel Alain Cuny qui lui donne la réplique dans Emmanuelle. Si vous avez l’occasion, ne ratez pas Le maître et la Marguerite d’après le roman de Boulgakov mis en scène par Petrovic. Peut-être dans une salle art et essai si il en reste…

A part cela, ce sont les grandes marées d’équinoxe et je suis censé aller ramasser de quoi constituer un plateau de fruits de mer.Si je veux pas rater la marée…

En vérité, je connais une excellente poissonnerie sur le port qui plus est, jouxte le Tara inn, fameux pub de la cité du ponant.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

TU NE TUERAS POINT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’isolexisme et du crabe mayo réunis, bonjour !

Je sais, O lettrés lecteurs, que vous n’ignoriez rien des figures de rhétorique. Néanmoins, petit rappel : L’isolexisme est une figure consistant à réunir au moins deux mots ayant la même racine, dans le but de créer un mot nouveau, un effet emphatique ou comique. Exemple que l’on doit à ce cher Prévert : « Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. »

voilà, nous sommes le mardi 27 septembre, 6è jour de vendémiaire dédié à la balsamine, jolie fleur s’il en est. J’adore les dames du calendrier républicain…


Tout à fait autre chose.

La semaine dernière, deux hommes sont morts, assassinés tout à fait légalement. L’un en Géorgie, Troy Davis, dont les fortes probabilités d’innocence ont mobilisé l’opinion internationale. L’autre, Lawrence Brewer, membre du Ku Klu Klan, probablement coupable d’un meurtre abject, a été exécuté au Texas. « L’un est noir, l’autre blanc. On ne doit pas condamner à mort un Noir innocent : cela est évident. Mais il faut dire aussi pourquoi on ne peut pas non plus condamner à mort un Blanc coupable, car pour le condamner on recourt à une procédure qui comporte nécessairement et généralement un risque d’erreur : le condamner, c’est exposer chacun à ce risque. Il est bon et salutaire de s’émouvoir de l’exécution d’un Noir innocent ; mais c’est une faute de ne pas s’alarmer de l’exécution d’un meurtrier blanc tortionnaire et raciste. »Catherine Kintzler-Philosophe.

Au risque de surprendre, je ne fais pas de distinguo entre un jeune noir sympathique et un gros beauf de texan raciste et pervers au moment de prononcer l’irréparable, l’irréversible. La peine de mort reste à mes yeux un résidu de la barbarie dont nous sommes tous issus. Le 17 septembre 1981, Robert Badinter, à la tribune de l’Assemblée Nationale, rappelait ce discours de Jaurès : « La peine de mort est contraire à ce que l’humanité depuis deux mille ans a pensé de plus haut et rêvé de plus noble. Elle est contraire à la fois à l’esprit du christianisme et à l’esprit de la Révolution. »

Et Badinter poursuivait en disant « En fait, ceux qui croient à la valeur dissuasive de la peine de mort méconnaissent la vérité humaine. La passion criminelle n’est pas plus arrêtée par la peur de la mort que d’autres passions ne le sont qui, celles-là, sont nobles.

Et si la peur de la mort arrêtait les hommes, vous n’auriez ni grands soldats, ni grands sportifs. Nous les admirons, mais ils n’hésitent pas devant la mort. D’autres, emportés par d’autres passions, n’hésitent pas non plus. C’est seulement pour la peine de mort qu’on invente l’idée que la peur de la mort retient l’homme dans ses passions extrêmes. Ce n’est pas exact. »

Je n’ai ni le talent de Condorcet ni la verve de Jaurès ni la fougue de Badinter mais je voudrais tant savoir exprimer le dégout et la haine que m’inspire cette pratique encore courante dans ce grand pays donneur de leçons es-Démocratie.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

QUI VEUT LA PEAU DE L’APOCOPE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’apocope et de la cotriade réunies, bonjour !

Nous sommes le 26 septembre, c’est pour vous dire si ça passe vite, et cela correspond au 5è jour de vendémiaire, dédié au cheval. Et puisque l’automne est là, les sorties forestières ont débuté et avec elles, les cueillettes saisonnières.

Histoire de vous faire saliver, je vous joins une petite photo représentant la fameuse tourte aux champignons, façon cénobite. Cèpes, girolles, pieds de mouton, ail, persil, oignon, saucisse Hénaff, sel poivre, un jaune d’oeuf (un œuf mais pas deux) ; n’oubliez pas les dix gouttes de cognac dans la farce, le tout emballé dans une pâte feuilletée, 30mn au four à 200°.

Vous dégustez cela avec un château Guitignan 2005 et le tour est joué. Le dessert était assuré par la maison Traon, la meilleure pâtisserie de tout l’Ouest, sise à Morlaix…J’ajoute que Stéphane Traon, c’est le pâtissier, réalise un des meilleurs Kouign-amann que j’ai jamais dégusté, et c’est un douarneniste qui vous le dit…

 

Et puisque nous en sommes aux confidences géo-gastronomiques, après avoir milité pour l’interdiction de la feuille de salade accompagnant toutes commandes dans votre restaurant préféré ; je voudrais m’élever avec force contre l’emploi démesuré et aujourd’hui largement répandu du désormais fameux  S’aaaaété ? qui ponctue votre repas. Que ce soit la créperie bretonne, la taverne alsacienne ou la pizz au coin de la rue, il est difficile d’y échapper. J’avais imaginé un instant que la réduction de la TVA à 5,5% dans la restauration allait faciliter la mise à mort de cet horrible borborygme que la plus charmante serveuse qui soit n’arrive pas à transformer en aimable inquisition quand à votre état d’esprit au terme d’un repas forcément divin…Hélas, le mal semble profondément enraciné. Ma plus récente expérience date de vendredi dernier alors que ma fiancée et moi même abusions (une fois n’est pas coutume) des bienfaits de la succulente cuisine du « Ruffé » en cette bonne ville de Brest. Dès la dernière cuillerée de crème brulée engloutie, la serveuse s’approche et, comme pour faire oublier que quelques instants plus tôt elle vient de renverser un grand verre d’eau sur votre serviteur, elle annone dans cette étrange langue propre à la restauration française:S’aaaaaété, ioradécafé ?

Ah, l’accorte servante n’est plus ce qu’elle était, le langage se Tweetise, se SMSise, on doit faire court, on pare au plus pressé, on va à l’essentiel.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A L’OUEST RIEN DE NOUVEAU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des béatitudes et du maquereau à la bretonne réunis, bonjour !

Et bien voilà, ca y est, nous sommes le 25 septembre ! Et alors ? Heu, rien. Ah si, c’est le 4è jour de vendémiaire dédié à la colchique. Jolie plante, quoique aussi toxique qu’un prêt bancaire. Elle doit son nom à Colchide où habitait la magicienne Médée. Vous vous souvenez de la fameuse chanson Colchique dans les prés…Elle a été créée par une cheftaine scoute francine Cockenpot et reprise par Francis Cabrel, étonnant non ?

Tout à fait autre chose.

C‘est aujourd’hui l’anniversaire de la disparition de Erich Maria Remarque. Adolescent j’avais été profondément marqué par la lecture de ses romans, sans doute (déjà) ma sensibilité antimilitariste…

REMARQUE Erich Maria (pseud. d’Erich Paul Remark). Ecrivain allemand. Né le 22 juin 1898 à Osnabrück, mort le 25 septembre 1970 à Locarno. Sans doute le romancier allemand contemporain  » le plus dénigré « . Fils d’un relieur, Remarque fait des études pour devenir instituteur lorsqu’il est appelé sous les drapeaux. Après la guerre, il exerce divers métiers : comptable, démarcheur, journaliste, rédacteur d’un journal sportif, il a même été vendeur de pierres tombales . C’est en 1929 que Remarque devient tout à coup célèbre, grâce à l’énorme succès remporté par son premier roman A l’Ouest rien de nouveau : traduit en vingt-cinq langues, l’ouvrage atteint en l’espace de dix-huit mois un tirage de 3,5 millions d’exemplaires !
Remarque s’installe ensuite en Suisse, à Ascona(1931), tandis que ses livres sont brûlés par les nazis (1933) et que la nationalité allemande lui est retirée. Goebbels tentera de le faire passer pour un juif ayant francisé son nom. Sa sœur Elfriede Scholz, condamnée à mort en Allemagne pour « atteinte au moral de l’armée », était décapitée à la hache à Plötzensee A partir de 1948, il réside alternativement à New York et en Suisse.

Il va fréquenter Marlène Diétrich et même épouser Paulette Godard. Remarque situe ses romans dans les moments sombres qui ont marqué l’histoire de sa génération : la Première Guerre mondiale (A l’ouest rien de nouveau), les débuts troublés de la République de Weimar, dans Le chemin du retour, la dépression économique et les années d’inflation, dans L’Obélisque noir, l’émigration, dans Arc de triomphe(1946), la dictature hitlérienne, avec Le Temps de vivre et le temps de mourir. Dans chaque situation, le romancier suit le destin d’individus qui cherchent à  » se tirer d’affaire « , à vaincre ce qu’ils considère comme une  » mal-chance « . Les faiblesses (ou les recettes ?) de Remarque sont évidentes : intrigue policière réunissant des personnages contrastés, approche a-historique des évènements, mythologie des attitudes  » viriles  » (le camarade, le traître, le hors la loi, …), philosophie anodine… On ne saurait néanmoins dénier à Remarque d’avoir dénoncé avec force, dans ses ouvrages, le militarisme, la guerre et la dictature. Preuve que les best-sellers peuvent parfois réveiller, et non pas endormir, la conscience du public. Sources:Université Lyon 2

Allez, on lui fait une petite place dans notre galerie de portraits. Portez vous bien et à demain peut-être.

LA VICTOIRE EN CHANTANT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’apologue et de l’omelette au haddock réunis, bonjour !

Nous voici (déjà) le 24 septembre, troisième jour de vendémiaire dans le calendrier républicain, dédié à la châtaigne. A propos de châtaigne, c’est pas l’envie qui me manque… Quand on voit c’qu’on voit et qu’on entend c’qu’on entend comme le disait Jean Carmet, on ressent un désir irrépressible de distribuer des baffes. Je vous fait grâce des tribulations des amis du petit Nicolas embourbés dans leurs histoires de valises. C’est juste nauséeux. Chaque malette pleine de billets c’est un point de sondage en plus pour le front national et les gars de la Marine. Du coup, l’austère Fillon tente de détourner l’attention en lançant un ballon d’essai sur la retraite à 67 ans. Histoire de faire comme les cousins Germains dit-il. Ah oui, mais non, dit le secrétaire général de la CGT, tel un corbeau sur son arbre perché, nous allons protester solennellement. D’ailleurs, avec Maître Chérèque nous sommes d’accord pour exprimer notre désaccord. Alors, en avant pour une grande manif, protestation, grève générale, expression de notre déception face à cette politique antisociale. En gros, 55 minutes d’arrêt de travail dans les services publics (ceux qui restent) faut pas déconner non plus !

Pendant ce temps, l’UMP sort de son chapeau le dernier lapin blanc de la série: l’allégeance aux armes!!! Je mets trois points d’exclamation car là, je vous avoue, ça me la baille belle. Je me souviens que dans les années cinquante, les maîtres d’école nous apprenaient à marcher au pas en chantant « la victoire en chantant nous ouvre la barrière… Un français doit viiiiiivre pour elle, pour elle, un français doit mourir ». C’était pour préparer le défilé de la fête des écoles, démonstration de la vitalité des écoles publiques face à la concurrence. Je revois encore monsieur Le L… et son béret basque, la cour de la communale et ses marronniers, son préau et la distribution de lait à la récré… 68 est passé par là et nous avons jeté aux orties les blouses grises et les chants martiaux. Mais Mariton & Copé nous refont le coup de la patrie. Et pourquoi pas « Maréchal nous voila » pendant qu’on y est!

Non décidément, il se fait dans ce pays une politique aux relents nauséabonds et je ne vois guère se développer d’alternative, sauf peut-être ma cousine Bette qui s’est fait faire une indéfrisable…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


DANS LES SOUS-SOLS DE St GERMAIN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la gaudriole et du canard laqué réunis, bonjour !

Nous sommes le 23 septembre, 2è jour de vendémiaire dédié au safran. Vous lisez le 746è billet des « cénobites tranquilles » et je vous en remercie.

Puisque nous sommes le 23 septembre, je vous invite à vous joindre à moi pour fêter un bon anniversaire à MICHEL GAUDRY.

Michel Gaudry est né le 23 septembre 1928 à Eu, en Seine-Maritime. Il découvre le jazz en écoutant Radio Londres pendant la guerre et achète son premier disque en 1942 : « Saint James Infirmary » par Louis Armstrong. En 43, il est président et seul membre du Hot-Club, qu’il crée à Eu. En 1946, il quitte sa province natale pour Paris. Travaillant dans un cabinet d’architecte, il assouvit sa passion le lundi soir dans le club Le Lorientais (ce n’est pas un club de foot) sans doute le premier club de jazz de Paris dans le sous-sol de l’hotel des Carmes.Son orchestre remplace alors celui de Claude Luter. En 1953, il rencontre le pianiste Gérard Le Coat qui jouait et chantait dans le style Nat King Cole, il lui présente le vibraphoniste Michel Hausser.

Ils partent travailler en Suisse à condition que Michel joue en plus de la contrebasse. Le contrat est de un mois au Dôme de Lausanne. Il rentre à Paris avec François Charpin et joue sur les Champs-Élysées dans le restaurant « Le Laurent ». En 1955, il forme le Trio Viking . Il rencontre Art Simmons lors de la fameuse émission d’Europe n° 1 animée par Frank Ténot et Daniel Filipacchi « Pour ceux qui aiment le jazz ». Dans le cadre de cette émission, il eut le plaisir d’accompagner Little Stevie Wonder, le grand Erroll Garner et le pianiste Mal Waldron, la merveilleuse Billie Holiday et d’autres. Il joue également avec Nancy Holloway, dans le club qui porte son nom et dans lequel elle est animatrice et chanteuse. Avec le guitariste hongrois Elek Bacsik, il accompagne Serge Gainsbourg (voir la vidéo: 1964) sur scène et enregistre en trio le disque : Confidentiel.A gauche, Luter et les Lorientais

Cette même année, il est sélectionné par la BBC comme musicien représentant la France au sein d’un big band de 15 musiciens européens qui se produira au Royal Albert Hall de Londres après quelques jours de répétition.

Pendant plusieurs années, il va accompagner les plus grands artistes de variétés. Juliette Gréco, Barbara, Georges Moustaki, mais aussi Claude Nougaro et Joséphine Baker pour son retour sur scène. Parallèlement, il tourne dans les boîtes parisiennes, et surtout le Blue Note de 1960 à sa fermeture en 1965, où il accompagne parmi les plus grands saxophonistes Stan Getz et Dexter Gordon.

En 1963, toujours avec Elek Bacsik, il accompagne Jeanne Moreau lors de l’enregistrement de son premier disque sur lequel elle interprète les chansons de Cyrus Bassiak. Ayant conservé un sacré coup de crayon, Michel Gaudry a été caricaturiste pour le Canard Enchaîné durant toute l’année 1976 et dessinateur humoristique pour le journal Jazz Magazine en 1979 (les fameuses « GAUDRY-OLES »). On n’oubliera pas non plus sa participation au groupe les double six et la voix merveilleuse de Mimi Perrin

Voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.


JE M’EN FOUTISME…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des lattitudes extrèmes et du cochon grillé réunis, bonjour !

Nous sommes le 22 septembre, premier jour de vendémiaire dédié au raisin. Pour fêter dignement ce temps de vendanges, j’ai pris un peu de temps pour cuisiner une côte de porc à la moutarde ancienne et son écrasée de pommes de terre aux cinq épices, le tout accompagné d’un Givry « La grande berge » de chez Michel Goubard.


Demain, c’est l’équinoxe, très précisément à 9h 4m 39,6s UTC, soit 11h 4m 39,6s heure légale française.

Par définition l’instant de l’équinoxe d’automne dans l’hémisphère nord correspond au moment où la longitude géocentrique apparente du centre du Soleil est égale à 180 degrés. À cet instant l’ascension droite n’est pas exactement égale à 12h et la déclinaison du centre du Soleil n’est pas nulle car la latitude apparente du centre du Soleil n’est pas nulle, mais ces deux dernières valeurs sont proches de zéro. La direction du Soleil est alors très proche de la direction opposée au point gamma, intersection de l’écliptique et de l’équateur céleste. La définition de cette direction est donc unique sur la sphère céleste. Il ne faut pas confondre la direction de l’équinoxe d’automne qui est unique et le fait que le Soleil passe par cette direction. Ainsi dans l’hémisphère nord le début de l’automne correspond au passage du Soleil dans la direction de l’équinoxe d’automne alors que ce même phénomène traduit le début du printemps dans l’hémisphère sud. Vous qui êtes friands d’explications simples, je savais que cela vous plairait…


A part cela, le 22 septembre, aujourd’hui je m’en fout !

C’est du Brassens comme on l’aime.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

FAITES UN VOEU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la concorde universelle et du velouté de potimarron réunis, bonjour !

Nous sommes le 21 septembre, dernier jour complémentaire avant le début de l’année de l’ère républicaine. Demain c’est Vendémiaire, le temps des vendanges.

 


Dans l’actualité, Mahmoud Abbas (président de l’autorité Palestinienne) a confirmé lundi à Ban Ki-moon (secrétaire général de l’ONU) qu’il comptait mettre à exécution son projet de demande de reconnaissance à part entière d’un Etat palestinien par les Nations unies, ce vendredi.

Voici une copie du courrier adressé par la Ligue des Droits de l’Homme au président de la République Française concernant la demande de la Palestine de rejoindre le concert des nations au sein de l’ONU.

« Monsieur le Président,

Plus de soixante ans après l’adoption d’un plan de partage de la Palestine, si l’Etat d’Israël a été effectivement créé, l’Etat palestinien n’existe toujours pas. Les différentes résolutions des

Nations unies sont restées lettres mortes et le peuple palestinien, en Cisjordanie comme à Gaza, continue à supporter occupation et blocus. La colonisation israélienne ne s’est jamais arrêtée, même pendant la période où les accords d’Oslo ont été appliqués. Aujourd’hui, contre toute légalité internationale, le Golan est passé sous souveraineté israélienne, des pans entiers de la Cisjordanie sont de fait annexés et les quartiers palestiniens de Jérusalem sont rongés par une colonisation rampante parce qu’Israël a fait de cette ville sa capitale exclusive, là aussi au mépris du droit.

Dans quelques jours, l’Assemblée générale des Nations unies sera saisie d’une demande de reconnaissance de la Palestine en tant que membre de l’ONU. Cette reconnaissance ne permettra pas à elle seule de résoudre le conflit actuel ni de faire cesser l’occupation israélienne.

En même temps, elle permettra de réaffirmer ce qui tend à être oublié : le droit des Palestiniens à un Etat souverain dans des frontières aussi sûres et reconnues que celles de l’Etat d’Israël.

Cette reconnaissance de la Palestine en tant qu’Etat, membre de la communauté internationale, permettra surtout de restituer aux négociations leur point de départ : les frontières de 1967, et non la politique d’annexion de fait suivi depuis plus de soixante ans par les différents gouvernements israéliens.

S’insérant dans l’immense revendication démocratique qui se lève partout dans la région, la reconnaissance d’un Etat palestinien fera des représentants du peuple palestinien des acteurs de plein droit de la communauté internationale, avec les mêmes droits mais aussi avec les mêmes responsabilités et ouvre de nouvelles possibilités en faveur de la paix.

Nous appelons le gouvernement français, l’Union européenne et ses Etats membres à soutenir de leur vote la reconnaissance par les Nations unies de l’Etat de Palestine.

Nous vous informons que cette lettre sera rendue publique.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma haute considération. »

J’ajoute qu’une centaine de faux-culs parlementaires français ont demandé au Président de la République de faire usage de son droit de véto. La liste est ICI. Mais dans quel monde vivons nous?

Il ne reste plus qu’à faire un vœu pour que la raison l’emporte. L’occasion se présente très prochainement avec cette pluie d’étoiles filantes que sont les Draconides. Si l’on en croit l’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides (IMCCE) : la pluie de météores des Draconides sera exceptionnelle cette année, avec un maximum de 600 météores par heure (après correction), ce qui correspond à trois météores par minute visibles à l’oeil nu dans toute l’Europe.

L’événement aura lieu dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 octobre 2011, entre 20h00 et 23h00 locale. Nul besoin de gros télescope : il suffira juste de lever les yeux au ciel et attendre que les « étoiles filantes » apparaissent dans le ciel.

En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.