Le 6 août 1936, mort de Ramón ACIN AQUILUE, assassiné par les franquistes à Huesca. Militant anarcho-syndicaliste, pédagogue, écrivain et artiste d’avant-garde.Né le 30 août 1888, à Huesca (Aragon), il commence en 1908, à Zaragoza, des études de sciences, mais les abandonne un an plus tard pour se consacrer à sa vocation artistique. Dès 1913, il s’intéresse aux idées anarchistes et prend part à Barcelone à la création de la revue La Colère.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de phytothérapie et des pom-pom girls réunies, bonjour !

Nous sommes le 6 août soit le 19è jour de thermidor dédié à la gentiane. Magnifique fleur au demeurant que l’on retrouve dans quelques breuvages des plus euphorisants. Je vous conseille, par ces rudes chaleurs, l’Antidote, une bière ambrée à base de châtaignes et de gentiane. Mais le Picon n’est pas mal non plus…Savez vous, bande de veinards, que vous êtes en train de lire le 700è billet des « cénobites tranquilles » sans vous souvenir de celui qui disait que la retraite était un long fleuve tranquille…Eu égard à votre fidélité, je vous pardonne et je m ’en vais vous conter une autre histoire.

 

Tout à fait autre chose.

Le 6 août 1936, mort de Ramón ACIN AQUILUE, assassiné par les franquistes à Huesca.
Militant anarcho-syndicaliste, pédagogue, écrivain et artiste d’avant-garde.
Né le 30 août 1888, à Huesca (Aragon), il commence en 1908, à Zaragoza, des études de sciences, mais les abandonne un an plus tard pour se consacrer à sa vocation artistique. Dès 1913, il s’intéresse aux idées anarchistes et prend part à Barcelone à la création de la revue
La Colère.

A Madrid entre 1916 et 1917, il devient l’ami de Garcia Lorca, puis il est nommé professeur de dessin à l’école normale de Huesca. En 1918, il participera aux divers congrès en tant que représentant de sa ville (Huesca) où il jouit d’une grande popularité. En 1922, il crée une académie de dessin à son domicile où il s’inspire de la pédagogie rationaliste de Francisco Ferrer, puis plus tard des réalisations de Célestin Freinet, deux pédagogues à qui j’ai consacré un billet. Il milite également pour créer un mouvement de jeunes, et donne des cours du soir aux ouvriers et des conférences en faveur des prisonniers politiques. Vas-y Leo.

Un article de soutien à l’anarchiste Juan ACHER (condamné à mort après un attentat) lui vaudra d’être emprisonné en 1924. Sa participation à des soulèvements l’obligent ensuite à s’exiler un temps à Paris. Il donne de nombreux articles à la presse libertaire où, outre des critiques d’art ou idéologiques, il manifeste un intérêt pour l’écologie, le végétarisme, le naturisme ou bien encore la défense animale. Son œuvre artistique est très variée : dessins, caricatures, toiles peintes, mais aussi sculptures et collages surréalistes. A droite une magnifique sculpture qui évoque le garrot de sinistre mémoire tant utilisé par la « justice » Franquiste. Ami de Buñuel, il va produire (grâce à un gros lot de loterie) son film « Terre sans pain ».
En 1936, à Huesca, l’armée et la garde civile prennent part au coup d’
État et organisent la répression. Parmi les nombreux fusillés se trouvent Ramón ACIN et sa compagne Conchita MONRAS.

Voilà pourquoi, en écho à l’excellent billet de Marco sur son site Alter-Oueb, des hommes et des femmes du temps présent continuent à se dire de gauche et à croire que la justice sociale n’est pas une utopie.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

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