« Je suis le vieux   Père Lapurge,Pharmacien de l’Humanité;Contre sa bile je m’insurgeAvec ma fille Egalité.J’ai ce qu’il faut dans ma boutiqueSans le tonnerre et les éclairsPour bien purger toute la cliqueDes affameurs de L’Univers… »

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pédagogie active et du coco Boer réunis, bonjour !

Nous voici donc le vendredi 5 août et vous êtes encore devant votre ordinateur. C’est aujourd’hui le 18è jour de thermidor dédié à l’amande. Le gouvernement dans sa grande générosité en a profité pour augmenter les PV de 50%. (amande-PV, oui bon d’accord, elle est pas terrible.) Si je vous dis que l’amande est incontournable dans la fabrication des coucougnettes, je vois déjà votre sourire en demi teinte, et pourtant. Une coucougnette est une confiserie faite avec des amandes, de la pâte d’amande et du chocolat. La coucougnette est fabriquée à base d’amandes fraîches broyées au sucre de canne, mélangée à des amandes grillées caramélisées avec quelques gouttes d’eau-de-vie de gingembre et une rasade d’armagnac. Le cœur de la coucougnette est une amande douce entière grillée et enrobée de chocolat noir grand cru. Elle est roulée à la main et trempée dans du jus de framboise pour lui donner cette couleur rosée. Les plus célèbres sont sans doute « les coucougnettes du vert galant » que les mauvais esprits se sont empressé de traduire par « les roubignoles d’Henri IV ».

 

Tout à fait autre chose.

Connaissez vous le père Lapurge ? Le 5 août 1910, il y a un siècle quoi,  mort de Constant MARIE dit « Le Père Lapurge ».
Communard, militant et chansonnier anarchiste.
Il est né le 27 août 1838, à Ste-Houvrince (Calvados). Ouvrier maçon, il participe à la Commune de Paris et sera blessé durant les combats au fort de Vanves. Blessure qui l’aurait contraint par la suite à se faire cordonnier   (profession semble-t-il propice au développement des idées libertaires,allez savoir pourquoi). Auteur-compositeur de chansons révolutionnaires dont les plus connues sont « Dame Dynamite », « le Père Lapurge » (à laquelle il devra son surnom) et « La Muse Rouge »; ce chant de révolte donnera son nom à   partir de 1901 à un célèbre groupe de poètes et chansonniers révolutionnaires à qui l’on doit nombre de chansons faisant partie de notre patrimoine.  

Propagandiste actif, Constant Marie participe à de multiples fêtes de groupes anarchistes où il réjouit   l’auditoire, mais la virulence de ces propos attire l’attention de la police qui ne cessera de le surveiller. Le 1er juillet 1894, son domicile est perquisitionné; des livres et les textes de ses chansons sont saisis; arrêté, il est inculpé « d’affiliation à une association de malfaiteur », il passera plusieurs semaines à la prison de Mazas. Tiens, écoutons les 4 barbus, ça mange pas de pain…

« Je suis le vieux   Père Lapurge,
Pharmacien de l’Humanité;
Contre sa bile je m’insurge
Avec ma fille Egalité.
J’ai ce qu’il faut dans ma boutique
Sans le tonnerre et les éclairs
Pour bien purger toute la clique
Des affameurs de L’Univers… »

On ne s’ennuyait pas à cette époque là. Les chansonniers jouaient leur rôle et philippe Val,lui, ne jouait pas encore des ciseaux d’Anasthasie. On brocardait allègrement les puissants, les curés, les gendarmes sans risquer d’être déchu de sa nationalité. Bon d’accord, c’était souvent la prison ou la relégation mais les idées des lumières faisaient leur chemin et on pouvait rêver à des lendemains qui chantent.

Aujourd’hui, c’est le règne du père fouettard et vous vous retrouvez en caleçon pour avoir chanté du Brassens devant des représentants de la maréchaussée. Triste époque madame Michu.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Un commentaire

  1. la giennoise

    0c617d052d6e9321ebfd4e83485c5365? « > Apres les coucougnettes lapurge!!!Monsieur le cenobite est tres en verve!!!

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