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Le 31 mai 1826, le tribunal correctionnel de la Seine, ordonne la destruction du roman « Jacques le fataliste… » et condamne l’éditeur à un mois de prison. Ceci me donne l’occasion de dire quelques mots à propos de l’auteur, Denis DIDEROT, »Philosophe des Lumières », romancier et encyclopédiste français.Ce libre penseur précurseur de la pensée libertaire, naît le 5 octobre 1713 à Langres (Haute-Marne). Fils d’un riche artisan coutelier, il est élève chez les jésuites et destiné à la prêtrise (tonsuré à 13 ans). Au collège d’Harcourt à Paris, il devient maître ès arts à 19 ans. Il poursuit ensuite des études tout en menant une vie de bohème, et se libère progressivement de la pensée religieuse de son temps. En 1746, il écrit ses « Pensées philosophiques » suivie de « Pensées »(1747), violentes attaques contre le christianisme. En 1749, il affine sa pensée matérialiste, avec « Lettres sur les aveugles et à l’usage de ceux qui voient », mais cela entraîne son arrestation. Après trois mois de prison, il est libéré sur les instances de son éditeur, qui vient de lui confier avec d’Alembert, la direction de « l’Encyclopédie », travail gigantesque auquel il va consacrer plus de vingt ans de sa vie. En 1751, le premier volume voit le jour. Huit ans plus tard, les 7 premiers tomes sont condamnés par le pouvoir royal mais l’Encyclopédie se poursuivra jusqu’à son terme, dans une semi-clandestinité.Il trouve encore le temps d’écrire des essais sur le théâtre dont « Paradoxe du comédien » où encore des romans comme « La Religieuse »(1760), « Le Neveu de Rameau »(1761), « Jacques le Fataliste et son maître », etc. Il entretient également une importante correspondance littéraire, et se fait même critique d’art. Après une vie bien remplie, il meurt à Paris, mais malgré son radicalisme politique et son athéisme déclaré, il est enterré religieusement. »Méfiez-vous de celui qui veut mettre de l’ordre » tel est son avertissement dans le « Supplément au Voyage de Bougainville » (1772).Nombre de ses romans seront édités après sa mort, mais cela n’empêchera pas les interdictions et les condamnations.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du libre examen et de la friture d’ablettes réunis, bonjour !

Voici mai qui s’achève alors que prairial n’en est qu’à son douzième jour dédié à la bétoine (et non pas à l’abbé Toine). La bétoine jouissait dans l’antiquité d’une réputation prestigieuse qui lui conférait des pouvoirs magiques (on la disait capable de chasser les mauvais esprits) et faisait d’elle un remède quasi universel. Le nom bétoine est dérivé de celui d’un peuple ibérique, les Vettones, qui utilisa cette plante dont la réputation s’est maintenue jusqu’au Moyen Âge et au delà.

On utilisait autrefois les feuilles séchées de cette plante comme du tabac à priser ou comme substitut du thé ; les jeunes pousses sont consommables en salade avec modération. Personnellement, je ne m’y risquerais pas ; déjà que le concombre espagnol aurait ces jours ci tendance à nous torturer les entrailles, alors la bétoine ibérique…

 

Tout à fait autre chose.

Le 31 mai 1826, le tribunal correctionnel de la Seine, ordonne la destruction du roman « Jacques le fataliste… » et condamne l’éditeur à un mois de prison. Ceci me donne l’occasion de dire quelques mots à propos de l’auteur, Denis DIDEROT,
« Philosophe des Lumières », romancier et encyclopédiste français.
Ce libre penseur précurseur de la pensée libertaire, naît le 5 octobre 1713 à Langres (Haute-Marne). Fils d’un riche artisan coutelier, il est élève chez les jésuites et destiné à la prêtrise (tonsuré à 13 ans). Au collège d’Harcourt à Paris, il devient maître ès arts à 19 ans. Il poursuit ensuite des études tout en menant une vie de bohème, et se libère progressivement de la pensée religieuse de son temps. En 1746, il écrit ses « Pensées philosophiques » suivie de « Pensées »(1747), violentes attaques contre le christianisme. En 1749, il affine sa pensée matérialiste, avec « Lettres sur les aveugles et à l’usage de ceux qui voient », mais cela entraîne son arrestation. Après trois mois de prison, il est libéré sur les instances de son éditeur, qui vient de lui confier avec d’Alembert, la direction de « l’Encyclopédie », travail gigantesque auquel il va consacrer plus de vingt ans de sa vie. En 1751, le premier volume voit le jour. Huit ans plus tard, les 7 premiers tomes sont condamnés par le pouvoir royal mais l’Encyclopédie se poursuivra jusqu’à son terme, dans une semi-clandestinité.
Il trouve encore le temps d’écrire des essais sur le théâtre dont « Paradoxe du comédien » où encore des romans comme « La Religieuse »(1760), « Le Neveu de Rameau »(1761), « Jacques le Fataliste et son maître », etc.
Il entretient également une importante correspondance littéraire, et se fait même critique d’art. Après une vie bien remplie, il meurt à Paris, mais malgré son radicalisme politique et son athéisme déclaré, il est enterré religieusement.
« Méfiez-vous de celui qui veut mettre de l’ordre » tel est son avertissement dans le « Supplément au Voyage de Bougainville » (1772).
Nombre de ses romans seront édités après sa mort, mais cela n’empêchera pas les interdictions et les condamnations.

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