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Il est né le19 mai 1904, à Paris.Militant libertaire et homosexuel, historien et écrivain.Issu de la bourgeoisie (son père était un riche collectionneur d’art) il devient socialiste révolutionnaire, et anticolonialiste à la suite de séjours en Syrie et en Indochine en 1930. Exclu de la SFIO, on le disait proche de Trotsky, il va d’ailleurs créer ce qui deviendra plus tard Lutte Ouvrière. En 1933, il voyage dans l’Allemagne nazie dont il tirera le livre « Fascisme et grand capital ». Durant le front populaire, il est un membre actif des occupations d’usines, et aussi co-fondateur des Auberges de jeunesse. En 1937, il dénonce les agissements des staliniens en Espagne. Envoyé à Oslo pour créer un secrétariat international contre la guerre, il est arrêté en avril 40 par l’armée allemande et interné civil jusqu’en 1942. Aux U.S.A en 1946, il prend part aux luttes des ouvriers et des noirs, avant d’être expulsé en 1949.L’écrasement des conseils ouvriers hongrois en 1956 confirme son orientation libertaire. En 1960, il signe « l’appel des 121″ pour le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie. Il est inculpé. Il soutient ensuite l’indépendance algérienne. Il prend part aux événements de mai 68 puis crée, avec Georges Fontenis, en 1969, le Mouvement communiste libertaire, avant de rejoindre l’U.T.C.L en 1980.Puis il participera aux actions des antimilitaristes, et militera également au F.H.A.R (Front homosexuel d’Action Révolutionnaire).Historien, il est l’auteur de « Ni Dieu, ni Maître, anthologie du mouvement libertaire » (1965), mais aussi de plusieurs essais traitant de politique ou de sexualité.Il meurt le 14 avril 1988. C’est ce que l’on appelle une ligne de conduite. Je lui dédie ce poème d’un autre combattant Armand ROBIN.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la basse-Bretagne et de l’artichaut vinaigrette réunis, bonjour !

C‘était hier ou avant-hier la journée internationale contre l’homophobie (rien à voir avec la peur de la grande lessive). Belle occasion pour se souvenir de ce militant infatigable qu’était Daniel GUERIN et qui ne s’est jamais trompé de combat.

Il est né le19 mai 1904, à Paris.
Militant libertaire et homosexuel, historien et écrivain.
Issu de la bourgeoisie (son père était un riche collectionneur d’art) il devient socialiste révolutionnaire, et anticolonialiste à la suite de séjours en Syrie et en Indochine en 1930. Exclu de la SFIO, on le disait proche de Trotsky, il va d’ailleurs créer ce qui deviendra plus tard Lutte Ouvrière. En 1933, il voyage dans l’Allemagne nazie dont il tirera le livre « Fascisme et grand capital ». Durant le front populaire, il est un membre actif des occupations d’usines, et aussi co-fondateur des Auberges de jeunesse. En 1937, il dénonce les agissements des staliniens en Espagne. Envoyé à Oslo pour créer un secrétariat international contre la guerre, il est arrêté en avril 40 par l’armée allemande et interné civil jusqu’en 1942. Aux U.S.A en 1946, il prend part aux luttes des ouvriers et des noirs, avant d’être expulsé en 1949.
L‘écrasement des conseils ouvriers hongrois en 1956 confirme son orientation libertaire. En 1960, il signe « l’appel des 121″ pour le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie. Il est inculpé. Il soutient ensuite l’indépendance algérienne. Il prend part aux événements de mai 68 puis crée, avec Georges Fontenis, en 1969, le Mouvement communiste libertaire, avant de rejoindre l’U.T.C.L en 1980.
Puis il participera aux actions des antimilitaristes, et militera également au F.H.A.R (Front homosexuel d’Action Révolutionnaire).
Historien, il est l’auteur de « Ni Dieu, ni Maître, anthologie du mouvement libertaire » (1965), mais aussi de plusieurs essais traitant de politique ou de sexualité.
Il meurt le 14 avril 1988. C’est ce que l’on appelle une ligne de conduite. Je lui dédie ce poème d’un autre combattant Armand ROBIN.

Je ne suis qu’apparemment ici.
Loin de ces jours que je vous donne est projetée ma vie.
Malhabile conquérant par mes cris gouverné,
Où vous m’apercevez je ne suis qu’un étranger.
Gestes d’amour partout éparpillés
Je me fraye une voie isolée, désertée.
D’une science à l’autre j’ai pris terrier,
Lièvre apeuré sentant sur lui braqué
Le fusil savant et sûr de la destinée.
Aucune terreur ne m’a manqué.

Allez, voilà pour aujourd’hui, jour « historique » pour les cénobites tranquilles puisque cette nuit, le 20 000è visiteur de votre blog favori a poussé les portes de l’hermitage. Portez vous bien et à demain peut-être.