Vous lisez actuellement les articles publié en avril 2011

Page 2 de 3

CASSOULET BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

 

Amis du swing éternel et de la soupe à l’oseille réunis, bonjour !

En ce premier jour de floréal, dédié à la rose, je ne peux faire autrement qu ’évoquer ce musicien flamboyant au swing incomparable et qui a su donner au vibraphone ses lettres de noblesse. Cher lecteur, entends-tu les clochettes tintinabuler ? Cela s’appelle Flying Home et c’est daté de 1957.

Lionel HAMPTON, surnommé «  Hamp  », joue un rôle éminent dans l’histoire du jazz. Il est né à Louisville, Kentucky, le 20 avril 1908. Lionel est entré dans la légende grâce à ses interprétations d’une virtuosité époustouflante. «  Mon oncle travaillait avec le célèbre gangster Al Capone, qui se montrait fort bon avec les Noirs, en particulier les musiciens de jazz  ». Avec de telles relations, il était normal que Lionel s’installe avec sa famille à Chicago pour tambouriner, non pas sur la tête d’Eliot Ness, mais sur la grosse caisse de l’orchestre d’enfants du Chicago Defender Newsboys Band qui l’accueille à partir de 1920.

1930 marque une étape importante puisqu’il rencontre Louis Armstrong avec lequel il enregistre le premier solo de vibraphone jamais effectué en jazz : «  Louis a été comme un esprit descendu du ciel ! Lorsque je me produisais avec lui, j’étais au paradis  ».

En 1936 il se fait engager dans le quartette du célèbre clarinettiste Benny Goodman, entouré des meilleurs jazzmen de l’époque tels Duke Ellington ou Count Basie.

Sa carrière explose en 1940 il fonde sa propre formation qui connaît un succès immédiat et devient un des plus célèbres big bands de l’époque, où se produisent des héros du jazz tels Quincy Jones, Art Farmer, Dexter Gordon et Charles Mingus.

A partir de 1953, il part à la conquête de l’Europe et enregistre à Paris avec Mezz Mezzrow, Claude Bolling, Alix Combelle, Jean-Claude Pelletier et Guy Lafitte…

En 1992, alors âgé de 83 ans, il donne un show à Bobino au cours duquel il est atteint d’une attaque cardiaque. Emmené sur une civière, il hurle à ses musiciens de continuer à jouer…

«  Je ne peux pas décrocher…  » dit «  Hamp  » qui continue à swinguer à travers la planète jazz. Retour en France du jeune homme de 90 ans en avril 1999, avec une série de concerts à l’hôtel Méridien. Car «  Hamp  » aime profondément la France où il a d’ailleurs créé le Jazz Club Lionel Hampton à Paris. «  Dans votre pays, j’ai été intronisé par la Confrérie du cassoulet… Ca ne s’oublie pas  ». D’ailleurs n’a-t-il pas composé un succulent «  Cassoulet Blues  » ? Car «  Hamp  » est aussi glouton de bonne chère que de rythmes endiablés…

Virtuose inégalable du swing à outrance qu’il manie avec des techniques insensées, il est aussi l’un des pionniers du rock and roll avec certains de ses tubes comme «  Hey-ba-be-re-bop  ». Mais HAMPTON n’est pas seulement un jazzman génialement exubérant. C’est avant tout un artiste conscient de ses responsabilités, créateur d’une fondation destinée à la construction d’immeubles dans Harlem. C’est aussi le premier jazzman noir à avoir intégré le quartette non racial de Benny Goodman. Car «  Hamp  » s’est engagé courageusement contre la ségrégation et a défendu Nelson MANDELA et Malcolm X : «  J’ai toujours eu de l’amour pour ces hommes qui ont combattu pour la liberté. Nous nous devions de les soutenir  ».

Allez, merci à vous pour la visite, portez vous bien et à demain peut-être.

A BAS LA CALOTTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

 

Amis de la liberté de conscience et du veau marengo réunis, bonjour !

 

Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font !

 

L‘obscurantisme a encore frappé et cette fois-ci, amusant, dans la cité des papes…

Le débat sur la laïcité, ou du moins sur la place de la religion et sur la tolérance, a rebondi là où on ne l’attendait pas, autour d’une œuvre d’art d’Andres Serrano jugée blasphématoire par des catholiques à Avignon.

Piss-Christ, c’est le nom de l’oeuvre, date de 1987 et a toujours provoqué la polémique.

Dimanche, cette œuvre a été détruite par des militants qui se sont introduits dans le musée tandis qu’était organisée une manifestation de protestation de plusieurs centaines de catholiques intégristes devant le musée d’art contemporain privé d’Avignon qui présente la collection du galleriste parisien Yvon Lambert.

 

Alain Escada, secrétaire général de l’institut Civitas, a alors déclaré, selon le journal « la Provence »:

« Nous vivons un temps de christianophobie. Aujourd’hui est un jour de colère pour tous les catholiques de France à la veille du dimanche des Rameaux, nous exigeons que cette œuvre soit retirée de la collection Lambert. »

Dimanche, jour des Rameaux dans la tradition catholique (jour de la pensée pour les républicains), les manifestants se sont montrés plus offensifs, puisque deux personnes ont réussi à s’introduire dans le musée et à atteindre les oeuvres qu’ils ont saccagées avec des marteaux qu’ils avaient caché sous leurs vêtements.

Quand ce ne sont pas les barbus qui protestent contre les caricatures de Mahomet, ou les Juifs contre la venue de Stéphane Hessel pour une conférence dans une grande école, ce sont les cathos, tendance « jupe plissée et socquettes blanches » qui s’en prennent aux artistes. Et pourtant, le dernier condamné pour blasphème en France est le chevalier de la Barre, décapité à l’âge de 19 ans et jeté au feu avec le dictionnaire philosophique de Voltaire le 1er juillet 1766. Une statue représentant le Chevalier de la Barre est de nouveau présente sur la colline de Montmartre à Paris depuis son inauguration le 24 février 2001. Elle montre François Jean de la Barre souriant, les mains dans les poches et coiffé d’un chapeau, comme un défi permanent à cette procession religieuse qu’il n’a pas salué à Abbeville en 1765.

Et bien le cénobite, libre penseur, athée, anticlérical bref, mécréant; revendique le droit au blasphème comme inaliènable et constitutif de son état de citoyen libre. Que tous ces bigots retournent dans leurs églises, mosquées, synagogues et autres temples et arrêtent de nous les briser menu avec leurs fatwas, leurs excommunications, et leur terrorisme anti-républicain.

Rien de tel qu’un petit coupe de gueule pour reprendre goût à la vie. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

VIENDEZ, MA BANDE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

 

Amis de la poèsie et de la tarte aux myrtilles réunies, bonjour !

Nous sommes le 29è jour de germinal dédié à la myrtille, ceci explique cela.

Exercice de style.

Il n’y a rien à faire, à l’instar de Brassens, quand je pense à Fernande, je bande ! Et je me surprends à laisser mon esprit vagabonder sur le thème de la bande, allez savoir pourquoi…

Au début était la bande à Bonnot et leur fameuse De Dion-Bouton. Ils étaient anarchistes comme Lupin était gentleman, c’est à dire surtout cambrioleurs.

En 1935 il y eut la Bandera, film de Duvivier d’après le roman de Mac Orlan dont j’ai déjà parlé ici.

Quarante plus tard, en Chine, place à ( 四人帮 )la bande des quatre, emmené par la veuve de Mao et que le petit Deng Xiaoping s’empressa de faire condamner.

Meunier quand à lui, réalisa son film « la bande du Rex » en 1980 avec, notamment Jacques Higelin qui enregistrera un album portant le même nom.

Et Godard me direz vous ! Et bien lui, il tourna « Bande à part » en 1964 avec Brasseur et Sami Frey.

Un siècle plus tôt, Alfred Louis Armand Marie Velpeau, invente le fameux bandage qui porte son nom: la bande Velpeau. En 1948, Georges de Mestral, ingénieur Suisse, inventa une bande beaucoup plus attachante: la bande Velcro, acronyme de velours et crochets sensés reproduire les fleurs de Bardane qui s’accrochent aux vêtements.

En ce printemps 2011, nous fêtons les trente ans de la libéralisation de la bande FM et L’explosion des radios libres, ah, Radio Kaosette… Hélas ces bons souvenirs ne nous font pas oublier qu’aujourd’hui à la radio, il faut subir (ou pas) « la bande à Ruquier ».

Hélas encore, l’actualité m’a souvent entrainé à vous parler de la bande de Gaza, cette étroite bande de terre de 40 kilomètres qui a la particularité d’être sans doute le territoire le plus peuplé au monde en densité, 1,6 millions Palestiniens vivent dans cette prison à ciel ouvert.

A partir du milieu des années 60, en Allemagne, émerge la fraction armée rouge, appelée aussi la bande à Baader. Du nom d’un de ses fondateurs souvent associé à celui de Ulrike Meinhof. Plusieurs leaders de la première génération moururent entre 1976 et 1977 dans le quartier de haute sécurité de la prison de Stammheim.

Fort heureusement, à peu près à la même époque, la bande à Basile était capable de nous pêter une ambiance d’enfer.

Nos amis Belges n’ont toujours pas de gouvernement mais par contre ils ont inventé la bande des six nez, un groupes d’experts en bandes dessinées vous l’aviez compris.

Amusant, non ! Je compte sur vos commentaires pour la poursuite de l’exercice, les meilleures propositions seront diffusées comme on le dit généralement.

Après un tel effort intellectuel vous comprendrez que j’en reste là. En attendant la prochaine saillie, portez vous bien et à demain peut-être.

Amis de la géométrie et du carré d’agneau réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

 

Amis de la géométrie et du carré d’agneau réunis, bonjour !

Le 28 de germinal (c’est aujourd’hui) est généralement dédié à la pensée (la fleur). J’en aurai donc une (de pensée) pour un bonhomme qui nous a quitté un 17 avril justement, après avoir traversé le siècle.

Le 17 avril 1989 Eugène BIZEAU, anarchiste, athée, pacifiste, jardinier, apiculteur, vigneron et poète, nous quittait à près de 106 ans, à Veretz (là bas ils disent Verett), non loin de Vouvray. 15 ans plus tôt, j’avais accompagné un ami, poète et journaliste au « Courrier de l’Ouest », pour une interview du vieil anarchiste. Je me souviens de la petite maison aux volets vert et de la bouteille de Vouvray qu’il avait des difficultés à ouvrir. N’eut été sa fraicheur d’esprit et sa liberté de langage, il avait un côté professeur Tournesol indéniablement.

Issue d’une famille de vignerons socialistes et anticléricaux, il découvre très tôt les idées libertaires. Abonné dès 14 ans à la presse anarchiste, c’est tout naturellement qu’il y donnera ses premiers poèmes, qui seront publiés dans le journal « L’anarchie » fondé par Libertad.
Sa poésie sociale et révolutionnaire fera les beaux jours des chansonniers de « 
La Muse Rouge« . En 1914, Eugène est réformé pour « faiblesse de constitution », il n’en poursuivra pas moins sa dénonciation du militarisme, rusant avec la censure et collaborant à la presse anarchiste dont « La Mêlée ».
En 1921 pour sauver Sacco et Vanzetti, il exhorte dans « Le Libertaire » : « 
Il faut que notre voix, grondant vers l’Amérique , aille exiger pour eux justice et liberté« 
En 1929 puis 1934 ses poèmes sont mis en musique et enregistrés, ils passeront même, durant la révolution espagnole, sur les ondes de Radio Barcelone. En Auvergne, Bizeau assistera au conflit mondial et à ses ultimes violences.
En 1980-81 le cinéaste libertaire Bernard Baissat lui à consacré un film émouvant : « Ecoutez Eugène Bizeau ». On peut par ailleurs trouver certains de ses textes sur un disque de 1985 « Les Cent Printemps des Poètes »
Gérard Pierron, Alain Meilland et Michel Grange sont les interprètes des textes et chansons des Cent Printemps des Poètes, spectacle créé le 30 mars 1985 au Printemps de Bourges.

Extrait du poème : Lutter (1979)

« Lutter contre le joug des maîtres de la terre
Masquant leur dictature en tapageurs discours;
Contre les trublions, les criminels de guerre,
Aigles noirs de haut vol et répugnants vautours… »

 

 

 

Et celui-ci que j’aime beaucoup:

« J’ai rêvé de toute mon âme,
Rêvé comme on rêve à vingt ans,
Devant les beaux yeux d’une femme,
À l’éternité du printemps.
J’ai rêvé d’étreintes moins brèves
Et d’amour jamais achevé ;
Je ne sais plus où sont mes rêves…
Mais je sens bien que j’ai rêvé !
 »

 

Allez, restons en là pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

A CHEVAL SUR MON DADA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

 

Amis de la mélancolie et de la soupe aux navets réunies, bonjour !

Nous voici donc le 16 avril qui, chacun le sait, correspond au 27è jour de germinal dédié à l’anémone. L’anémone, dans les enluminures du Moyen-âge est le symbole de l’abandon.

Dans la mythologie grecque, Anémone est une nymphe dont s’éprend Zéphir dieu des vents. La femme de ce dernier, par jalousie, la transforma en fleur. Anemos, en grec signifie « vent ».

Toujours dans la mythologie grecque, « Adonis » symbolise la mort et le renouveau de la nature. Il était aimé à la fois d’Aphrodite, (déesse de l’amour) et de Perséphone, (reine des morts). Le conflit entre les deux déesses s’envenima. La haine qu’elles éprouvaient l’une pour l’autre crût démesurément, contraignant Zeus (roi des dieux) à s’interposer entre les deux rivales. L’arbitre suprême exigea alors, de manière à contenter chacune des parties, qu’Adonis passe un tiers de son temps avec Aphrodite, un tiers avec Perséphone et le tiers suivant où bon lui semble.

Au cours d’une chasse, il fut tué par un sanglier, envoyé par Artémis ou Arès. Des gouttes de son sang jaillirent des anémones. Aphrodite éplorée demanda aux dieux infernaux de lui permettre de vivre la moitié de l’année sur Terre, à ses côtés, et l’autre moitié dans les Enfers.

Le 16 avril est aussi le jour anniversaire de la naissance de Tristan TZARA.

Tristan Tzara est né à Moinesti (Roumanie) en 1896. Pendant la première guerre mondiale, il séjourne à Bâle où il contribue à la fondation du mouvement Dada avec Ball, Arp et Huelsenbeck.

En 1916, il publie le premier texte dadaïste: Les Aventures Célestes de Monsieur Antipyrine. Il fonde également la revue Le Cabaret Voltaire à laquelle collaborent Apollinaire, Picasso, Cendrars, Kandinsky et Modigliani. En 1918, il publie le Manifeste Dada et, l’année suivante, se rend à Paris où les surréalistes l’accueillent avec enthousiasme.

A partir de 1920, Tzara organise avec les surréalistes une série de manifestations qui feront scandale. En 1922, il se sépare de Breton qui refuse à garder une atti­tude purement nihiliste. Tzara reste quelques temps en dehors du groupe surréa­liste, mais il y revient en 1929.

Tzara participe aux activités du mouvement jusqu’en 1935 et collabore notamment au Surréalisme ASDLR. Passé cette date, l’activité de Tzara qui fini par adhérer au Parti Communiste (personne n’est parfait) cesse peu à peu de concerner le surréalisme.(à gauche, un portrait signé Delaunay)

En 1938, il voyage en Espagne où de 1934 à 1936 il avait été secrétaire du Comité pour la Défense de la Culture Espagnole. Pendant la guerre, il participe à la résistance intellectuelle et vit clandes­tinement dans le Midi de la France. A la libération, il participe à Toulouse à la fondation de l’Institut d’Etudes Occitanes.

Pour faire un poème dadaïstes
Prenez un journal
Prenez des oiseaux
Choisissez dans ce journal un article ayant la longueur que vous comptez donner à votre poème.
Découpez l’article.
Découpez ensuite avec soin chacun des mots qui forment cet article et mettez-les dans un sac.
Agitez doucement.
Sortez ensuite chaque coupure l’une après l’autre dans l’ordre où elles ont quitté le sac.
Copiez consciencieusement.
Le poème vous ressemblera.
Et vous voici un écrivain infiniment original et d’une sensibilité charmante, encore qu’incomprise du vulgaire.

Manifeste sur l’amour faible et l’amour amer. – 1921.

Et voilà pour ce samedi 16 avril. Aujourd’hui se déroule la course cycliste « le tour du Finistère » dont le circuit va inaugurer le nouveau pont de Terenez sur l’aulne maritime et qui ne saurait tarder à devenir aussi célèbre que le viaduc de Millau. Et demain, gast, c’est le fameux tro bro Leon qui est notre Paris-Roubaix à nous qu’on a…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

J’FAIS DES TROUS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

 

Amis de la liberté d’expression et du Be bop a lula réunis, bonjour !

Nous sommes le 15 avril, pas le moment de se découvrir d’un fil, c’est un peu frisquet ce matin. Cette date correspond au 26è jour de germinal dédié au lilas…Qui me fait irrésistiblement penser à Serge Gainsbourg et son célèbre poinçonneur, c’était avant Gainsbar.


 

Tout à fait autre chose, quoique…

Le magazine les Inrockuptibles ,est bien connu pour sa capacité à prendre position contre le gouvernement, des nouvelles lois ou contre des personnalités. Cette semaine, l’hebdo, plus impertinent que jamais, s’attaque à Claude Guéant, ministre de l’intérieur. Ce dernier a sa photo en couverture où il est tout fier mais le titre « Il doit partir » à sa droite brise son image de parfait ministre. À l’intérieur du magazine, on trouve une petite carte postale adressée à Nicolas Sarkozy. Dessus, on peut y lire « Merci de virer Guéant » avec plusieurs choix disponibles pour le président de la République « Monsieur le président de la République, merci de démettre de ses fonctions le ministre de l’intérieur afin de : 1, Sauver l’honneur de la République ; 2, Combattre la discrimination, 3, Redonner du travail à Brice Hortefeux « . Même sans timbre, ce carton peut être adressé à l’Élysée.

« Tu as excité le peuple contre les Roms, encouragé un absurde débat sur l’identité nationale, flatté les instincts xénophobes des perdants de la mondialisation (…) Les humanistes se bouchent les oreilles et les intellectuels te couvrent de risées, note l’hebdomadaire qui conclut, Dégage, tel est notre amical conseil ! » En tout cas, les Inrocks n’y vont pas de main morte.

Vous, je ne sais pas mais moi j’aime bien ce ton irrévérencieux, loin des phrases ampoulées et dégoulinantes d’obséquiosité des Pujadas, Duhamel, et autres gominés du Paysage audio-visuel français.

Allez, c’est pas tout ça, j’ai rendez vous avec la famille « Fario » du côté du lac du Drennec (magnifique plan d’eau du Finistère) et je ne voudrais qu’ils s’imaginent que je ne respecte pas mes engagements. Pour le lac de St Michel j’avoue que j’hésite quelque peu car les voici à nouveau en train te tripatouiller l’ancienne centrale de Brennilis (arrêtée depuis 25 ans et toujours pas démantelée); la truite sauce Fukushima c’est pas mon truc.(La photo à gauche c’est pour faire bisquer Jancyves)

En tous cas, merci encore d’être passé par ici et de vous être attardé un instant devant le 585è billet des « cénobites tranquilles ». En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.


LA MOBYLETTE BLEUE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , ,

 

Amis de la mobylette Peugeot (la bleue) et de la truite (au bleu) réunies, bonjour !

Nous sommes le 14 avril, 25è jour de germinal, dédié au pigeon. J’aurai pu vous narrer les aventures grandguignolesque de Nadine Morano mais le buzz a déjà fait le tour du Net. Confondre Renault et Renaud, pour un ministre, même fatigué, c’est du plus haut niveau. Après Lefebvre qui confond Zadig et Voltaire, marque de vêtements avec l’oeuvre de notre grand philosophe, Zadig ou la destinée; on atteint des sommets, pourquoi pas Marx et spencer… Je préfère vous remettre en mémoire les aventures de Gérard Lambert puisqu’elles sont survenues dans la nuit du 14 avril 1977 si l’on en croit Renaud, le chanteur pas le collabo.


Et voila, Quelques minutes de bonheur loin du tumulte inepte de nos gouvernants dont la médiocrité crasse s’affiche chaque jour sur nos petis écrans.

Tiens, hier, monsieur Hulot mettait fin à ses vacances (oui je sais elle est facile) pour annoncer sa candidature à la présidentielle. Ca commence à se bousculer au portillon de l’Elysée. Les communistes ont dit oui-mais-non à Mélenchon, les centristes ont dit peut-être à Borloo, les socialistes ont dit Faut voir à…Euh, on ne sait pas, les Raëliens devraient nous sortir un extra-terrestre de leur chapeau, Fillon n’en a cure, Copé ne pipe Meaux, Boutin sonne le tocsin et on voudrait que le cénobite soit serein comme un anachorète;

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

MARIE-LOUISE BERNERI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

,

 

Amis du cinémascope et de la cotriade réunis, bonjour !

 

Nous sommes donc le 13 avril et, c’est pas des salades, c’est le jour de la roquette. C’est aussi le jour de la « Giennoise », fidèle lectrice de ce blog, et je vous invite à vous joindre à moi pour lui souhaiter un excellent anniversaire en attendant de pouvoir le faire de vive voix (il faut cliquer sur le dessin à droite). Bon, c’est pas pour me vanter mais…Il fait beau.

 

Le 13 avril 1949 voit la disparition d’une grande figure de l’anarchisme, Marie-Louise BERNERI.

Militante et propagandiste anarchiste.
Fille aînée du militant et penseur anarchiste italien Camillo Berneri, elle est née le 1er mars 1918 à Arezzo (Toscane). Suite aux persécutions de son père par la police fasciste, la famille émigre en France en 1926, où Marie-Louise va faire ses études en psychologie infantile à la Sorbonne. Elle commence à militer avec des anarchistes français à la même époque. En avril 1936, elle part s’installer à Londres. Elle retourne ensuite en France, avant d’aller rendre visite à son père en Espagne. Elle retournera à Barcelone pour assister aux funérailles de son père, assassiné en mai 1937.
Elle rentre ensuite en Angleterre auprès de Vero Recchioni avec qui elle assurera la rédaction et l’édition du journal « Spain and the World » (1936-1939) et deviendra sa compagne en décembre 1937. Bonne oratrice, elle prend part à diverses conférences et actions militantes, récolte des fonds pour les orphelins de la guerre d’Espagne et anime l’Union des groupes anarchistes de Grande Bretagne. Elle sera également rédactrice des journaux « Revolt! »(1939), puis « War Commentary » (seul organe antimilitariste dans un pays en guerre). Elle fera également vivre les éditions « Freedom Press ». Elle entretiendra une importante correspondance avec les compagnons d’Amérique et d’Europe. En 1945, les autorités anglaises désirant mettre un terme à ces « 
activités séditieuses » (antimilitaristes) intentent un procès à Marie-Louise, Vernon Richards, Philip Sansom et John Hewetson, mais alors que ses compagnons sont condamnés à 9 mois de prison, elle est acquittée (grâce un article de la loi anglaise qui dit qu’une femme ne peut conspirer avec son mari (sic). Son action ne se limite d’ailleurs pas à la stricte propagande militante; passionnée par la psychologie, elle popularisera en Angleterre les ouvrages de Wilhelm Reich, et s’intéressera avec son compagnon à la photographie.

Après sa mort, se constituera un Comité en sa mémoire, lequel éditera ses ouvrages posthumes: « A tribute » (1949), » Journey through Utopia  » (Voyage à travers l’Utopie) 1950, « Neither East nor West »(1952) anthologie de ses articles de 1939 à 1948.
A noter également que son nom sera donné, de 1951 à 1957, à une Colonie libertaire d’enfants (Colonia Maria Luisa Berneri), créée par sa mère Giovanna et Cesare Zaccaria, à Piano di Sorrento (Italie).
« Nous ne bâtissons pas notre mouvement sur d’obscures idées. Peut-être que nous devrions produire moins d’idées, mais nous devrions être capables de les comprendre complètement et de les expliquer aux autres à tout moment. »

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.


DEVOIR DE MEMOIRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

,

 

Amis de la démocratie et du poulet au vinaigre réunis, bonjour !

Nous sommes le 23è jour de germinal dédié au marronnier ce qui m’autorise à parler une fois encore de Israël.

Pendant que les yeux du monde sont tournés vers les milles tragédies qui nous entourent, Japon, Côte d’Ivoire, Afghanistan, les Israéliens continuent de mettre en place leur politique d’apartheid.

Les citoyens palestiniens d’Israël devaient être fiers de ce que leur ténacité collective ait triomphé de toutes les tentatives israéliennes pour éradiquer leur légitime mémoire collective. Maintenant on leur ordonne de renoncer une fois pour toutes à commémorer al-Nakba, la Catastrophe de 1948 qui a donné lieu à l’agression et à la dépopulation brutales de presque toute la Palestine afin de réaliser le « miracle » israélien.

On estime aujourd’hui que les Palestiniens qui ont la nationalité israélienne représentent un cinquième de la population d’Israël ; cela fait des dizaines d’années qu’ils sont très mal traités. Comme ils sont musulmans ou chrétiens, ils ont toujours été considérés comme une anomalie dans un pays qui se proposait d’incarner la parfaite utopie d’un état juif gouverné par les lois de la démocratie…

La question de savoir ce qu’il fallait faire des citoyens palestiniens d’Israël a longtemps hanté les politiciens israéliens. Les lois discriminatoires, la saisie illégale de terre et même l’emploi de la violence n’ont pas réussi à empêcher les Palestiniens de demander l’égalité et d’exposer au grand jour les défaillances morales de l’histoire problématique et de la démocratie sélective d’Israël. De plus tous les efforts pour fragmenter l’identité nationale palestinienne -grâce à des système de règlementation différents pour les Palestiniens d’Israël, pour ceux de Jérusalem Est, ceux de Cisjordanie, ceux de Gaza et les millions de Palestiniens de la diaspora- n’ont pas suffi à dénaturer le sentiment profond de solidarité et d’appartenance qui lie entre elles les communautés palestiniennes…

La loi votée le 28 mars était présentée par le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman du parti Yisrael Beiteinu, qui se targue d’être à l’origine d’environ deux douzaines de lois discriminatoires. La campagne de 2009 de Lieberman était largement basée sur le slogan : « Pas de loyauté, pas de citoyenneté »…

Mais c’était loin d’être la seule loi qui ciblait les citoyens palestiniens d’Israël. Une autre est passée quelques jours plus tôt. La « loi de la Nakba » a été voté en dernière lecture le 22 mars et Alex Miller (Yisrael Beiteinu) en était à l’origine. Cette loi peut être considérée comme une déclaration de guerre à la mémoire collective palestinienne puisqu’elle interdit de commémorer la Catastrophe de 1948…

Haneen Zoabi, qui est aussi membre du parti Balad a dit à The Electronic Intifada : « Cette loi prétend contrôler nos souvenirs, notre mémoire collective. C’est une loi vraiment idiote qui s’en prend à nos sentiments. Il semble que l’histoire des victimes représente une menace pour l’état sioniste. »

Une loi idiote peut-être mais une loi enracinée dans la peur historique de la mémoire palestinienne. De fait la guerre contre la mémoire a sa propre logique convaincante bien qu’impitoyable. Depuis le « mur de fer » de Vladimir Jabotinsky en 1923 -qui avait pour but principal de séparer la « population native » des « colons sionistes » de Palestine- jusqu’au souhait de Uri Lubrani de « réduire la population palestinienne à une communauté de coupeur de bois et de garçons de café », les efforts pour déporter ou réduire par la force la population palestinienne sont la pierre angulaire du projet sioniste.

La constance palestinienne ne peut pas changer le cours naturel des choses. Oui les vieux vont continuer à mourir. Mais les jeunes sont loin d’oublier…

Israël semble être en train de résoudre son dilemme entre être un état juif ou un état démocratique en choisissant clairement la première option. Il n’y a rien de démocratique dans les dernières lois qui ont été votées au parlement. Israël est maintenant officiellement un état d’Apartheid et toute la Hasbra (explications en hébreu) du monde ne pourra pas résoudre la crise morale qui a atteint le coeur de la vie politique actuelle d’Israël.

Sources: Un article de Ramzy baroud directeur de PalestineChronicle.com

Voila chers lecteurs la livraison de ce mardi. En attendant la prochaine, portez vous bien et à demain peut-être.

DE LA COUPE AUX LEVRES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

 

Amis de la tradition et du merlan en colère réunis, bonjour !

 

Nous voici le 11 avril date qui correspond au 22è jour de germinal que nos amis républicains avaient dédié à la Romaine (salade). Les cathos bretons eux, célèbrent ce jour là Keridwen. Une drôle de sainte puisque il s’agissait en fait d’une déesse de la très vieille et très ancienne tradition celtique; mais nos évangéliste faisaient feu de tout bois…

Ceridwen, ou Kerridwen (de nombreuses graphies sont possibles), principalement connue en tant que magicienne, était en fait une déesse galloise de la mort et de la fertilité. Elle est généralement représentée avec un chaudron. Dans la mythologie celte, le chaudron n’est pas un ustensile utilitaire mais un objet symbolique, chargé de sacralité, et attribut divin (le chaudron du Dagda, le Dieu-Druide). Le chaudron est magique, selon les mythes, il peut être chaudron d’abondance, de résurrection, de science ou de divination. Il est associé à la Terre, le chaudron de résurrection est associé au ventre de la mère, où l’homme retourne pour renaître. Quand il est remplie d’eau, c’est l’élément primordial, source de toute vie. La quête du chaudron a inspiré la quête du Graal aux trouvères chrétiens, celui-ci étant un vase d’immortalité. C’est ce même chaudron que l’on retrouve dans les tarots sous forme de coupe…

Oyez l’histoire de Keridwen.
Femme de Tegid Foel, elle donne naissance à deux enfants complètement opposés : Afagddu (castor noir) qui passait pour l’homme le plus laid de la terre, et une superbe fille, Creirwy. Ne parvenant pas à tolérer le handicap de son fils Afagddu, Ceridwen fit bouillir dans un chaudron une potion de connaissance pendant un an et un jour afin de lui permettre de devenir sage et respecté. Elle confia la tâche de veiller sur le chaudron à Morda et Gwion Bach, mais une goutte tomba sur le doigt de ce dernier, il le lécha et il reçut ainsi le don à la place de Afagddu. Furieuse, Ceridwen poursuivit Gwion Bach qui se transforma maintes fois pour lui échapper. Il finit par se changer en grain de blé et Ceridwen en profita pour le manger. Quelque temps plus tard, elle donna le jour au célèbre poète et druide Taliesin (qui est en fait la réincarnation de Gwion Bach).
Ceridwen eut un autre fils, du nom de Morfran, qui était si laid que personne ne voulut le combattre lors de la bataille de Camlann car ils le prirent tous pour un démon tant sa laideur était grande.

Voila pour la petite histoire du lundi. Et la potion magique de Panoramix, méticuleusement concotée dans son chaudron, a elle aussi ses sources dans notre vieille histoire bien avant que les menhirs ne se transforment en croix, les fontaines sacrées en bondieuseries apostoliques et romaines (re-salade) et les déesses des Tuatha De danann en saintes nitouches…

Et si on s’arrêtait là pour ce début de semaine. la route est longue et le chemin pentu comme disait un ancien premier ministre qui se piquait de philosophie. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.