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Amis des bains-douches municipaux et du maquereau vin blanc réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des bains-douches municipaux et du maquereau vin blanc réunis, bonjour !

Nous sommes le 8 avril qui correspond au 19è jour de germinal dédié au radis; et ça, ça m’botte…

Le 8 avril 1877, à Letino, dans le massif du Matese (Italie), ceux que l’on allait désigner sous le nom de « La bande du Matese » libèrent le village et déclarent:

« Nous, soussignés, Carlo CAFIERO, Errico MALATESTA, Pietro Cesare CECCARELLI, déclarons avoir occupé la municipalité de Letino, à main armée, au nom de la révolution sociale. » Et cela, ils l’ont fait sans l’aide des troupes de l’OTAN ni des Rafales du petit tsar français…

Cafiero, est à l’origine proche de Marx et d’Engels, il rompt ensuite avec eux, en partie pour suivre l’idéologie anarchiste de Bakounine, alors très populaire en Italie. (Le film des frères Taviani -1971-  St Michel avait un coq s’inspire largement de sa vie et de cet épisode).(à gauche, l’affiche du film)

Rassemblée sur la place du village, la foule écoute les paroles de Cafiero, juché sur une croix où flotte un grand drapeau rouge et noir. Il explique aux habitants les principes de l’anarchie. Puis on décrète le communisme libertaire. Les titres de propriétés sont brûlés, ainsi que les archives de la monarchie et de l’Etat. Quand à Malatesta, suite aux émeutes contre l’augmentation du pain à Ancône (Italie) en 1898, il est arrêté et condamné à la relégation sur l’île Lampedusa qui revient aujourd’hui dans l’actualité de façon navrante.

La police, comme en 1874, est avertie dès le début du complot grâce à leur infiltration dans les milieux anarchistes, peu enclins à la discipline nécessaire à la clandestinité et au secret. Les insurgés ont été trahis par Vicenzo Farina, un vieux garibaldien qui devait leur servir de guide. Et six jours après le début de leur aventure, à l’endroit où des compagnons devaient les rejoindre, ce sont près de 12 000 carabiniers qui les encerclent. Des coups de feu sont échangés et deux gendarmes sont atteints, dont l’un succombera à ses blessures. Pris par le vent, le froid et la faim avec des armes défaillantes, les insurgés se font livrer par les paysans qu’ils sont venus délivrer. Les inculpés, jugés a partir du 14 août 1878, seront finalement acquittés, ils vont bénéficier de l’amnistie consécutive au sacre du nouveau roi Umberto 1er. (à droite un extrait d’une BD de Fabio Santin « Malatesta »)

 

Et voila pour ce jour d’hui, en attendant la prochaine histoire du cénobite, portez vous bien et à demain peut-être.