Vous lisez actuellement les articles publié le avril 4th, 2011

Page 1 de 1

TOUT CA C’EST DES GONERY…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

 

Amis de la méditation transcendentale et du brocoli réunis, bonjour !

 

Nous sommes le 4 avril, jour correspondant au 15 de germinal habituellement dédié à l’abeille. En Bretagne on fête les Goneri. Ils existent plusieurs saint Gonery par chez nous et notamment un village le long du canal de Nantes à Brest où mon pote Thierry m’initia à la pêche aux carnassiers. Il est aussi, en Côtes d’armor, du côté de Plougrescant, une chapelle St Gonery dont la facheuse habitude du clocher à pencher dangereusement a fait le bonheur de plus d’un photographe.

Goneri était dit-on le fils de Elibouban qui se retira sur l’île de Loaven pour vivre sa vie d’ermite. « Koneri » est un saint breton surtout célèbre en Trégor et dans la région de Pontivy. Ce nom est formé à partir de « kon » (chien de guerre). L’église a popularisé la forme lénifiée « Goneri » au lieu de « Koneri ». Saint Gonéry (ou Gonéryi) était un ermite de Grande-Bretagne qui émigra en Armorique au 6e siècle. Après avoir longtemps vécu à Brenngili près de Rohan, où il convertit le prince Alwand, tiern de Noyal, il se retira à Plougrescant pour mourir près de l’île Loaven où sa mère, sainte Elibouhan, s’était retirée. On raconte d’ailleurs que saint Gonéry, certes mort à Plougrescant, quitte tous les ans sa chapelle pour se rendre à l’île Loaven pour rendre hommage à sa maman. C’est-y pas mignon !
La chapelle est intéressante notamment pour les fresques peintes sur la voûte en bois et représentant des scènes de l’ancien et du Nouveau Testament. La chapelle abrite le sarcophage du saint. Mais un autre tombeau dans cette même chapelle lui est attribué, portant la date de 1614. Autre tombeau: celui de Guillaume de Holgoët, évêque de Tréguier entre 1587 et 1602.
Saint Gonéry est invoqué pour soulager les angoisses et les fièvres. Le pardon (c’est une fête paroissiale locale) du 29 juillet (ou dernier dimanche de ce mois) est renommé. Autrefois, ce jour-là, il y avait toujours un audacieux pour escalader le clocher, à l’aide des crampons de fer qui garnissent sa face extérieure. Il montait pour attacher des rubans multicolores à la queue du coq de la flèche, sous les applaudissements de la foule admirative. A son retour au sol, le sportif recevait « pompeusement une tasse pleine de vin ».

Voila, j’ai fait ma b.a. vis à vis de l’office du tourisme. Si le coeur vous en dit n’hésitez pas à visiter le coin de Plougrescant, vous ne serez pas déçu, c’est un des plus beaux endroits de la côte bretonne. C’est là où se trouve la fameuse petite maison nichée dans les rochers et qui a fait mille couvertures de magazines avant que le propriétaire ne fasse valoir son droit à l’image. J’espère qu’il ne va pas me faire un procès…

 

 

 

Avec votre permission je vais m’arrêter là pour aujourd’hui. En attendant portez vous bien et à demain peut-être.