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STUPEUR ET TREMBLEMENTS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la lutte finale et de la quiche au thon réunies, bonjour !

 

Ce 14 mars est célébré un peu partout dans le monde par les matheux comme étant le jour du PI (3.14).Ça ressemble davantage au jour du pire si vous voulez mon avis. Entre la Marine qui caracole en tête des sondages et les japonais qui font trembler leurs centrales nucléaires, y ’a vraiment pas de quoi se réjouir. Les républicains eux, avaient dédié ce jour à la Pâquerette, c’est autrement plus bucolique.

La pâquerette semble être passée à peu près inaperçue des médecins de l’Antiquité et du Moyen-Âge, même si elle mentionnée pour la première fois au X° siècle, et ne s’être fait une place en thérapeutique qu’à partir des XV° et XVI° siècles. Durant la Renaissance, elle a joui d’une excellente réputation : expectorante, sudorifique et dépurative, les gens de la campagne ne disaient-ils pas jadis d’elle qu’elle « nettoie le sang » au sortir de l’hiver .(à droite un joli tableau que l’on doit à William-Adolphe Bouguereau. Fin du XIXè). « Elle effeuillait une pâquerette. Elle maniait cette fleur, d’instinct, innocemment, sans se douter qu’effeuiller une pâquerette, c’est éplucher un coeur  »: Victor Hugo, Les misérables .

De nos jours, elle semble un peu retombée dans l’oubli. C’est surtout l’homéopathie qui recourt encore à elle en préconisant la teinture de bellis perennis pour nettoyer et guérir les plaies, contre les luxations, les panaris, la furonculose, les vertiges et les courbatures. Avec l’arnica et le calendula [souci], elles forment le trio des plantes cicatrisantes souvent utilisées autrefois sous forme d’huile et d’emplâtre.

Tout à fait autre chose (quoique).

Et cet extrait d’un poème qui me revient en mémoire comme un écho à ce tremblement de terre:

   O malheureux mortels ! ô terre déplorable !
O de tous les mortels assemblage effroyable !
D’inutiles douleurs éternel entretien !
Philosophes trompés qui criez : « Tout est bien » ;
Accourez, contemplez ces ruines affreuses,
Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses,
Ces femmes, ces enfants l’un sur l’autre entassés,
Sous ces marbres rompus ces membres dispersés ;
Cent mille infortunés que la terre dévore,
Qui, sanglants, déchirés, et palpitants encore,
Enterrés sous leurs toits, terminent sans secours
Dans l’horreur des tourments leurs lamentables jours !

On le doit à Voltaire après le tremblement de terre et le tsunami qui ravagèrent Lisbonne en 1755.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.