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EN AVANT TOUTES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du situationnisme décadent et de la salade d’endives réunis, bonjour !

 

Ce 8 mars mérite qu’on s’y attarde un instant, non seulement parce que il correspond au 18è jour de ventôse qui est, comme chacun le sait, dédié au Mouron, mais parce c’est la journée internationale des femmes. Avouez qu’il y a du mouron à se faire. C’est le camarade Vladimir Illitch qui en a décidé ainsi en 1921; à peu près au même moment son pote Léon faisait tirer sur les insurgés de Kronstadt. Ce jour là, le comité révolutionnaire provisoire de Kronstadt envoyait le télégramme suivant: « Kronstadt libérée parle aux ouvrières du monde entier : Nous, ceux de Kronstadt, sous le feu des armes, sous les mugissements des obus qui déferlent sur nous (…) adressons notre salut fraternel aux travailleuses du monde. »

Bon, cela ne lui a pas porté chance, il a fini par rencontrer un piolet qui lui a fichu un mal de tête irrémédiable.

En 1936, dans la revue « femmes libres » dont je vous ai déjà parlé, Emma Goldman écrivait ceci: « La femme espagnole ne tardera plus beaucoup à prendre le chemin de son émancipation. Le problème de l’émancipation féminine est identique à celui de l’émancipation prolétarienne : ceux qui veulent être libre doivent faire le premier pas. Les ouvriers de Catalogne et de toute l’Espagne l’ont déjà fait, ils se sont libérés eux-mêmes et ils sont en train de verser leur sang pour consolider cette liberté. Maintenant, c’est votre tour à vous, femmes espagnoles. Brisez vos chaînes.Votre tour est enfin arrivé d’élever votre personnalité et votre dignité, d’exiger avec fermeté vos droits de femme, comme individualités libres, comme membres de la société et comme camarade dans la lutte contre le fascisme et pour la Révolution sociale. »

Cette journée a été officialisée par les Nations Unies en 1977.

 

Le 8 mars 1876 voit le décès de Louise COLET poétesse et femme libre dont la correspondance avec Flaubert est resté dans les annales. Son salon parisien était fréquenté par nombre de ses contemporains de la communauté littéraire comme Victor Hugo. Elle sera la maîtresse de Gustave Flaubert, d’Alfred de Vigny, d’Abel Villemain et d’Alfred de Musset entre autres. Voici un extrait tout à fait d’actualité tiré de « Le Parnasse contemporain »:(A droite, caricature parue dans « Le bouffon » N° 108 de février 1868.)

Aux pieds d’un sphinx, gardien d’une âpre sépulture,
Béante sur le seuil du désert au sol, roux,
Des Arabes pensifs, couchés dans leur burnous,
Caressent l’yatagan qui brille à leur ceinture.

Rayonnement du front, fierté de la stature,
Attestent les aïeux dont ils descendent tous ;
Moïse et Mahomet sous leur double imposture
Ont courbé cette race à l’œil superbe et doux.

 

Allez, voilà pour cette journée qui va se conclure par la grande nuit des Gras à Douarnenez et là, qui est l’homme, qui est la femme…Allez savoir ! Portez vous bien et à demain peut-être.