Vous lisez actuellement les articles publié en février 2011

Page 3 de 3

AMI ENTENDS TU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la persévérance et du poireau vinaigrette réunis, bonjour !

Aujourd’hui, mardi 8 février, 20è jour de pluviôse dédié à la serpette, je vous demande de bien vouloir consacrer six minutes de votre temps à visionner cet appel lancé par nos glorieux ainés.


Je me garderais bien d’ajouter quelques commentaires mais les vôtres sont les bienvenus. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

AUDREN OU VONT LES CHOSES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de la généalogie et des enfants de Marie réunis, bonjour !


Ce 7 février nous renvoie au 19è jour de pluviôse que nos amis républicains ont eu la bonne idée de dédier à la pulmonaire, alors… Attention les bronches.


Ceux qui le souhaitent peuvent célébrer les AODREN (Audren). La légende en fait le fils du roi Breton Salaun (Salomon) ce qui est peu probable car ce dernier régna quelques siècles plus tard. Aodren a malgré tout laissé son nom à la charmante petite cité de caractère Chatelaudren ((castell Aodren) bien connu pour avoir abrité pendant des décennies l’imprimerie du non moins fameux Petit Echo de la mode très prisé dans les milieux populaires car à chaque numéro, ont pouvait y découper un patron.


Voici ce que l’on peut lire sur le site dédié de Marikavel: « Cette ville tire son nom du château bâti vers 447 par Audren , fils de Salomon, quatrième roi de Bretagne, fils aîné de Salomon I er. Ce prince monta sur le trône l’an 445; peu après son couronnement, il fit élever le château de son nom, auprès duquel on construisit des maisons qui formèrent dans la suite une petite ville, qui depuis a toujours porté le nom de Châtelaudren, et fut réunie au comté de Guingamp, dont la seigneurie passa dans la maison de Penthièvre, par le mariage de l’héritière de ce comté, qui épousa, en 1034, Etienne de Bretagne, fils du comte Eudon, frère du duc Alain IV. Après ce mariage, Etienne prit le nom d’Etienne de Penthièvre, et la seigneurie de Châtelaudren devint le chef-lieu du comté de Goelo et de la baronnie d’Avaugour, située dans la paroisse de Plesidy. En 1420, le château de cette ville fut démoli par ordre du duc Jean V, qui fit encore raser plusieurs autres places qui appartenaient aux seigneurs de Penthièvre, pour les punir d’avoir osé attenter à ses jours, l’arrêter et renfermer, le 13 février 1419, dans leur château de Chantoceaux, à cinq lieues de Nantes. Ce fut par cette démolition qu’on apprit qu’Audren, roi de Bretagne, était le fondateur de la ville dont nous parlons. On y trouva plusieurs pierres sur lesquelles ce fait était écrit et énoncé très-clairement. Audren mourut, l’an 464, dans la soixantième année de son âge et la dix-neuvième de son règne. »

 

Or Salomon, fils de Riwallon fut roi de bretagne de 857 à 874 non sans avoir précédemment assassiné Erispoë qui projetait un rapprochement avec Charles le chauve.. Aodren pour ce qui le concerne vécut semble t-il au milieu du Vè siècle et se fit remarquer par ses luttes contre les Huns et les Saxons. Son père était sans doute Salomon 1er, un chef de guerre Armoricain mais que l’on ne peut pas considérer comme roi ou Duc, le premier étant Erispoë successeur de Nominoë vers 850. On peut lire le livre de:André Chédeville, Hubert Guillotel, La Bretagne des saints et des rois (Ve-Xe siècle), Editions Ouest-France, Rennes, 2003. ( A gauche, une magnifique céramique de la manufacture de Creil, représentant le couronnement d’Erispoë.)

voilà pour la petite histoire qui ne devrait pas vous empêcher de réserver une petite visite à Chatelaudren où l’imprimerie est aujourd’hui un centre culturel et musée. Pour les pêcheurs, je signale que Le Leff qui y passe est une excellente rivière à truites.

Allez, j’ai dans l’idée que l’hiver n’a pas dit son dernier mot, je m’en vais donc de ce pas faire un peu de bois. Portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !

L’UN EST FORT, L’AUTRE AUSSI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , , ,

Amis
de la mécanique des fluides et du cake aux sardines réunis, bonjour
!


Nous
voici le 6 février, 18è jour de pluviôse dédié à l’if, arbre
symbolisant la longévité. En Bretagne les ifs trouvaient leur place
dans les enclos paroissiaux. Dans la commune de Pommerit-le-vicomte,
près de Guingamp en Côtes d’armor donc, est un if que l’on dit
plusieurs fois centenaire, certains disent 1700 ans. Malgré les
turbulences de la vie, il a même connu un incendie, il est toujours
là. Le tronc est creux mais à l’intérieur la vie est présente et
le spectacle est digne d’une cathédrale (photo de gauche). La prochaine fois que vous passez à Guingamp (oui, d’accord, à part le foot…Il faut une bonne raison.) n’hésitez pas à faire un petit détour par cette petite commune. L’if a donné naissance au
prénom Yves  (Erwan e brezonheg).

Aujourd’hui certains vont
célébrer les Senan et les Celtes les Sané. Il y a
des jours comme celui la où on ne sait plus à quel saint se
vouer…Certains calendriers accueillent même en ce 6 février les
Gaston; ce qui permettait à mon aïeule d’étaler ses
connaissances en termes de dicton, en répétant plusieurs fois dans
la journée, afin que nul n’en ignore: A la saint Gaston,
surveille tes bourgeons !
Ce que je vais m’empresser de faire car
le jardin de keramoal est en pleine effervescence.

Sané donc qui fut
émule de St Patrick, difficile de faire plus Celte, et qui se décida
comme tous ses confrères à faire une tournée dans l’Ouest
Armoricain histoire de rester en tête du hit parade et de montrer à ses païens de quel bois se
chauffait un saint ermite. La légende ou plutôt « la vie des
saints » d’Albert Le grand, nous apprend qu ‘il aurait
débarqué dans le Finistère à la pointe de Bertheaume. Il a laissé
son nom à la commune toute proche de Plouzané.

Il faudra attendre 1000 ans pour que Vauban se décide à construire le fort de Bertheaume et a y placer une batterie pour décourager les débarquements intempestifs des Anglais. Le site est occupé depuis la protohistoire, endroit stratégique pour protéger
le goulet, l’ile de Bertheaume est mentionnée comme étant l’emplacement
d’un mouillage stratégique dès 1397, dans un acte du duc Jean IV. Une
forteresse y est donc bâtie. Mais le château de Bertheaume est pris et
brûlé par la flotte anglo-flamande pendant l’invasion du 29 juillet 1558.
Aujourd’hui l’ilot est relié à la terre par une passerelle que les tempêtes hivernales se plaisent à malmener. En été le lieu abrite un son et lumière qui retrace l’histoire du site. Une sorte d’espèce de genre de Puy-du-fou à la sauce armoricaine. Le panorama est magnifique et en se penchant un peu, on aperçoit Ouessant, Camaret et son curé, d’autant plus que, c’est bien connu, il y fait toujours un temps superbe comme sur cette photo (à droite).. Nous sommes à quelques pas du phare de St Mathieu et ses 163 marches, avis aux sportifs.

Et bien voila, à force de digresser de la sorte, je ne sais plus de quoi je voulais vous entretenir; je vais donc en rester là avant que ce blogue ne se transforme en office du tourisme, non sans vous avoir remercié de ce détour virtuel par « les cénobites tranquilles ». Ah oui, merci à la chaîne de solidarité qui s’est manifestée pour sauver Oui-oui de ses tourments; encore quelques propositions et c’est gagné. Je précise néanmoins pour celle-ci que le règlement est formel, les lots ne feront l’objet d’aucune reprise. Hortensia c’est hortensia…

Portez vous bien, à demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !

Le 5 février 1894, à Paris, exécution d’Auguste VAILLANT, au cri de « Mort à la société bourgeoise et vive l’anarchie ». La bombe que Vaillant avait jetée le 9 décembre 1893 à la Chambre des Députés, si elle ne tua personne, terrorisa la société bourgeoise, qui ne lui pardonnera pas cette frayeur.Vaillant, né en 1861, connait très jeune la misère. A 13 ans, il prend le train sans billet : première condamnation. A 17 ans, affamé, il mange dans un restaurant et ne peut payer : six jours de prison. Il se rend à Paris, à pied. Il fréquente les groupes anarchistes, se passionne pour l’astronomie, la philosophie, etc. Il se marie, et a une fille, Sidonie (qui sera plus tard recueillie par Sébastien Faure).  Toujours dans la misère, il décide de tenter sa chance en Argentine, dans le Chaco, mais là-bas aussi, la misère règne en maître. Après 3 ans d’exil, il rentre en France où il ne trouve que des petits boulots qui n’arrivent pas à nourrir sa famille. Il renoue alors avec le milieu des « compagnons » anarchistes. Les vagues d’actes anarchistes se multiplient alors en France dans les années 1892-1894 à l’initiative de plusieurs activistes, parmi lesquels Ravachol, Sante Géronimo Caserio, ou encore Emile Henry.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

,

Amis du tarot de Marseille et de la galinette cendrée réunis, bonjour !

Le
5 février
1894
,
à Paris, exécution d’
Auguste
VAILLANT
,
au cri de « 
Mort
à la société bourgeoise et vive l’anarchie
« .

La bombe que Vaillant avait jetée le 9 décembre 1893 à la
Chambre des Députés, si elle ne tua personne, terrorisa la société
bourgeoise, qui ne lui pardonnera pas cette frayeur.
Vaillant, né
en 1861, connait très jeune la misère. A 13 ans, il prend le train
sans billet : première condamnation. A 17 ans, affamé, il mange
dans un restaurant et ne peut payer : six jours de prison. Il se rend
à Paris, à pied. Il fréquente les groupes à la société bourgeoise et vive l'anarchie".
La bombe que Vaillant avait jetée le 9 décembre 1893 à la
Chambre des Députés, si elle ne tua personne, terrorisa la société
bourgeoise, qui ne lui pardonnera pas cette frayeur.Vaillant, né
en 1861, connait très jeune la misère. A 13 ans, il prend le train
sans billet : première condamnation. A 17 ans, affamé, il mange
dans un restaurant et ne peut payer : six jours de prison. Il se rend
à Paris, à pied. Il fréquente les groupes anarchistes, se
passionne pour l'astronomie, la philosophie, etc. Il se marie, et a
une fille, Sidonie (qui sera plus tard recueillie par Sébastien
Faure).  Toujours dans la misère, il décide de tenter sa chance en
Argentine, dans le Chaco, mais là-bas aussi, la misère règne en
maître. Après 3 ans d'exil, il rentre en France où il ne trouve
que des petits boulots qui n'arrivent pas à nourrir sa famille. Il
renoue alors avec le milieu des « compagnons »
anarchistes. Les vagues d'actes anarchistes se multiplient alors en
France dans les années 1892-1894 à l'initiative de plusieurs
activistes, parmi lesquels Ravachol, Sante Géronimo Caserio, ou
encore Emile Henry.">
anarchistes, se
passionne pour l’astronomie, la philosophie, etc. Il se marie, et a
une fille, Sidonie (qui sera plus tard recueillie par Sébastien
Faure).  Toujours dans la misère, il décide de tenter sa chance en
Argentine, dans le Chaco, mais là-bas aussi, la misère règne en
maître. Après 3 ans d’exil, il rentre en France où il ne trouve
que des petits boulots qui n’arrivent pas à nourrir sa famille. Il
renoue alors avec le milieu des « compagnons »
anarchistes. Les vagues d’actes anarchistes se multiplient alors en
France dans les années 1892-1894 à l’initiative de plusieurs
activistes, parmi lesquels Ravachol, Sante Géronimo Caserio, ou
encore Emile Henry.

Leurs actions visent la bourgeoisie, qu’ils
jugent responsable de la misère en cette période de crise
économique, et surtout les premiers responsables à leurs yeux des
inégalités sociales, c’est-à-dire les parlementaires, au lendemain
du scandale de Panama de 1892 qui révèle la corruption du personnel
politique.  C’est alors qu’il décide d’en finir en jetant sa bombe.

« Messieurs,
dans quelques minutes, vous allez me frapper, mais en recevant votre
verdict, j’aurai au moins la satisfaction d’avoir blessé la société
actuelle, cette société maudite où l’on peut voir un homme
dépenser inutilement de quoi nourrir des milliers à la société bourgeoise et vive l'anarchie".
La bombe que Vaillant avait jetée le 9 décembre 1893 à la
Chambre des Députés, si elle ne tua personne, terrorisa la société
bourgeoise, qui ne lui pardonnera pas cette frayeur.Vaillant, né
en 1861, connait très jeune la misère. A 13 ans, il prend le train
sans billet : première condamnation. A 17 ans, affamé, il mange
dans un restaurant et ne peut payer : six jours de prison. Il se rend
à Paris, à pied. Il fréquente les groupes anarchistes, se
passionne pour l'astronomie, la philosophie, etc. Il se marie, et a
une fille, Sidonie (qui sera plus tard recueillie par Sébastien
Faure).  Toujours dans la misère, il décide de tenter sa chance en
Argentine, dans le Chaco, mais là-bas aussi, la misère règne en
maître. Après 3 ans d'exil, il rentre en France où il ne trouve
que des petits boulots qui n'arrivent pas à nourrir sa famille. Il
renoue alors avec le milieu des « compagnons »
anarchistes. Les vagues d'actes anarchistes se multiplient alors en
France dans les années 1892-1894 à l'initiative de plusieurs
activistes, parmi lesquels Ravachol, Sante Géronimo Caserio, ou
encore Emile Henry.">
de familles,
société infâme qui permet à quelques individus d’accaparer les
richesses sociales (…) Las de mener cette vie de souffrance et de
lâcheté, j’ai porté cette bombe chez ceux qui sont les premiers
responsables des souffrances sociales. »
Auguste
Vaillant (que l’on voit ici, à gauche, présenté à la guillotine)



En représailles de cette exécution, Caserio va assassiner Sadi Carnot
à Lyon le 24 juin 1894. La conséquence directe de ces actes fut
l’adoption des lois dites « scélérates » La première
prévoit la création de nouveaux délits, dont l’apologie de faits
ou apologie de crime. Cette loi permet aux autorités d’ordonner des
arrestations et des saisies préventives. La seconde concerne les
associations de malfaiteurs et la troisième, la liberté de la
presse en interdisant toute propagande aux anarchistes et en
interdisant leurs journaux. Ces lois ne furent abrogées qu’en 1992.
Dès lors, chez les anarchistes, la chanson « la complainte de
Vaillant » va remplacer la fameuse « Ravachole ».

La guillotine a disparu plus vite que les inégalités sociales, les prébendes, les conflits d’intérêts, les ministres bidons et les énormes profits des financiers en tous genres…

Allez, c’est pas une raison pour perdre la tête. Je dis cela à l’intention de l’inspecteur des renseignements généraux qui est chargé de dépouiller les blogs; ceci n’est pas l’apologie d’un acte criminel, simplement un rappel historique. En attendant la suite, portez vous bien, à demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !

ILS ONT VOTE ET PUIS APRES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Amis du confucianisme et de l’onglet aux échalotes réunis, bonjour !

Au train où vont les choses nous allons nous retrouver en mars sans y prendre garde. Pour l’heure nous voici le 4 février sauf pour nos amis républicains pour qui ce jour était le 16è de pluviôse dédié au buis.

Dans l’actualité, des choses amusantes et d’autres beaucoup moins réjouissantes. De l’autre côté de la Méditerranée, ça branle dans le manche, ça a craqué en Tunisie, ça tremble en Egypte, ça frémi en Algérie, ça bouge en Jordanie, au Yémen, au Maroc et même en Syrie… Je me garderais bien d’oser une analyse globale sur tous ces évènements, étant d’un naturel pessimiste quand aux capacités des peuples à faire le « bon » choix. Je me souviens encore de notre joie à la chute de Mohammad Reza Palhavi, alias le dernier shah d’Iran, et de notre déconvenue lorsque les barbus sont sortis de l’ombre. Loin de moi l’idée de jouer les Cassandre et mon voeu le plus cher est que l’histoire ne se répète pas.

Tiens, à propos de prédiction, Maître Aliboron ne s’était pas trompé lui et c’est bien Nolwenn Leroy qui a décroché la timbale du grand prix du disque du « Télégramme de Brest »…Il est vrai que c’est « le public » qui votait. Dans ces cas là, on n’ose pas dire « le peuple » et pourtant, c’est la même opinion publique qui après le meurtre de la jeune fille en Loire-atlantique, réclamera la peine de mort pour les récidivistes. La même qui vote pour Miss France comme elle vote pour Sarko. Cette opinion là représente à elle seule les trois singes de la philosophie orientale: ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire… Elle laisse parler les experts qui à longueur d’émissions lui disent « ce qu’il convient de penser de la situation »; les éditocrates qui ont un avis sur tout et surtout un avis. Ils sont interchangeables comme les chemises de l’archiduchesse. Olivennes quitte le nouvel Obs, Julliard est parti à Marianne, Demorand quitte Europe pour remplacer Joffrin à Libé qui lui va remplacer Olivennes à l’Obs, et la liste pourrait se prolonger. L’opinion publique n’est ni de droite ni de gauche, ni Vichy ni Londres, ni collabo ni résistance, ni Hollande ni Ségo, ni dessert ni fromage, ni thé ni café. Elle est là, c’est tout. Elle porte l’actualité autant que l’actualité la porte, soumise aux vents les plus forts c’est à dire au « politiquement correct ». Aujourd’hui, il est correct de soutenir les peuples du Proche et du Moyen-orient (sauf les palestiniens) comme hier il était correct de soutenir Ben Ali et consorts, remparts contre l’islamisme. Comme « ils » ont soutenu Pinochet ou Franco face au péril bolchevique. L’opinion publique a toujours préféré la peste au choléra…Je hais l’opinion publique !

Et ben dis donc, le cénobite n’a pas pris ses cachets ce matin ? Le voici encore en train de vitupérer contre l’espèce humaine; celle la même qui est capable de produire des poètes comme Pierre QUILLARD,(à gauche, son portrait par Félix Valloton) décédé à Neuilly (oui, oui, Neuilly) un 4 février en 1912, anarchiste et Dreyfusard et qui nous a laissé ceci:

Âme riche de nuit, d’étoiles et de rêves
Qui puisas des trésors aux urnes d’un tombeau
N’abandonneras-tu jamais tes blêmes grèves
Pour cette ville en fleurs sous le printemps nouveau ?

Âme riche de nuit, mon âme, tu recèles
Assez d’astres perdus et de soleils éteints :
Viens connaître la chair et les lèvres de celles
Qui tendent leurs seins nus aux pourpres des matins…

Allez, merci d’être passé, portez vous bien, à demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !

EN VOITURE SIMONE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Amis
de la philosophie sans boudoir et du p’tit LU réunis, bonjour !


Le 3
février, 15è jour de pluviôse était officiellement dédié à la
vache. Ce qui bien entendu n’a rien à voir avec ce qui va suivre.

Voici
une philosophe dont on parle peu, peut-être à cause de son
homonymie avec Simone Veil, la femme politique.

Simone
Weil
nait en 1909, un 3 février, à Paris au sein d’une famille
de la bourgeoisie juive mais agnostique. Elle aura la chance de
pouvoir bénéficier d’une éducation classique. Au Lycée Henri IV à
Paris, elle est une des premières filles à avoir accès au cours de
philosophie d’un professeur célèbre : le philosophe Alain. Simone
Weil sera influencée par la stature de ce professeur, par ses idées
non-conformistes et ses rébellions contre l’autorité universitaire.
Elle devient elle-même professeur de philosophie et s’engage sur le
plan politique. On la surnomme « la vierge rouge » et
l’administration universitaire la nomme assez loin de Paris,
craignant sans doute les remous.
Dans les villes de province où
elle enseigne (au Puy, à Bourges…) elle fréquente les ouvriers,
les chômeurs, discutant avec eux dans les cafés, leur donnant des
cours de culture générale pour les instruire afin de les éclairer
sur le rôle important de la classe ouvrière. Pour mieux comprendre
les rouages de l’oppression sociale, elle se fait embaucher comme
ouvrière en usine, malgré sa santé précaire. En 1936, elle
rejoint les brigades internationales, en Espagne, où elle combat
comme un soldat dans cette atroce guerre civile.(La photo à droite la montre armée et dans la célèbre combinaison de la CNT) Elle fera partie de
la célèbre colonne Durruti formée d’anarchistes principalement.
En
voyage en Italie, sa vie personnelle bascule soudain lorsque, dans
une église à Assise, elle vit un moment spirituel intense. « Quelque
chose de plus fort que moi m’a obligée, pour la première fois de ma
vie, à me mettre à genoux », écrira-t-elle. Elle en est
marquée jusqu’à la fin de sa courte vie et va développer cette
approche spirituelle qu’elle nomme « connaissance surnaturelle ».
Fatiguée, malade, diminuée, elle trouvera la mort dans un
sanatorium de Ashford le 24 août 1943, elle n’a que 34 ans.

Au
regard de notre actualité, je vous laisse juger de la pertinence de
cette citation extraite de son livre:
La
pesanteur et la grâce
.
«
L’obéissance
à un homme dont l’autorité n’est pas illuminée de légitimité,
c’est un cauchemar
.».
Nous devons à laure Adler une magnifique biographie parue chez Actes
Sud en 2008.

Tous les livres ayant paru sous son nom ont été
publiés après sa mort, à l’exception des
Réflexions
sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale
.
C’était véritablement une femme admirable, entre Calamity Jane et
Sainte Thérèse de Lisieux, elle me fait penser à Hannah Arendt,
autre philosophe de premier ordre.

Bon allez, c’est un peu scolaire pour un jeudi, coupons court. Portez vous bien, à demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !

PS: Pour Oui-oui, qui se désespère de ne pas trouver les moyens de crier son indignation, je fais appel à la solidarité légendaire qui caractérise les lecteurs de ce blogue. Je suggère que vous lui fassiez parvenir une liste de propositions par le biais des « cénobites tranquilles » qui feront suivre.Une sorte d’inventaire à la Prévert ou, comment s’indigner en dix huit leçons…Les meilleures propositions feront l’objet d’un tirage au sort et le winner recevra une bouture d’hortensia de Keramoal.

AR GOULOU VRAS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

DU BOULOU POK AU PIANO STRIDE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Amis de la Celtitude et du boulou pok* réunis, bonjour !

Le 1er février correspond au jour de pluviôse dédié au laurier-sauce. C’est IMBOLC, fête celtique très ancienne qui marque le temps du renouveau de la nature. Mais si l’on est en marche vers le printemps, l’hiver est loin d’avoir dit son dernier mot. Comme chaque année à cette époque, un couple de bécasses s’est installé dans les jardins de Keramoal nous indiquant par sa présence que l’heure n’est pas venue de ranger son thermolactyl.

*Le boulou pok est un jeu entre boules et palets qui se joue à Guerlesquin (29) et qui donne lieu à un « championnat du Monde » une fois l’an dans la commune.


Imbolc donc, fête de la régénération, de la lustration comme disent les druides, correspond aux Lupercales de l’antiquité Romaine. On y célèbre Brigit la déesse mère préchrétienne et il s’agit d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver et a certainement pour origine un culte de la fécondité. Les chrétiens, eux, ont tôt fait de faire de Brigit une sainte et de  transformer cela en fête de la chandeleur (ancienne fête Romaine avec procession aux flambeaux = candela = chandelles = chandeleur), et son folklore de crêpes et de bougies. En Irlande, Brigit est la fille du Dagda, elle est aussi la mère,
l’épouse et la sœur de Lug, Dagda, Ogme, Nuada, Diancecht et Mac Oc, les
dieux des Tuatha Dé Danann. Elle est associée à la fête d’Imbolc, la
purification du 1er février, censée protégée les troupeaux et favoriser
la fécondité.
Voici d’ailleurs la recette pour fabriquer vous même votre encens d’Imbolc: 3 parts d’oliban (résine aromatique), 2 parts de sang de dragon (estragon),
1/2 part de bois de santal rouge, 1 part de cannelle. Quelques gouttes de
vin rouge. Ajouter au mélange quelques pincées des premières fleurs
(séchées). (Scott Cunningham The Complete Book of Incense, Oils and
Brews
)
. Après cela, vous pouvez affronter la dure réalité jusqu’à l’équinoxe de printemps.

Tout à fait autre chose.

Puisque nous sommes le 1er février, souvenons nous de James P. Johnson à qui nous devons d’avoir construit la passerelle entre le ragtime et le jazz en utilisant, mieux que personne, le Piano Stride.



C‘est une de ses compositions « Charleston » qui a donné naissance à la fameuse danse du même nom et que l’on entend dans cette vidéo. Il était né un 1er février en 1894, dans le New-jersey et il s’est éteint en 1955 à New-York. Dès la fin des années 1910 il est réputé pour sa virtuosité et devient vite célèbre à Harlem. Il rencontre le jeune Fats Waller et devient l’accompagnateur privilégié de Bessie Smith. James
P. Johnson
aura
joué un rôle déterminant dans l’histoire du jazz et
dans l’évolution du ragtime vers une musique improvisée
et exempte de toutes
barrières formelles. Il a aussi laissé de
nombreuses compositions et standards,
dont Charleston qui est l’un
des airs les plus enregistrés
durant
les années 20, mais aussi Old
Fashioned Love, If I Could Be With You,
A Porter’s Love
Song to a Chambermaid.
Malgré tout, il ne
recevra pas
la
reconnaissance qu’il mérite et mourra presque dans l’oubli en
1955.

Allez voila pour débuter ce mois de février en musique. Merci encore de votre fidélité, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !