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B.H.L. AND CO…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la belle ouvrage et du p’tit
maquereau à la bretonne réunis, bonjour !


Aujourd’hui, 18 février, pluviôse
tire à sa fin, c’est peut-être pour cela que les républicains
avaient dédié ce jour au traineau.

Contrairement à ce que dit Jancyve
dans son commentaire, l’effervescence cérébrale n’est pas au
rendez-vous tous les jours. La preuve, aujourd’hui je me contente de
vous retransmettre le papier de Pascal Boniface de l’Institut de
Relations internationales et stratégiques
tant je partage son
analyse à la virgule près. Il dénonce une fois de plus l’attitude
de nos pieds nickelés de la pseudo philosophie que sont Adler,
Finkielkraut et BHL à l’issue des événement en Tunisie et en Egypte.
Jugez en plutôt:

« Ces trois intellectuels
relaient en fait les craintes israéliennes face au changement
politique en Égypte. Ce qui est assez amusant c’est que les mêmes
qui ont dénoncé pendant des lustres l’absence de régimes
démocratiques dans le monde arabe s’inquiètent désormais de la
possibilité qu’il en existe. Cela ferait tomber leur argument de «
Israël la seule démocratie du Proche-Orient » qu’ils psalmodient.
Mais surtout cela pourrait signifier la mise en place de régimes
moins accommodants avec Israël. Or c’est leur principale pour ne
pas dire unique préoccupation.

Il n’est d’ailleurs pas
étonnant qu’ils soient passés complètement à côté de la
révolution tunisienne ; ils n’ont ni soutenu la révolte populaire
comme ils ont pu le faire pour l’Iran, (la Tunisie n’est pas
hostile à Israël donc on n’y soutient pas les revendications
démocratiques) ni ne se sont inquiétés de ses conséquences comme
ils le font pour l’Égypte (la Tunisie n’a pas un rôle clé au
Proche Orient).

Ils font un parallèle entre la mise en place
d’un régime répressif islamiste en Iran après 1979 et ce qui
pourrait se produire en Égypte. Comparaison n’est pas raison ; si le
régime des mollahs a pu s’imposer en Iran, c’est en grande partie
du fait des craintes d’interventions extérieures américaines (et du
précédent Mossadegh) et face à l’agression à partir de 1980 de
Saddam Hussein, à l’époque soutenu unanimement par le monde
occidental…

Curieusement nos trois vedettes médiatiques qui
s’inquiètent fortement de l’arrivée au pouvoir d’un mouvement
intégriste religieux n’ont jamais rien dit contre le fait qu’en
Israël un parti de de cette nature soit membre depuis longtemps de
la coalition gouvernementale. Le parti Shass un parti extrémiste
religieux (et raciste) est au pouvoir en Israël avec un autre parti
d’extrême droite celui-ci laïc et tout aussi raciste, Israel
Beiteinu. Ces deux partis alliés au Likoud essaient d’ailleurs de
restreindre les libertés politiques et mettent une très forte
pression sur les différentes O.N.G. de défense de droits de l’homme
sans que nos trois intellectuels s’en émeuvent
particulièrement.

Les Frères musulmans peuvent-ils prendre
seul le pouvoir ? C’est fortement improbable pour ne pas dire
impossible. Un gouvernement auquel éventuellement participeraient
les Frères musulmans pourrait lever le blocus sur Gaza. Il ne se
lancerait pas dans une guerre contre Israël du fait du rapport de
forces militaires largement favorable à Israël sans parler de
l’appui stratégique américain. Ce qui pourrait se produire par
contre, c’est qu’un autre gouvernement égyptien soit moins
accommodant avec l’actuelle coalition de droite et d’extrême-droite
au pouvoir en Israël. Mais est-ce si grave qu’un pays démocratique
d’une part ait une politique indépendante et d’autre part ne
laisse pas carte blanche à un gouvernement de droite et
d’extrême-droite ?

Les masques tombent. Nos trois
intellectuels dénoncent un éventuel extrémisme en Egypte mais
soutiennent celui au pouvoir en Israël. Ils critiquent l’absence
de démocratie dans le monde arabe mais s’émeuvent dès qu’elle
est en marche. Leur priorité n’est pas la démocratie mais la
docilité à l’égard d’Israël, fut-il gouverné avec l’extrême
droite. »

Voila pour aujourd’hui, vous repassez quand vous voulez, « les cénobites tranquilles » sont ouverts tous les jours. Près de 15 000 visiteurs m’ont déjà fait la joie de franchir le seuil de l’ermitage, ce qui ne va pas sans titiller mon égo. Allez, portez vous bien, à demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !

 

COCHON QUI S’EN DEDIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
des polyphosphates et du jambonneau réunis, bonjour !


Le 17
février
correspond au 29è jour de Pluviôse que nos ancêtres
républicains avaient dédié à la chélidoine dans leur calendrier.
Cette plante est aussi nommée herbe aux verrues car elle était
sensé les faire disparaître.


Une
verrue que l’on aimerait voir disparaître de nos côtes bretonnes ce
sont les algues vertes. Voilà sans doute pourquoi, le collectif
France Nature environnement, qui regroupe près de 3 000 associations
de protection de l’environnement, lance à partir de mardi une
campagne de publicité dans le métro parisien avec des affiches
choc (si la censure n’intervient pas). Au total, six montages différents qui montrent un enfant
jouant au milieu des algues vertes ou encore un homme jouant à la
roulette russe avec un épi de maïs dont on ignore s’il est OGM ou
non. Les agriculteurs de la FNSEA ont fait part de leur “dégoût”
face à “une campagne parisienne de dénigrement (…)
caricaturale et clairement orientée contre l’agriculture”
.

En
Bretagne
, les professionnels de la profession, producteurs et
marchands de cochons ont le groin qui se renfrogne. Le député Marc
Le Fur se dit scandalisé: « cette affiche n’est pas une
affiche de protection de l’environnement mais une affiche
anti-bretonne.
» On croit rêver, rappelons que c’est lui
qui a fait adopter un amendement au projet de loi sur la
modernisation agricole qui permettrait de relever le seuil de la
taille des porcheries soumises à étude d’impact de 450 à 2000
places .

Le
comité régional du tourisme, le Conseil Régional, tout ce beau
monde s’émeut, le ministre Bruno Lemaire dénonce lui aussi « un
scandale ».

Cette
fois
, France Nature Environnement revient donc avec une campagne choc
qui devrait lui permettre largement de se faire entendre. Toujours de
très bonne idées créatives mais en plus des images et des mots
très forts qui vont sans doute éveiller l’intérêt du grand
public et des médias.


En
effet
, des vacances avec vue sur les porcs, pas terrible. Que vient
faire le cochon là- dedans ? Son lisier est le responsable numéro
un de cette pollution dangereuse. Conjuguées aux fientes de
volailles et aux bouses de vaches dans une région leader en matière
d’élevages, ces cochonneries représentent l’équivalent de la
pollution générée par 50 millions d’habitants! Une marée marron
qui contamine l’atmosphère, charrie des nitrates dans des sols
saturés et vire au glauque lorsque ces fertilisants prennent la mer,
déclenchant une prolifération d’algues vertes qui s’échouent
sur les plages.
Consciente des enjeux en termes de survie des
entreprises et donc d’emplois, FNE propose un gel du cheptel,
jusque là en perpétuelle croissance, des incitations à l’élevage
sur paille, en plein air, associé aux cultures locales tout en
renforçant le contrôle du respect des textes, notamment en ce qui
concerne les installations ou épandages. Comment ne pas être
d’accord sauf à croire encore que la « paysannerie »
représente une force électorale dont il ne faut pas se couper. A
quelques jours du salon de l’agriculture, passage obligé pour tout
élu, l’ambiance est de mise. « Les cénobites tranquilles »
applaudissent à cette campagne qui vient réveiller les consciences
avant que la côte de granit rose ne devienne la côte de porc.


Allez,
cela suffira pour aujourd’hui, portez vous bien (si je puis dire) à
demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !

LE DRAPEAU NOIR FLOTTE SUR LA MARMITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la caricature et des mightys* réunis, bonjour !


Nous sommes le 16 février, 28è jour de pluviôse et, je peux vous dire qu’il pluviôse un max sur les jardins de Keramoal. Ce jour est dédié aux cyclamens, jolie fleur qui est sensé symboliser la jalousie…

* toujours visibles ICI


Je voulais rajouter à notre galerie de portraits celui de James Guillaume qui, comme son nom l’indique, était d’origine suisse. Mon aïeule n’aurait pas manqué d’ajouter: personne n’est parfait.

Il est né à Londres un 16 février 1844 de père suisse et de mère française et les oubliettes de l’histoire l’ont englouti sans autre forme de procès. En 1848, la République ayant été proclamée à Neufchâtel, le père de James Guillaume, ardent républicain lui aussi, revint au pays. Il fut bientôt nommé juge, puis préfet du Val-De-Travers, et à partir de ce moment ne s’occupa plus que des affaires publiques. Elu conseiller d’Etat en 1853, il fut réélu constamment pendant trente-cinq ans.

James Guillaume avait donc quatre ans lorsqu’il arriva en Suisse. Il entra au collège latin à neuf ans et demi; à seize ans, il passa dans les auditoires, qu’on appelle aujourd’hui l’Académie, et il y resta jusqu’en 1862. Elève assez indiscipliné, il avait souvent maille à partir avec les autorités scolaires, qui étaient royalistes et religieuses. Il lut toute la bibliothèque de son père, se passionnant pour l’Antiquité, pour la Révolution française, pour la philosophie et particulièrement pour Spinoza, pour la poésie depuis Homère et Shakespeare jusqu’à Goethe et à Byron, pour Rabelais enfin, Molière et Voltaire.

Pour que sa vie encore vaille d’être vécue, il veut la consacrer à l’instruction populaire du peuple: et pour commencer, il organise des cours du soir pour les apprentis. Il continue à lire toutes sortes d’auteurs: Feuerbach, Darwin, Fourier, Louis Blanc, Proudhon. Et, peu à peu, des conceptions nouvelles s’élaborent dans sa tête. Savant et philosophe, il n’avait pu concevoir l’égalité précédemment qu’à la façon de Robespierre et de Louis Blanc . A l’automne de 1866, Constant Meuron et James Guillaume fondèrent la section de l’Internationale du Locle, et Guillaume se rendit au congrès de Genève. Il participait activement d’ailleurs au mouvement politique et parlementaire, mais il en vint bientôt, ainsi que la plupart des Internationaux du Jura, à la conviction que la classe ouvrière n’avait rien à y gagner. Le congrès de l’Internationale à Lausanne, le congrès de la Ligue de la paix et de la liberté à Genève, tenu en 1867, modifièrent profondément la pensée de James Guillaume: c’est là en effet qu’il prit contact avec des révolutionnaires de toute l’Europe, et que la foi lui vint à la Révolution sociale universelle.    Il était à ce moment de son développement quand il fit la connaissance de Bakounine, lors de la fondation de la Fédération romande. Leurs vues étaient tout à fait analogues: le rêve d’une société sans Etat, où il n’y aurait plus ni gouvernement ni constitution, où tous les hommes seraient libres et égaux, s’était formé en Guillaume, par développement intérieur et par expérience extérieure, avant qu’il ne rencontrât Bakounine.

Dès 1869, en effet, Guillaume dut renoncer à son professorat de Locle, étant entré en conflit avec les autorités pédagogiques à cause de son activité révolutionnaire. Il devint typographe et le resta jusqu’en 1872. Guillaume devint donc l’émanation intellectuelle d’une collectivité. (…) C’est là, dans le Jura, que les horlogers et Guillaume ensemble produisirent les idées qu’une génération nouvelle devait retrouver et rebaptiser sous le nom de syndicalisme révolutionnaire. (à droite, couverture de La vie ouvrière février 1914) On sait que Bakounine et Guillaume furent exclus de l’Internationale au congrès de La Haye, en 1872, Marx et ses compagnons ayant cru se débarrasser ainsi de l’esprit des anti-autoritaires. James Guillaume mourut le 20 novembre 1916, et fut inhumé à Paris, au cimetière du Montparnasse. 

Sources: Le drapeau noir: Fritz Brupbacher

Allez, merci de votre visite, c’est un peu copieux pour un mercredi mais il n’est pas facile de faire plus court. Portez vous bien, à demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !
 

 

DANS L’ACTUALITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
du bunga -bunga et des pâtes al dente réunis, bonjour !


Et
bien voilà, on n’a pas le temps d’y croire, on blogue, on blogue et
on se retrouve le 15 février.

Oui, dans le titre de ce billet
j’évoque l’Italie car j’avoue que les manifs des femmes italiennes
contre le cavaliere qui gouverne leur pays a un côté « comédia
d’el arte » qui n’existe qu’au pays de Pasolini. De Palerme à
Venise en passant par Rome, des centaines de milliers d’italiennes se
sont rassemblées hier pour dénoncer les moeurs du chef du
gouvernement et l’image d’indécence qu’il donne de leur pays. En
Tunisie et en Egypte, le mot d’ordre des manifestants était
« dégage », les transalpines (oui, bon…) l’ont traduit
par « Basta ! ». Ce sont les révélations d’une jeune
effeuilleuse de 17 ans qui sont à l’origine de ce que les médias
appelle le « Ruby gate ». Berlusconi l’aurait fait
libérer d’un commissariat arguant du fait qu’elle était parente de
Hosni Moubarak. La jeune fille ne va pas se faire prier pour raconter
ses liens avec le président du Conseil. Selon Ruby, le «bunga
bunga» est une expression décrivant un jeu érotique enseigné à
Berlusconi par le colonel Kadhafi qui le pratique avec son «harem
africain». Et tout cela sous les fenêtres de Benoist le seizième…

Mais
l’actualité est décidément pleine de surprises, tenez, prenez les
tunisiens qui viennent de se débarrasser de Ben Ali. Et bien
aujourd’hui ils débarquent par milliers sur l’île italienne de
Lampedusa, attirés sans doute par les perspectives d’un bunga bunga
géant style apéro Facebook. A moins que ce ne soient les anciens
sbires du dictateur qui tentent de se refaire la cerise en Europe.
Allez savoir, madame Michu, les gens ne sont jamais contents de leur sort. Il sont capables de nous dire: la démocratie c’est bien mais du boulot c’est mieux…


En
Egypte
, L’armée à commencé à faire le ménage. Le Conseil suprême
(ça me rappelle le Soviet suprême) formé d’une vingtaine de
généraux vient de décider la dissolution de l’assemblée du
peuple. Encore un effort avant qu’ils ne décident de dissoudre le
peuple. Pendant la période de  transition, le Conseil a indiqué
qu’il gouvernerait par décrets et que son chef, le maréchal
Tantaoui était chargé de le représenter, aie ! On le voit ici en compagnie de son ami de trente ans, Moubarak. Apparemment ils viennent d’apercevoir un éclair de liberté et n’en croient pas leurs yeux. Je sais pas pour vous mais moi, je la sens pas trop la transition…

Allez, les prochains sur la liste c’est Bouteflika puis le roi du Maroc. A ce moment là ils seront assez nombreux pour se taper le carton au club des anciens dictateurs dans une luxueuse villa d’Arabie Saoudite.

En attendant portez vous bien, à demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !


A QUI LE TOUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la République espagnole
et de la paella réunies, bonjour !

Ce lundi 14 février correspond
au 26è jour de pluviôse dédié à la guède, cultivée
autrefois dans la région du Sud-Ouest pour ses propriétés
tinctoriales d’où son nom de Pastel des teinturiers. On y extrayait
une teinture bleue à partir de ses feuilles. Sa culture a déclinée
avec l’arrivée de l’indigo au XVII è siècle. La médecine
traditionnelle chinoise continue de l’utiliser dans le traitement de
l’hépatite infectieuse. Bon, ben, on aura appris un truc aujourd’hui…

Mais, débutons cette semaine par
un portrait de militante.

C‘est à Quimper, il y a 20 ans,
le 14 février 1991, que s’est éteinte Emilienne MORIN.

Fille d’Etienne Morin, un
militant anarcho-syndicaliste du Bâtiment, Émilienne Morin
fréquenta très jeune les milieux révolutionnaires. Dès 1916 elle
travailla comme secrétaire pour le journal pacifiste Ce Qu’il
faut dire
. Elle milita dans le groupe du XVe arr. de Paris des
Jeunesses syndicalistes de la Seine. En 1924 elle se maria à Yerres
(Essonne) avec le militant anarchiste italien Mario Cascari dont elle
divorça au bout de deux ou trois ans. C’est le 14 juillet 1927
qu’elle fit la connaissance de Buenaventura Durruti Domange
à la Librairie internationale anarchiste de la rue des Prairies,
Paris (XXe arr.) et devint sa compagne.  En juillet 1927, Durruti
ayant été expulsé en Belgique, Emilienne abandonna son emploi de
sténodactylo et partit le rejoindre à Bruxelles où résidaient
alors de nombreux anarchistes espagnols qui y vivaient dans une
semi-clandestinité. Lola Iturbe, elle-même militante anarchiste et
compagne de Juan Manuel Molina,  la décrit ainsi : « Émilienne
était alors une jeune femme très agréable, au teint clair et aux
yeux bleus, avec les cheveux coupés à la garçonne. Son caractère
énergique, ses convictions idéologiques et ses dons oratoires se
manifestaient dans les controverses publiques — spécialement avec
les communistes — qui se déroulaient à la Maison du Peuple, à
Bruxelles
. »

Le jeune couple mena une vie
difficile de proscrit jusqu’en 1931, date à laquelle ils se
rendirent en Espagne où la République venait d’être proclamée
et où ils poursuivirent leur activité militante. Le 4 décembre
1931, elle mit au monde à Barcelone une fille, Colette, qu’elle
allait devoir élever seule, son compagnon étant pratiquement
toujours pourchassé ou emprisonné. Les compagnons parvinrent à lui
trouver un travail d’ouvreuse au théâtre Goya et c’est Teresa
Margaleff qui s’occupa souvent de la petite Colette, y compris en
l’allaitant, lorsque sa mère était au travail.

Lors de la guerre civile et de la
révolution espagnole, Émilienne Morin rejoignit la colonne Durruti
sur le front d’Aragon et travailla comme secrétaire au quartier
général où elle fut responsable du département de presse. Mais
les soins que nécessitait sa petite fille l’obligèrent bientôt à
quitter le front tandis que son compagnon partait à Madrid, avec une
partie de sa colonne, pour participer à la défense de la capitale
où il devait trouver la mort le 20 novembre 1936. Après avoir
travaillé un moment au conseil de défense, Émilienne rentra en
France en 1938 et mena campagne, par la plume et par la parole, en
faveur des révolutionnaires espagnols.(ici à gauche, Emilienne Morin et Colette Durruti.)

  • Sources: Dictionnaire international
    des militants anarchistes
    .

  • Voilà
    donc pour ce début de semaine en attendant que d’autres velléités
    républicaines se fassent entendre au Maroc, en Algérie, au Yémen,
    en Jordanie, en Syrie et partout ailleurs où les bruits de bottes
    se font encore assourdissants. D’ici là, portez vous bien, à
    demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !
  • ESPRIT ES-TU LA ?

    Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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    Amis
    du spiritisme et de la bavette d’aloyau réunis, bonjour !

    C‘est
    pas pour me vanter mais nous sommes le dimanche 13 février. Voici
    pour vous, chers lecteurs, une histoire comme je les aime.


    Petite
    histoire.

    Il y a
    mille ans de cela, le 13 février 1021, le calife fatimide (branche
    Chiite des Ismaéliens) du Caire, Al-Hakim bi-Amr Allah, était
    assassiné au cours d’une promenade nocturne dans les collines d’al
    Muquattam. Il faut bien reconnaître que ce n’était pas franchement
    un tendre. A sa mort, ses proches ont fondé ce qui est devenu la
    religion Druze. Au cours de son règne il développa une propagande
    Ismaélienne farouche et déclara l’anathème contre les autres
    croyants. Confiscation des biens des églises, destruction des
    bâtiments religieux, obligation vestimentaire, c’est lui qui fit
    détruire l’église du Saint Sépulcre à Jérusalem ce qui allait
    déclencher les croisades. En 1013 il compléta la mosquée du Caire
    commencée par son père et qui est devenue la célèbre « mosquée
    du vendredi ». Il persécuta les chrétiens, faisant couper la
    langue à ceux qui continuaient d’utiliser la leur de langue, le
    copte. Aujourd’hui, mille ans plus tard, Les manifestants de la place
    Tahrir doivent rêver d’inviter Moubarak à une promenade nocturne
    dans les collines…

    Mais
    peut-être l’âme ou l’esprit de Al-Hakim ne s’est elle (il) pas
    définitivement éloignée de cette place du Caire qui vient de vivre
    des évènements historiques. En effet, une vidéo diffusée sur le
    site Euro News et qui provient de l’agence Reuters pourrait laisser
    supposer le contraire. Jugez en par vous même, soyez attentif cela va très vite.



    Sur cette vidéo qui, je le répète a été authentifiée par Reuters, on voit apparaître un cavalier fantomatique qui fend la foule des manifestants sans autre forme de procès. D’aucuns de faire référence immédiatement au 4è cavalier de l’apocalypse annonçant la défaite définitive du mal.
    Si maintenant les esprits se mêlent de faire la révolution, à quel saint peut-on se vouer…
    Voici quelques jours, une autre vidéo montrait d’étranges lumières jouant au yo-yo juste au dessus de Jérusalem.

    Comme le disait la célèbre madame Blavatsky (ici à gauche), adepte de la théosophie, esprit es-tu là ? Pour oui, tapes 1 pour non, tapes étoile.

    Allez, mon aïeule n’aurait pas manquer d’ajouter: en toutes circonstances, il faut savoir raison garder. Dans l’attente de nouveaux développements dont « les cénobites tranquilles » ne manqueront pas de se faire l’écho, portez vous bien, à demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !

    C’EST PAS D’LA TARTE ! MAIS SI…

    Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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    Amis des révolutions tranquilles et
    des cabanes bambou réunies, bonjour !


    Si le compte est bon, nous sommes le 12
    février de l’an de grâce 2011. Savez vous que pour nos amis
    républicains ce 24è jour de pluviôse était dédié à la
    traînasse ? Mais non, ce n’est pas du tout celle à qui vous pensez
    mais cette plante envahissante dont je vous livre la photo en prime.

    On l’appelle aussi, la renouée des oiseaux ou encore, l’herbe aux
    cent noeuds. Quand je vous aurais dit qu’elle appartient à la
    famille des polygonacées, vous serez armé pour briller dans les
    diners en ville.


    Dans la catégorie nouveautés, je
    viens de feuilleter le premier numéro du tout nouveau périodique
    satirique ZELIUM. Trois euros mais, on en a pour ses sous. C’est
    copieux, touffu, dense, irrespectueux à souhait, dans la lignée de
    Hara-Kiri. Le format n’est pas très pratique c’est celui du Canard
    enchainé. On y retrouve Noël  Godin, Hénin-Liétard, Etienne
    Liébig, Sergio et plein d’autres signatures. Beaucoup de dessins et
    une tonne d’articles sur le cinéma, la musique, la B.D., et même le
    foot… sans oublier l’actualité des malades qui nous gouvernent.
    Affaire à suivre.


    Hier soir la télévision nous offrait
    deux spectacles comme elle seule sait le faire. Deux présidents face
    à leurs peuples respectifs sinon respectueux. Le premier sur TF1 face
    à un panel sensé nous représenter pour un one man show dont il a
    le secret. Brochette choisie avec soin par l’inénarrable Pernaud, sans ressort, polis comme des galets,propres sur eux, s’excusant de demander pardon. Une chef d’entreprise, une pharmacienne qui-s’est-fait-cambrioler-plusieurs-fois, un vieux monsieur qui n’en peut mais, un étudiant qui veut voir plus d’entreprises dans les universités et moins de musulmans dans les rues, un soudeur de St Nazaire qui n’arrive pas à faire la soudure en fin de mois, bref la machine à faire du sous Le Pen est en marche. Alors que,lLes magistrats sont dans la rue, les dockers en grève,
    les enseignants trainent des pieds, le gas-oil est à 1,30 euro, les
    ministres voyagent aux frais de la princesse mais… Tout cela c’est
    la faute aux 35 heures.

    Le second en direct du Caire, alors que la
    foule était rassemblée sur la place Tahrir dans l’espoir de
    l’entendre annoncer son départ, nous a joué « ne me poussez
    pas ou je fais un malheur ».

    Espoir déçu donc, le Raïs délègue une partie de ses pouvoirs mais reste en place. En clair, c’est l’armée qui va
    veiller au grain et Obama peut aller se rhabiller. Bon, et bien cela m’apprendra à écrire trop vite. Alors que je terminais ce billet, les médias annoncent la démission de Moubarak. Ca va vite, ça va vite…


    Heureusement dans cette atmosphère
    délétère, une bonne nouvelle: les brigades « gloup-gloup »
    de l’entarteur en chef Noël Godin ont enfin réussi à épingler à
    leur tableau de chasse le sinistre Eric Zemmour. Il y a des jours
    comme ça ou la vie vous semble plus légère. Etant donné que cette
    une vidéo qui ne fera pas la une des zappings sur vos petits écrans,
    la voici en presque exclu sur « les cénobites tranquilles »
    .


    Zemmour entarté



    voilà pour ce vendredi, bonne fin de
    semaine, portez vous bien, à demain peut-être et n’oubliez pas:
    Indignez vous !

    A GALOPAR…

    Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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    Amis de la femme libérée et
    de la bouillie d’avoine réunies, bonjour !

    Nous sommes le 11 février et vous
    êtes encore devant votre ordinateur. Ce jour est le 23è de
    pluviôse et est dédié au chiendent, plante envahissante s’il en
    est.
    Nous souhaitons bonne fête à tous les Ehouarn de la terre.
    Ils doivent leur nom à un moine de l’abbaye de St Gildas en Rhuys
    vers le 11è siècle. C’était un disciple de St Félix. Dans
    Ehouarn, on retrouve houarn, le fer. Par exemple, hent-houarn, le
    chemin de fer… Tout comme dans l’eau ferrugineuse chère à
    Bourvil.

    Aujourd’hui, parlons d’une
    militante anarchiste espagnole, Mercedes Comaposada.

    Fille de l’écrivain et militant
    socialiste José Comaposada et compagne depuis 1933 du sculpteur
    libertaire Baltasar Lobo, Mercedes Camaposada avait commencé à
    travailler très jeune comme monteuse dans l’industrie du cinéma
    et avait adhéré au syndicat CNT des spectacles publics. Puis elle
    avait poursuivi des études à Madrid où elle allait rencontrer V.
    Orobon et surtout Lucia Sanchez Saornil avec laquelle elle se lançait
    très vite dans une campagne pour la libération de la femme. Et puis tiens, avant de poursuivre, pour le plaisir, quelques notes entonnées par Paco Ibanez.
    « A galopar« , merveilleux poème de Rafael Alberti qui devint l’hymne des républicains espagnols. Las tierras, las tierras, las tierras de Espana…


    Après ce petit intermède, continuons.

    Pendant les années de la
    République elle collaborait à de nombreux titres de la presse
    libertaire (dont
    Ruta,
    Tiempos Nuvos, Umbral, Tierra y Libertad
    )
    et en avril 1936, de sa rencontre avec Lucia Sanchez Saornil naît
    l’idée de créer un groupe de femmes spécifique, au sein du
    mouvement libertaire. Le groupe « Mujeres Libres » (MM.LL)
    est créé en avril 1936;
     mouvement
    qui a compté plus de 20 000 membres
    ,
    ainsi que la revue du même nom dont elle allait être rédactrice en
    chef pendant la guerre. Elle est illustrée par le sculpteur Baltasar
    LOBO (compagnon de Mercedes). Lorsque éclate la révolution, en
    juillet 1936, elle se rend à Barcelone et y rejoint un autre groupe
    de femmes, avec lequel elle travaille à la création d’une
    fédération nationale.
     

    Exilée en France après la
    guerre civile, elle parvenait avec son compagnon à s’installer à
    Paris avec l’aide de Pablo Picasso dont elle allait devenir la
    secrétaire. Dans les années 1960-1970 elle participait aux
    activités du groupe Mujeres Libres en exil.

    Mercedes Comaposada est morte à
    Paris le 11 février 1994.

    Et voila pour ce vendredi, allez, portez vous bien et à demain peut-être.


    Amis de la guitare acoustique et de l’anchoiade réunies, bonjour !

    Posté par erwandekeramoal dans Non classé

    Amis
    de la guitare acoustique et de l’anchoiade réunies, bonjour !

    Le
    10 février correspond au 22è jour de pluviôse que nos amis
    républicains dans leur calendrier avaient dédié à la Thymèle.
    Jolie plante qui donne une très belle floraison par grappes. Elle
    aime les sols sablonneux. Les jardins de Keramoal en abrite une qui
    malheureusement est en train de se faire manger son territoire par
    les bambous. Dans certaines région, elle porte le nom de Daphné-Garou…

    Le
    10 février
    1794,
    suicide de
    Jacques
    ROUX

    dans sa prison de Bicêtre, à Paris. Né le 21 août 1752 en
    Charente. Ce révolutionnaire français n’est pas seulement un « curé
    rouge » impitoyable et parfois cruel ; il est aussi un précurseur
    du socialisme et de l’anarchisme moderne. Ne se contentant pas de
    dénoncer les accapareurs de la révolution, les spéculateurs et les
    marchands, ses diatribes viseront le gouvernement et tout l’appareil
    d’Etat parlementaire, ainsi que divers représentant de l’autorité.
    Il est frappé d’interdit après avoir participé au pillage de
    châteaux. Vicaire de saint Thomas de Conac en 1790, il fut l’un des
    premiers prêtres (« curé rouge » selon Maurice
    Dommanget) à prêter serment à la Constitution civile du clergé. Personnellement, des curés comme celui-la, je signe tout de suite.
    Il accompagna Louis XVI à l’échafaud avec Jacques-Claude Bernard.

    Sa faction des « Enragés » (dont Jean-François Varlet
    fait partie), réclamait la taxation et la réglementation en termes
    de prix. Il dénonçait la bourgeoisie marchande plus terrible selon
    lui que
    « l’aristocratie
    nobiliaire et sacerdotale »
    .
    Il est l’auteur du célèbre « 
    Manifeste
    des Enragés
     »
    que signèrent Varlet et Leclerc d’Oze. Partisan de l’action directe,
    il fut à l’origine de plusieurs pillages de magasins. Il se fait le
    porte-parole des plus pauvres des « sans-culottes », incitant
    les femmes à revendiquer leurs droits.
    Le manifeste des enragés
    sera la cause de sa chute. La Convention se sentant attaquée, elle
    fait arrêter Jacques Roux le 22 août 1793, avec l’intention de
    l’envoyer à la guillotine, via le tribunal révolutionnaire. La
    répression s’abattra ensuite sur ses partisans, et le « Club des
    femmes », soutien des enragés, sera dissous.

    « Le
    despotisme qui se propage sous le gouvernement de plusieurs, le
    despotisme sénatorial est aussi terrible que le sceptre des rois,
    puisqu’il tend à enchaîner le peuple, sans qu’il s’en doute,
    puisqu’il se trouve avili et subjugué par les lois qu’il est censé
    dicter lui-même ».

    Tout à fait
    autre chose.

    Il y a encore des vrais joueurs de
    blues. Si vous êtes dans le Finistère en cette fin de semaine, je
    vous signale le passage d’une grande dame qui sera à Morlaix
    vendredi soir et à Scaër samedi. Elle s’appelle Fiona BOYES,
    écoutez ce qu’elle sait faire avec une guitare:



    C‘est pas magnifique ça, c’est pas biotiful…
    Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

    LE PARTI D’EN RIRE (2)…

    Posté par erwandekeramoal dans Non classé

    , , ,

    Amis du journalisme indépendant et du
    cuissot de chevreuil réunis, bonjour !


    Nous voici donc le 9 février, 21è jour
    de pluviôse dédié au tabouret. Non pas l’ustensile qu’utilise
    Nicolas 1er pour se hisser à la hauteur de sa fonction mais cette
    plante de la famille des brassicacées comme, par exemple, la moutarde des champs.

    Les républicains décidément ne manquaient pas
    d’imagination…


    Le 9 février voit la parution de « la Gazette » ancêtre de notre journal officiel. Dès 1631, récits
    de guerre et commentaires sur la vie politique de la nation sont
    publiés dans la Gazette de Théophraste Renaudot, le premier journal
    français. Cet organe de presse officieux du gouvernement est créé
    sous Louis XIII, avec l’appui de Richelieu.
    En 1762, un brevet
    royal rattache la Gazette de France au ministère des Affaires
    étrangères. C’est sous cette nouvelle appellation que Louis XV lui
    confère un caractère officiel. La Gazette paraît alors deux fois
    par semaine.
    Sous la Révolution, en novembre 1789, elle devient
    Gazette nationale de France mais reste imprimée par un éditeur
    privé, Le libraire lillois Charles Panckoucke. En 1792, la Gazette
    devient quotidienne.
    A la fin du XVIII ème, deux supports bien
    distincts publient les textes officiels. D’une part, le Bulletin des
    lois, créé par un décret de janvier 1791, devient par la loi du 14
    frimaire de l’an II (4 décembre 1793) le recueil officiel des lois
    de la République. Il porte le sceau de l’Etat et la signature du
    ministre de la Justice. D’autre part, en 1799, la Gazette nationale
    (Moniteur universel en sous-titre) est instituée, quant à elle,
    journal officiel publiant les actes du gouvernement et de l’Assemblée
    nationale et les nouvelles des armées.
    En 1811, la Gazette prend
    le nom de Moniteur universel. Organe du gouvernement publiant les
    informations officielles, le Moniteur conserve cette fonction et la
    conservera malgré les changements de régimes successifs.
    En
    février 1848 apparaît pour la première fois, en titre de la
    publication, la mention Journal officiel de la République français
    e.

    Tout à fait autre chose.

    C‘est aussi la date anniversaire du décès de Pierre DAC, et je ne résiste pas au plaisir de vous faire ce petit cadeau. L’actualité de nos partis-à-nous-qu’on-a n’étant guère reluisante, à défaut de se lamenter, mieux vaut en rire.



    Les anciens lecteurs de ce blogue se souviennent d’avoir déjà visionné ce duo mais, abondance de biens ne nuit pas, comme disait mon aïeule qui collectionnait les adages comme d’autres les timbres poste.

    Allez, voila pour ce 520è billet de la collection des « cénobites tranquilles » que vous me faites la joie de suivre avec assiduité. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.