Vous lisez actuellement les articles publié le février 11th, 2011

Page 1 de 1

A GALOPAR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de la femme libérée et
de la bouillie d’avoine réunies, bonjour !

Nous sommes le 11 février et vous
êtes encore devant votre ordinateur. Ce jour est le 23è de
pluviôse et est dédié au chiendent, plante envahissante s’il en
est.
Nous souhaitons bonne fête à tous les Ehouarn de la terre.
Ils doivent leur nom à un moine de l’abbaye de St Gildas en Rhuys
vers le 11è siècle. C’était un disciple de St Félix. Dans
Ehouarn, on retrouve houarn, le fer. Par exemple, hent-houarn, le
chemin de fer… Tout comme dans l’eau ferrugineuse chère à
Bourvil.

Aujourd’hui, parlons d’une
militante anarchiste espagnole, Mercedes Comaposada.

Fille de l’écrivain et militant
socialiste José Comaposada et compagne depuis 1933 du sculpteur
libertaire Baltasar Lobo, Mercedes Camaposada avait commencé à
travailler très jeune comme monteuse dans l’industrie du cinéma
et avait adhéré au syndicat CNT des spectacles publics. Puis elle
avait poursuivi des études à Madrid où elle allait rencontrer V.
Orobon et surtout Lucia Sanchez Saornil avec laquelle elle se lançait
très vite dans une campagne pour la libération de la femme. Et puis tiens, avant de poursuivre, pour le plaisir, quelques notes entonnées par Paco Ibanez.
« A galopar« , merveilleux poème de Rafael Alberti qui devint l’hymne des républicains espagnols. Las tierras, las tierras, las tierras de Espana…


Après ce petit intermède, continuons.

Pendant les années de la
République elle collaborait à de nombreux titres de la presse
libertaire (dont
Ruta,
Tiempos Nuvos, Umbral, Tierra y Libertad
)
et en avril 1936, de sa rencontre avec Lucia Sanchez Saornil naît
l’idée de créer un groupe de femmes spécifique, au sein du
mouvement libertaire. Le groupe « Mujeres Libres » (MM.LL)
est créé en avril 1936;
 mouvement
qui a compté plus de 20 000 membres
,
ainsi que la revue du même nom dont elle allait être rédactrice en
chef pendant la guerre. Elle est illustrée par le sculpteur Baltasar
LOBO (compagnon de Mercedes). Lorsque éclate la révolution, en
juillet 1936, elle se rend à Barcelone et y rejoint un autre groupe
de femmes, avec lequel elle travaille à la création d’une
fédération nationale.
 

Exilée en France après la
guerre civile, elle parvenait avec son compagnon à s’installer à
Paris avec l’aide de Pablo Picasso dont elle allait devenir la
secrétaire. Dans les années 1960-1970 elle participait aux
activités du groupe Mujeres Libres en exil.

Mercedes Comaposada est morte à
Paris le 11 février 1994.

Et voila pour ce vendredi, allez, portez vous bien et à demain peut-être.