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DU BOULOU POK AU PIANO STRIDE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la Celtitude et du boulou pok* réunis, bonjour !

Le 1er février correspond au jour de pluviôse dédié au laurier-sauce. C’est IMBOLC, fête celtique très ancienne qui marque le temps du renouveau de la nature. Mais si l’on est en marche vers le printemps, l’hiver est loin d’avoir dit son dernier mot. Comme chaque année à cette époque, un couple de bécasses s’est installé dans les jardins de Keramoal nous indiquant par sa présence que l’heure n’est pas venue de ranger son thermolactyl.

*Le boulou pok est un jeu entre boules et palets qui se joue à Guerlesquin (29) et qui donne lieu à un « championnat du Monde » une fois l’an dans la commune.


Imbolc donc, fête de la régénération, de la lustration comme disent les druides, correspond aux Lupercales de l’antiquité Romaine. On y célèbre Brigit la déesse mère préchrétienne et il s’agit d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver et a certainement pour origine un culte de la fécondité. Les chrétiens, eux, ont tôt fait de faire de Brigit une sainte et de  transformer cela en fête de la chandeleur (ancienne fête Romaine avec procession aux flambeaux = candela = chandelles = chandeleur), et son folklore de crêpes et de bougies. En Irlande, Brigit est la fille du Dagda, elle est aussi la mère,
l’épouse et la sœur de Lug, Dagda, Ogme, Nuada, Diancecht et Mac Oc, les
dieux des Tuatha Dé Danann. Elle est associée à la fête d’Imbolc, la
purification du 1er février, censée protégée les troupeaux et favoriser
la fécondité.
Voici d’ailleurs la recette pour fabriquer vous même votre encens d’Imbolc: 3 parts d’oliban (résine aromatique), 2 parts de sang de dragon (estragon),
1/2 part de bois de santal rouge, 1 part de cannelle. Quelques gouttes de
vin rouge. Ajouter au mélange quelques pincées des premières fleurs
(séchées). (Scott Cunningham The Complete Book of Incense, Oils and
Brews
)
. Après cela, vous pouvez affronter la dure réalité jusqu’à l’équinoxe de printemps.

Tout à fait autre chose.

Puisque nous sommes le 1er février, souvenons nous de James P. Johnson à qui nous devons d’avoir construit la passerelle entre le ragtime et le jazz en utilisant, mieux que personne, le Piano Stride.



C‘est une de ses compositions « Charleston » qui a donné naissance à la fameuse danse du même nom et que l’on entend dans cette vidéo. Il était né un 1er février en 1894, dans le New-jersey et il s’est éteint en 1955 à New-York. Dès la fin des années 1910 il est réputé pour sa virtuosité et devient vite célèbre à Harlem. Il rencontre le jeune Fats Waller et devient l’accompagnateur privilégié de Bessie Smith. James
P. Johnson
aura
joué un rôle déterminant dans l’histoire du jazz et
dans l’évolution du ragtime vers une musique improvisée
et exempte de toutes
barrières formelles. Il a aussi laissé de
nombreuses compositions et standards,
dont Charleston qui est l’un
des airs les plus enregistrés
durant
les années 20, mais aussi Old
Fashioned Love, If I Could Be With You,
A Porter’s Love
Song to a Chambermaid.
Malgré tout, il ne
recevra pas
la
reconnaissance qu’il mérite et mourra presque dans l’oubli en
1955.

Allez voila pour débuter ce mois de février en musique. Merci encore de votre fidélité, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !