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ON CONNAIT LA CHANSON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’amour libre et de la soupe de pois cassés réunis, bonjour !

 

Le 28 février, 10è jour de ventôse était généralement dédié à la bêche, y’a pas de quoi crâner.

 

Tiens, petite pensée pour un des derniers grands chansonniers montmartrois, Paul Ambroise PAILLETTE. Il nait à Paris le 16 avril 1844. Ouvrier ciseleur, il fréquente les réunions anarchistes dès 1887 et fait partie de divers groupes parisiens. En 1888, il prend part au mouvement entrepris contre les bureaux de placement et, selon la police, se déclare partisan d’actions violentes contre ces établissements. Paul Paillette devient par la suite chansonnier à Montmartre, auteur de poésies où il exprime ses idées libertaires, appelant de ses vœux une société plus juste comme dans Temps d’anarchie ou Heureux Temps, chanté sur l’air du Temps des cerises.

 

Quand nous en serons au temps d’anarchie,
Nature sera paradis d’amour.
Femme souveraine !
Esclave aujourd’hui, demain notre reine,
Nous rechercherons tes « ordres du jour ».
Quand nous en serons au temps d’anarchie,
Nature sera paradis d’amour.

 

Il publie et vend lui-même ses vers sous forme de brochures qu’il réunira ensuite dans l’ouvrage Les Tablettes d’un lézard et anime par ses chansons révolutionnaires de nombreuses fêtes libertaires. Végétarien et partisan de l’amour libre, l’idée lui vient d’organiser en 1891 des déjeuners végétariens dans la salle d’un restaurant parisien qui devient alors un lieu de rencontres pour les amour-libristes, sous la devise : « Tout le bonheur a son nid dans le bonheur commun. Femme libre, amour libre. » Il collabore durant la Première Guerre mondiale aux journaux d’E. Armand, Pendant la mêlée puis Par-delà la mêlée (son poème Civilisation est censuré par les autorités), ainsi qu’à La Bataille et à CQFD. Sans ressources, vivant dans un foyer depuis 1910, plusieurs fêtes sont organisées à son profit, notamment le 9 novembre 1913 par l’Université populaire, ou encore en novembre 1916 avec le concours de Xavier Privas et la participation de Sébastien Faure. Il est alors considéré comme le doyen des chansonniers montmartrois. Sa mort est annoncée dans Le Libertaire du 29 février 1920.
(D’après L’Ephéméride anarchiste.)

 

Paul Paillette fait partie de ses illustres inconnus qui ont contribué à semer la graine d’ananar chez de nombreux libres penseurs. On lui réserve une place dans notre galerie de portraits.

A propos de galerie de portraits, voici donc le nouveau gouvernement en ordre de marche pour les présidentielles. Et, ça se droitise encore un peu plus avec l’arrivée de Gérard Longuet qui fut avec ses accolytes Madelin et Devedjian, animateur du mouvement d’extrème droite « Occident ». Il seront d’ailleurs condamnés en 1967 pour  complicité de « violence et voies de fait avec armes et préméditation». Il traine tellement de casseroles que ses « amis » l’appellent la quincaillerie lorraine. Pour le reste, c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Guéant qui était déjà le « vrai » ministre de tout devient tout à fait ministre. MAM  va patienter quelques semaines avant de connaître le lot de consolation qu’on lui a réservé.

Allez, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.


ALAIN, MICHELE, BRICE ET LES AUTRES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de Richard Brautigan et de la truite meunière réunis, bonjour !

 

Pendant que ma fiancée nous prépare un crumble d’agneau au citron confit, à faire pâlir d’envie madame dans-ma-cuizine, je tente d’aligner quelques phrases sur les évènements qui se préparent.

Nous sommes le Dimanche 27 février et il émane de notre actualité une forte odeur de remaniement. En ligne de mire Alliot-Marie, qui pourrait bien faire les frais de ses errances Maghrébines. En d’autres termes son voyage tunisien pourrait bien lui coûter un maroquin (humour).

Nicolas 1er qui n’a peur de rien verrait bien Galouzeau de Villepin entrer au quai d’Orsay…Mais d’après nos renseignements, celui-ci aurait répondu au Tsar: et mon quai, c’est du port Rhu ! Contrepèterie typiquement douarneniste et qui est l’équivalent de la réponse que Cambronne fit au général britannique Colville du côté de Warterloo.

Nous allons donc assister une fois encore au jeu des chaises musicales où Machin remplace Truc qui prend la place de Chose, bref, comme disait mon ancien patron: on change tout mais on touche à rien. Pendant ce temps, Juppé-droit-dans-ses-bottes se dit qu’il y a peut-être une fenêtre de tir qui s’ouvre pour 2012. Et tandis que la cour s’amuse et que les princes du CAC 40 se font des couilles en or, le petit peuple voit le chômage de longue durée qui augmente comme le prix du gasoil, du gaz, de l’électricité, des transports, des assurances, des médicaments, j’en passe et des moins vertes.

Quant-à Christian Jacob, représentant de la FNSEA au gouvernement, il pense, à l’instar de Georges Frèche à propos de Fabius, que Strauss-Kahn n’a pas l’air très catholique et qu’il lui manque un peu de lisier sous les semelles pour en faire un candidat aux présidentielles digne de ce nom. Ce dernier, c’est bien connu, est tenu par l’obligation de réserve que lui impose sa fonction, et c’est donc madame qui est en charge des petites phrases via son blog interposé. Mais qu’importe tout cela, nous sommes en période préélectorale et l’heure a sonné de ressortir les épouvantails des placards. Depuis la chute du mur, le bolchevik-couteau-entre-les-dents, ne fait plus recette, place au terroriste-islamiste qui vient voiler (jeu de mot) nos filles et nos compagnes; retour à l’identité nationale, à la franchouillardise de bon aloi, laissons les mosquées à Moscou, les voiles à la marine (Le pen), le canard à l’orange et Tintin au Congo.

Voilà pourquoi je pense que le débat sur « la laïcité et la place de l’islam dans la République », lancé par Nicolas 1er est absurde, intolérable et aberrant. Je partage entièrement le point de vue de Jean-Pierre Mignard « …lorsqu’on n’a plus rien à dire, lorsqu’on n’a plus de projets, lorsque les paroles ont été contredites par les faits, que les masques ont été arrachés, il ne reste plus qu’à plonger dans de vieux bouillons peu honorables et à inventer des débats. »

Allez, voilà madame Michu, la suite au journal de 20h. En attendant portez vous bien et à demain peut-être.

 

TOULOUSE, TOUT BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la ville rose et du cassoulet réunis, bonjour !

 

Pourquoi Toulouse, parce que nous sommes le 26 février, autrement dit le 8è jour de ventôse dédié à la violette. Or Toulouse est la ville de la violette et de ses fameux bonbons. On dit que cette fleur symbolise la timidité, la modestie et la pudeur. Mais une autre interprétation veut que la Pensée, famille dont fait partie la violette, représente le souvenir. Dans la mythologie, la nymphe Io, fut aimée de Jupiter. Mais les amours de celui-ci furent une fois de plus contrariées par son épouse Junon, qui se vengea en changeant sa rivale en blanche génisse. Ainsi métamorphosée, Io errait tristement lorsqu’elle vit sortir de terre de petites fleurs qui tournèrent leurs corolles vers elle. Elle reconnut en elles les pensées de ses amis venus la consoler.

 Parlons peu, parlons Blues.

Si vous aimez le Blues, vous aimez forcément BUKKA WHITE. C’est aujourd’hui le jour anniversaire de sa disparition le 26 février 1977 à Memphis, Tennessee.


Il est métayer et musicien à ses heures. Son style de guitare est particulièrement original, le situant entre Charlie Patton, la Country Music des années 1900-1920 et la façon hawaiienne de jouer de la guitare, souvent à plat sur les genoux en faisant glisser un tube de métal sur les cordes en accord ouvert. Ses classiques se distinguent non seulement par sa voix puissante, son jeu de guitare si particulier, mais aussi par les paroles autobiographiques pleines d’un humour dévastateur ou de sensibilité contenue. La légende veut qu’il ait donné sa première guitare à son petit cousin B.B. King.

Alors qu’il est emprisonné à « Parchman’s Farm« , en 1939, Bukka White enregistre quelques morceaux pour Alan Lomax qui travaillait alors sur le recueil de la tradition orale pour la bibliothèque du Congrès. Après sa libération, en 1940, Bukka White se rend à Chicago et enregistre douze morceaux d’une grande violence expressive, sur les thèmes de la prison, de l’isolation et de la solitude. Installé à Memphis, c’est à cette époque qu’il jouera occasionnellement avec son jeune cousin, B.B. King. Le morceau qu’on entend (normalement) dans la vidéo s’intitule justement » Parchman’s Farm Blues ».


Notre hébergeur, Canalblog, effectue actuellement des travaux de restauration sur le site; pour le coup, j’ai quelques difficultés à intégrer des vidéos. Cette fois ci, elle se retrouve en toute fin de billet… Et pourtant, les mésanges de Keramoal m’en sont témoins, je ne ménage pas mes efforts pour maîtriser la technoweb nécessaire à ce genre d’exercice mais…Je pars de loin !

Allez, bonne journée à tous, n’oubliez pas de fêter les « Koulfinid » (si, si, ça existe. Il fut le troisième évèque d’Aleth après St Malo.) portez vous bien et à demain peut-être.



 

 


LE MARCHAND DE SABLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la mélancolie slave et du bortch épicé réunis, bonjour !

En ce matin du vendredi 25 février, je me surprends atteint d’une flemmingite aigüe. J’en profite donc pour vous laisser apprécier ce document que m’a gentiment indiqué Jean-Yves, merci à lui. C’est une petite merveille de sensibilité qui évoque à partir d’une boite à lumière et d’un peu de sable, l’histoire de l’Ukraine. L’artiste s’appelle Kseniya Simonova’s et ça dure quelques minutes; prenez le temps de déguster (plein écran).


Un verre de vodka s’impose !
Comment est-il possible que l’humanité soit capable de produire à la fois tant de beauté et tant d’atrocités ? Je ramasse les copies demain.

Ce 7è jour de ventôse est celui de l’alaterne. Vous connaissez la chanson, les aristocrates à l’alaterne…Non, je plaisante, il s’agit d’une plante communément appelée, le prunier noir qui produit des baies rouges puis noires.
Pour notre galerie de portraits.
Le 25 février 1749 voit la naissance de Jean-bon Saint André révolutionnaire et marin émérite. Il participa notamment à cette fameuse bataille au large d’Ouessant du 1er juin 1794 face aux anglais. Bonaparte le nomme commissaire général des trois départements de la rive gauche du Rhin, en décembre 1801, puis préfet du département du Mont-Tonnerre à Mayence en septembre 1802, où il confirme sa réputation d’administrateur exceptionnel. En remerciement de ses services, Napoléon le fait chevalier de la Légion d’honneur en 1804, puis baron d’Empire, baron de Saint-André, en 1809.
Le typhus l’emporte en 1813. Il est enterré au cimetière principal du Mayence.
Franc-maçon actif, Jean Bon de Saint André fut le premier Vénérable Maître de la Loge « Les Amis de l’Union » de Mayence, fondée en 1803, et qui existe toujours aujourd’hui dans cette ville sous l’appellation « Die Freunde zur Eintracht ».

Voila pour aujourd’hui, merci de votre attention et de votre fidélité, portez vous bien et à demain peut-être.

UN TAXI POUR TOBROUK…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la poésie universelle et  de la saucisse de Molène réunies,
bonjour !

Nous sommes le jeudi 24 février et, le jeudi c’est poésie…

ألا
أيها الظالم المستبد

حبيب
الظلام عدو الحياه

سخرت
بأنات شعب ضعيف

و
كفك مخضوبة من دماه

و
سرت تشوه سحر الوجود

C‘est
très joli en arabe mais néanmoins, je vous laisse apprécier ce
texte en français d’un poète tunisien à la vision prémonitoire.
Il a été écrit au début du XXè siècle par un jeune poète Abou
el Kacem Chebbi
.

En 2002, alors que la seconde Intifada touche le
Proche-Orient, la chanteuse Latifa Arfaoui décide de mettre en
musique le poème, en faisant clairement allusion au conflit
israëlo-arabe dans son clip.Ici à droite Abou Chebbi à l’age de dix huit ans.

Ô
tyran oppresseur…

Ami de la nuit, ennemi de la
vie…
Tu t’es moqué d’un peuple impuissant
Alors que ta main
est maculée de son sang
Tu abîmes la magie de l’univers
Et tu
sèmes les épines du malheur dans ses éminences

Doucement !
Que ne te trompent pas le printemps,
La clarté de l’air et la
lumière du jour
Dans l’horizon vaste, il y a l’horreur de la
nuit
Le grondement du tonnerre et les rafales du vent
Attention !
Sous la cendre, il y a des flammes
Celui qui plante les épines
récolte les blessures

Regarde là-bas où tu as moissonné
les têtes humaines
et les fleurs de l’espoir
Et tu as englouti
de sang, le cœur du sol et tu l’as abreuvé de larmes à
l’ivresse
Le flot, torrent du sang va te brûler

Et l’orageux brûlant va te
dévorer.

De santé fragile, le jeune homme
mourra subitement à l’âge de 25 ans. Clin d’oeil de l’histoire, les
deux premiers vers de son poème la volonté de vivre seront
intégrés dans le texte de l’hymne national tunisien à l’occasion
du retour de Bourguiba. Plus haut, la photo de son buste à Tozeur.

Lorsqu’un
jour le peuple veut vivre,
Force est pour le destin de
répondre,
Force est pour les ténèbres de se dissiper,
Force
est pour les chaînes de se briser.

voilà pour
aujourd’hui, le poète a toujours raison comme le disait Jean Ferrat
en évoquant Aragon. En attendant la suite, portez vous bien, à
demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !

Amis de la butte Montmartre et de la chakchouka réunies, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la butte Montmartre et de la chakchouka réunies, bonjour !

Nous
sommes le mercredi 23 février 2011 correspondant au 5è jour de
ventôse qui était généralement dédié au bouc.

Je voudrais
dédié ce billet à un auteur et militant dont la plupart des
oeuvres ont été oubliées à l’exception de quelques chansons
emblématiques comme « le temps des cerises » ou « la
semaine sanglante ». J’ai déjà eu l’occasion d’ évoquer
ici Jeanbaptiste Clément*, ce révolutionnaire , anarchiste, syndicaliste et Franc-maçon mais, l’art de la
pédagogie c’est la répétition, n’est-il pas ? Tiens, laissons à
Mouloudji le soin de nous embarquer vers les hauteurs de la butte, ça craque un petit peu mais c’est là tout le charme:

*oui, le prénom s’écrit sans trait d’union…


Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jean-Baptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne).
Communard et auteur de la célèbre chanson « Le Temps des Cerises ».
Avant 1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets « Les Carmagnoles », « 89″, etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades.

Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu’après l’amnistie de 1879. Il devient socialiste, et s’engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc.
Le « Temps des Cerises » fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise, ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris.

« Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur

Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête

Et les amoureux, du soleil au coeur!

Quand nous chanterons le temps des cerises

Sifflera bien mieux le merle moqueur! (…)
« 

Dans quelques années, un poète arabe, dédiera à une jeune infirmière du croissant rouge, une complainte intitulée « le temps du Jasmin », souvenir de ces journées qui firent basculer les régimes de Ben Ali, de Moubarak, de Kadhafi, de…
En attendant ce jour, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !


LE VENT NOUS PORTERA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la valse-hésitation et du crabe mayonnaise réunis, bonjour !


Au
train où vont les choses, ça devait bien finir par arriver…Nous
sommes le 22 février c’est à dire le quatrième jour de ventôse
,dédié au troène. Jolie plante qui égaye nos haies mais qui
s’avère mortelle pour les chevaux. Il n’y a, parait-il aucun
antidote. Même pas un remède de cheval.

Les pays Arabes se souviendront longtemps de ce mois de ventôse de l’an de grâce 2011 qui aura vu les peuples en colère bouter hors de leur tente de bédouin les califes installés sur des trônes après tout pas si solides que cela…


Je
cherche dans l’actualité
quelques nouvelles susceptibles de donner
le sourire au républicain de base que je suis, las…Les pays arabes
continuent leur ébullition au point qu’aujourd’hui, on parle de
risque de guerre civile en Lybie chez notre bon colonel Kadhafi,
Mouammar pour ses intimes, s’il lui en reste. En Algérie les bruits
de bottes se précisent, au Bahreïn on ramasse les morts, en Egypte
l’armée continue de faire le ménage, en Tunisie, ils attendent le
touriste et au Maroc le petit roi se demande à quelle sauce il va
être mangé.  En Iran, la jeunesse se désespère de prendre en
marche le train de la rébellion. Pendant ce temps là Israël se dit
qu’il est grand temps de renforcer son armement et les palestiniens
réfléchissent à des élections (enfin).


Et en
France
, madame Michu ? En France, cher-pays-de-mon-enfance, les
médias dans leur quasi unanimité titrent sur les atermoiements de
DSK. Je suis venu vous dire que…Je n’ai rien à dire à-t-il
entonné sur les ondes et dans les colonnes des journaux. C’est que
les sondages sondagiers le donnent vainqueur notre FMIste
directorial. De droite à gôche on l’aime bien Dominique-nique-nique. Surtout les amis de la finances et du CAC 40 réunis. C’est pas demain qu’il ira se faire cuire un oeuf chez les Héllènes, ni siroter une Guiness-is-good-for-you en Irlande, ni visiter une morue salée au Portugal.

Il y a
quelques jours
, un rapport sur la compétitivité était remis à
Eric Besson et désignait le coût du travail comme responsable de
tous les maux (quand c’est pas les 35 heures !) Or ce rapport
s’appuyait sur des chiffres erronés de l’INSEE qui a dû publier des
explications embarrassées. Dans le même temps, le cabinet
Proxinvest attestait que les patrons du même CAC 40 ont gagné en
moyenne 928 000 euros par an en 2009 soit, 77 300 euros par mois,
autrement dit, 77 fois le Smic.

Mais,
que les dieux me tripotent, sommes nous donc incapables de nous
laisser porter par ces vents de révolte qui nous viennent de l’autre
côté de la Méditerranée ? Ce simoun porteur de braises, ce
sirocco flamboyant des lueurs de la liberté, cet Harmattan
dévastateur et ce Khamsin annonciateur de changements. Allons nous
nous contenter de ce vent de Galerne froid et humide pour dissimuler
notre paralysie pendant que les gougnafiers de la finance
s’empiffrent en dansant sur les guenilles de nos services publics ?

Avouez
qu’une envolée comme celle là mérite largement un Golden Blog
Award.


Allez,
merci à vous de continuer contre vents et tempêtes à suivre les
aventures du cénobite de Keramoal. Portez vous bien, à demain
peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !

LE PERE PEINARD…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la littérature libertaire et du canard à l’orange réunis,
bonjour !

Troisième
jour de ventôse, le 21 février est dédié au violier, c’est une espèce de giroflée.
Cela me rappelle une comptine que nous imposait mon aïeule lors des
sorties nature le jeudi après-midi:

Giroflée, girofla, on dit
qu’elle est malade. Giroflée, girofla, on dit qu’elle en mourra. Giroflée, girofla…
Si
vous connaissez la suite. Je crois que c’est sur un air de polka.


Tout
à fait…

« …Autre chose, le
« cénobite tranquille » a eu une sacrée veine : un peu
partout, dans les cambrousses, comme dans les grandes villes, il
s’est trouvé des bons bougres à qui il a tapé dans l’œil. Et
les gars lui ont donné un bath coup d’épaule !

C’est pas le tout, en effet, de
pisser des tartines à tire-larigot. Faut encore que ces tartines
soient lues, mille bombes ! C’est à ça que se sont attelés
les fistons. Et pourquoi donc se sont-ils tant grouillés ?
Parce que le cénobite tranquille n’a pas froid aux châsses, mille
marmites ! Parce qu’il gueule toutes les vérités qu’il
sait; même celles qui sont pas bonnes à dire ! Y en a qui vont
jusqu’à affirmer qu’il a le caractère si mal bâti, que c’est
surtout celles-là qu’il dégoise. Et puis, parce qu’il y a autre
chose, nom de dieu ! Si le « cénobite tranquille »
gueule dur et ferme, c’est pas par ambition personnelle: la
politique… ouh là là, faut pas lui en parler !

Oui, voilà la grande binaise. Si
les bons bougres gobent le « cénobite tranquille »,
c’est parce que le « cénobite tranquille » est un bon
bougre kif-kif à eux: il est resté prolo, tout en pissant des
tartines, – et y a pas de pet qu’il fasse sa poire comme un daim.

Et, sacré tonnerre, il ne
flanchera pas ! Il continuera son petit bonhomme de chemin,
cognant dur sur les exploiteurs, braillant ferme après tout les
fumistes, criant à la chien-lit derrière les députés et les
sénateurs.

Et ça, en attendant le grabuge
final, où on foutra en capilotade toute cette racaille. » Le
Père Peinard; Almanach du Père Peinard, 1894
.

Emile
Pouget
ne me tiendra pas
rigueur de la supercherie, j’ai remplacé le nom de son journal
le
père peinard
 par
celui d’un blog qui vous est cher.


C‘est
un 21 février en 1894 que paraît le dernier numéro de son journal (il y en a eu d’autres par la suite édités depuis l’Angleterre notamment).
 Celui-ci,
dans un style bien particulier, à la fois mélange d’argot, de
néologismes et d’expressions savoureuses de son cru, va faire des
bourgeois, patrons, curés, militaires et autres profiteurs, ses
cibles favorites.

Aujourd’hui,
c’est sûr, Emile Pouget aurait un blog dans lequel on aurait pu lire
ce billet.

Ça
c’était des blogueurs, milles marmites !

Allez, le bonjour vous va, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !

Le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre. Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre.Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un « jaune » lors d’une rixe. On essayera de prouver que Durand avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au secteur international des docks anglais et américain. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l’asile.La révision de son procès, le 15 juin 1918, l’innocenta totalement.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
des belles lettres et de la crêpe suzette réunies, bonjour !


Nous
voici le 20 février c’est à dire le deuxième jour de ventôse.
C’est un dimanche de grande marée alors, à vos rateaux. Le jour est
dédié au cornouiller jolie plante qui a avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La
corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la
presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à
mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre
cette injustice, la grève est générale au Havre, et s'étend au
secteur international des docks anglais et américain. Puis une
protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l'homme,
aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement,
Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu
fou, et finit sa vie à l'asile.La révision de son procès, le
15 juin 1918, l'innocenta totalement.">
laissé sa trace dans la
culture Occitane. En effet, En Occitanie la floraison et la
fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une
sorte de convention collective avant la lettre. La floraison
indiquait la période à partir de laquelle les servantes des
fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter
après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait
cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en
ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit
la veillada a falit
« . Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » allez savoir pourquoi. Amusant, non !


Tout
à fait autre chose.


Le 20
février 1926
vit la disparition tragique de Jules DURAND.

Le
20 février
1926,
mort de
Jules Gustave
DURAND
,
né le 6 septembre 1880 au Havre.
Anarchiste, syndicaliste
révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du
Havre.
avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La
corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la
presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à
mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre
cette injustice, la grève est générale au Havre, et s'étend au
secteur international des docks anglais et américain. Puis une
protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l'homme,
aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement,
Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu
fou, et finit sa vie à l'asile.La révision de son procès, le
15 juin 1918, l'innocenta totalement.">
Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera
victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un
« jaune » lors d’une rixe. On essayera de prouver que Durand
avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La
corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la
presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à
mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre
cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au
secteur international des docks anglais et américain. Puis une
protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme,
aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement,
Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu
fou, et finit sa vie à l’asile.
La révision de son procès, le
15 juin 1918, l’innocenta totalement.

Un
qui n’est « plus » totalement innocent.

C’est le site du journal « La Croix » qui l’annonce. Et oui, j’ai des bonnes lectures.

Le
tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi
Eric
Zemmour

à 2.000 euros avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La
corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la
presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à
mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre
cette injustice, la grève est générale au Havre, et s'étend au
secteur international des docks anglais et américain. Puis une
protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l'homme,
aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement,
Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu
fou, et finit sa vie à l'asile.La révision de son procès, le
15 juin 1918, l'innocenta totalement.">
d’amende avec sursis pour provocation à la haine
raciale pour ses propos controversés sur « les Noirs et les
Arabes ».

Eric Zemmour avait été cité en
justice par SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l’UEJF et J’accuse, pour
des propos tenus le 6 mars 2010 sur Canal+ et France Ô.

Dans l’émission de Thierry
Ardisson « Salut les terriens », diffusée sur la chaîne
cryptée, Eric Zemmour s’était indigné après une intervention sur
les contrôles au faciès: « Mais pourquoi on est contrôlé 17
fois? Pourquoi? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et
arabes, c’est comme ça, c’est un fait ».

Voilà qui est fort réjouissant.
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

TONTON, POURQUOI TU TOUSSES ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la phytothérapie et du haddock à la crème réunis, bonjour !


Si l’on en croit le calendrier républicain, nous sommes le 1er jour de ventôse dédié au tussilage. Cette plante qui fait penser un peu au pissenlit est une des plus ancienne utilisée dans la médecine traditionnelle. Elle est particulièrement réputée pour ses propriétés antitussives d’où son nom, tussilage. Les chinois l’utilisaient déjà sous la dynastie des Han pour lutter contre l’asthme. On en parle dans un ouvrage qui s’intitule classique de la matière médicale du laboureur céleste et qui sert encore de référence aux médecins traditionnels asiatiques. Pline l’ancien lui même en recommandait l’usage sous forme d’inhalation pour chasser la toux. Et comment ne pas relever cette anecdote amusante qui fait irrésistiblement penser aux facéties de nos korriganed bretons: Les Koropokkuru (homme sous les pétasites en langue aïnoue – à gauche sur la photo) sont des « lutins » de la mythologie Aïnoue, population aborigène vivant au nord du Japon et à l’extrême est de la Russie. Ces êtres mythologiques habitent sous terre et dans les tiges des feuillages du tussilage et des pétasites. De la taille d’un pied d’enfant, ces « lutins » sont à proprement parler des kamuys (« esprits » en langue Aïnoue) végétaux. Établis dans les forêts, ils apparaissent au voyageur perdu pour le guider sur sa route. On se croirait dans les monts d’Arrée. Ou ça ?

Tout à fait autre chose.

 

Que ferions nous dans ce monde de
brutes sans la poésie ? Ce 19 février est le jour anniversaire de
la disparition de René CHAR.

En
1929
René Char adhère au mouvement surréaliste. René Char a 22
ans, la plupart des autres poètes: Aragon, Eluard, Breton sont âgés
d’environ trente ans.« J’étais un révolté et je cherchais
des frères: j’étais seul à l’Isle, sauf l’amitié de Francis Curel
qui avait l’imagination nocturne. »
Sa profession de foi du
sujet débute ainsi : … « Je touche enfin à cette liberté
entrevue, combien impérieusement, sur le déclin d’une adolescence
en haillons et fort peu méritoire… ».
Mais ce n’est qu’un
passage pendant lequel il signera quelques tracts et un recueil en
commun avec Eluard et Breton en 1930, « Ralentir travaux ». (ici à gauche, en compagnie d’Albert Camus)

 

En
1934
, il reprend son indépendance. Son oeuvre devient celle d’un
solitaire ne souffrant aucune compromission. Elle témoigne de son
insoumission devant les agressions du monde. Char est un homme
d’action, le devenir du monde l’importe au plus haut. En 1937, il
dédie son Placard pour un chemin des écoliers aux « enfants
d’Espagne ». Démobilisé en 1940, il entre presque aussitôt
dans la Résistance sous le nom de guerre d’Alexandre. Il écrit son
journal, chronique de la résistance, qui sera publié sous le nom
les Feuillets d’Hypnos (1946). En 1948, le danger de pollution de la
nature lui inspire une pièce, le Soleil des eaux. En 1965, il mène
campagne contre l’implantation de fusées nucléaires sur le plateau
d’Albion.

La
poésie de Char
puise sans cesse dans le réel et dans la terre. Il
est enraciné dans son pays natal et s’inspire abondamment de la
Provence, de ses pierres, sa flore et sa faune. Mais ce côté
bucolique n’est que l’apparence d’une recherche toujours plus
rigoureuse de son état d’homme « Cet élan absurde du corps
et de l’âme, ce boulet de canon qui atteint sa cible en la faisant
éclater, oui, c’est bien là la vie d’un homme! On ne peut pas, au
sortir de l’enfance, indéfiniment étrangler son prochain ».

René
Char
meurt d’une crise cardiaque le 19 février 1988. En mai de la
même année, paraîtra un recueil posthume  » L’éloge d’une
soupçonnée
« . Extrait de « commune présence »

Tu
es pressé d’écrire,
Comme si tu étais en retard sur la
vie.
S’il en est ainsi fais cortège à tes
sources.
Hâte-toi.
Hâte-toi de transmettre
Ta part de
merveilleux de rébellion de bienfaisance.
Effectivement tu es en
retard sur la vie,
La vie inexprimable…

Voilà
qui nous rabiboche avec la vie justement. Allez, merci à vous pour
votre fidélité à ce blog fait de bric et de broc. Peut-être
est-ce comme le dit René Char, ce sentiment d’être en retard sur la
vie… Portez vous bien, à demain peut-être et n’oubliez pas:
Indignez vous !