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BEN ALI ET LES 40 VOLEURS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la liberté sacrée et de la
saucisse de Molène réunies, bonjour !


Le 17 décembre, Mohamed Bouazizi,
un vendeur ambulant de 26 ans, s’est aspergé d’essence et a tenté
de s’immoler par le feu devant la préfecture, nous sommes à Sidi
Bouzid en Tunisie. La police municipale venait de lui confisquer sa
charrette de fruits et légumes parce qu’il n’avait pas les
autorisations nécessaires. La charrette confisquée était le seul
gagne-pain du jeune homme, diplômé mais chômeur. Cet incident est
devenu un symbole pour les jeunes chômeurs diplômés, qui ont
manifesté dans la région de Sidi Bouzid dès le 19 décembre contre
le chômage et la vie chère. Le jeune homme de 26 ans est mort le 4
janvier.


41 ans se sont écoulés depuis le 16
janvier 1969
, lorsque, en haut de la place Venceslas, à Prague,
l’étudiant en histoire de la faculté de Lettres Jan Palach,
âgé alors de 21 ans, s’est immolé par le feu en signe de
protestation contre l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’armée
soviétique. Trois jours plus tard il a succombé à ses brûlures.
Ses obsèques, le 25 janvier, se sont transformées en une
manifestation pour la liberté. Les hasards de la vie ont fait que je
me trouve  à Prague à cette époque et que, un an plus tôt
je rencontre ce jeune étudiant. Il s’était évertué à
m’éclairer sur la vraie figure du stalinisme et sur la signification de l’expression: socialisme à visage humain.


Deux évènements apparemment
similaires à 40 ans d’intervalle et, en toile de fond, le silence
assourdissant des dirigeants occidentaux. Silence face à l’invasion
soviétique, silence face à la dictature de Ben Ali. Raison d’
État,
réal-politique, et une jeunesse avide de liberté qui préfère la
mort à l’oppression toujours recommencée.

A Prague, d’autres morts ont suivi, en Tunisie aussi…Combien en faudra t-il ? Je ne suis pas sûr en effet que le départ du dictateur Ben Ali soit suffisant pour que le peuple tunisien retrouve sa souveraineté. Il reste en place une bande de margoulins qui ont trempé d’une manière ou d’une autre dans les magouilles de la famille Ben Ali Trabelsi et qui ne sont pas forcément prêts à lâcher les rênes du pouvoir. Ben Ali est parti mais les quarante voleurs sont toujours là…

Pour ne pas rester sur une note par trop tristounette, voici un petit bonus…


Il y a des jours où l’actualité du blogueur n’a rien de réjouissant. Allez, merci de continuer à visiter les cénobites tranquilles, portez vous bien et à demain peut-être.