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LE CHRIST EN BOIS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis
de la neige en hiver et du Picon bière réunis, bonjour !


Nous
sommes le 15è jour de nivôse
et c’est le jour du lapin. En vérité,
j’ai bien failli vous en poser un car je ne sais fichtrement pas de
quoi je vais vous entretenir. Les fêtes sont derrière nous,
l’actualité ne m’inspire guère et, rien à glander today au club
des métaphores
comme le disait
Léo Ferré. Ah, le métier d’échotier n’est pas une sinécure
madame Michu !

Une
fois que l’on a dit tout le bien que l’on pensait de ceux qui nous
gouvernent; pesté contre les augmentations; vitupéré contre les
brigands qui sont causes des guerres; accablé les mollahs, les
rabbins, les curés, les pasteurs; asticoté les banquiers; étrillé
les philosophes Germanopratins; asticoté les pseudo-socialistes;
vilipendé les pollueurs; asticoté les patrons du CAC 40; blasphémé
envers Allah, Jésus,Vishnu, leurs prophètes et tous les saints;
dénoncé les républiques bananières; pleuré sur la retraite des
vieux; récriminé la-justice-de-mon-pays; tergiversé sur le bien
fondé de la LOPPSI 2; regretté le bon vieux temps d’avant que
c’était mieux…

Que
reste t-il pour alimenter un blogue qui se veut quotidien sinon la
poésie.

Celle-ci
est de Gaston Couté, un gars du Loiret qui fit sourire Montmartre.

Bon
guieu ! la sal’commune ! … A c’souèr,

Parsounne
a voulu m’ar’cevouér

Pou’
que j’me gîte et que j’me cache

Dans
la paille, à couté d’ses vaches,

Et,
c’est poure ren qu’ j’ai tiré

L’cordon
d’sounnette à ton curé

S’ment
pas un quignon d’pain rassis

A
m’fourrer en travars d’la goule…

I’s
l’gard’nt pour jiter à leu’s poules ;

Et,
c’est pour çà qu’j'attends v’ni d’main

Au
bas d’toué, su’ l’rabôrd du ch’min,

En
haut du talus, sous l’vent d’bise, .

Qu’ébranl’
les grands bras d’ta crouéx grise…

Mais,
tu t’en fous, toué, qu’i’ fass’ frouéd :

T’as
l’cul, t’as l’coeur, t’as tout en boués !


l’ Christ ! T’entends-t-y que j’te cause…

L’aut’e,
el’vrai Christ ! el’bon j’teux d’sôrts

Qu’était
si bon qu’il en est mort,

M’trouvant
guerdillant à c’tte place,

M’aurait
dit :  » Couch’ su’ma paillasse ! … « 

l’m'aurait
dit :  » Coup’-toué du pain !Gn’en a du tout frés dans ma
huche,

Pendant
que j’vas t’tirer eun’cruche

De
vin nouvieau à mon poinson ;

Mais,
toué qu’les curés ont planté

Et
qui trôn’ cheu les gens d’justice,

T’es
ren ! …, qu’un mann’ quin au sarvice

Des
rich’s qui t’mett’nt au coin d’leu’s biens

Pour
fair’ peur aux moignieaux du ch’min

Christ
ed’l'Eglis ! Christ ed’ la Loué,

Qu’as
tout, d’partout, qu’as tout en boués ! ..

Voila pour aujourd’hui, méditez, portez vous bien et à demain peut-être.