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QUELLE CONNERIE LA GUERRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du pacifisme et du gras double réunis, bonjour !

Le dernier jour de janvier n’est que le 12è de pluviôse et est dédié au brocolis dans le calendrier républicain.

C‘est un 31 janvier qui a vu la naissance de Roger MONCLIN en 1903; écrivain libertaire et grand pacifiste. Après de brèves études, il rencontre Victor MERIC qui va l’influencer profondément. Il adhère à la ligue des combattants de la paix dès 1929 et deux ans plus tard il participe à la création de la revue La patrie humaine dont il deviendra administrateur. Il va y travailler pendant de nombreuses années et c’est là qu’il rencontre Robert JOSPIN, le père de Lionel…
Dans ses conférences, ses articles, il n’aura de cesse de stigmatiser le militarisme, les marchands de canons et la « justice » militaire. Dans son ouvrage Les damnés de la guerre, il dénonce les généraux pour leur mépris du soldat et cette justice d’exception que furent les tribunaux militaires notamment pour les fusillés pour l’exemple.

En août 1939 il déserte et se réfugie en Suède où il sera aidé par des militants pacifistes. Il est arrêté en 40 et restera emprisonné jusqu’en 42; de retour en France, il sera à nouveau emprisonné jusqu’en 44. Il est décédé en 1985 dans le Var.
Il est amusant de noter que c’est un 31 janvier en 1929 qu’est publié ce magnifique livre de Erich Maria Remarque A l’ouest rien de nouveau.
Terrible réquisitoire contre la guerre que les nazis s’empresseront de brûler. Cet ouvrage, découvert alors que j’avais une quinzaine d’années, fait partie de ceux qui m’ont convaincu que Prévert avait raison: Quelle connerie la guerre !

Roger Monclin a aussi écrit un joli livre sur Gaston Couté, poète patoisant dont je vous ai parlé ici, c’est paru aux éditions Paris-Bruxelles en 1962.

Voila pour cette fin du mois à ne pas confondre, malgré ce que disait Lacan, avec la fin du moi. J’entends bien vous alimenter encore longtemps de ces petites madeleines qui ressurgissent du passé pour tenter de combler le vide abyssal de notre actualité liberticide.
Allez, merci à vous de vous être donné la peine de lire ce billet jusqu’au bout, portez vous bien, à demain peut-être, et n’oubliez pas: Indignez vous !

NOLWENN OU NOLWENN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la nationalisation des banques et du coco paimpolais réunis,
bonjour !


Nous
voici le 30 janvier de l’an 2011 et nos amis républicains dans leur
calendrier avaient dédié ce jour à l’hellébore. Le noir appelé
aussi rose de Noël tient son appellation d’une jolie légende que je
m’en vais vous conter ici.

Depuis le Moyen âge la fleur est
placée dans certaines crèches. Elle symbolise la pureté et
rappelle la légende à l’origine du nom de rose de Noël : la
nuit de la naissance du petit Jésus, Madelon, une bergère gardant
ses moutons, voit une caravane de bergers et Rois Mages traverser son
champ enneigé pour aller offrir leurs cadeaux au nouveau-né (c’était pas le Paris-Dakar).
N’ayant rien à offrir, elle se met à pleurer. Un ange voit ses
larmes sur la neige, les effleure et fait éclore son cadeau, une
fleur blanche ombrée de rose : la rose de Noël.

Au Moyen Âge, la plante
s’appelait aussi aliboron, terme de l’ancien français issu lui-même
du grec elleboros, folie. Considérée comme un remède
universel contre la folie dès l’Antiquité, aliboron a pu être
associé au nom de maistre pour désigner le médecin, puis le savant
et enfin l’âne ou le « maître Aliboron », personnage
ridicule car se mêlant de tout. C’est un peu le rôle du blogueur
des temps modernes que de vouloir assaisonner de son grain de sel
l’actualité.

Tiens, à ce propos, je lis dans
mon quotidien préféré que icelui organise pour la huitième fois
le grand prix du disque censé récompenser le meilleur album ayant
un lien avec la Bretagne. Vous l’aviez compris, le prix du disque ne signifie pas que l’on va s’occuper de faire baisser le coût de la galette à la FNAC.Le résultat sera connu en février. Et
selon vous qui aura le bonheur de succéder à Miossec, les frères
Morvan ou Red Cardell ? Sera-ce Nolwenn Korbell ou Nolwenn Leroy, Les
ramoneurs de menhirs ou Merzhin… A gauche la pochette de disque de Nolwenn Korbell qui me fait souvenir que j’ai tenu cette enfant sur les genoux quand elle était bébé; son papa, Hervé, voulant à tout prix me faire entendre le breton tel qu’on le parle et sa maman, Andréa, m’initier aux mystères de la gavotte des montagnes…Aujourd’hui, euh, c’est elle qui voit !

Le règlement voulant que ce soit
notre amie l’opinion publique qui vote via internet, j’ai comme
l’impression qu’elle va préférer le réchauffé à la créativité,
la variétoche à l’expression artistique, l’ivraie au bon grain, le
copier-coller à l’imaginaire… Rendez-vous dans quelques jours pour
vérifier si Maître Aliboron s’est planté.

En attendant portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !

 

 

 

PEUT-ON RIRE DE TOUT ? OUI DA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la presse satirique et (forcément) du canard laqué réunis,
bonjour !


Ce 29
janvier ressemble comme deux gouttes d’eau à un 10 de pluviôse, jour
dédié à la cognée. Rassurez vous, je n’évoque pas ici les
violences conjugales mais ce bel outil qui, nous dit-on, ne doit pas
être jeté ni avant ni après le manche. Allusion à l’apologue du bûcheron qui, ayant laissé tomber dans un gouffre le fer de sa cognée, et désespérant de l’en retirer, y jeta le manche dont il pouvait encore faire usage. En clair, il ne faut jamais baisser les bras. C’est apparemment ce qu’ont compris quelques impertinents Franco-Belges qui vont donner un héritier à Hara-Kiri, journal bête et méchant et qui répondra au drôle de nom de ZELIUM.



Orphelins
de Hara-Kiri, Siné Hebdo, La Mèche & Bakchich, retenez votre
souffle ! « Zélium« , le nouveau mensuel satirique, vous
promet de l’oxygène et de l’hélium à compter du 11 février 2011.

Logo de Zélium

Le logo
de Zélium, « savant mélange du monde de Jules Vernes, à la
fois animal et machine, et bercé par une alchimie rétro-futuriste
« .

Il ne faut jamais
désespérer de rire. Après la fin récente de La Mèche et
Bakchich, la presse satirique remet le couvert.  « Zélium« ,
mensuel à paraitre dès février en France et en Belgique, promet
« d’explorer des frontières, des limites [...], sans étiquette
politique, sans censure, sans ostracisme », nous prévient son
site internet.
« Le modèle économique du journal est odieusement novateur. Pas
d’actionnaires, pas de pubs, pas d’emprunts bancaires, conclut-il. Tout
ça avec l’envie d’un prépubère acnéique, les reins robustes d’une
Tabatha Cash et le regard décalé d’un Joe Dassin ».


Autour de journalistes (entre autres, Jérôme
Bonnet
, Siné Hebdo, L’écho des savanes ; Anaëlle
Verzeaux
, Bakchich), de chroniqueurs (Didier Porte,
ex-France Inter ; Etienne Liebig, Les grandes
gueules
, Siné Hebdo, La Mèche ; etc.) et de
dessinateurs (Berth, Decressac, Sergio, Large,
Chimulus…), Zélium entend « dynamiter ce glissement
inconscient et général vers l’auto-censure [...] quitte à finir au
tribunal pour défendre cette utopie ».

De l’info
sérieuse, dénonciatrice et sourcée (reportages, enquêtes) ou
inventée (fictions), mixant international et local, alliée au
satirique et à l’art (maquette simple mais graphique, photo,
illustrations, bédés, dessins de presse, etc.), saupoudrée d’un
ton décalé, de billets d’humeur et de chroniques. »

Disponible
à 70 000 exemplaires en kiosque dès le 11 février, Zélium, le
« laboratoire expérimental » de la presse satirique, a de
l’ambition, du cran, mais, surtout : du propane à flamber, façon
Zeppelin… ça va gazer ! Encore un numéro collector à ne pas manquer en espérant que les dieux de l’humour lui prêtent longue vie.

En attendant la sortie, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: indignez vous !

 

LE DESERT DES TARTARES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du surréalisme et des penne all’arrabbiata réunis bonjour !

Ce 28 janvier nous prouve qu’irrémédiablement, on se rapproche de la fin du mois… Nous sommes le 9è jour de pluviôse, généralement dédié au peuplier.
Comment ne pas avoir une pensée pour (et de) Pierre Dac puisque aujourd’hui nous parlons surréalisme: Un seul hêtre vous manque et tout est peuplier… Je l’attribue à Pierre Dac mais très franchement je ne saurai l’attester. C’est peut-être bien le facteur Cheval ou le douanier Rousseau ou le sapeur Camembert ou encore, la femme du boulanger, la cane de jeanne, la famille Duraton ou le soldat inconnu. Il en va des citations comme des objets trouvés, au bout de un an et un jour vous pouvez vous les approprier.

En tous cas, elle n’est pas de moi et, à la vérité je m’en réjouis, car elle n’est pas franchement terrible. Vous avez évidemment remarqué, perspicaces lecteurs, qu’à chaque fois que j’utilise ce style amphigourique c’est que précisément, je n’ai rien à dire de particulier. S’il est un poète qui use et abuse de ce style c’est bien Michele Angelo Murgia. En voici un exemple:

C’était un jour pluvieux aussi sec  qu’à Gobi

L’air était si glacé, et le soleil torride

J’avais mis mon manteau et dessus mon obi

Je transpirais de froid sur la lave sans ride

Je marchais en courant, lentement engourdi

Par le poids si léger d’un amour insipide

J’avançais, défaisant ce que j’avais ourdi

La nuit, tout en veillant, d’un sommeil impavide…

 Etonnant, non !

Non, à vrai dire, aujourd’hui je voulais dire un mot d’un écrivain qui a eu la mauvaise idée de décéder un 28 janvier en 1972 et, ipso facto de se retrouver dans les colonnes des « cénobites tranquilles » – j’ai nommé Dino BUZZATI.

Que vous lisiez le désert des Tartares ou une nouvelle fantastique comme le K ou les sept messagers, vous êtes frappés par l’influence de Kafka mais aussi celle des surréalistes et des existentialistes comme Sartre ou Camus. Par ailleurs, le désert des tartares, oeuvre majeure de Buzzati n’est pas sans rapport avec Les choses de Georges Perec. Buzzati y traite de la fuite du temps, de l’attente et de l’échec, dans le cadre d’un vieux fort isolé à la frontière où le lieutenant Drogo attend la gloire.Et les jours s’écoulent au rythme lent de la routine. Lorsque l’ennemi est enfin là, il est trop tard, le lieutenant ne peut participer au combat et se trouve rendu, au seuil de sa mort, à la vacuité pathétique de sa vie. Et l’immense Jacques Brel en a fait cette merveilleuse chanson:




Sommes nous tous des lieutenants Drogo dans cette vie qui ressemble de plus en plus au désert des Tartares ? En attendant de devenir héros, continuez de fréquenter ce blogue, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !

AH, CA IRA, CA IRA, CA IRA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
du Tiers-État et de la potée
auvergnate réunies, bonjour !

Ce
8è jour de pluviôse est dédié au bois-joli, une sorte d’espèce
de genre de laurier qui porte bien son nom.

Or donc, nous sommes le
27 janvier en 1789 et le petit peuple de Bretagne est en train de
poser la première pierre de ce qui allait se transformer quelques
mois plus tard en véritable révolution. Oyez braves gens cette
histoire qui anima les rues de Rennes il y a 223 ans.


Les
Etats de Bretagne
 se
réunissent le 30 décembre 1788.

Le
Tiers demande immédiatement à être représenté en nombre égal
aux deux ordres réunis, le vote par tête et l’égale répartition
des impositions. Il refuse de participer aux travaux tant qu’il n’a
pas obtenu satisfaction sur ces trois points. La noblesse refuse.

Les
représentants du Tiers retournent alors auprès de leurs électeurs.
Des réunions nombreuses et animées s’organisent par paroisse. Le
compte rendu des positions de la noblesse est même traduit en
breton.

Dépitée
par cette offensive du Tiers et en particulier de la jeunesse, la
noblesse organise un rassemblement le 26 janvier 1789 à Rennes,
attaquant, frappant et blessant des bourgeois et surtout des
étudiants. Le Parlement de Bretagne apporte son soutien à cette
ratonnade pour la défense des privilèges.

Suite
à l’agression d’un ouvrier grièvement blessé par des laquais
de grands seigneurs, de jeunes bretons s’assemblent le lendemain 27
et marchent sur Rennes. Le combat laisse des morts et des blessés
sur le carreau.

Le
28, le Parlement commence à instruire des plaintes contre les hommes
du Tiers. Un véritable soulèvement armé se déclenche alors, une
marée déferlant sur Rennes .(à droite, cahier de doléances de la commune de Scaër)

Voici
ce que proclamaient les jeunes de Nantes:

« Frémissant
d’horreur à la nouvelle de l’assassinat commis à Rennes à
l’instigation de plusieurs membres de la noblesse… ordre dont
l’égoïsme forcené ne voit dans la misère et les larmes des
malheureux qu’un tribut odieux qu’ils voudraient étendre jusque
sur les races futures… voulant rompre le dernier anneau de la
chaîne qui nous lie… avons arrêté de partir en nombre suffisant
pour en imposer aux vils exécuteurs des fanatiques aristocrates…
»

Et
ceux d’Angers:

« Considérant
que dans le moment où la liberté française touche à sa
régénération, il n’est pas un véritable citoyen qui ne voie
avec indignation l’aristocratie…

« Qu’une
pareille forme de gouvernement, qui suppose des esclaves, ne peut
être regardée que comme une violation des droits les plus sains de
la nature…

« Avons
délibéré et unanimement arrêté qu’en qualité d’hommes et de
citoyens, nous sommes et serons toujours prêts à voler au secours
de nos frères injustement opprimés… »


Sources:
Ce billet est inspiré d’une série d’articles que Jacques SERIEYS à
consacré à la période 1789-2009.

Voilà
qui est fort réjouissant ma foi. Et cette jeunesse là monsieur
Hessel, elle savait s’indigner, non ! Mais qu’est-ce que l’on attend
pour établir nos cahiers de doléances? Allez, portez vous bien et à
demain peut-être.

Ecrivain et dramaturge libertaire auteur de plus de 40 pièces de théâtre.Son père, Gino Gatti, balayeur anarchiste, fut un compagnon de Cafiero, et participa aux luttes libertaires en Argentine.En 1942, Armand s’engage dans la résistance et part pour le maquis. Arrêté en 1943 et condamné à mort, il est finalement déporté en Allemagne, près de Hambourg, d’où il s’évadera. Il rejoint l’Angleterre, puis participe à la Libération.Il travaille ensuite comme journaliste (il reçoit le prix Albert Londres en 1954), avant de se consacrer au théâtre. Une partie de son oeuvre a pour thème la résistance et la déportation. Sa pièce « La passion du général Franco », écrite en 1968, sera interdite en France, sous la pression de l’Espagne Franquiste.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la parole engagée et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour !

Ne dites pas que vous n’étiez pas prévenus…On n’y prend pas garde et, le temps de se 1968, sera interdite en France, sous la pression de l'Espagne
Franquiste.">
retourner, on se retrouve le 26 janvier, 7è jour de pluviôse, dédié à 1968, sera interdite en France, sous la pression de l'Espagne
Franquiste.">
l’amadouvier.
Comme dirait Pérec, je me souviens des briquets « amadou » que l’on appelait aussi briquets tempête, on achetait la mèche au mètre. L’amadou étant extrait de ce champignon qui parasite platane, bouleau et autres feuillus de nos contrées.

Tout à fait autre chose.

Le
26 janvier 1924
, naissance de
Dante
Sauveur Armand GATTI

(dit Armand GATTI), à Monaco.

Ecrivain et dramaturge libertaire
auteur de plus de 40 pièces de théâtre.
Son père, Gino Gatti,
balayeur anarchiste, fut un compagnon de Cafiero, et participa aux
luttes libertaires en Argentine.
En 1942, Armand s’engage dans la
résistance et part pour le maquis. Arrêté en 1943 et condamné à
mort, il est finalement déporté en Allemagne, près de Hambourg,
d’où il s’évadera. Il rejoint l’Angleterre, puis participe à la
Libération. 1968, sera interdite en France, sous la pression de l'Espagne
Franquiste.">

Il travaille ensuite comme journaliste (il reçoit le
prix Albert Londres en 1954), avant de se consacrer au théâtre. Une
partie de son oeuvre a pour thème la résistance et la déportation.
Sa pièce « La passion du général Franco », écrite en
1968, sera interdite en France, sous la pression de l’Espagne
Franquiste.

Marc
Kravetz
(journaliste à France-culture) a réalisé une biographie de l’homme à la fois mystérieux
et transparent qui tient du petit chef d’oeuvre. En voici quelques
extraits: « Bon élève (dissipé) du petit séminaire ;
résistant, condamné à mort (gracié en raison de son âge) ;
déporté (évadé) ; parachutiste (médaillé) ; journaliste
(couronné du Prix Albert Londres) au Parisien Libéré puis à
Paris-Match, France Observateur, L’Express (ancienne formule) et
Libération (l’autre, celui de la Résistance) ; cinéaste (consacré
dès son premier film – L’enclos -, ignoré dès le second – L’autre
Cristobal -, exilé pour le troisième – Le passage de l’Ébre -,
interdit de caméra pour 1968, sera interdite en France, sous la pression de l'Espagne
Franquiste.">
beaucoup d’autres – une dizaine) ;
écrivain-dramaturge-metteur en scène (célèbre et célébré : La
vie imaginaire de l’éboueur Auguste G., Chant public devant deux
chaises électriques, V comme Vietnam, Les treize soleils de la rue
Saint-Blaise, Le cheval qui se suicide par le feu, plus un nombre
considérable de pièces, le tout joué un peu partout sur la planète
et quelques rares fois en France) ; voyageur (Sibérie, Chine, Corée,
Japon, Guatemala, Nicaragua, Costa-Rica, Allemagne, Irlande) – ici on
s’en tient aux déplacements qui ont donné lieu ensuite à des
reportages, livres, pièces de théâtre ou films ; écrivain public
itinérant et vidéographe (en compagnie de la Tribu, du
Brabant-Wallon à Montbéliard, de Ris-Orangis à l’Isle d’Abeau avec
crochet par Saint-Nazaire prolongé d’une pointe en Avignon et
Marseille avant un rebond à Strasbourg. » Marc Kravetz disait
de lui: « …Il est plus difficile de raconter Gatti que de
peindre l’oiseau de Prévert ! »

En voila un qui va rejoindre ses prédécesseurs dans notre galerie de portraits.

Allez, merci à vous d’avoir fait le détour par « les cénobites tranquilles », je sais que votre temps est précieux (pure démagogie) n’hésitez pas à revenir, c’est ouvert tous les jours. En attendant portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !

CA VIENT DU BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la musique baroque et des cailles au raisin réunies, bonjour !


Nous
voici le 25 janvier, 6è jour de pluviôse, généralement dédié au
laurier-tin; encore appelé viorne-tin ou lauretin.

On rencontre
parfois l’orthographe « laurier-thym », ce qui est une
erreur, cette plante n’ayant aucun rapport avec le Thym.

Et si je
vous dis que par chez nous c’est la saint Konhouarn, j’imagine que ça
vous la baille belle…


Je
vais donc m’employer à vous parler d’une chanteuse de blues qui, si
sa notoriété fut moindre que celles de Billie Holydays, Ella
Fitzgerald, Mahalia Jackson ou Bessie Smith, n’en demeure pas moins
une grande voix du Rhythm and Blues.

Il
s’agit de
Etta JAMES,(ne pas confondre avec Etta Ceure, chanteuse réaliste et néanmoins bretonne)
née à Los Angelès un 25 janvier en 1938. Habituée aux tournées
exténuantes dans le circuit du rhythm and blues, James lutte contre
la dépendance à la drogue pendant la majeure partie de sa carrière.
Ses dons dramatiques manifestes sont particulièrement mis en valeur
dans ses ballades des années 1960 telles All
I Could Do Was Cry
, I’d
Rather Go Blind
et
la sensuelle At
Last.



Au fil
des ans, la voix de James change, devenant de plus en plus âpre et
profonde et perdant son timbre de petite fille, et elle devient l’une
des premières femmes à chanter dans le futur style de la soul. Au
cours d’une grande soirée hommage,Live fashion Rocks 2008, c’est
Beyoncé (hélas) qui devait reprendre « At Last » que l’on découvre dans la vidéo ci dessous interprèté par Etta.
 Aujourd’hui,
elle lutte contre la maladie d’Alzheimer et contre son entourage qui
voudrait bien récupérer la monnaie…En effet,
atteinte de la maladie d’Alzheimer, Etta James est en plus atteinte d’une leucémie. Selon son médecin, la chanteuse,
n’est plus capable de signer ses papiers ou de se nourrir seule. Une
situation qui laisse peu de place à l’optimiste mais qui n’empêche pas
sa famille de se livrer à une importante débauche d’énergie et de temps
pour prendre le contrôle de son patrimoine.

 

      
      


Des voix comme celle là il n’y en a pas cent…
Voila pour aujourd’hui. Je me dépêche car la bonne fée électricité à décidé de nous priver de ses charmes…Juste pour moi le temps de vous dire, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas, indignez vous !

L’UN EST SAINT, L’AUTRE PAS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la petite histoire et du céleri rémoulade réunis, bonjour !

24 janvier pour les armoricains c’est la saint Kadeg, ou Kadoc, ou Cadou qui a laissé son nom à une magnifique petite île du golfe du Morbihan dans la ria d’Etel. Voici ce qu’en dit la légende:

Fils d’un prince de Glamorgan en
Pays de Galles, puis fondateur et abbé du grand monastère de Lancarvan
(Llancarfan en Grande-Bretagne dans la région de Cambrie), Saint Cado
(Saint Cadou) vécu en Armorique vers 560.

Il
venait retrouver ses compatriotes chassés par l’invasion saxonne et
résida dans l’ile de la rivière d’Etel qui porte aujourd’hui son nom.

Il
y construit un oratoire, fonda un monastère et se consacra à
l’évangélisation du pays. Il fût aussi à l’origine de la construction de
la chaussée de 100 mètres qui relie l’île à la terre, ce qui lui valu
une légende populaire : Cliquez sur la photo pour voir le diaporama, cela vous donnera peut-être envie d’aller y voir de plus près.


Saint Cado, désirant un pont, mais manquant de moyens pour le réaliser, reçu un jour la visite de Satan.
Celui
ci lui proposa d’en faire lui même la construction, et en guise de
récompense, avoir le 1er être vivant qui traverserait ce pont.

Saint Cado accepta, et le Démon créa l’oeuvre en une nuit. Au matin suivant, Saint Cado lâcha un chat, qui passa sur le pont. Etonnant, non !

Tout à fait autre chose.

Le 24 janvier est aussi la date anniversaire de la naissance de Jeanne HUMBERT (1890-1986), née Jeanne Rigaudin, c’est une
écrivaine, journaliste, militante anarchiste et pacifiste française.
Puisque c’est le 36è anniversaire de la loi Veil et que les « anti IVG » continuent à pointer leur museau (ils étaient encore quelques uns à manifester dimanche à Paris) rappelons l’action de cette militante infatigable. Elle a milité pour la liberté sexuelle, ainsi que pour la liberté de la
contraception et de l’avortement. Elle appartient au mouvement néo-Malthusien. En 1924, elle devient la femme de l’intellectuel militant Eugène Humbert, avec lequel elle a eu une fille en 1913.

Jeanne Humbert est une pionnière de la lutte pour la contraception. Le 29 octobre 1910 ils invitèrent leurs amis au « diner des joyeux condoms » dont on voit ici reproduit le menu.

Elle collabore entre autres aux journaux créés par son mari (Génération consciente puis La Grande Réforme).
Comme son mari, elle est condamnée à plusieurs reprises à des peines de
prison, en particulier pour ses propos et ses actions en faveur de l’avortement, interdit en France depuis 1920.
Dans les années 1930, elle parcourt la France pour y donner plus d’une
centaine de conférences en faveur du contrôle des naissances et du
pacifisme.

En 1981, Bernard Baissat a réalisé un film documentaire sur sa vie, intitulé « Ecoutez Jeanne Humbert ».

Et bien voila pour aujourd’hui, vous connaissez désormais la formule qui suit: Portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !

 

DJANGO REINHARDT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour !


Dans
le calendrier républicain, le 23 janvier, quatrième jour de
pluviôse, est dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe
ne manquent pas de relever qu’il faudrait dire LA perce-neige.
Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre.

Cela me fait penser qu’à Keramoal, les jonquilles montrent déjà le
bout de leur nez et je n’en suis qu’à mi-parcours de ma taille
d’hortensias…

Travaillez, prenez de la peine, aurait dit mon aïeule,
toujours en mal de citation.


Le 23
janvier
c’est le jour qu’a choisit le petit Jean REINHARDT pour
mettre le nez à la fenêtre de sa roulotte, c’était en 1910 à
Liberchies en Belgique. Plus tard, il allait nous entraîner dans de
somptueuses cavalcades sous le nom de DJANGO REINHARDT. L’enfant
fait partie d’une famille de Rroms  nomades habitués à traverser
l’Europe de part en part. Il passe donc sa jeunesse à voyager pour
fuir la première guerre  avant que sa famille ne se fixe finalement
à Paris d’abord sur les Fortif’, la zone mal famée jouxtant la
porte de Choisy puis à la porte d’Italie.


La rencontre avec le banjo de son
oncle à l’âge de dix ans est décisive. Fasciné par
l’instrument, le jeune Django n’a dès lors de cesse de
s’écorcher les doigts sur ses cordes oxydées. Il fait son
apprentissage en observant avec attention les musiciens de passage au
campement, et acquiert bientôt une dextérité hors du commun. Il se
mettra ensuite, avec le même bonheur, au violon et finalement à la
guitare pour notre plus grand bonheur.

À l’âge de 13 ans, il court
déjà le cachet dans les bars et bals de Paris, ainsi que dans les
demeures des gens aisés, tout en continuant de jouer surtout pour
son propre plaisir. La réputation du jeune virtuose se répand chez
les amateurs de musique et en 1928, l’accordéoniste Jean Vaissade
permet à Django d’enregistrer son premier disque. L’adolescent
ne sachant ni lire ni écrire, même pas son propre nom, les
étiquettes portent la mention « Jiango Renard, banjoïste ».

Aujourd’hui, les Rroms sont
inscrits au tableau de chasse de Nicolas 1er. Triste époque madame
Michu !

Allez, en attendant les
perce-neige, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez
pas: Indignez vous !

Le 22 janvier 1905, enterrement de Louise Michel. Un cortège de plus de 100 000 personnes accompagne son cercueil. Parti à 8 heures de la gare de Lyon à Paris, il n’arrive qu’à 17 heures au cimetière de Levallois où elle sera enterrée. Elle avait exprimé le voeu d’être enterrée à levallois-Perret auprès de son compagnon d’arme Théophile Ferré, fusillé par les Versaillais en 1871. Le préfet Lepine, qui tente de suivre le cortège, en est chassé par les anarchistes; la cérémonie est suivie d’un grand meeting.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’histoire naturelle et de la cuisine au beurre réunies, bonjour !


Nous
sommes le 22 janvier c’est à dire le 3è jour de pluviôse et je
note avec amusement que depuis le début de pluviôse, le temps est
au sec… C’est le jour du fragon, bien connu dans nos
campagnes sous le nom de Petit-houx. En Ille et Vilaine, il était
connu pour des utilisations pratiques.

Ainsi il a été vu à la
vente aux marché des Lices (à Rennes) durant la dernière guerre, vendu roulé
en boule et servant  à récurer le matériel de cuisine allant
au feu de cheminée, les pointes des feuilles faisant office de grattoir.

Un
ancien couvreur se rappelle s’en être servi de hérisson pour
ramoner: il s’agissait alors de lier tête-bêche de nombreuses tiges par
le milieu pour fabriquer ce « hérisson ». En  Gallo, j’ai
entendu Jaosé et René (humoristes locaux) parler de  « hayen »
mais, je ne suis pas sûr de la  prononciation.Merci aux « gallophones » de laisser un commentaire.


Tout à fait autre chose.

 

Le
22 janvier 1905
, enterrement de
Louise
Michel
.
Un cortège de plus de 100 000 personnes accompagne son cercueil.
Parti à 8 heures de la gare de Lyon à Paris, il n’arrive qu’à 17
heures au cimetière de Levallois où elle sera enterrée. Elle avait exprimé le voeu d’être enterrée à levallois-Perret auprès de son compagnon d’arme Théophile Ferré, fusillé par les Versaillais en 1871. Le préfet
Lepine, qui tente de suivre le cortège, en est chassé par les
anarchistes; la cérémonie est suivie d’un grand meeting.


Quelques mois plus tôt, le 13 septembre 1903, Louise Michel fut initiée au sein de la loge « la philosophie sociale » de la Grande Loge Symbolique Ecossaise maintenue et mixte.

Qu’a t-on fait de son héritage au cours de ce siècle qui devait apporter à l’homme bonheur et justice sociale, fraternité et égalité des droits…Voici quelques images parmi celles qui ont tenté d’immortaliser le dernier voyage de cette combattante.


Louise sur les barricades d’après une oeuvre de Steinlen. Au musée du petit palais à Genève.


Les funérailles de Louise MICHEL.« L’enterrement de Louise Michel », gravure d’Albert Peters-Desteray, 1905. Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis


Les funérailles de Louise Michel en carte postale…

Allez,voila pour aujourd’hui, merci encore de suivre avec autant de fidélité les aventures des « cénobites tranquilles ». Surtout portez vous bien et n’oubliez pas: Indignez vous !