Il s’attire l’hostilité du Parti Communiste pour son refus de tout embrigadement et surtout en raison de son soutien à Victor Serge. En 1935, il crée « Le musée du soir », cercle prolétarien, à la fois bibliothèque et lieu de débat que beaucoup considèrent comme l’ancêtre des maisons de la culture. En 1939, il est un moment incarcéré pour avoir signé le tract de Louis Lecoin « Paix immédiate ». A la libération, il publie la revue prolétarienne « Maintenant ».

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la liberté de s’exprimer et des tortellini alla pana réunis, bonjour !

En ce 15è jour de frimaire, la pluie a remplacé la neige, je ne suis pas sûr qu’on ait bibliothèque et lieu de débat que beaucoup considèrent comme l'ancêtre des maisons de la culture. En 1939, il est un moment incarcéré
pour avoir signé le tract de Louis Lecoin "Paix immédiate".
A la libération, il publie la revue prolétarienne "Maintenant".">
gagné au change. Tiens, puisque j’évoque les tortellini en voici l’origine légendée qui m’a été contée par un restaurateur briochin (de Saint Brieuc) spécialiste des pâtes et Italien pur souche.

Un fabricant de pâtes, secrètement amoureux d’une de ses employées, ne put résister à la tentation d’observer la jeune fille par le trou de la serrure tandis qu’elle se changeait dans l’arrière boutique avant de se mettre au boulot. Las, il ne put voir que son nombril, mais il le trouva si beau qu’il saisit un petit disque de pâte et en reproduisit la forme. Ainsi naquit le premier tortellino.
Décidément, on trouve de tout sur ce blogue…
En fait je voulais profiter de ce 5 décembre, jour anniversaire de sa naissance, pour bibliothèque et lieu de débat que beaucoup considèrent comme l'ancêtre des maisons de la culture. En 1939, il est un moment incarcéré
pour avoir signé le tract de Louis Lecoin "Paix immédiate".
A la libération, il publie la revue prolétarienne "Maintenant".">
évoquer Henry Poulaille. Ecrivain
libertaire.
Fils d’un charpentier anarchiste originaire de Nantes, il se retrouve
orphelin à 14 ans. Autodidacte, passionné par les livres, il
fréquente les milieux libertaires. Il est embauché en 1923 aux
éditions Grasset, dont il deviendra le directeur. Il se consacre à
la littérature prolétarienne, faisant découvrir de nombreux
auteurs issus du monde du travail, et publie « Le nouvel âge
littéraire
 » et anime de nombreuses revues sur le sujet dont « Prolétariat« . On lui doit la publication de nombreux écrivains Français et étrangers, Cendrars, Henri Barbusse, Jean Giono, Victor Serge…

Il
s’attire l’hostilité du Parti Communiste pour son refus de tout
embrigadement et surtout en raison de son soutien à Victor Serge. En 1935, il crée « Le musée du soir », cercle prolétarien, à la fois
bibliothèque et lieu de débat que beaucoup considèrent comme l’ancêtre des maisons de la culture. En 1939, il est un moment incarcéré
pour avoir signé le tract de Louis Lecoin « Paix immédiate ».
A la libération, il publie la revue prolétarienne bibliothèque et lieu de débat que beaucoup considèrent comme l'ancêtre des maisons de la culture. En 1939, il est un moment incarcéré
pour avoir signé le tract de Louis Lecoin "Paix immédiate".
A la libération, il publie la revue prolétarienne "Maintenant".">
« Maintenant ».

Pourtant
son engagement humanitaire, pacifiste et antimilitariste a pu se
manifester à bien des reprises : En 1925, il signe un manifeste
contre la guerre du Maroc. En 1927, il signe la pétition (parue le
15 avril dans la revue
Europe
contre la loi sur l’organisation générale de la nation pour le
temps de guerre qui abroge toute indépendance intellectuelle et
toute liberté d’opinion). Son nom côtoie ceux de Alain, Louis
Guilloux, Jules Romains… En 1933, il monte un comité de soutien à
Victor Serge, écrivain français trotskyste qui avait été déporté
par Staline en Sibérie. En 1939, il est un moment incarcéré pour
avoir signé le tract pacifiste de Louis Lecoin :
Paix
immédiate
,
étant un des rares, avec l’auteur à ne pas désavouer après
coup sa signature. Plus tard, en 1963, il signe aussi la lettre de
Louis Lecoin pour la reconnaissance du statut d’objecteur de
conscience.

Il
est également l’auteur de nombreux romans, souvent
autobiographiques. « Le pain quotidien » (1931); « Les
damnés de la terr
e » (1935), mon préféré:
Les
Damnés de la terre
correspondant aux années 1906-1910) accorde
une large place aux mouvements politiques et sociaux de ces années
là, vus par Magneux, son personnage, grand lecteur (comme l’était
le père de Poulaille) et ses amis anarcho-syndicalistes : grève
des viticulteurs de 1907, manifestation Ferrer, manifestation du
premier mai 1907, grève des cheminots et des postiers de 1909… (il existe une réédition de 2007 aux éditions « les bons caractères »)
« Pain de soldat« (1937);
« Seul dans la vie à 14 ans » (1980), etc. Henry Poulaille
est mort le 30 mars 1980.

A lire et à relire sans modération aucune, Houellebecq peut attendre, Angot n’est pas pressée et Modiano en a vu d’autres…Allez, bonne lecture, portez vous bien et à demain peut-être.

 

2 commentaires

  1. oui oui

    054868e7671d82f8ead4b204248cb9bc? « > c’est un joli texte aujourd’hui : plein de valeurs vécues et exprimées; j’en goûterai davantage les tortellinis

  2. jancyve

    35fa86b8e4de724db1ea72f2c99ca135? « > C’est trop tard, »La carte et le territoire » est dans la bibliothèque depuis vendredi soir.
    Je vais néanmoins essayer de trouver Henry Poulaille, un auteur qui s’attire les foudres du P.C.ne peux être que sympathique.
    Les tortellini de Don Giovanni ou du restaurateur Briochin, alors là,à consommer sans modération, d’ailleurs j’ai déjà prévenu dans une autre vie je m’installe à Sienne,Trieste ou sur la côte amalfitaine enfin quelque part en Italie

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