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Extrait du Code Pénal

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

,

Amis de l’internationale ouvrière et du pâté de lièvre réunis, bonjour !

Nous voici le 15 décembre et, aujourd’hui,
en Bretagne, on va célébrer Santig Du. Celui-ci n’est pas un
saint comme les autres. En effet, ce n’est pas le Vatican mais le
peuple qui en a fait un saint. Vox populi, vox dei !

De son
vrai nom Jean Divoutou
, il est né à St Vougay dans le Léon
(finistère) vers 1279 et mort de la peste à Quimper en 1349. Le
brave homme avait l’habitude d’aller pieds nus et les bretons le
surnommaient
Yann
Diarc’hen
, c’est à dire
Jean sans sabots. Sur ses origines, voici ce qu’en disait Albert le
Grand «
Le
Bien-Heureux Jean, surnommé Discalcéat, ou Deschaux, à cause qu’il
alloit toûjours nuds pieds, nasquit de parens de mediocre fortune,
gens de bien & craignans Dieu, qui faisoient leur residence dans
l’Evesché de Leon, en Basse Bretagne. On dit que sa mere estant
enceinte de luy, desira manger d’une certaine espece d’oyseau qui ne
se trouve pas en ces quartiers, & alloit ce desir tellement
augmentant, qu’elle couroit risque de perdre son fruit ; mais
Dieu la preserva extraordinairement ; car un jour, comme elle
estoit en sa chambre, avec quelques siennes voisines, un oyseau tel
qu’elle desiroit entra dans la chambre & se laissa prendre
aisément, dont elle satisfit son appetit. Elle accoucha de ce benit
enfant, environ l’an de grace 1280 sous le Pontidicat de Nicolas III,
l’Empire de Rodolphe I & le regne de Jean I du nom, Duc de
Bretagne, fils de la Duchesse Alix & de Pierre de Brenne, ou de
Dreux, dit Mauclerc, son mary. Il fut nommé sur les sacrez Fonds,
Jean, &, par humilité, voulut toute sa vie, estre nommé Iannic,
qui est un diminutif breton de Jean, comme qui diroit Petit-Jean »

Il a
consacré
une grande partie de sa vie aux pauvres de Quimper et son
culte est resté vivace jusqu’à il n’y a pas longtemps. Il a laissé
des traces dans l’histoire par ses actions durant le siège de
Quimper par les troupes de Charles de Blois et surtout au cours de
l’épidémie de peste qui frappa la Cornouaille à cette époque. Mon
aïeule, qui savait aussi se montrer pieuse sans être bigote, nous a
mené à plusieurs reprises jusqu’à la cathédrale de Quimper où,
près de ses reliques, existait une petite tablette où des anonymes
venaient y déposer du pain pour les nécessiteux; pratique qui
remonterait au XVè siècle. Aujourd’hui on donne aux restos du coeur
car, force est de constater que la modernité n’a pas supprimé la
pauvreté.

Tiens, hier j’évoquais les frasques de notre ministre de l’intérieur et sa façon si particulière de considérer les actes de justice. Et bien, j’ai trouvé ça:

 

Extrait
du Code Pénal

Article
434-25


En
vigueur depuis le 1 Janvier 2002
Modifié par Ordonnance
n°2000-916 du 19 septembre 2000 – art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000
en vigueur le 1er janvier 2002

Le
fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes,
paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une
décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter
atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance est
puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.

Ca devrait lui plaire…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.