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MEILLEURS VOEUX DE GAZA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la paix universelle et du tournedos Rossini réunis, bonjour !

Pour ce dernier billet de l’année, j’ai décidé de céder la parole à un collectif de jeunes de Gaza qui expriment leur ras le bol. Je n’ai pas la prétention de croire que ce petit geste aura une incidence quelconque mais peut-être que, multiplié comme savent le faire les réseaux sociaux… Et, en guise de voeux, je vous transmets ceux de la jeunesse de Gaza.Ce « manifeste », poignant de sincérité, je ne sais pas qui l’a écrit mais j’avais très envie de le partager comme on dit sur facebook.

 

« Merde au Hamas. Merde à Israël. Merde au Fatah. Merde à l’ONU et à l’Unrwa . Merde à l’Amérique ! Nous, les jeunes de Gaza, on en a marre d’Israël, du Hamas, de l’occupation, des violations permanentes des droits de l’homme et de l’indifférence de la communauté internationale. 

Nous voulons crier, percer le mur du silence, de l’injustice et de l’apathie de même que les F16 israéliens pètent le mur du son au-dessus de nos têtes, hurler de toute la force de nos âmes pour exprimer toute la rage que cette situation pourrie nous inspire. Nous sommes comme des poux coincés entre deux ongles, nous vivons un cauchemar au sein d’un autre cauchemar. Il n’y a pas d’espace laissé à l’espoir, ni de place pour la liberté. Nous n’en pouvons plus d’être piégés dans cette confrontation politique permanente, et des nuits plus noires que la suie sous la menace des avions de chasse qui tournent au-dessus de nos maisons, et des paysans innocents qui se font tirer dessus simplement parce qu’ils vont s’occuper de leurs champs dans la zone «de sécurité», et des barbus qui se pavanent avec leurs flingues et passent à tabac ou emprisonnent les jeunes qui ont leurs idées à eux, et du mur de la honte qui nous coupe du reste de note pays et nous enferme dans une bande de terre étriquée…

Nous sommes une jeunesse au cœur lourd. Nous portons en nous un poids tellement accablant qu’il nous empêche d’admirer le coucher de soleil : comment pourrait-on, alors que des nuages menaçants bouchent l’horizon et que des souvenirs effrayants passent dans nos yeux à chaque fois que nous les fermons ? Nous sourions pour cacher la douleur, nous rions pour oublier la guerre, nous gardons l’espoir pour ne pas nous suicider tout de suite.

Au cours des dernières années, Hamas a tout fait pour prendre le contrôle de nos pensées, de notre comportement et de nos attentes. Nous sommes une génération de jeunes qui se sont déjà habitués à évoluer sous la menace des missiles, à poursuivre la mission apparemment impossible qui consiste à mener une existence normale et saine, et nous sommes à peine tolérés par une organisation tentaculaire qui s’est étendue à travers notre société, tel un cancer malveillant déterminé à détruire dans sa propagation jusqu’à la dernière cellule vivante, la dernière opinion divergente, le dernier rêve possible, à paralyser chacun de nous en faisant régner la terreur. Et tout ça arrive dans la prison qu’est devenu Gaza, une prison imposée par un pays qui se prétend démocratique.

A nouveau l’histoire se répète dans toute sa cruauté et tout le monde a l’air de s’en moquer. Nous vivons dans la peur. Ici, à Gaza, nous avons peur d’être incarcérés, interrogés, battus, torturés, bombardés, tués. Nous avons peur de vivre parce que chaque pas que nous faisons doit être sérieusement considéré et préparé, parce qu’il y a des obstacles et des interdits partout, parce qu’on nous empêche d’aller où nous voulons, de parler et d’agir comme nous le voulons et même parfois de penser ce que nous voulons, parce que l’occupation colonise nos cerveaux et nos cœurs, et c’est tellement affreux que c’est une souffrance physique, que nous voulons verser des larmes de révolte et de colère intarissables.

Nous ne voulons pas avoir de haine, ressentir toute cette rage, et nous ne voulons pas être encore une fois des victimes. Assez ! Nous en avons assez de la douleur, des larmes, de la souffrance, des contrôles, des limites, des justifications injustifiées, de la terreur, de la torture, des fausses excuses, des bombes, des nuits sans sommeil, des civils tués aveuglément, des souvenirs amers, d’un avenir bouché, d’un présent désespérant, des politiques insensées, des politiciens fanatiques, du baratin religieux, de l’emprisonnement. Nous disons : ASSEZ ! Ce n’est pas le futur que nous voulons !

Nous voulons être libres, nous voulons vivre, nous voulons la paix. »

voilà, je vous souhaite une très bonne année 2011. Portez vous bien, si vous le pouvez et, à l’année prochaine peut-être.

ET GARE A LA REVANCHE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la figure de style et du chou braisé réunis, bonjour !

 

L’année
déjà a fini sa carrière…
Vous connaissez la suite. Le 3O
décembre est le dixième jour de nivôse dans notre désormais
célèbre calendrier républicain, et, Fabre d’Eglantine avait choisi
de dédier ce jour au fléau. Le notre ne devrait pas tarder à nous
présenter ses voeux alors, faites comme moi, boycottez, éteignez la
télé, allez boire un coup en entonnant cette chanson de la Commune:

« Oui
mais !

Ça
branle dans le manche,

Les
mauvais jours finiront.

Et
gare ! à la revanche

Quand
tous les pauvres s’y mettront.
»

 

Le
30 décembre 1997
voyait la disparition d’un grand éducateur dont je
voulais dire quelques mots.
Danilo
DOLCI
.

Après
avoir complété ses études à Milan, durant les années du
fascisme, Danilo Dolci développa une profonde aversion de la
dictature. Arrêté en 1943 par les nazis,
il réussit à fuir. En 1952 il déménage en Sicile occidentale où
il engage une lutte Non-violente contre la Mafia et le
sous-développement, en faveur des droits et du travail. Il y subit
plusieurs persécutions et procès. Danilo Dolci est considéré
comme l’une des plus importantes figures de la non-violence dans le
monde.(ici on le voit en compagnie de Dorothy DAY, journaliste et militante américaine)

Avec
Vincenzina Mangano
, la veuve d’un pécheur et syndicaliste, mère de
cinq enfants qu’il adopta, il y construisit un orphelinat, avant d’y
initier la première de ses nombreuses grèves de la faim, sur le lit
d’un enfant mort de malnutrition. Dolci devint alors connu comme le
« Gandhi de Sicile ». En 1956 il organise une « grève
inversée », fondée sur le principe du travail bénévole, à
Partinico. Des centaines de chômeurs s’organisent pour réparer une
route de campagne abandonnée . La police met un terme à la
manifestation, la qualifiant d’« obstruction ». Dolci et
quelques-uns de ses collaborateurs sont arrêtés. Cet événement
suscite l’indignation à travers le pays et provoque de nombreuses
questions au parlement. Il sera soutenu par des intellectuels comme
Moravia et Carlo Levi. Dix ans plus tard, il lutte pour aider les
victimes du tremblement de terre dans la vallée de Belice
 en
Sicile. Les fonds gouvernementaux alloués aux victimes sont
détournés par des politiciens corrompus, le nom de « Belice »
devenant synonyme, en Italien, de corruption.(à gauche, les ruines de Santa Margharita à Belice)

À
partir des années 70, l’engagement éducatif occupe une place
centrale dans le travail de Dolci. Il approfondit son étude,
toujours en parallèle avec l’expérimentation, de la méthode
Socratique, c’est-à-dire une manière coopérative de débattre,
d’étudier et de rechercher en commun la vérité, dans la lignée des Ferrer, Freinet et autres éducateurs non-directifs. Vous pouvez lire:
«
Enquête
à Palerme
»
paru chez Julliard.

 

Un
peu de non-violence dans ce monde de brutes, voilà ce qu’il nous
fallait pour finir l’année.Demain, petit réveillon aux chandelles avec ma fiancée à moi que j’ai. Pour le menu je vous renvoie vers mon billet de l’année dernière à la même époque, que des valeurs sûres d’origine locales certifiées genre foie gras et homard de Portsall, le tout mijoté de main de maître par un cénobite en toque (pas de contrepèterie). A ce propos j’en ai déniché une concernant notre tsar Nicolas 1er: « Il a sa place sur un plateau de fromage, c’est un nain sectaire…« 

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

EL CANT DELS OCELLS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pyrotechnie à l’italienne et des ortolans à la provençale réunis, bonjour !

En ce 29 décembre, outre le fait que nous approchons du moment fatidique où nous allons basculer vers 2011, nous honorons le 9è jour de nivôse du calendrier Républicain, jour consacré au Salpêtre (du latin Sal Petrae -le sel de la pierre). Le salpêtre, vous le mélangez à un peu de souffre et du charbon de bois et vous obtenez la poudre à canon. Ensuite, chacun fait ce qu’il veut…

Pour ma part, je vous invite à célébrer le jour anniversaire de la naissance de Pablo Casals. D’abord parce que j’adore le violoncelle et puis parce que j’aime beaucoup le personnage pour son engagement en faveur de la république et de la liberté, contre les dictatures, en particulier celle de Franco en Espagne.

Il fut proposé au prix Nobel de la paix en 1958, sans succès.(en titre « Le chant des oiseaux » dont il fit son hymne.)

lors de la guerre civile, il va soutenir les républicains espagnols
et va s’exiler en 1939. Apôtre de la paix, il était également un
défenseur acharné de la Catalogne ;dès 1933, il refuse de jouer en Allemagne ;après guerre, il ne donne plus de concerts pour marquer sa
désapprobation du laxisme de la communauté internationale envers le
régime politique de Franc
o.

C’est en
1887, âgé de onze ans, que le petit Pablo, après avoir étudié la musique
auprès de son père dès l’âge de 5 ans au piano et avoir joué du violon,
de l’orgue et de la flûte, tombe littéralement amoureux du violoncelle.
Si son père a une chaire d’organiste à El Vendrell ville du berceau
familial, celui-ci a toujours été farouchement opposé à ce que son fils
puisse avoir une vie de miséreux comme pouvait l’être à l’époque celle
de la plupart des musiciens. Mais, dès l’âge de douze ans, le petit
Casals touche ses premiers cachets en jouant régulièrement au Café Tost
de Barcelone, l’endroit le plus à la mode du moment
.

Alors qu’il
avait fait un premier voyage en 1912 à Saint-Petersbourg, à l’annonce de
la Révolution Bolchevique en octobre 1917, il décide de ne jamais
remettre les pieds dans ce pays tant que les principes fondamentaux de
la démocratie ne seront pas établis.

Voila bien un grand bonhomme qui méritait sa place dans notre galerie de portraits. Et puisque j’ai la parole, j’en profite pour adresser un salut fraternel à notre ami Jean-Yves qui, à force de se faire de la bile, à fini aux urgences, les cénobites lui souhaitent un prompt rétablissement.

Allez, voici que s’approche la période des voeux et des « bonnes » résolutions; avec mon coach en technologie avancée on va tenter de passer la barre des trente mille visiteurs. Pour le coup, « Oui-Oui » pourra continuer à moquer mon égo. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.


L’HYMNE A LA JOIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’inflation et du boudin blanc réunis, bonjour !

Tiens, il est encore temps pour les cadeaux, voici un petit livre des plus réjouissants. On ne le trouve pas en librairie, rendez vous sur le site de arrêt sur image:

 

Crise au
Sarkozistan

Préface
de Daniel Schneidermann

Une nomenklatura qui
jouit de nombreux passe-droits, une Justice aux ordres, une police
secrète paranoïaque, et évidemment des médias silencieux :
bienvenue au Sarkozistan, étrange et fascinant Etat voyou. Certains
de vos proches refusent encore sûrement de croire que nous sommes
désormais au Sarkozistan. Plutôt que de vous épuiser à les
convaincre dans les repas de fin d’année, offrez-leur Crise au
Sarkozistan. Vous les verrez partagés entre le rire et l’effarement.

Pas
de bol
pour les rois-mages cette année, ils sont tombé sur un mur. Pour les voisins il semblerait qu’un bon Palestinien soit un Palestinien enfermé dans cette prison à ciel ouvert, empêché de circuler, bref de vivre. Qu’il soit Musulman ou Chrétien n’a guère d’importance…
Voici quelques réflexions glanées auprès du site « Info-Palestine ». Pendant les fêtes, l’occupation continue…

A
bien des égards
, Bethléhem est devenue la ville emblématique
palestinienne sous occupation : sa population est confrontée à
des violences quotidiennes, sa géographie historique et son paysage
sont abîmés par l’expansion des colonies illégales, le Mur
israélien de séparation enfonce profondément ses méandres dans
son cœur et la coupe de ses liens ancestraux, politiques, sociaux,
économiques et religieux avec Jérusalem et le reste de la
Cisjordanie, et ses perspectives économiques sont de plus en plus
sombres, année après année. Pour les Palestiniens qui vivent à
Bethléhem et dans ses environs, chaque Noël devient moins une
raison de se réjouir qu’une raison de réfléchir sur l’immense
tragédie qui s’est abattue sur la ville sainte où vit l’une des
plus anciennes communautés chrétiennes de la Terre.
l’occupation
israélienne a radicalement limité la liberté de culte des
Palestiniens et leur accès aux églises en Terre sainte. Depuis que
le mur d’Israël est terminé dans la partie nord de la cité,
Bethléhem et Jérusalem sont désormais complètement coupées l’une
de l’autre.
 

Ni
le gouvernorat de Bethléhem
ni la cité n’ont échappé aux
conséquences dévastatrices de l’occupation et de la colonisation
implacables de la terre palestinienne par Israël. Créant « des
réalités sur le terrain » qui rendent une solution à deux
Etats impossible, Israël continue de mettre en œuvre une série de
politiques qui combinent les éléments de l’occupation, de la
colonisation et de l’apartheid pour, délibérément, étouffer et
morceler Bethléhem et ses environs. Ceci comprend notamment la
confiscation continue de la terre palestinienne pour la construction
des colonies et du Mur israéliens en violation du droit
international, de même que l’application forcée de restrictions
physiques et administratives à la liberté de mouvements pour les
Palestiniens, tant par un réseau toujours plus important de
check-points et de barrages routiers que par un régime
d’autorisations extrêmement sévère qui limite les lieux où les
Palestiniens peuvent vivre, circuler et travailler.

Vous qui me suivez depuis un moment, vous savez que je n’ai avec toutes ces religions et leurs églises respectives, aucune sorte d’affinités. Mais ce qui se passe à deux heures d’avion de chez nous, sous le regard complice et le silence assourdissant de la communauté internationale me révolte profondément. Celle-là même qui se mobilise et se dit prête à utiliser la force pour ramener Laurent Gbagbo à la raison, détourne ostensiblement les yeux dès qu’il s’agit d’Israël.

Fort heureusement, il nous reste la poésie et, j’entends encore la voix de Glenmor dans ce merveilleux texte:

ll naquit à Bethléem
en terre de Judée
sur ses lèvres d’enfant
le sourire des fleurs


douce joie et gaieté
tout au fond de son coeur
Et les bergers beaux misérables
agenouillés en son étable
ont appris à chanter…

Il mourut à Jérusalem
fille de Sion
sur son front blessé
par l’épine fleurie
les enfants humiliés
et les vierges flétries
ont lu le plus beau des messages
un mot d’amour pour tous les âges
aimez joies et gaietés.


Allez, c’est assez pour aujourd’hui, à l’allure où ça va, c’est pas demain que les Gazaouis connaîtront la joie et la gaieté. Nedeleg laouenn, bloavez mat ha yec’hed mat d’an holl, bonne année, bonne santé, salut et fraternité, vive la sociale et à bas la calotte…  Portez vous bien et à demain peut-être. je me répète mais, comme le dit Lewis Carrol:« What I tell you three times is true ».


I’M UN IMMENSE PROVOCATEUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la provocation et du p’tit salé aux lentilles réunis, bonjour !

Depuis un moment je cherchais l’occasion de dire quelques mots à propos de Marc-Edouard NABE, cet immense et talentueux provocateur. sa biographie nous apprend qu’il est né un 27 décembre, donc…
Marc-Édouard Nabe, né sous le nom d’Alain Zannini en 1958 à Marseille, est le fils du musicien de jazz gréco-turco-italien Marcel Zannini. Il grandit dans un quartier populaire de Marseille. En 1969, sa famille s’installe en région parisienne. Peu de temps après, la chanson Tu veux ou tu veux pas apporte le succès à Marcel Zanini (pour son nom de scène, il a supprimé un « n »). Par l’intermédiaire de son père, il côtoie aussi dès sa jeunesse de grands musiciens de jazz, mais également des peintres, SINE et les journalistes et dessinateurs d’Hara-Kiri et de Charlie-Hebdo.

Son premier livre, Au Régal des vermines, est publié en 1985 chez Bernard Barrault. Dans le milieu littéraire français, cette œuvre reçoit un accueil contrasté, c’est le moins qu’on puisse dire. En effet, le livre crée une polémique et, à la suite de l’émission de Bernard Pivot « Apostrophes » à laquelle Nabe avait été invité, Georges-Marc Bennamou s’introduit sur le plateau et assène plusieurs coups de poing au visage de l’écrivain. Vous aurez compris qu’il est victime du fameux procès en sorcellerie réservé à ceux que les Sionistes traitent d’antisémites au motif qu’ils critiquent la politique de l’Etat d’Israël. Procès dont fut victime SINE quelques années plus tard.

Il publie ensuite un nouveau journal La Vérité, pour lequel le terroriste Carlos écrit des éditoriaux depuis sa cellule. Les articles de la Vérité sont repris en volume dans J’enfonce le clou. En 2003, après avoir lancé un appel aux artistes français à le rejoindre, Nabe part à Bagdad pour protester contre la guerre qui commence. À l’issue de ce voyage, il écrit Printemps de feu, qui sera très mal reçu en France par certains critiques, mais salué par d’autres. (Ici à gauche avec son père et Freddy Green.)

Bientôt il annonce son intention de mettre un terme à sa carrière d’écrivain. En septembre 2009, Nabe apparaît aux côtés de Vuillemin dans le documentaire Choron, dernière de Pierre Carles, pour évoquer ses souvenirs sur le personnage ainsi que donner son avis sur le changement de ligne éditoriale de Charlie-hebdo depuis l’arrivée à sa tête de Philippe Val. En janvier 2010 paraît L’Homme qui arrêta d’écrire, le premier livre de Nabe en auto-édition. Vous pouvez retrouver tout ce qu’il faut savoir sur Nabe ICI.

On aime, on n’aime pas mais, de Voltaire à Jean-edern Hallier en passant par Siné ces polémistes de talent m’ont toujours fasciné par leur capacité à mettre les pieds dans le plat du politiquement correct.

Allez, soyez remercié pour avoir consacré un peu de votre précieux temps (si,si…) à visiter les « cénobites tranquilles » qui s’approchent gentiment de leur 500è billet. Portez vous bien et à demain peut-être.

ROUPETTES A QUEUE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’anarcho-syndicalisme et des roupettes à queue réunis, bonjour !

Pourquoi est-ce que j’évoque les roupettes à queues… Ah oui, ça me revient. Soyez indulgent, un lendemain de Noël.
Donc, le 26 décembre, c’est la saint Etienne; et dans certaines régions, notamment en Bretagne, on dit Saint Etiole…J’y viens, j’y viens… Mon aïeule qui, vous le savez maintenant, était une encyclopédie vivante en matière de dictons, avait l’habitude de répéter: S’il pleut à saint Etiole, il n’est pas de badioles. Or, les badioles se sont ces petites cerises que l’on trouve dans l’Ouest et qui, mélangées à l’eau de vie, donnent les fameuses roupettes à queue. Voila pourquoi vous me surprenez, en ce lendemain de fête, à vous parler de badioles. D’ailleurs, pour les sceptiques, en Gallo, le mot Badiolet désigne une confiture de cerises. Etonnant, non !

Un jour je vous raconterai une histoire de cerises à l’eau de vie espagnoles qui eurent beaucoup de mal à ponctuer un repas disons…Roboratif !

A cette époque de l’année, j’ai toujours une (libre) pensée pour Jean Souvenance, de son vrai nom Serge Grégoire. Il était né à Antrain (Ille-et-Vilaine). Employé, puis chef de bureau
  à la préfecture, il collabora sous son pseudo à de nombreuses
  publications anarchistes : Le Semeur, La Voix
  libertaire
, L’idée libre, L’unique, Ce qu’il faut dire
Militant pacifiste, il fut membre
  du Comité directeur de la Ligue internationale des combattants de la
  paix puis fonda, après la Seconde Guerre mondiale, le Parti pacifiste
  internationaliste. Auteur de nombreux livres ou brochures, il a coordonné
  la publication d’une Anthologie des écrivains
  pacifistes
en deux volumes. Au moment de son décès, c’était un 25 décembre, à Saint-Brieuc, il était
  président de la Fédération de la Libre Pensée
  des Côtes-du-Nord.
Qu’il repose dans la paix qu’il souhaitait si ardemment.

Allez, je m’arrête là pour aujourd’hui. N’hésitez pas à passer faire un tour, c’est ouvert même pendant les vacances. A vrai dire, j’ai deux douzaines de Belon qui attendent sagement dans leur goëmon que je veuille bien m’en occuper. Portez vous bien et à demain peut-être.

LETTRE OUVERTE AU PERE NOEL…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’histoire en marche et des acras de morues réunis, bonjour !

Bon allez, jouez hautbois, résonnez
musettes, il est né vous dis-je, il est né…Oui, bon d’accord, mais quand?

Jésus naquit sous le règne d’Hérode
le Grand
, qui mourut lui-même en 4 avant notre ère. Si l’on tient
compte que Jésus avait environ trente ans quand il commença à
prêcher , et qu’Hérode mourut peu de temps après sa naissance , on
peut émettre l’hypothèse vraisemblable qu’il naquit autour de 5 ou
6 avant notre ère, et qu’il avait 34 ou 35 ans à sa mort. On peut
donc en conclure que Jésus est né « avant Jésus-Christ » ! Etonnant, non.

En effet, selon Matthieu, Jésus
naquit à Bethléem, en Judée, durant le règne d’Hérode. Il s’agit
d’Hérode le Grand qui a régné sur la Palestine à partir de
l’année 40 avant notre ère. Il est mort en l’an 4 avant Jésus
Christ. Jésus est donc né plus de 4 ans avant notre ère. Comment
cela se fait-il? Cela vient d’une erreur d’un moine du VIe siècle,
Denys le Petit (pas Dany), qui avait fixé le début de l’ère chrétienne en
l’an 754 de la fondation de Rome alors qu’Hérode le Grand, on le
sait, est mort en l’an 750 de la fondation de Rome. Jésus revient
d’Égypte après la mort d’Hérode le Grand, donc après l’an 4 avant
notre ère mais avant l’an 6 de notre ère, car Archélaüs, son
fils, à cause de sa violence fut déposé
et exilé par Auguste cette année-là; c’est ainsi que la Judée
passa sous l’influence directe de Rome. D’après Matthieu, Joseph,
Marie et l’enfant revinrent d’Égypte, pour s’installer à Nazareth
en Galilée à l’abri d’Archélaüs qui régnait uniquement sur la
Judée. Maintenant, c’est vous qui voyez…

En tout état de cause, c’est une tradition qui a la vie dure et celle du vieux barbu et de ses rennes n’est pas mal non plus. D’aussi loin qu’il me souvienne j’ai toujours été rétif à cette idée. Et comment il fait, et par où il passe, et pourquoi il m’a pas apporté mon vélo rouge et ma montre en bois avec la chaîne du même métal ? Toutes ces questions avaient le don d’exaspérer mes parents, y compris mon aïeule qui voyait en moi un anarchiste bien avant l’âge légal de la rébellion. J’ai donc décidé de lui adresser ce courrier:

Lettre
ouverte au père Noël.

Mon
petit père Noël à moi que j’ai,

comme
chaque année à la même époque je t’adresse ce petit mot pour
m’enquérir de ta santé et de celle de madame Noël. Cette fois ci
ma demande est un peu particulière. En effet, ne prend pas la peine
de t’arrêter en passant au dessus de Keramoal, poursuit ta route et
tu trouveras à quelques kilomètres d’ici un camp de Rroms ou les
enfants apprécieraient que le traineau du père Noël ne se
transforme pas en charter du père fouettard; ne t’arrête pas.  A
quelques lieues de là, sous un porche mal éclairé, des sans-abris
vont ,cette nuit encore, déballer leurs cartons et la météo
annonce entre -5 et -8; ne t’arrête pas.  Sur la droite, en
descendant vers le port, les restos du coeur ont accroché quelques
guirlandes à la porte de l’entrepôt mais, ne t’arrête pas. Les
bénévoles de la banque alimentaire s’activent, ceux du secours
populaire sont sur la brèche, le Samu social est en alerte, Emmaüs
se mobilise, le secours catholique en fait autant…Ne t’arrête pas
là non plus. Si tu prolonges un tantinet vers la périphérie, tu
verras les lumières de Pôle-Emploi et ses files d’attentes de
précaires, de chômeurs, de laissés pour compte; ne t’arrête pas.
Comme tu le vois, petit papa Noël, tous ceux là qui croyaient en
toi, qui croyaient aux promesses, qui attendaient des lendemains qui
chantent, tous ceux là qui voient chaque jour les profits
mirobolants réalisés par les banques et les entreprises du Cac 40,
tous ceux là ne croient plus au père Noël.

Allez,à tous ceux qui croient au ciel et à tous ceux qui n’y croient pas, abandonnez votre ordinateur, jetez vous sur vos cadeaux, courez chercher une douzaine d’huitres et une bouteille de Muscadet, c’est ce que l’on fait de mieux pour réparer les dégâts. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.


L’ARNAQUE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la liberté de conscience et de la clé à molette réunies, bonjour !

Le 24 décembre, ce jour où tout un chacun s’apprête à réveillonner en famille, correspond au quatrième jour de nivôse dédié au soufre. Si je vous dis que, précisément, la famille, est le lieu qui, à mes yeux, sent le plus le soufre, vous allez croire que je badine…Que nenni !

Je voulais profiter de ce 24 décembre donc, pour rendre hommage à un grand, très grand artiste, quasiment oublié malgré tout ce qu’il a apporté à la musique et à l’ancêtre du jazz: LE RAGTIME. J’ai nommé l’illustrissime SCOTT JOPLIN. Et pour commencer, voici un air qui vous est forcément connu,(rappelez vous le film L’arnaque) quand bien même vous ne sauriez identifier son auteur.



Imaginez Harold LLYOD où encore Charlot et même Groucho Marx, ils ont tous utilisé le ragtime pour illustrer leurs films. Scott Joplin est né (croit-on) vers 1867 au Texas dans une famille pauvre issue de l’esclavage. Pauvre mais musicienne, ce qui permis à Scott de révéler très tôt ses talents. L’histoire raconte que Scott enfant, accompagnait sa mère qui faisait le ménage dans les maisons des Blancs et c’est ainsi qu’il découvrit le piano. Il y fera d’ailleurs allusion dans son opéra Treemonisha en 1911.

Vers la fin des années 1880, Joplin débute sa carrière musicale avec le Queen City Concert Band, il fera aussi partie d’une troupe de musiciens folk à Texarkana. En 1894, Il déménage dans le Missouri, où il travaille comme pianiste dans des clubs comme le Maple Leaf et le Black 400. En même temps, il enseigne à plusieurs jeunes musiciens locaux.C’est en 1895, qu’il publie sa première œuvre, Please Say You Will, bientôt suivie d’une autre, A Picture of Her Face.


L’année 1899 est celle de sa composition la plus célèbre : le Maple Leaf Rag. Cette pièce devient un véritable phénomène dans l’environnement musical américain, et la partition
se vendra à au moins un million d’exemplaires dans les années qui
suivent. C’est d’ailleurs la première composition dont la partition
atteint ces ventes. Cependant, le compositeur touche une part infime sur
chaque vente de ses morceaux (un cent par vente). La publication du Maple Leaf Rag fait de Joplin l’une des grandes figures de ce nouveau courant musical, et son nom devient bientôt synonyme de ragtime.

Après avoir connu le succès et l’oubli, Scott Joplin va mourir en 1917 des suites de la syphilis, il avait 49 ans. Il aura marqué l’histoire de la musique Afro-américaine par son apport considérable. D’ailleurs, en 1976, Joplin reçoit à titre posthume le prix Pulitzer pour sa contribution importante à la musique américaine. Pour terminer ce billet, une anecdote amusante: Le troisième album de Lucky Luke s’appelle « L’homme de Washington« ; et bien dans cet album, Lucky Luke rencontre Scott Joplin…Amusant, non !


Allez, joyeux Noël à tous, doucement sur les chocolats, pas trop vite sur le foie gras, modérément sur les bulles, attention au verglas, sortez couverts, portez vous bien et à demain peut-être.

LE 23 DECEMBRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du grand soir et des petits matins réunis, bonjour !

Le 23 décembre, 3è jour de nivôse, est consacré au bitume…Sans commentaires. A propos du 23 décembre, vous souvenez vous de « Beau dommage »? Mais si, « La complainte du phoque en Alaska« . Et bien ils ont aussi commis une chanson qui s’intitule « 23 décembre« . Etonnant non !



Bon, c’est pas franchement le style des « cénobites » mais après tout, c’est Noël. En Bretagne on fête Envel qui a légué son nom à la magnifique petite commune de Loc-Envel en Côtes d’Armor. C’est la plus petite commune de ce département et qui compte aujourd’hui 80 habitants après en avoir eu près de 400 à la fin du 19è siècle. Sans doute grâce aux mines de fer et de zinc qui existaient sur son territoire. C’est tout près de Belle-Isle-en-terre et du fameux château de Coat an noz dans la forêt du même nom. C’est ce château que Lady Mond fit reconstruire à Belle-Isle-en-terre (voir mon billet de novembre 2009). C’est encore la même histoire qui date du début du VIè siècle lorsque le Pays de Galles décida de se passer de tous ses saints et les expédia par charters entiers sur les côtes Armoricaines. Celui-ci s’installa comme anachorète dans la forêt de Coat an noz (le bois de la nuit) et sa soeur Yuna en fit autant dans le bois de Coat an Hay (le bois du jour). La légende dit qu’ils ne se revirent jamais. Les deux forêts existent toujours et j’y ai fait de belles cueillettes de champignons.

Tiens, je vais en rester là pour aujourd’hui histoire de compenser les deux billets un peu longuets qui ont précédé. Et puis, comme je vous connais, vous devez être en plein préparatifs pour demain.Tiens justement, une idée cadeau de dernière minute: Les affiches MIGHTY, c’est sympa, c’est pas cher, c’est original. Vous les trouverez ICI. Et pendant qu’on en est aux petites annonces, n’oubliez pas que vous pouvez retrouver les « Cénobites » sur TWITTER: @erwandekeramoal tout attaché.Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

PÂQUES AU BALCON, NOËL EN DECEMBRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la Celtidude et du chouchenn chaud réunis, bonjour !

Puisque nous sommes en période de solstice, accordons quelques instants à la très vieille et très ancienne tradition celtique.
Le solstice d’hiver marque le triomphe de la lumière sur les ténèbres. C’est le temps de la renaissance après la mort. Au coeur de la nuit la plus longue, dans le silence de la terre, les graines commencent à germer, répondant à l’appel de la vie.
Chez les Romains c’étaient les saturniales en l’honneur de Saturne protecteur des graines enfouies. Jusqu’au IIIè siècle on rendait aussi un culte à Mithra le dieu soleil, né dans une grotte et surgissant sous la forme d’un nouveau né. Ca vous rappelle quelque chose. C’est l’époque où fleurit le gui qui est cueilli et partagé entre les participants lors de la cérémonie druidique du solstice. C’est le symbole du retour à la lumière solaire originaire. Le mot « Noël » semble bien venir du germanique « Neue helle », nouvelle clarté. Quand à la bûche, elle a été prélevée dans le brasier du solstice d’été et, jetée au feu de l’hiver, elle restitue l’énergie solaire qu’elle a emmagasinée.

Le
solstice d’hiver
, est
probablement la fête la plus ancienne et la plus universelle qui
soit. Elle a été célébrée par de nombreuses peuplades et
civilisations de l’Antiquité. Nous savons aujourd’hui que le soleil
sera de retour parce que sa course ainsi que celles des autres
planètes de notre système solaire ont été étudiées
scientifiquement. Mais pour nos ancêtres, le retour du soleil
n’était absolument pas une certitude. ils souffraient beaucoup plus
que nous des rigueurs de l’hiver, nous qui bénéficions aujourd’hui
d’un confort qui nous semble naturel. Pour une société agricole,
dont la survie dépend principalement des cultures et des récoltes,
le retour du Soleil n’est pas seulement une question de célébration
occasionnelle, c’est avant tout une question de vie ou de mort.

Le
monument mégalithique de Newgrange
(ci-dessous en photo) est un exemple de la conception
métaphysique du monde qui prévalait en ce temps anciens. Newgrange est
un vaste ensemble néolithique funéraire et cultuel qui se situe
dans la vallée de la rivière Boyne en Irlande. Il est actuellement
daté d’environ 5200 ans, ce qui fait de Newgrange un monument plus
ancien que les Pyramides de Gizeh, ainsi que Stonehenge. Newgrange
est aligné vers le lever du soleil du solstice d’hiver. Quand le
soleil atteint un certain angle, la lumière brille à travers une
fenêtre aménagée au-dessus du linteau de l’entrée du monument.

 

En Scandinavie,on
nommait ces fêtes Yule. Yule est dérivé du mot « Jul » de
l’ancienne langue norse (norvégienne) et qui veut dire
littéralement roue, fête ou bière ! La roue est l’image de
l’année qui tourne vers le printemps et l’été; quant à la
bière, on sait que les fêtes du solstice d’hiver étaient
l’occasion d’immenses beuveries nocturnes chez tous les peuples
nordiques. Il est intéressant de noter que, malgré le
christianisme, Noël se nomme encore Yule dans les pays nordiques. Plus
tard, différents personnages reprendront les attributs des dieux
bienfaiteurs des mythologies païennes: Le Gargan en pays celtique,
fils du dieu celte Bel qui portait déjà une hotte et distribuait
des cadeaux aux enfants, et qui sera repris par Rabelais pour son
Gargantua. On pourrait consacrer des dizaines de billets à ce thème tant l’histoire est riche. Mais à partir du IVè siècle l’église  Catholique, Romaine et apostolique a imposé le petit Jésus, la crèche, le père Noël et tout le saint frusquin…

Voila, j’espère que malgré les rigueurs sociales et climatiques, votre Noël à vous sera comme vous l’aimez. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.