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DESSINE MOI UN BOULON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la symbolique du chaudron et de la crêpe dentelle réunies, bonjour !

Le vingtième jour du mois de brumaire était consacré à la herse; ne me demandez pas pourquoi. Le 10 novembre 1938 voit la naissance d’un grand dessinateur dont je voulais accrocher le portrait dans notre galerie. Claude SERRE.
Après des études somme toute académiques, il se consacre à une formation de maître verrier auprès de Max Ingrand et on lui doit d’ailleurs un certain nombre de vitraux. Mais, en définitive, il se dirige vers le dessin humoristique pour notre plus grand bonheur.
Il va devenir illustrateur pour de nombreux magazines comme Plexus, Hara-Kiri, Pariscope, Planète, etc. Le fantastique l’intéresse et il va réaliser de nombreuses lithographies dans ce style. Ces oeuvres vont participer à sa renommée notamment au Japon et en Allemagne. Au milieu des années 70, Jean-Claude Nezat va organiser pour lui deux expositions qui auront un énorme succès.
Cette relation permit aussi au dessinateur de collaborer avec la revue Pardon.
Claude Serre, qui avait eu entre temps l’idée de réaliser des dessins
humoristiques sur des thèmes, comme la médecine, le sport, l’automobile,
le bricolage, avait vu son premier ouvrage «Humour Noir et Hommes en
Blanc », consacré notamment aux chirurgiens, dentistes, publié en 1972 par les Editions Grésivaudan.
Cet ouvrage obtint le Prix de l’Humour Noir. L’artiste poursuivit ses
travaux sur un très grand nombre de thèmes et les ouvrages furent
publiés, avec des différences, par Glénat, Editeur à Grenoble. Il continua aussi d’illustrer des ouvrages et travailla, en autres, sur des livres de Francis Blanche et de Frédéric Dard, auteur de la série mondialement connue, San Antonio.
L‘un de mes fistons qui avait très tôt le crayon qui le démangeait, alors qu’il avait une dizaine d’années, s’était mis en tête de reproduire une série de dessins de Claude Serre.
J’ai redécouvert dans mes cartons l’un de ceux là (à droite); ceci vous prouve à quel point je peux, aussi, être conservateur. Aujourd’hui il poursuit son oeuvre créatrice et on lui doit entre autre la célèbre et fameuse série des Mightys que vous pouvez retrouver ICI.  Claude Serre nous a quitté en 1998 à la suite d’un accident de la circulation. Il nous laisse des dizaines d’albums qui n’ont rien perdu de leur perspicacité.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. N’oubliez pas que vous pouvez toujours voter pour ce blog, colonne de droite en bas) et en attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être.

BREVES DE CONTEUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la sémantique agricole et de la potée auvergnate réunies, bonjour !


Le 9 novembre correspond au 19è jour de brumaire et nos amis républicains, toujours à l’affut d’une plaisanterie, l’avaient dédié à la grenade (le fruit bien entendu).

Les bretons vont célébrer les Matilin (Mathurin). L’un d’entre eux, sonneur de bombarde, en Breton on dit Talabarder, est entré dans la légende sous le nom de Matilin an dall (Mathurin l’aveugle). C’était un véritable virtuose. Il alternait les airs traditionnels bretons et parisiens, dans les noces et les pardons de la région avec son compère Yann ar Chapel mais il se produisait aussi dans les fêtes agricoles et devant les hommes politiques. Il a été invité pour jouer aux Tuileries devant le roi Louis-Philippe. Il a joué également devant Napoléon III en visite à Quimper en 1858. Il est mort  en 1859 dans l’incendie de sa maison. Bernard de Parades lui a consacré un ouvrage des plus intéressants.


Tout à fait autre chose.

Dans la catégorie « y’a plus d’sous », le directeur général adjoint de LVMH, Antonio Belloni, à acquis le 26 octobre dernier, 200 000 actions de son groupe à 37 euros l’unité et 50 000 autres au prix de 61,77 euros. Le même jour il a revendu le tout au prix de 112,35 euros empochant une plus value de 17,6 millions d’euros. Vous êtes donc prié de ne pas vous étouffer de rire quand on vous dit qu’il va falloir travailler davantage. Les Anglais eux ont trouvé la solution en décidant de faire bosser les chômeurs…Gratuitement of course !




Et puis aussi.

Il en va en littérature comme aux bains de mer, il y a des saisons. Actuellement, c’est la saison des prix littéraires et, le prix Goncourt 2010 a été attribué à Houellebecq, a annoncé ce lundi à 12h45 Didier Decoin, un quart d’heure avant l’horaire prévu. Annoncé dans la foulée, ce qui me ravit davantage, le prix Renaudot est attribué à Virginie Despentes dont je vous avais signalé son «Apocalypse bébé» (Grasset).

Grand favori avec « la Carte et le Territoire » (Flammarion), Houellebecq, 54 ans, n’avait jamais reçu le plus prestigieux des prix littéraires français, pour lequel il était régulièrement cité depuis dix ans. Les jurés de l’Académie Goncourt l’ont consacré au premier tour par sept voix contre deux à Virginie Despentes, qui se console avec le Renaudot. C’est la première fois depuis 1980 que le Goncourt est attribué à un livre publié chez Flammarion.

Et puis encore.

A l’heure où je rédige ces petites brèves sans importance, il souffle sur Keramoal un vent d’Ouest des plus tumultueux. Je ne me souviens pas avoir vu le baromètre faire une telle chute en si peu de temps. Vous le savez maintenant, vous qui êtes des habitués de ce blogue, ces considérations climatologiques n’ont d’autres but que de remplir mon quota de lignes nécessaire à un blogue qui se respecte. Et comment pourrait-il en être autrement ? Même le fameux blogue de madame « dansmacuizine » m’a consacré un billet vantant l’accueil que les cénobites de Keramoal réservent aux pélerins qui s’aventurent jusqu’ici. C’est vous dire que je suis désormais tenu à l’observation d’une certaine rigueur.

Et puis enfin.

Entre 20.000 et 40.000 personnes ont participé à une manifestation dimanche à Séoul pour protester contre le sommet du G20 prévu jeudi et vendredi, sous la présidence de Sarko 1er, dans la capitale sud-coréenne, où les autorités s’emploient à renforcer les dispositifs de sécurité. L’armée nationale est, elle, en état d’alerte maximum et environ 50.000 policiers – le tiers des effectifs nationaux – sont mobilisés pour des patrouilles renforcées depuis samedi.

Et bien voilà pour ce mardi, bonne lecture, portez vous bien et à demain peut-être.

DEAMBULATIONS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’anthropologie philosophique et du tajine de poulet citron réunis, bonjour !

C‘est à n’y pas croire, nous sommes le 18 brumaire, jour de la dentelaire. Les nostalgiques du petit caporal doivent célébrer son coup d’Etat qui mis fin au Directoire et inaugura le Consulat. Notre petit caporal à nous qu’on a, non content de m’avoir gâché ma visite parisienne en recevant son homologue chinois, consulte les astres avant de choisir son futur gouvernement. Vous ne serez pas surpris si je vous dit que je m’en soucie comme de ma première  crêpe. Fillon, Borloo, blanc bonnet et bonnet blanc. Jeu de chaises musicales entre Guéant et Hortefeux, c’est un peu comme remplacer Pujadas par Ferrari, Fadela Amara par la mère Denis et Eric Besson par Iznogoud…

Tout de même, si vous le voulez bien, quelques échos de la virée parisienne au-delà de  l’expérience pratique de notre organisation des transports que le monde entier nous envie. tout d’abord une certaine déception lors de la visite de l’expo des photos de Larry Clark au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris. Cet artiste phare de la contre-culture méritait mieux que cet accrochage à la va-vite. Les portraits réalisés par sa maman en Oklahoma dans les années cinquante et présentées en guise d’introduction, n’accrochent pas véritablement le regard. Seul le mur où s’accumulent de manière obsessionnelle des dizaines de portraits d’adolescents m’est apparu comme oeuvre artistique digne de ce grand talent. La polémique autour de l’interdiction au moins de dix huit ans a semble t-il fait davantage pour la réussite de l’expo que la renommée du photographe. Cette expo me laisse une impression de « bricolage » sans doute davantage liée aux organisateurs qu’à l’artiste.

Pour se remettre de cette petite déception, rien de tel qu’un bon bistro parisien. Direction le Marais, rue saint Antoine.
Ca s’appelle L’éléphant du Nil,(les vieux fumeurs se souviennent de cette marque de papier à cigarette) ambiance gargote, décor début du siècle (l’autre), cuisine familiale style coq au vin, Pot-au-feu et choux farci cet ancien bouchon auvergnat a conservé tout son charme.
Aujourd’hui, les tenanciers sont bretons et sympas et les desserts sont « fait maison« . Bref, un vrai troquet, coincé dans ce quartier Bobo-branché et qui résiste aux vents de la mode.
Contrairement à son nom, cela n’a rien d’éléphantesque, c’est un petit boui-boui minuscule mais qui vaut le déplacement.
A noter sur vos tablettes.

Voila donc pour les dernières nouvelles du front. Vous pouvez maintenant éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. J’en ferais autant après vous avoir remercié pour votre visite et vous avoir dit, portez vous bien et à demain peut-être.

HEUREUX QUI COMME ULYSSE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la sereine contemplation et des
oeufs en meurette réunis, bonjour !


Si je vous dis Paris-Brest, vous pensez
à cette très ancienne course cycliste ou alors à cette pâtisserie
garnie de crème au beurre pralinée…Paris-Brest, tout le monde
vous le dira, en avion, c’est pas cher, c’est rapide et c’est
moderne, n’est-ce pas madame Michu !

Sauf que… Dès le départ, façon de
parler, car faut vous présenter une bonne heure avant, une fois que
l’on vous a scanné, palpé et inspecté sous toutes les coutures,
vous êtes dans l’avion. Et là, le commandant de bord, à l’accent irlandais très prononcé, vous annonce
que, n’est-ce pas nous sommes en France et que suite à un mouvement
de grève des aiguilleurs du ciel, il n’est pas en mesure de nous
dire précisément à quel heure s’effectuera le décollage.
L’attente est longue mais, une heure plus tard, un créneau s’offre à
vous et vous partez.

A l’arrivée à  Roissy, « on » vous
communique un numéro de téléphone que vous devez appeler depuis
une cabine publique, c’est le côté mission impossible, pour pouvoir
bénéficier de la navette qui vous conduira à Paris. Sauf que… Les
« shuttles » vous passent sous le nez mais, apparemment,
vous n’avez pas le profil alors, il faut attendre…Bref, quand vous
rejoignez enfin votre hôtel, c’est l’heure de l’extinction des feux.

Dans la capitale, vous allez pouvoir vous consacrer enfin à votre promenade tant attendue. Sauf que… le quartier que vous
aviez coché sur votre petit guide, est bouclé car notre « ami » Hu
Jitao, président chinois et grand défenseur des droits de l’homme,
a choisi lui aussi de visiter ce petit coin champêtre. CRS, gardes
mobiles, barrières, sirènes, hélicoptères, des uniformes, y’en a
plus que l’année où y’en avait tant…Un vrai plaisir.

Le retour devrait s’effectuer dans des conditions
beaucoup plus normales. Prenez le métro pour rejoindre Nation,
là, prenez le RER A jusqu’à Châtelet, puis, le RER B jusqu’à
Roissy Charles de Gaulle…Sauf que, une station après Châtelet,
tout le monde descend sans explication et, changement de train. Ouf, c’est parti. Sauf que… A
l’approche de Aulnay sous bois, une voix nasillarde vous informe que
des travaux sont en cours sur la voie et que le RER n’ira pas plus
loin ! Tout le monde est  donc une nouvelle fois transbahuté, dans
des bus cette fois ci et, trois quarts d’heure plus tard, c’est la
gare.Sauf que… Ne vous réjouissez pas, j’ai dit la gare, pas l’aérogare.
Non, là, il vous faut prendre un mini métro style le Val qui vous
conduit à Roissy ! Vous tentez de respirer coincé entre deux
japonaises qui n’en peuvent mais et une mamma sénégalaise chargée
comme un taxi africain.Vous respirez mais, pas pour longtemps car
vous êtes au terminal 1 et, bien entendu, votre embarquement lui,
est au terminal 2. Et comment on y va au terminal 2 madame Michu ? On
marche…


J’prendrais bien un petit Paris-Brest
avec mon café moi !


Allez, c’était le carnet de voyage
d’une visite « expresse » dans la capitale. Reprenons le
rythme bucolique qui sied aux cénobites, demain est un autre jour et
donc, un nouveau billet. Portez vous bien et à demain peut-être.

BOYCOTT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de mes amis et du pâté d’alouette réunis, bonjour !

Un
certain nombre de « personnalités » signent ce 1er
novembre un appel dans le journal « le Monde »
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/01/le-boycott-d-israel-est-une-arme-indigne_1433857_3232.html dénonçant
la campagne de boycott qui vise les produits israéliens. On y
retrouve Bernard-Henri Levy, Pascal Bruckner, Finkielkraut, Yvan
Attal, Serge Moati , Patrick Bruel, Manuel Valls et d’autres qui
affirment: « L’illégalité de la démarche ne fait pas de
doute et la justice française ne tardera pas à la confirmer. »

VOUS
DITES ILLEGAL ?

Avoir
chassé les Palestiniens de leur pays en 1948 et refuser leur retour
est illégal, affirme l’ONU. Conquérir de nouveaux territoires par
la force est illégal. Empêcher les Palestiniens de vivre sur leurs
terres, de travailler, d’étudier ou de circuler librement est
illégal. Détruire leurs maisons et leurs oliviers est illégal.
Emprisonner des enfants de douze ans est illégal. Construire un mur
de séparation, voler l’eau et les terres des territoires occupés
est illégal. Utiliser des armes au phosphore et au laser est
illégal. Bombarder des maisons, des écoles, des hôpitaux, des
ambulances, des missions de l’ONU est illégal. Torturer est
illégal. Assassiner les dirigeants palestiniens est illégal.
Massacrer des défenseurs de la paix dans les eaux internationales
est illégal.(
Auteur: Michel Collon – Source: Investig’action)

Ca c’est le genre de billet à se faire plein de copains…

Allez, retour au bercail, sur nos terres finistériennes là où tout est ordre et beauté, luxe, calme et volupté…Le premier qui dit « poil au nez » est à l’amende.Portez vous bien et à demain peut-être.


LES DINDONS DE LA FARCE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tradition et de la fraise de veau réunies, bonjour !

Nous voici déjà au 15è jour de brumaire que nos amis républicains avaient dédié au dindon. Les manifestants et autres pétitionnaires contre la réforme des retraites auront désormais un jour dans l’année pour fêter les dindons de la farce…Au Moyen Âge, les farces étaient des intermèdes comiques dans des spectacles.  Mais, l’explication viendrait d’un spectacle forain ‘Le ballet des dindons’ qui a existé à Paris entre 1739 et 1844.
Dans
ce spectacle, des dindons étaient posés sur une plaque métallique
progressivement chauffée par dessous au point que les pauvres volatiles
finissaient par ‘danser’ pour tenter d’éviter de se brûler les pattes.
Bien
entendu cette ‘farce’ faisait beaucoup rire les spectateurs de l’époque
qui appréciaient les cruautés animalières comme les combats d’animaux,
par exemple, mais qui aimaient aussi d’autres spectacles divertissants
comme les pendaisons ou les passages à la guillotine. Belle époque en vérité !


Et puis tiens, fêtons un bon anniversaire à Léni Escudero pour ceux qui s’en souviennent.


Il est né un 5 novembre en1932 en Espagne d’une famille républicaine réfugiée en France, à Mayenne en 39. Il n’a pas chanté que la ballade à Sylvie ou Pour une amourette. On lui doit quelques magnifiques textes qui dénoncent l’injustice, le fascisme, les dictatures, l’intolérance…Il a été récompensé par le grand prix de l’académie Charles Cros. ici avec Ferré lors de « la fête à Léo » en 1992.

Aujourd’hui je fais court car j’ai abandonné l’ermitage de Keramoal pour la vie parisienne. J’aime bien tant que cela reste à dose homéopathique. J’espère avoir le plaisir de vous retrouver demain, en attendant portez vous bien.

ARRETE TON CHAR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la Démocratie et des praires
farcies réunies, bonjour !

Le 4 novembre pour les Républicains
n’est pas seulement le jour de l’endive, ni la date anniversaire de
la naissance de votre serviteur, c’est surtout un triste souvenir de
cette journée de 1956 qui vit les chars soviétiques mater dans le
sang les espoirs du peuple Hongrois. 12 années plus tard je me
trouvais à Prague lorsque…Les mêmes chars !

Rappel:

4 juillet 1953
Investiture
du nouveau chef du gouvernement Imre Nagy. Communiste modéré, ce
dernier lance un programme économique moins strict, mais qui va trop
loin dans la libéralisation (arrêt de la collectivisation de
l’agriculture, libération des détenus politiques). Son
gouvernement n’y survit pas. Avril 1955
Imre Nagy
est destitué et les partisans de la ligne dure, Mátyás Rákosi en
tête, reviennent au pouvoir.
Février 1956
Le
discours de Khroutchev, qui dénonce les crimes de Staline, lors du
XXè Congrès du Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS),
déclenche une véritable onde de choc dans les pays du bloc
soviétique. Les partisans de Nagy se sentent encouragés dans leur
opposition.
Des intellectuels, des étudiants, des artistes, de
jeunes communistes, de nombreux « révisionnistes »
bannis du cercle du pouvoir par Staline, réunis dans le Cercle
politique Petöfi, se regroupent autour de Imre Nagy. Le mouvement
dépasse les cercles de l’intelligentsia et gagne en force. Les
travailleurs se joignent aux étudiants. Les événements qui se
déroulent en Pologne – grèves ouvrières de Poznań (juin 1956),
réhabilitation de Wladislaw Gomulka – auront eu une incidence sur le
mouvement de contestation. Le mécontentement populaire s’amplifie.

23 octobre 1956
La foule s’entasse devant
le Parlement après avoir manifesté massivement.
Les coups de
feu partis de l’édifice de la Radio déclenche irrémédiablement
l’insurrection armée. Dans la nuit, les dirigeants du Parti
rappellent Imre Nagy à la tête du gouvernement et demandent aux
forces Soviétiques de rétablir l’ordre. Les insurgés s’attaquent
aux chars soviétiques qui tentent en vain d’investir par la force
les rues de la capitale.
28 octobre 1956
Sous
la conduite d’Imre Nagy se met en place un gouvernement de
coalition, qui demande le retrait des troupes soviétiques. Moscou
répond favorablement à cette requête.

30 octobre 1956
Le
nouveau gouvernement légal de Nagy va dans le sens de l’indépendance
de la Hongrie – neutralité de la Hongrie et son retrait du Pacte de
Varsovie. La Révolution semble alors avoir vaincu. Les anciens
partis politiques réapparaissent et de nouveaux partis sont crées.
Budapest vibre de ferveur démocratique et d’effervescence
politique. Mais pour l’URSS, la situation est intolérable.

4
novembre 1956

Les forces soviétiques répriment le
soulèvement avec une grande cruauté. Les combats durent jusqu’au 11
novembre et certaines poches de résistance tiennent encore quelques
semaines de plus. Les puissances occidentales ne réagiront pas. Les
Français et les Anglais sont alors empêtrés dans le conflit de
Suez. Le soutien ne viendra pas non plus, ni de la Pologne, ni de
Tito. La révolution anti-totalitaire se termine dans un bain de sang
et de répression.
Juillet 1958
Transféré
en Roumanie par les soviétiques, Nagy est sommairement jugé pour
trahison et pendu.

Il faudra attendre trente ans pour que
tombe le mur.

Voilà pour l’histoire,billet un peu long mais, comme disait mon aïeule, je n’ai pas eu le temps de faire plus court. Merci de votre
visite, à l’heure où vous lirez ce billet, si vous êtes matinal,
je m’envolerais pour la capitale. Portez vous bien et à demain
peut-être.

SUR LE BAHUT DU MORT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du positivisme scientifique et du pain bénit réunis, bonjour !


Et bien voilà, à force d’en parler ça devait finir par arriver, nous sommes le 3 novembre. Treizième jour du mois de brumaire consacré au Topinambour. Curieuse plante à la vérité qui doit son nom à celui d’une tribu brésilienne dont certains membres furent amenés en France au début du XVIIè les Topinamboux (tupinambas) ce qui amena Carl Von Linné à croire en l’origine brésilienne de la plante. On la nomme aussi artichaut de Jérusalem; cela viendrait là encore d’une déformation linguistique de l’Italien Girasol, le topinambour appartenant à la même famille que le tournesol.

Et puis le 3 novembre c’est aussi la veille du 4. Et kékignia Mme Michu, le 4 novembre ? Alors là, on entrerait dans l’intimité de l’auteur, chose que sa modestie et sa pudeur légendaire lui empêchent de faire. Ceci étant et toutes choses égales par ailleurs (j’adore cette expression chère à mon aïeule) « les cénobites tranquilles »  étant une oeuvre reposant entièrement sur le bénévolat…Nous acceptons les dons !(en nature evel just.)


Dimanche a vu le départ de la route du rhum et, autant vous le dire, il y avait un peu de monde entre le Grouin et Fréhel. 250 000 d’après les organisateurs, autant d’après la police !!! Serait-ce possible alors qu’on est trouvé un système de comptage qui satisfasse tout le monde. Les bateaux eux étaient au nombre de 85 et comme il s’agit d’une course en solitaire, le nombre de marins à bord devrait être  à quelque chose près, le même. Les médias s’en sont donné à coeur joie et on a pu assister à un festival de clichés à propos des « géants des mers », de la « fiancée de l’Atlantique », des « capitaines courageux ». Pour un peu, on avait droit à Hugues Auffray qui nous chantait Santiano..Ah bon, ils l’ont fait ! Les gardiens de l’orthodoxie francophone devraient néanmoins rester sur leurs gardes car, à voir les « skippers » à bord de leurs « soixante pieds », envoyer le « gennaker » à grands coups de « winch »…Ils ont du souci à se faire.


Petite virée prévue ces jours-ci avec ma fiancée en direction de la capitale. Ma route du rhum à moi, elle passe par le boulevard St Germain où l’on trouve le meilleur rhum vieux Clément de Paris que vous pouvez accompagner d’un petit boudin créole. Si vous préférez un petit plaisir plus gouleyant, genre un verre de Côtes du Rhône au prix de la bouteille, arrêtez vous chez Mabillon, c’est juste à côté..Tout ceci à un petit air, forcément Germanopratin, mais personnellement, je préfère être à deux au quartier Latin que 250 000 au cap Fréhel. On ne se refait pas !

Et puis tiens, une petite brève.

Histoire de garder le sourire en ces temps calamiteux. Vous vous souvenez de Gilles Dufeigneux, et sa tête de premier de la classe, conseiller municipal de Vannes, chef de cabinet adjoint de François Fillon. Il avait du démissionner de ses fonctions à la suite d une alcoolémie positive lors d’un contrôle en septembre. Notre sérénissime Sarko 1er vient, par décret, de le nommer délégué interministériel aux grands évènement sportifs. Encore un bel exemple pour la jeunesse, non ! Allez, ‘cor-une-p’tit’-goutte…



Voilà, si le moteur tient, si les aiguilleurs du ciel ont cessé leur grève, si le temps le permet, si les terroristes veulent bien nous oublier, si ma tante…Heu, non. Allez, le temps de boucler le sac à dos, de vous remercier de votre visite et de vous dire, à demain peut-être.

EVID AN ANAON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tradition Celtique et du lait ribot réunis, bonjour !


Nous
voici le 2 novembre, dans le calendrier Républicain c’est le jour de
la Mâcre, plante aquatique que l’on nomme aussi la châtaigne d’eau,
on dit que les Chinois en sont très friands. Pour les Bretons, 2 miz du, c’est an anaon.

En
Bretagne c’est un grand jour que celui-là. Il est consacré aux
trépassés, ici on dit Anaon. Peut-être connaissez vous ce recoin
de côte entre pointe du Van et du Raz, c’est la baie des trépassés,
bae an anaon. Mon aïeule m’a souvent conté l’histoire du Treizour (le passeur) chargé de mener les âmes vers l’autre monde et qui accostait la nuit venue sur ses rivages.

Dans
la tradition celtique c’est le début de l’année, Samain, ce moment particulier où le
temps et l’espace, le monde visible et invisible communiquent. Ce
jour est consacré à la rencontre entre les habitants de ce monde et
ceux du Sidh, l’autre monde, à ne pas confondre avec l’au delà. Le
Sidh est un monde intermédiaire, ses habitants peuvent en sortir et
même inviter des humains à y entrer.

Pour
les Celtes c’est donc, avant le début de l’année, un seuil hors du
temps, un point de rupture.

Le
cérémonial de Samain vise aussi à honorer les Ancêtres et à
établir un contact avec les disparus, considérés comme source de
conseil, de sagesse et d’inspiration, car pour la traversée de la
période obscure qui s’annonce, il nous faudra une lumière qui
éclaire nos pas. C’est pourquoi, à cette période où la Porte est
ouverte, nous pouvons solliciter d’être guidés par des Âmes
supérieures.

Il existe à Plougastel-Daoulas (près de Brest –
Finistère) une tradition qui à ma connaissance n’existe nulle part
ailleurs. Sans doute le caractère d’isolat qui a longtemps marqué
cette commune y est-il pour quelque chose. Il s’agit des Breuriez.

Le
terme de breuriez, du breton breur, frère, pourrait se traduire par
clan, et représente l’une des vingt-et-une petites unités
territoriales de la commune de Plougastel. La cérémonie du breuriez
se déroule l’après-midi du 1er novembre de chaque année. Elle
regroupe les habitants faisant partie de la frairie qui se retrouvent autour de l’arbre à pommes. L’arbre, garni
de pommes par les soins de l’acquéreur de l’année précédente, est
présenté à l’assemblée avant le début des enchères. L’arbre
revient à celui qui a misé le dernier. L’ancien acquéreur ôte
alors la pomme du sommet et la garde pour lui. Le nouvel acquéreur
distribue ensuite les pommes de l’arbre aux enfants présents.

L‘ensemble des sommes recueillies par la vente de petits pains
bénits, de nèfles et de pommes est remis au clergé (y-a pas de
petits bénefs), pour les messes à l’intention des défunts de la
frairie. Cette cérémonie du breuriez, transmise à Plougastel par
tradition, de génération en génération, n’a pas d’équivalent
connu, et trouve probablement son origine dans les coutumes
celtiques.

Il s’agit là d’une très vieille et très ancienne
coutume qui montre combien les anciens avaient dans leur culture  ce
culte des trépassés. La religion Catholique Apostolique et Romaine
a vite fait de récupérer tous ces signes et de de les intégrer
dans ses propres rituels. Je me souviens étant tout minot d’un pilhouer (chiffonnier) qui quêtait en murmurant evid an anaon.

Voila pour ce clin d’oeil à la tradition celtique dont on peut trouver encore quelques traces malgré les récupérations en tous genres, et en particulier la christianisation forcenée sans parler des marchands du temple qui veulent à tous prix nous imposer halloween…

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est un plaisir pour moi que d’évoquer devant vous ce grand bonhomme que fut Charles-Ange Laisant.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des mathématiques modernes et du pigeonneau laqué réunis, bonjour !

C‘est
un plaisir pour moi que d’évoquer devant vous ce grand bonhomme que
fut Charles-Ange Laisant.

Le
1er novembre
1841,
naissance de Charles-Ange LAISANT, à La Basse-Indre, département de
la Loire-Atlantique.
Militaire, mathématicien, député
d’extrême-gauche, franc-maçon, il devient ensuite anarchiste,
pédagogue rationaliste, libre-penseur, espérantiste.
Parcours
atypique que celui d’Ange Laisant, après de brillantes études au
lycée de Nantes, il intègre l’Ecole Polytechnique. Capitaine du
génie lorsque éclate la guerre de 1870, il assurera durant le siège
de Paris la défense du Fort d’Issy jusqu’en janvier 1871. Après la
chute de l’Empire, il se présente en février 1871 aux élections
sur une liste républicaine (il sera battu) mais, en octobre de la
même année, il devient Conseiller Général du canton de Nantes. Il
se trouve en garnison à Tours lorsque la Commune de Paris est
proclamée mais ses opinions avancées lui vaudront d’être muté en
Corse puis en Algérie. Il quitte ensuite la carrière militaire pour
se consacrer à la politique et sera élu député de Nantes le 20
février 1876 (à l’époque en Loire inférieure), il siégera alors
sur les rangs de l’extrême-gauche (mandat qui sera renouvelé cinq
fois). Le 29 novembre 1877, à Paris, il soutiendra avec succès deux
thèses pour un doctorat ès sciences mathématiques. En 1885 il est
élu député de la Seine, puis en 1889 à Paris (18ème) sous
l’étiquette Boulangiste (il avait fait ses études avec Boulanger)
puis Dreyfusard. Mais, dégoûté de la carrière politique, il y
renonce en 1893 pour se consacrer à l’enseignement. C’est par son
fils Albert, devenu anarchiste, qu’il rallie à son tour les
libertaires. Il sera un des responsables de la « Ligue
internationale pour l’éducation rationnelle de l’Enfance »
fondée par Franscisco Ferrer et l’inspirateur de Freinet pour
l’enseignement des mathématiques.
Néo-malthusien, libre-penseur
et franc-maçon, il écrit des textes éducatifs pour les enfants, en
mathématique, physique, etc., et se passionne pour l’espéranto. Il
collabore aux journaux « La Bataille syndicaliste » ,
« l’Ecole rénovée », « l’Ecole émancipée »,
« L’idée Libre », et écrit également des brochures ou des
essais théoriques comme « La barbarie moderne » (1912). On
lui doit la préface d’une édition moderne du « discours de la
servitude volontaire
» de Etienne de la Boëtie.

Durant
la première guerre mondiale, dans le sillage de Jean Grave et
Kropotkine il signera le « Manifeste des seize » favorable à
l’intervention contre l’Allemagne. Pourtant, ce grand mathématicien
et philosophe est pratiquement inconnu en France, offrons lui la
place qui lui revient dans notre galerie de portraits.

P.S.
Message pour Jean-Yves. Existe t-il une rue ou une place portant son
nom à Nantes ?

Et bien voila pour ce 1er novembre, jour de tous les saints (et Dieu sait si il y en a). Merci d’être passé en ce jour férié, profitons pendant qu’il y en a encore, portez vous bien et à demain peut-être.