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CONNAISSEZ VOUS L’AZEROLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la féminine engeance et  des vermicelles aux crevettes réunis,
bonjour !


En ce
12 novembre, 22è jour du mois de Brumaire, dédié à
l’Azérole…Ah, vous ne connaissez pas l’azérolier ? C’est un joli
petit arbre fruitier du même genre que l’aubépine que l’on trouve
dans le bassin méditerranéen. Dans le sud de la France, ils
appellent cela la pomette. On dit qu’en décoction c’est
excellent pour lutter contre l’hypertension artérielle,
personnellement je préfère la Lagavulin. Ses fruits sont
généralement utilisés en gelée ou en confiture. Voilà une info
digne de figurer dans le blog de Madame-dans-ma-cuizine.


J‘avais
entrepris de vous parler de Joseph Albert conséquemment au
fait qu’il était décédé un 12 novembre mais je m’aperçois que
j’ai déjà évoqué ce diable boiteux dans un de mes billets. Au
train où vont les choses, j’aurai bientôt besoin d’un(e) secrétaire
archiviste. Simple piqure de rappel donc pour les ceusses qui n’ont
pas tout suivi.

Il est
né à Bordeaux de parents inconnus et sera recueilli par
l’assistance publique. A sa majorité, il monte à Paris et se fera
appeler Libertad. A la suite d’une maladie dans sa prime
enfance, il perdra l’usage de ses jambes et se déplacera à l’aide
de béquilles. C’est Aristide Briand qui va lui trouver une place de
correcteur dans son imprimerie où il édite « La lanterne ».

Très
vite il va faire partie du groupe libertaire montmartrois « les
iconoclastes ». Il prend position en faveur de Dreyfus aux
côtés de Sébastien Faure et défend l’idée de la propagande par
le fait. On lui doit le mouvement dit des « causeries
populaires » bien avant celles de Michel Onfray.

Juste
une citation de Roger Langlais:  « Si Libertad a fait
face, de son vivant, à tant de calomnies, de haine et de
dérision…S’il a été travesti en agitateur pittoresque par les
chieurs d’encre, c’est sans doute que son existence même était
intolérable…
». On peut retrouver un certain nombre de ses
textes, notamment ceux publiés dans son journal « l’Anarchie »
à partir de 1897.


Sacré
bonhomme qui mérite bien une petite place dans notre galerie, je le
mettrais entre proudhon et Kropotkine.


Allez
voilà pour ce vendredi mais, je m’aperçois que l’heure avance et,
comme dirait Jean-Yves, pas un chapeau de vendu ! Portez vous bien et
à demain peut-être.