Vous lisez actuellement les articles publié en novembre 2010

Page 1 de 3

J’AI RENCONTRE St TUGDUAL…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de la tradition celtique et de la vieille au four réunies, bonjour !


Nous sommes le 30 novembre et la neige a fait son apparition depuis quelques jours. Comme le disait mon aïeule, toujours généreuse en termes de dictons: « Neiges de Saint André voient le cénobite se les geler ! »


Aujourd’hui, les britophones vont célébrer Tugdual, un des sept saints fondateurs de la Bretagne selon la police, beaucoup plus selon les pèlerins. Les historiens n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord sur le nom lui même, était-ce Tugdual, Tudy, Tutuarn…Allez savoir, en Bretagne c’est bien connu, un saint peut en cacher un autre. La légende veut qu’il soit venu s’échouer quelque part au fond de l’aber Wrac’h aux alentours du VIè siècle, accompagné de soixante dix de ses potes pour évangéliser l’Armorique. Personnellement j’ai opté pour l’orthographe Tutuarn et je l’installe dans un ermitage sur l’île Tristan qui va donner naissance à Douarnenez, Tutuarn enez, l’île de Tutuarn. Bon d’accord, ça m’arrange, mais ce n’est pas plus incongru que d’en faire un Bigouden du côté de Loctudy. D’ailleurs, familièrement en breton Tugdual est généralement désigné sous le nom de Pabu et le Trégor est parsemé de chapelles qui lui sont dédiées. Cette tradition vient sans doute du fait qu’il est censé avoir été pape (Pabu: le père); alors pourquoi pas Tutuarn. En tout état de cause, il est revenu mourir à Tréguier un 30 novembre 563, j’ai pas retrouvé à quelle heure…

Et puis tiens, maintenant qu’on se connaît un peu, je vais vous raconter une anecdote personnelle. Dans les années soixante, un cousin (à la mode de Bretagne) s’était mis en tête de se convertir à la religion orthodoxe Celte (si, si, ça existe). Apprenant que je devais effectuer un voyage dans ce qu’on appelait encore la Tchécoslovaquie, il me demanda de lui rapporter un ouvrage d’art ayant trait aux icônes. Quelques mois plus tard, m’étant acquitté de cette tâche, je retrouvais mon cousin pope en compagnie d’un anachorète qu’il me présentât comme son « évêque ». Celui-ci s’était semble t-il installé dans les années 50, dans le bois Juhel sur la commune de Saint Dolay (dans le Morbihan – près de La Roche-Bernard). De son vrai nom Jean-Pierre Danyel,il voulait restaurer la spiritualité du monachisme celtique et la tradition des évêques-abbés. C’est dans ce but qu’il fut sacré évêque de l’église orthodoxe celtique et prit le nom de Tugdual. (A gauche, une icone réalisée à partir de la photo de Tugdual que l’on voit à droite.)

Cette consécration fut célébrée par Mgr Irénée d’Eschevannes, évêque et futur patriarche de l’Eglise Gallicane en 1957. Le brave homme devait décédé quelques semaines après notre rencontre en août 1968, à l’âge de 51 ans. Avant de mourir il prophétisa que dix ans après sa mort des moines viendraient relever son ermitage. Et en effet, une communauté de moines d’esprit celtique a reconstruit la chapelle qui est maintenant une superbe église en bois. Les adeptes de cette église, devant les bienfaits réalisés par le bonhomme, en on fait un saint. Je peux donc dire que j’ai rencontré Saint Tugdual… Etonnant non !


Allez le bonjour vous va, portez vous bien, ne vous prenez pas au sérieux et à demain peut-être.

BOYCOTT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Amis de la liberté endeuillée et du
pigeonneau laqué réunis, bonjour !


Puisque nous sommes le 29 novembre
c’est à dire le 9è jour de frimaire, dédié au genièvre, je vais
en profiter pour ne pas vous parler de choucroute !


BOYCOTT

C‘est à Charles Cunningham Boycott,
riche propriétaire terrien irlandais que l’on doit ce nom. A force
de maltraiter ses ouvriers il dut subir un blocus de leur part et, le
nom est resté. Cette forme d’action s’est développée depuis par
exemple contre le régime d’apartheid de l’Afrique du sud, le
boycott des produits chinois contre leur politique vis à vis du
Tibet, le boycott d’une marque de bière par les gays américains
contre la politique d’embauche de cette marque et, plus récemment,
le boycott des produits israéliens contre leur politique à l’égard
des palestiniens.

Oui mais voilà…

Il est désormais interdit de boycotter
! la Chancellerie a eu cette idée extraordinaire selon laquelle tout
appel au boycott des produits d’un pays n’était qu’une
«provocation publique à la discrimination envers une nation»…
Ainsi que l’expose benoist Hurel secrétaire général adjoint du
syndicat de la magistrature dans une tribune dans Libération:
Michèle Alliot-Marie a, il y a quelques mois, par une simple
circulaire, commis un attentat juridique d’une rare violence contre
l’un des moyens les plus anciens et les plus efficaces de la
contestation des Etats par les sociétés civiles, à savoir le
boycott. Le 12 février, la Chancellerie a eu cette idée
extraordinaire selon laquelle tout appel au boycott des produits d’un
pays n’était qu’une
«provocation publique à la
discrimination envers une nation»,
punie d’un an
d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Le ministère
demande aux procureurs de la République d’assurer une répression
«ferme et cohérente» de ces agissements.
Pour l’ex-garde des Sceaux, il ne s’agit pas là d’entreprises
de protestation et d’émancipation, souhaitables en démocratie,
mais d’associations de malfaiteurs en vue d’attenter à la bonne
marche du commerce, donc du monde. La circulaire en question, qui a
su convaincre au moins un tribunal, constitue donc, pour la société
civile, une régression d’une ampleur peu commune. Cette
provocation s’est pour l’instant heurtée à un mur de silence.
La pénalisation de la contestation est toujours une mauvaise
nouvelle pour la démocratie. L’absence de contestation de la
pénalisation, lorsque celle-ci ne répond à aucun autre objectif
que celui de museler les peuples, n’en est pas une meilleure.

Ainsi va le monde.

Maintenant, c’est à
vous de voir, je ne fais pas de prosélytisme…J’évoque, comme
disait Blier dans les tontons flingueurs.

Allez, merci d’avoir fait
le détour par « les cénobites tranquilles » qui, grâce
à votre fidélité approche des 10 000 visiteurs. Portez vous bien
et à demain peut-être.

CACHEZ CE SAINT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,


Amis de l’imparfait du subjonctif
et du saucisson à l’ail réunis, bonjour !


Nous voici le 28 novembre qui
correspond au 8è jour de frimaire habituellement dédié au miel.

Hier, je vous parlais de Tangi et
bien aujourd’hui, c’est sa soeur qui est à la fête. Santez
Eodez
. Celle-là même à qui il coupât la tête. Comme disait
mon aïeule qui maîtrisait le subjonctif: « Plût au ciel que
ces choses là ne fussent point advenues.
» Il existe encore
dans le Léon une gwerz (complainte) qui raconte la légende: A droite, les ruines du chateau de Trémazan.


A
Castel Tremazan, e parrez Landunvez   

Galon,
eun digentil euz ar c’haëra lignez,

A
zeuas da eureugi, evit quenta pried,

Merc’h
ar Prins euz a Vrest Florence voa hanvet,

Bugale
o dévoé, mez oll n’hon hanvon quet :

Unan
eo sant Tangi, eun ail santez Eodet. 

 

Du
château Trémazan, en paroisse Landunvez

Galon,
un gentilhomme de la plus belle lignée

Vint
à se marier, et pour première épouse

A
fille du Prince de Brest, Florence était appelée.

Des
enfants ils avaient, mais tous ne les connaissons pas

Un
était saint Tanguy, une autre sainte Haude.

Et vous trouverez toujours
quelqu’un dans le bourg de Landunvez pour vous assurer que
les
lieux ont gardé la mémoire de l’évènement par les fleurs rouges
qui y poussèrent. L’oeillet de Sainte Haude,
Jenofl
Santez Eodez
en breton,
rappelle son sang versé et le géranium sanguin,
bouzellou
an itron
en breton (les
entrailles de la dame) rappelle la mort affreuse de la marâtre. A gauche, la chapelle St Sansom à landunvez.

Vous voyez que la violence n’a
pas attendu les films hollywoodiens pour déferler sur les écrans de
l’histoire (tiens, c’est pas mal ça !).

Hersart de la
Villemarqué,françois-Marie Luzel ou Emile Souvestre ont récolté
de nombreuses gwerz, particulièrement en basse bretagne et
aujourd’hui encore, Denez Prigent ou Yann-Fanch Kemener en sont les
meilleurs interprètes. Les plus célèbres sont « la veuve de
keroulaz » ou encore « Ar markiz Pontkalleg ».



Celle-ci, interprétée par yann-Fanch kemener en est une bonne illustration même si, en règle générale, les gwerz sont contées « a capella ». Bon d’accord, ça fera pas un malheur à la star’ac mais, la culture madame Michu, la culture…
Allez tiens, je vais m’arrêter là pour ce jour d’hui: comme dit l’autre, faut qu’je fait mes commissions. Ce soir, saucisses (de Morteau evel just) et lentilles pour faire face à l’offensive de l’hiver. Portez vous bien et à demain peut-être.

IL ETAIT UN P’TIT MOINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , , , ,

Amis de la culture pour tous et du poulet aux marrons réunis, bonjour !

En ce 7è jour de frimaire, nous saluons le chou-fleur qui est un peu le légume emblématique du Léon (finistère nord). Restons donc dans le Léon puisqu’aujourd’hui, nous célébrons la Saint Tangi. Encore un moine qui fonda l’abbaye de st Mathieu au Conquet. La légende dit qu’il était fils du seigneur Galono de Trémazan en Léon, près de portsall. Celui-ci avait eu comme seconde épouse une femme qui le maltraitait lui et sa sœur. Envoyé à la cour du roi franc Childebert 1er, pour son éducation, où il devint chevalier, il a laissé sa sœur Haude
au pays (ce qu’il ne faut jamais faire). À son retour sa belle-mère dénonce celle-ci comme déshonorant
la famille et Tanguy la tue en la décapitant d’un coup d’épée. La victime prend alors sa tête dans les mains et ses jambes à son cou et rentre à
la maison pour demander les sacrements avant de mourir. Horrifié Tangi se repent sévèrement et se voue à la vie monastique avant de fonder sur la pointe St Mathieu (appelée en breton Locmazhé) une nouvelle abbaye. Il a fondé aussi l’abbaye de Gerber. Il est inhumé et vénéré (ou pas) par tout le peuple breton à Locmazhé. Pourtant, faire perdre la tête à sa soeur, pour une vie de saint, ça commençait mal !

Le 27 novembre (du calendrier Julien) c’est la naissance de Kropotkine. J’ai souvent évoqué la figure de ce personnage dans mes billets car il a eu une importance singulière dans l’histoire de l’anarchisme. Tout comme notre petit moine,outre le fait qu’il portait la même barbe, il était pourtant issu de la noblesse, descendant du grand prince de Kiev, Vladimir II Monomaque. C’était par ailleurs un savant et on lui doit nombre de publications notamment de géographie.(Sur ce dessin, à gauche, il ressemble comme deux gouttes d’eau à un ami de Dinan)
En 1883, à la suite des grèves des canuts dont je vous ai parlé récemment, il est arrêté. Il ne sera amnistié que grâce à l’intervention de Victor Hugo. Il va dès lors s’installer en Angleterre et collaborer à la rédaction de la géographie Universelle d’Elisée Reclus. Il retournera en Russie en 1917 et refusera le poste de ministre que lui propose Kerenski. Ses critiques vis à vis du pouvoir bolchevique se feront de plus en plus virulentes. On considère généralement, qu’après Fourier, Proudhon et Bakounine, c’est Kropotkine qui va donner à l’anarchisme la consistance idéologique qui lui manquait. Il va décéder le 8 février 1921 à Moscou. Son enterrement va constituer la dernière grande manifestation anarchiste qui sera tolérée à Moscou.

Tout à fait autre chose.
J‘entends souvent les gens se plaindre de l’apparition de tags ou de graffitis sur les murs de leur quartier. Les brestois de la rue Sané ont, eux, bien de la chance. Des artistes anonymes ont tagué une reproduction du célèbre tableau de Picasso « Guernica » devant chez eux. Qui s’en plaindrait ?

Allez, voila pour ce samedi frigorifique, sortez couvert, portez vous bien et à demain peut-être.

LE DROIT A LA PARESSE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis du travailler-moins-pour-gagner-plus et du porc chop
suey réunis, bonjour !

26 novembre, 6è jour de Frimaire consacré à la mâche, tiens encore un truc de nantais, ailleurs on l’appelle aussi Blanchette, doucette, clairette, oreillette, rampon et même Valérianelle…Jean-Yves va bien nous dégoter une anecdote et Mirou nous dire que dans mâche…Il y a « H ».


C‘est un 26 novembre, en 1911, que nous
quittait Paul Lafargue à qui nous devons ce merveilleux
ouvrage, Le droit à la paresse, paru en 1880.

« Pour qu’il parvienne à la
conscience de sa force, il faut que le prolétariat foule aux pieds
les préjugés de la morale chrétienne, économique, … il faut
qu’il retourne à ses instincts naturels, qu’il proclame les
Droits de la Paresse, mille et mille fois plus sacrés que les
phtisiques Droits de l’Homme concoctés par les avocats
métaphysiques de la révolution bourgeoise ; qu’il se
contraigne à ne travailler que trois heures par jour, à fainéanter
et bombancer le reste de la journée et de la nuit.
»A droite, magnifique gravure que l’on doit à Félix Vallotton.

150 ans avant le débat sur les
retraites, Lafargue posait déjà les vraies questions. Il est vrai
qu’il avait des circonstances atténuantes; d’abord il était né à
Cuba et puis, bien que très influencé par les idées de Proudhon,
il avait épousé la fille de Karl Marx. Ce visionnaire mériterait le
Panthéon, qu’on en juge: « Une étrange folie possède les
classes ouvrières des nations où règne la civilisation
capitaliste. Cette folie traine à sa suite des misères
individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la
triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion
moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces
vitales de l’individu et de sa progéniture…
»

À 69 ans, en 1911, il se suicide avec sa femme, en se justifiant
dans une courte lettre : « Sain de corps et d’esprit,
je me tue avant que l’impitoyable vieillesse qui m’enlève un à un
les plaisirs et les joies de l’existence et qui me dépouille de mes
forces physiques et intellectuelles ne paralyse mon énergie, ne
brise ma volonté et ne fasse de moi une charge à moi et aux
autres
».

Paul Lafargue et Laura Marx sont enterrés au cimetière du
Père-Lachaise (division 77), face au mur des fédérés. Georges
Moustaki lui rend hommage dans une de ses chansons. Ici à droite, ce n’est pas Moustaki mais bel et bien Karl Marx, un peu arrangé.

Je voudrais rendre hommage à celui qui, peut-être,

a été mon premier et mon unique maître,

Un philosophe mort voici quelques décades,

Mort de son propre choix, ni trop vieux ni malade.

Malgré mes recherches, je n’ai pas réussi à la dénicher en vidéo.

Bon, et bien je vais me recoucher moi. Merci de votre visite,
portez vous bien et à demain peut-être.

SUR LA PLAGE ABANDONNEE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de la lutte finale et du Graves de Vayre réunis, bonjour !

Nous voici donc le 25 novembre et, entre les Catherine, les Katell, les Cathy et autres Katharina…Elles devraient être nombreuses à porter le chapeau. Personnellement, je ne leur en veux pas d’autant plus que s’il est vrai qu’elles sont l’avenir de l’homme, mieux vaut s’en faire des alliées.

Allez tiens, petit retour en arrière et tant pis si de généreux commentaires viennent encore me traiter de soixantehuitard attardé. Mieux vaut soixantehuitard que jamais (bon d’accord, elle est pas terrible). Que celui qui n’a jamais dansé un slow sur cette musique lève le doigt. 


Alors, ça vous rappelle quelque chose hein ! Comment s’appelait-elle déjà ? Pas la fille, la chanson. Cette chanson à fait plusieurs fois le tour du monde et a été interprétée aussi bien par son créateur, Percy Sledge que par Marvin Gaye, Otis Redding ou Joe Cocker.
When a man loves a woman, tout un programme. Percy Sledge est né un 25 novembre à Leighton en Alabama et, il faut bien le reconnaitre, il est devenu chanteur par le plus grand des hasards. Occupé qu’il était à exercer mille petits boulots pour subvenir aux besoins de sa grande famille (5 enfants), il est repéré par un agent alors qu’il se livre à une improvisation de la chanson qui allait devenir N° 1 en 1966 et que les « cénobites tranquilles » ont retiré du scopitone de l’ermitage pour vous l’offrir.
Quand bien même il ne retrouvera jamais un tel succès quasi planétaire, il sera représenté de nombreuses fois encore dans le hit américain et sera même nommé aux Grammy awards en 96 pour son album Blue night. grand chanteur de Soul qui nous permet de nous offrir cette petite madeleine.

Personnellement, je me rappelle très bien de la fille mais par égard pour sa famille je tairais son nom. C’était une brunette aux yeux vert et, sur la plage abandonnée…Mais qu’est-ce que je raconte !
Allez, je le répète, c’est un plaisir chaque jour renouvelé que de vous savoir de l’autre côté de l’écran de plus en plus nombreux (méthode Coué), alors n’hésitez pas à revenir, invitez des amis, je sais que vous en avez une tonne sur Facebook. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

A LA St POURCAIN, LE CENOBITE VA BIEN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de la
méthode Coué et du risotto de praires réunis, bonjour !


Vous n’allez pas
me croire mais, dans certains calendriers, ce 4 du mois de frimaire,
qui est comme chacun le sait désormais, dédié à la nèfle, est
lui, consacré à Saint Pourçain. J’ai une tendresse particulière
pour ce vin de pays qui mériterait une meilleure réputation,
notamment le rouge.

On le trouve à des prix très raisonnables et
son assemblage de Gamay et de Pinot noir, alors que le blanc est
vinifié à partir du Tressalier, lui donne cette légèreté
agréable. Une vingtaine de communes de part et d’autre de St
Pourçain sur Sioule sur les bords de l’Allier, ont le droit à cette
appellation.

Saint Pourçain fut ermite bien entendu. C’est à partir du VIe siècle que l’on trouve des traces de la ville dans l’histoire lorsque Porcianus ou Purcianus ou encore Portien, un ancien porcher dit-on, devint abbé d’un monastère établi à une date inconnue sur cette petite hauteur dominant la rivière.

Affligeant !

Je vous en parlais encore pas plus
tard que y’a pas longtemps (billet du 18 novembre)…Et bien, cela
n’a pas trainé.

Appliquant le mot d’ordre lancé
par le CRIF, une trentaine de voyous dont certains (mais pas tous)
encagoulés et munis de casques de moto ont attaqué dimanche en
début d’après-midi le Musée d’Art Moderne de Paris , pour
tenter de détruire une exposition photographique consacrée aux
massacres d’Israël de décembre 2008 – janvier 2009 dans la
bande de Gaza.

Les voyous ont tenté d’atteindre la galerie d’exposition au
sous-sol du musée pour saccager le travail du photographe Kai
Wiedenhöfer. Sans succès : l’accès leur a été barré par
le service de sécurité du musée.

Ils ont alors perturbé l’entrée des visiteurs en scandant des
slogans hostiles à la direction du Musée d’Art Moderne et apposé
des autocollants sur lesquels on pouvait lire :
« Antisionisme=Antisémitisme politique //A bas l’antisémitisme
d’où qu’il vienne //Le palestinisme actif, c’est l’activisme
antijuif//Stop au palestinisme antijuif ». J’ai trouvé cette
information sur Dazibaoueb car, dans les médias…Néant.

Voici comment l’incident est présenté sur le site de « La
ligue de défense juive »: (Rien que le logo, ça fait froid dans le dos…) « Pour protester contre Le
Musée d’art moderne (MAM) de la Ville de Paris qui accueille
l’exposition scandaleuse proHamas du « photojournaliste »
allemande Kai Wiedenhöfer, premier Prix Carmignac Gestion du
photojournalisme 2009. Une vingtaine de militants d’ Europe Israel
et de la Ligue de Défense Juive sont allés distribuer des tracts
d’information auprès des visiteurs du musée.

Une altercation raciste a émaillé cette action pacifique :
un vacataire du musée a interpellé un membre de la LDJ en lui
disant « retourne dans ton pays, retourne en Israel ».

La police appelée par la LDJ est intervenue très rapidement
et a auditionné l’individu raciste qui sous la contrainte de la
responsable du musée a présenté des excuses par crainte d’un
procès contre cet établissement appartenant à la Ville de Paris.

La salle dédiée à la propagande anti-israélienne a été
fermée par le musée jusqu’à nouvel ordre, des incidents étant à
redouter dans les prochains jours contre cette exposition
antisémite.. »

Il y a des jours comme ça où l’on
aimerait mieux commenter des matches de foot. Allez, ne nous fâchons
pas, merci de continuer à visiter « les cénobites
tranquilles », portez vous bien et à demain peut-être.


UN CAFE VOUS AUREZ ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis du Harm principle* et de la salade de pissenlits réunis, bonjour !

Oui, nous sommes le 23 novembre, c’est à dire le troisième jour de frimaire (mais non, pas fruits d’mer) dédié à la chicorée. Vous connaissez tous les bienfaits de cette plante quasi miraculeuse qui produit aussi bien un succédané de café que de la bonne endive (chicon) mais aussi cette jolie fleur bleu moins connue. Mon aïeule, à qui je dois cette éducation désastreuse, m’a élevé au bol de café plus qu’au verre de lait mais, elle n’imaginait pas un instant que l’on puisse faire un café sans y rajouter deux cuillers à soupe de chicorée Leroux.
Parmi les différentes tâches ménagères qui faisaient notre quotidien à cette époque là, l’une d’entre d’elles consistait à moudre le café, assis sur un tabouret, le moulin fermement serré entre les cuisses, il fallait mouliner mais…Pas trop non plus. Puis on récupérait le café moulu dans le petit tiroir du moulin et à ce moment là, on pouvait rajouter la fameuse chicorée qui se trouvait à l’intérieur d’une boite en fer dans son paquet reconnaissable entre tous, juste à côté du poêle qui faisait office de cuisinière et sur lequel attendait la cafetière.

*Le harm principle est un principe de philosophie politique et morale énoncé par John Stuart Mill dans son ouvrage De la liberté (1859).

Tout à fait autre chose.
Les amateurs et les amoureux du bebop ne manqueront pas de célébrer la disparition de Anita O’DAY survenue un 23 novembre en 2006, elle était âgée de 87 ans.


Anita est née à Chicago of course, pure autodidacte, elle devient chanteuse professionnelle en 1939. Elle va connaître le succès dès ses premiers enregistrements avec Gene Krupa, comme celui qui illustre ce billet: let me off uptown 1941. Elle va évolué avec d’autres big bands comme celui de Stan Kenton avant de prendre le virage du bebop dans les années 50. Son heure de gloire, elle va la connaître lors du festival de jazz de Newport en 1958 alors qu’elle fut filmée à son insu pour le film Jazz on a summer’s day qui la fit connaître à travers le monde.
A l’instar de tant de musiciens de jazz de l’époque, elle fut accro à l’héroïne ce qui a failli lui coûter la vie lors d’une overdose en 1968 comme elle le raconte dans ses mémoires.
Une anecdote l’a profondément marquée dans sa carrière: En octobre 1970, lors d’un passage à Paris en première partie du grand Charlie Mingus, elle fut huée et insultée par le public au motif qu’elle était blanche. C’est difficile d’être plus cons ! C’est Charlie Mingus lui même qui est venu sur scène pour calmer les choses et déclarer: « Ce que vous faites subir à Anita ce soir, c’est ce que nous vivons tous les jours, nous, les noirs américains !« . Néanmoins elle est revenue chanter à Paris, au new morning, en 1987 ou 88, je crois.
J’aime particulièrement Sings the most avec Oscar Peterson, ça date de 1957.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

JOLI COUCOU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Amis de la nouvelle Atlantide et du camembert au lait cru réunis, bonjour !

Le 22 novembre étant le jour de frimaire dédié au navet, restons dans les produits de bouche.

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, je suis encore sous le charme du repas d’hier soir au « Ruffé », rue Yves Collet à Brest-même. A défaut de s’empiffrer de charcutailles pour accompagner un Beaujolais dégoulinant d’arômes synthétiques de banane, ma tendre amie et moi avons opté pour une vraie cuisine autour de vrais produits.
Histoire de vous faire saliver quelque peu, je vous narre la soirée. D’abord un millefeuilles de truite Fario, beurre blanc aux algues et oeufs de truites fumés, suivi d’un suprême de « coucou » de Rennes (en direct de chez Paul Renaud, éleveur à Louvigné de bais) farci au foie gras et enfin, blinis au miel de Ouessant et fruits de saison flambés au lambig du manoir de kinkiz. A gauche, le coucou rennais.

Tous ces produits appartiennent au patrimoine breton et Thierry Beauvy ne se lasse pas de vous en conter l’histoire. Les fraises de pleine terre arrivent de chez nos voisins de Plougastel, le miel est celui des abeilles noires de l’île d’Ouessant, le « coucou » est cette race de poules sauvée de l’extinction par le conservatoire et qui n’existe que dans le pays rennais. Même le pain est fabriqué à partir d’un blé dont il ne subsiste qu’une parcelle du côté de Daoulas et qui répond au joli nom de « le barbu du Finistère« . Enfin, un vin rouge rarissime, issu du cépage César, apporté par les légions romaines et dont il reste quelques hectares cultivés dans l’Auxerrois. Vous remarquerez que je n’ai encore usé ni abusé d’aucun adjectif du genre, bon, sublime, savoureux, succulent, mais j’aurais pu…

Inutile de vous dire que pour les papilles il s’agit d’une promenade de santé des plus revigorantes. Si par bonheur vos pas vous conduisent dans la cité du Ponant, n’hésitez pas une seconde.


Et bien entendu, l’illustration sonore ne pouvait être que celle là: « Joli coucou » interprètée par les frères Morvan accompagnés par « Red Cardell ».

C‘est le moment choisit par l’alimentation de mon PC pour faire des siennes. Résultat, je vais être dans l’obligation d’écourter ce billet; à peine le temps de vous remercier pour votre visite et de vous dire, portez vous bien et à demain peut-être.



C’EST NOUS LES CANUTS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , ,

Amis du mutualisme social et des pieds paquets réunis, bonjour !

Le 21 novembre correspond au 1er jour de frimaire habituellement dédié à la Raiponce, jolie petite fleur bleue. L’allégorie qui représente frimaire est toute symbolique. La scène de chasse ne fait pas qu’allusion à la saison, mais aussi au
signe du Sagittaire (symbolisé en filigrane, en haut à droite),
correspondant à cette période.

En hiver, le ciel est aussi dominé par la constellation du Grand
Chasseur (Orion ). A l’inverse, le ciel d’été est dominé par le Scorpion
(à l’opposé dans le ciel ). Dans la mythologie, ce scorpion fut envoyé
par la déesse Gaïa (la Terre ) pour tuer Orion. La constellation d’Orion
est suivie par celles du Petit Chien et du Grand Chien.
Les bretons vont célébrer (ou pas) St Koulman. En fait il s’agit sans doute de St Colomban qui débarqua de son curragh du côté de St Malo après avoir traversé le Channel. Grand voyageur, il évangélisa l’Europe et du coup, le Vatican a accepté d’en faire le Saint patron des motocyclistes !  Nous sommes au milieu du VIè siècle, Clovis réunifie la Gaule et en Bretagne Armoricaine règne Judicaël.

Mille ans plus tard…
Le 21 novembre 1831, éclate sur la colline de la Croix-Rousse, au nord de Lyon, la révolte des canuts. Elle va se propager dans tous les quartiers ouvriers de la métropole. Les insurgés prennent pour emblème le drapeau noir et la devise: « Vivre en travaillant ou mourir en combattant ».


Cinquante ans plus tard, Aristide Bruant en fera cette chanson magnifique. Ce mouvement social est exemplaire à plus d’un titre ainsi que nous l’allons voir. Les canuts dont le nom vient de du mot canette ou bobine, sont des artisans qui tissent la soie à domicile sur leur propre métier à bras. Ils travaillent pour le compte des soyeux (les patrons) qui leur fournissent la matière première et récupèrent le produit fini. Il sont environ 6000 artisans qui emploient 30 000 compagnons. Tout cela pour 18 sous par jour et 15 heures de travail.

Après un accord arraché au préfet du département sur un tarif minimum que les soyeux refusent d’appliquer prétextant de la concurrence internationale et des contraintes du marché (cela ne vous rappelle rien ?), la colère éclate. Les canuts descendent de leur colline, drapeau noir en tête, et occupent le centre de Lyon. Après de nombreux combats, on compte une centaine de morts. Le maréchal Soult débarque à Lyon à la tête de 20 000 soldats, la ville est reprise, la garde nationale qui avait pactisée avec les ouvriers est dissoute, le tarif minimum abrogé et le préfet révoqué. En 1834, les canuts vont remettre le couvert et cette fois ci, c’est Thiers, celui là même qui quelques années plus tard écrasera la Commune dans le sang, qui va se charger de la sale besogne. 600 morts et 10 000 arrestations. A la chambre des députés, Casimir Perier, président du Conseil, s’exclame: « Il faut que les ouvriers sachent qu’il n’y a de remède pour eux que la patience et la résignation.« . Et alors, 180 ans plus tard…A vous de juger ! A lire, le livre de Jacques Perdu aux éditions Spartacus.

Voila pour ce dimanche, portez vous bien et à demain peut-être.