Vous lisez actuellement les articles publié le octobre 18th, 2010

Page 1 de 1

LA RETRAITE AUX FLAMBEAUX…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis des banquets républicains et du
fromage de tête réunis, bonjour !


Nous sommes le lundi 18 octobre, vous
lisez le 406 ème billet posté chez « les cénobites
tranquilles » ce qui tend à prouver que vous êtes encore
devant votre écran d’ordinateur…Est-ce bien raisonnable ?

Nos
aïeux Républicains avaient consacré ce 27è jour de vendémiaire
au piment. Essayez donc d’en mettre un peu dans votre quotidien, de
la fantaisie, de l’impromptu, surprenez vous, osez, sortez des
chemins battus et, comme le dit cette vieille chanson libertaire du
XIXè siècle: Amusons nous, faisons les fous, la vie passera comme
un rêve…


En attendant, me revoici à mon tour,
devant mon écran avec autant d’inspiration qu’une poule devant une
clef à molette. Parler des grèves, des manifs, des retraites, de la
pénurie de gasoil, et entretenir ce sentiment diffus et frustrant
de prêcher dans le désert, de parler à un mur, de pisser dans un
violon, de peigner la girafe bref, de bricoler dans l’incurable.


Le blogueur est comme le pêcheur au
bord de l’eau, il lance sa ligne, ses lignes, et il attend que ça
morde. Il rêve de la pêche miraculeuse, des milliers de lecteurs
qui auront sucombés à la tentation du bon mot, et qui, dans un cri
unanime, à travers mille et un commentaires enthousiastes viendront
l’encourager à poursuivre sa croisade.

Mais le voilà tel le
chevalier de la Mancha guerroyant contre les moulins à vent,
dénonçant l’indicible, fustigeant les nantis, vilipendant les gens
de robe, apostrophant ceux qui nous gouvernent sans jamais connaître
l’écho de ses prouesses.


Non vraiment, je le dis à tous ceux
qui descendent dans la rue pour protester contre cette réforme, la
retraite n’est pas un long fleuve tranquille, ni une sinécure si
vous avez choisi d’abreuver quotidiennement les sillons du web. S’il vous faut chaque jour, sur le métier remettre votre ouvrage. Ah, revienne le temps béni des cadences infernales, des heures sup’,et des journées qui finissaient à pas d’heure…


Allez, je plaisante bien sûr, mais
quand je vous aurais remercié pour votre visite, j’aurai presque mis
un point final à ce billet et dès lors, je pourrais écrire: Portez
vous bien et à demain peut-être.