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NOYES PAR BALLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis
de la France des droits de l’homme et du foie de veau aux cerises
réunis, bonjour !

Triste
anniversaire mais la montée nauséabonde du sentiment raciste
entretenu par un pouvoir aux abois nous oblige à y revenir.


17
Octobre 1961
: à l’Appel de la Fédération FLN de France des
milliers d’algériens ont convergé vers le Centre de Paris pour
réclamer l’indépendance de leur pays. Selon Réné Rémond, notre
siècle 1918-1968, Paris, Fayard
, « la soirée est tragique :
des dizaines, peut-être des centaines d’algériens sont tués,
jetés dans la Seine, où l’on repêche leurs corps. Le bilan
officiel fait état de 11538 arrestations, mais reste discret sur les
atrocités de cette soirée. » le sinistre Maurice Papon, alors
préfet de police de paris a déclaré à la télévision française
en 1993, selon libération n’avoir « aucun remords, aucun signe
d’angoisse. il a regretté son incapacité à n’avoir pu, en
quelque sorte, maintenir l’ordre ». son directeur de cabinet avait
pourtant confirmé à l’historien Michel Winock que « la seine
charriait de plus en plus de cadavres … noyés par balle ». le
responsable de cette bévue monumentale, qui relève du terrorisme
d’état, sera récompensé par un portefeuille ministériel sous la
présidence  de Giscard d’Estaing.

Jean-Luc
Einaudi
a recueilli nombre de témoignages d’appelés du contingent
affectés au service sanitaire, d’assistantes sociales et même de
certains policiers décrivant la « vision d’horreur » qui
les a saisis à l’entrée du Palais des sports ou du Stade de
Coubertin. Les sévices sur les détenus se poursuivent jusqu’au 20
octobre où la salle de spectacle doit être libérée pour un
concert de Ray Charles. Des centaines de manifestants blessés ont
été dirigés sur des hôpitaux. Dans cinq hôpitaux seulement, on
compte 260 blessés hospitalisés. Jean-Paul Brunet note que sur ces
260 blessés, 88 sont entrés entre le 19 et le 21, ce qui
témoignerait de la persistance des brutalités policières bien
au-delà de la nuit du 17 octobre.

Parmi les policiers, une dizaine a
été conduite à la Maison de santé des gardiens de la paix pour
des blessures légères].
Certains des blessés hospitalisés viennent du Palais des sports où
les 150 policiers qui assurent la garde des détenus se livrent à
des brutalités dont le syndicaliste policier Gérard Monatte dira dans les semaines suivantes « …d’après ce
que nous savons, il y a eu une trentaine de cas absolument
indéfendables ».


Cela
relève peut-être de l’imprécation mais comment ne pas crier: Plus
jamais ça ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.