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L’ENVERS DE LA MEDAILLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du crétacé supérieur et
du ragoût d’alligator réunis, bonjour !

Cela pourrait s’intituler: « Tes
médailles, si tu savais où on s’les met ». C’est l’histoire
d’un ancien combattant qui se souvient que le programme du Conseil
National de la Résistance était articulé autour de quelques mots
aujourd’hui bien mal en point. Liberté, égalité, fraternité,
solidarité, laïcité, tolérance… Il écrit au président de la
République pour lui expliquer son refus d’un diplôme d’honneur.

Monsieur le Président,

Je
reçois, aujourd’hui, une lettre de Madame le Maire de Saint-Ismier,
m’informant que le Président de la République a sollicité tous les
Maires afin qu’ils remettent le «Diplôme d’Honneur aux Combattants
de la Deuxième Guerre Mondiale».
Cette lettre se poursuit par
une invitation à une réunion au cours de laquelle me sera remis
officiellement mon diplôme.

Cela m’a paru si grotesque que
j’ai tout d’abord cru à un canular mais, à l’examen, il s’agissait
bien de ce que je lisais. Alors je me suis demandé à quoi peut bien
servir un tel document :

- A attester que j’ai réellement
combattu pour mon pays ? J’ai dans mon bureau mon Livret
Militaire.
Il y est inscrit que je me suis présenté le 6 janvier
1944 en vue de contracter un engagement pour la durée de la guerre
au sein de la 2ème D.B. connue sous le nom de Division Leclerc en
formation à l’époque au Maroc.
Il y est aussi précisé que j’ai
effectivement et activement participé à toutes les campagnes de
cette unité jusqu’à la fin des combats en Europe et même au delà.
En effet, je me suis porté volontaire pour continuer la lutte en
Extrême Orient, le Japon étant encore en guerre à ce moment là.

Après la défaite nippone j’ai été intégré malgré moi dans
le corps expéditionnaire pour l’Indochine. Au bout du compte je me
suis retrouvé pendant presque quatre ans sous les drapeaux.

-
Alors quoi ? Une récompense ? Elle ne saurait être comparée aux
distinctions qui m’ont été décernées, je veux parler de la croix
de guerre et de la Presidential Unit Citation. De toute façon je ne
cherche nullement à en tirer gloire, je n’ai jamais porté ces
décorations et peu de gens savent qu’elles m’ont été décernées.

A
la réflexion, j’ai compris l’utilité de ces hochets distribués en
votre nom. Vous espérez qu’ils vous rapporteront quelques milliers
de voix supplémentaires aux prochaines élections ! Faut-il que vous
vous sentiez en mauvaise posture pour ratisser aussi large ? Ce que
vous ignorez, c’est que pour les quelques vieux combattants de cette
époque encore en vie, tout ce qui compte c’est d’être en paix avec
leur conscience. Sachez, monsieur le Président, que vos fausses
distinctions leurs sont indifférentes. Alors, monsieur le Président,
le bout de papier que vous allez faire distribuer, n’a pour moi
aucune valeur et je n’en veux pas.


Je n’en veux
pas parce qu’il
est distribué dans l’espoir de consolider une politique que je
trouve néfaste. Et elle est néfaste parce que c’est une politique
de division, de rejet et d’asservissement. C’est la politique du fort
contre le faible, des financiers contre les citoyens. C’est la
politique de la suspicion permanente. Elle commence à trop
ressembler, cette politique, à celle que je partais combattre le 6
janvier 1944, à 18 ans en revêtant l’uniforme de la 2ème D.B.
Pour
toutes ces raisons, je ne me rendrai pas à l’invitation qui m’est
faite par le maire de Saint-Ismier et je continuerai mon combat
contre les forces et les hommes qui menacent notre laïcité et notre
démocratie, jour après jour.

Je vous adresse, monsieur le
Président, les salutations que m’impose votre fonction
. Et, c’est signé:

Ex-soldat de 1ère classe René HEITZ

Voila, c’est un peu long mais ça méritait d’être souligné. Je ne connais pas ce vieux monsieur mais il a toute mon amitié et tout mon respect. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

TOUT CE QUI EST EXCESSIF EST DERISOIRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la psychiatrie institutionnelle et du canard à l’orange réunis, bonjour !

Tout ce qui est excessif est dérisoire ! Je crois que l’on doit cette sage parole à Pierre-Augustin Caron, plus connu sous le nom de Beaumarchais.

Ceci pour évoquer avec vous une idée qui m’est venu alors que j’attendais d’être servi au café-bar-tabac-presse-épicerie de mon village. Au coin du bar un convive se plaignait que la France était désormais en régime fasciste. Ce à quoi son acolyte (j’ai failli écrire alcoolyte) lui répondait que ça avait le goût du fascisme, la couleur du fascisme mais que non, quand même pas…
A peine avais-je rejoins mes pénates que je me suis rué sur les dictionnaires pour y trouver ceci: « Fascisme: mouvement politique ou régime hiérarchisé s’appuyant sur un pouvoir fort, prônant un Etat sécuritaire, le corporatisme, l’exaltation du sentiment nationaliste et une politique réactionnaire« . Cela m’a rappelé quelque chose.
Poursuivant mes recherches je suis tombé sur cette photo prise pendant les dernières manifestations et je me suis dit in petto, tiens, on dirait que l’idée
fait son chemin ! Et comme le dit Carlita, est-ce possible alors. Le point de vue de notre pilier de bar (faut suivre) est-il aussi excessif que son copain le laisse entendre. Et si dans le tréfonds des consciences populaires une petite voix était en train de s’éveiller ? Ami entends tu le cri sourd du pays qu’on enchaîne ? Et si les hommes et les femmes de cette vieille nation républicaine décidaient que basta, ça suffit. Et si le moment était venu d’organiser la résistance, et si on allait à l’île de Sein prendre un bateau pour l’Angleterre, et si…Et si ma tante, oui, bon ça va ! On a bien le droit de rêver, non ?

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

SUPER VIXENS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la littérature polissonne et du poulet au gingembre réunis, bonjour !

Nous voici le 18 septembre et pour le calendrier républicain, c’était le jour du génie…Alors !
Vous savez que ce calendrier comportait 12 mois de trente jours ce qui, reconnaissez le, est embêtant quand il faut 365 1/4 pour faire une année solaire. Nos amis, astucieux comme pas deux, ont donc inventé « les jours supplémentaires », plus un jour pour les années bissextiles. Et voila pourquoi ce jour n’est pas le 31 fructidor mais le deuxième « sansculottides » ainsi que l’on nommait les jours supplémentaires. Les calendriers étaient illustrés par des images comme celle-ci et ornés de maximes à la gloire de la République et de la Laïcité.

Avouez qu’elles étaient plutôt girondes à l’époque (normal, les Girondins…), rien à voir avec Kate Moss ou autres mannequins actuels.

Bel enchaînement pour vous rappeler que tous les 18 septembre, les afficionados du nanar célèbrent la disparition de Russ Meyer, le créateur des super vixens.
Réalisateur et photographe, il a fait ses classes en accompagnant les troupes américaines lors du débarquement. Il mis les pieds en Europe à Omaha beach le 6 juin 44, il entrera à Paris avec la 2ème DB de Leclerc le 25 août.
Il va très vite se spécialiser dans l’exploration d’une sexualité rurale à travers des intrigues
rudimentaires mais pimentées de violence et servies par des héroïnes à
la poitrine démesurée. A la fin des années 70 il va produire toute une série depuis super vixens jusqu’à ultra vixens en passant par méga vixens.
Il est mort à Hollywood en 2004 en laissant le souvenir impérissable d’un roi de la série B.

Voila qui nous change de nos sérieux et graves militants anarcho-syndicalistes mais, comme le disait mon aïeule, il faut de tout pour faire un monde et, ajouterais-je…Pour faire un blogue !

Sur ces considérations qui nous éloignent un peu de cette actualité déprimante, je vous laisse vaquer à vos occupations. Merci mille fois d’avoir pris un peu de temps pour visiter « les cénobites tranquilles », portez vous bien et à demain peut-être. PS:Il est toujours possible de voter pour ce blog (colonne de droite en bas.)

LA MECHE EST DITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la République républicaine et du calamar à l’armoricaine réunis, bonjour !

LA
MECHE EST DITE…

Je
vous en parlais mercredi dernier, le nouvel hebdo satirique « La
Mèche » ne me semblait pas à hauteur de nos espérances. En
lisant ce matin la chronique de SINE ICI
j’ai eu la confirmation que mon intuition était bonne.

Il
semble bien que la cabane soit déjà sur le chien comme disait mon
aïeule, des dissensions sont apparues très vite: « Jamais
l’expression la mêche a fait long feu n’aura été employée
de façon  plus exacte pour parler du lancement-naufrage du nouvel
hebdo. » nous raconte Siné dans son billet. Et bien tant pis,
il nous reste le Canard en attendant de nouveaux aventuriers…


Circulaire…Y’a
rien à voir !

Même
la commission de Bruxelles, après le parlement, en fait une question
politique. Il s’agit bien évidemment de la circulaire du 5 août,
signée par le directeur de cabinet de Hortefeux, qui désigne les
Roms comme expulsables prioritaires. Ceci est bien entendu contraire
à nos valeurs Républicaines mais aussi contraire aux traités de
l’Union qui interdisent les expulsions collectives et bien davantage
encore au motif d’une appartenance ethnique. Voilà donc nos
ministres pris la main dans le pot de confiture et obligé de jouer
les Tartuffes devant le monde effaré. Mais, la chasse aux voix
d’extrème droite reste ouverte, le chemin jusqu’à 2012 est encore
long et nos pieds nickelés n’ont pas fini de nous étonner.

SABRA & CHATILA…

Samedi dernier j’évoquais le souvenir d’Allende et du coup d’Etat de Pinochet; Annie, fidèle lectrice de ce blog, nous faisait remarquer qu’un docu avait été diffusé sur ARTE…J’aurais aimé trouver quelque chose dans les médias pour que chacun se souvienne du massacre perpétré par les milices chrétiennes du Liban, sous le regard pudiquement détourné de l’armée israélienne, dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila les 16 et 17 septembre 1982. Trente ans plus tard, les Palestiniens sont toujours contraints de vivre dans une prison à ciel ouvert sur une terre illégalement occupée par une puissance étrangère. Les ronds de jambes actuels entre Nethanayou, Abbas et Hilary Clinton, je le crains, ne changerons rien aux souffrances des gazaouis.

Voila pour cette petite revue, merci encore de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

SOLEIL LEVANT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du soleil levant et des sushis de thon réunis, bonjour !

Le 16 septembre 1923 fut une date fatale pour Itö NOE, féministe et anarchiste Japonaise, puisque c’est le jour de son assassinat par un escadron de la police militaire. Le responsable militaire, un certain Amakasu, fut condamné à 10 ans de prison mais très vite remis en liberté.
Itô Noe est une pionnière du mouvement féministe au Japon. A 16 ans elle est diplômée de l’école de filles Ueno à Tokyo. Elle était née en Janvier 1895 sur l’île de Kukuoka. Très jeune elle est contrainte à un mariage forcé qu’elle finit par fuir. Elle trouve refuge chez son professeur d’anglais, le poète Dadaïste et libertaire Jun Tsuji qui fut le premier à traduire les travaux de Stirner en japonais. Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants (2). Elle sera la rédactrice en chef de la revue culturelle Seito-sha qui, comme chacun le sait, signifie « Le bas bleu ».
Elle devient romancière et publie des textes de critique sociale et traduira les écrits d’Emma Goldman; c’est en 1914 qu’elle va rencontrer Sakae Osugi. Lorsque le journal de ce dernier est interdit par la police, elle prend sa défense dans Seito-sha. Sa véritable histoire d’amour avec Osugi commence en 1916, mais celui-ci sera victime de la jalousie d’une ancienne maitresse qui le poignardera. L’épisode va provoquer un vrai scandale dans ce Japon traditionaliste qui va dénoncer leur immoralité. Elle va vivre avec Osugi avec qui elle aura quatre filles et travaillera à développer le mouvement anarchiste tout en continuant à traduire Emma Goldman et Kropotkine.
Dans la confusion qui suivit le tremblement de terre du 1er septembre 1923, elle est arrêtée avec Osugi et un neveu âgé de six ans. Tous trois seront massacrés par la police. Itô NOE avait 28 ans.

VICTOR JARA…

Décidément, l’inomable n’a pas de nationalité. Le 16 septembre 1973 est aussi la date à laquelle les sbires de Pinochet ont assassiné Victor Jara non sans lui avoir au préalable coupé les doigts à la hache.

Auteur compositeur, il fut l’un des principaux soutiens de l’Unité Populaire et du président Allende dont je vous parlais samedi dernier. Arrêté lors du coup d’Etat du 11 septembre, il fut emprisonné au stade national qui se nomme aujourd’hui Estadio Victor Jara. Après avoir été enterré semi-clandestinement, il a eu droit à des obsèques le 5 décembre 2009 dans le cimetière Général de Santiago lors d’une cérémonie à laquelle assistaient sa veuve, ses filles et la présidente du Chili Michelle Bachelet ainsi que plus de 5000 personnes.

Et bien voila, tout cela n’est pas très gai mais nous rappelle combien le chemin vers la liberté, l’égalité et la fraternité est semé d’embûches. Quelques soient l’époque, le pays, les hommes au pouvoir, ou ceux qui le voudraient,les réactionnaires ont toujours usé de la violence la plus ignominieuse pour faire taire les voix discordantes.

Allez, portez vous bien malgré tout et à demain peut-être.


BILL EVANS AU PIANO…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du jazz « comme on l’aime » et de la soupe de pois, bonjour !


Je vous ai souvent parlé du saxophoniste Bill Evans mais il a un homonyme qui s’est fait un nom en jouant du piano. Il était né dans le New Jersey et est décédé un 15septembre en 1980 à New york. Né d’un père Gallois et d’une mère Russe, tous les deux mélomanes, il était formaté pour devenir musicien. Il fait partie des « sideman » ceux là que l’on nomme quelquefois péjorativement les musiciens de studio. Cela lui aura permis d’accompagner les plus grands, Michel legrand, Chet Baker, Miles Davis… Mais il se fera connaître plus tard par ses fameux trios avec contrebassiste et batteur, notamment Scott Lafaro et Paul Mottian. Il est mort alors qu’il n’avait que 51 ans usé par une forte addiction à la drogue.

Vous entendez comme ça swingue ? Imaginez un fauteuil qui vous tend les bras, un Highland de 18 ans, une bruyère profonde emplie d’un tabac brun et âcre…Même Eric Besson n’existe plus, ni Hortefeux, ni Sarko, ni les retraites, ni les expulsions, ni les taupes de Keramoal; tout disparaît. D’ailleurs, tout doit disparaître, je suis pour l’organisation d’une grande braderie, on solde l’humanité à petits prix, la bassesse, la vilénie, l’inéquité,l’injustice, le fait du prince à 1 euro. Sur tous les trottoirs, de Manille à Kergrist-Moelou, le grand déballage. Et un mensonge d’Etat pour trois sous, et une manipulation en cadeau, et une légion d’honneur déshonorée, allez deux euros et vous l’empotez. On fait table rase, on repart à zéro, vive l’an 01 de Gébé !

Hola, hola erwandekeramoal, t’as oublié tes pilules ou quoi ?

Allez, ça va se passer, portez vous bien et à demain peut-être.


ENCORE UNE HISTOIRE DE TRUITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la Beat génération et du chouchenn chaud réunis, bonjour !

Nous sommes le 14 septembre et certains persistent à penser que nous sommes le 28 de fructidor qui, comme chacun le sait, était le jour du maïs. C’est la Ste Croix et, comme disait mon aïeule: A la Sainte Croix, cueille tes pommes et gaule tes noix !

Il y a longtemps de cela, une amie m’a fait découvrir un auteur Etats-Unien et m’a dit avec un accent alsacien très prononcé: Tu fas foir, tu fas atorer ! J’avoue que je n’ai pas été déçu du voyage littéraire auquel elle m’invitait. Il s’agissait de Richard Brautigan.

J‘en parle aujourd’hui car il est décédé un 14 septembre en 1984. Enfin, on le suppose car son corps a été découvert plusieurs semaines après son décès présumé à la suite de son suicide. Il était né à Tacoma (ça commence comme un blues) dans une famille ouvrière. Sa biographie relate qu’il vivait avec sa mère, les enfants de celle-ci et…Plusieurs beaux-pères. En 1956, il s’installe à San Francisco où il passera les reste de sa vie. Il a été, un moment, considéré comme le pape de la Beat génération alors qu’il en resta toujours un peu en marge.
Je l’ai découvert à travers la pêche à la truite en Amérique, paru en France en 1967 chez Christian Bourgois. Puis, j’ai poursuivi en dévorant un privé à Babylone (1977).
Dans les années 60 il s’était engagé dans des activités de la contre-culture à San Francisco, participant fréquemment à des « performances » en tant que poète. C’est la pêche à la truite en Amérique qui l’a catapulté vers une notoriété internationale. Ensuite, dans les années 70, il va s’essayer à divers genres littéraires, romans, poèmes, mais son succès ne dure pas.
On dit que, à Burlington (ça me fait penser aux chaussettes) dans le Vermont, a été créée une Brautigan Library, dont la principale activité est d’accueillir uniquement des manuscrits refusés par les éditeurs. On y utilise des pots de mayonnaise en guise de presse-livres en hommage à La pêche à la truite en Amérique, qui se termine par le mot « mayonnaise ».
Son corps a été découvert le 25 octobre 1984 à Bolinas (Californie). Près du corps de l’auteur alors âgé de 49 ans, se trouvaient un 44 magnum et une bouteille d’alcool.

N‘hésitez pas, on les trouve en « poche » et si vous ne pouvez pas vous les acheter…Volez les ! C’est une excellente lecture pour l’automne qui s’annonce.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Tiens, ça a réveillé en moi le pêcheur qui sommeillait, je ne dis pas que je ne vais pas aller taquiner le goujon si le temps se maintient…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE FEU AUX POUDRES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la presse satirique et du coco paimpolais réunis, bonjour !

Et bien voila, c’est fait, je viens de terminer la lecture du premier numéro de La Mèche.J’avoue que je reste un peu sur ma faim. Je n’ai pas retrouvé le mordant de Siné, sans doute ont-ils besoin de se faire les dents. On y retrouve des figures connues: Matthieu Bonduelle bien sûr, mais aussi l’entartreur en chef, le Gloupier de service, l’animateur infatigable de l’internationale patissière, j’ai nommé Noël Godin, des dessins de Lindingre qui officiait déjà dans SH, une couverture désopilante de Sergio, et d’autres signatures telles celles de Pierre Concialdi, Eric Hazan, Cesare piccolo et Manuel pratt…André Langaney est de la partie après avoir sévit à Charlie et à Siné Hebdo.

J‘attends donc le numéro suivant avant de me prononcer. Par les temps qui courent nous avons absolument besoin d’un hebdo qui rue dans les brancards de l’intelligentzia, des bien-pensant, des pisse-vinaigre, des peine-à-jouir et autres gougnafiers.

Souhaitons que La Mèche ne soit pas trop courte et que l’aventure dure plus longtemps que celle de Siné-hebdo.

A part cela, la faucheuse vient à nouveau de nous enlever un grand monsieur du cinéma: Claude Chabrol a cassé sa pipe ou plutôt son cigare.

Il savait mieux que n’importe qui dénoncer l’hypocrisie des bourgeoisies de province et son poulet au vinaigre était du meilleur goût. 80 balais et 80 films à son actif. Avec Mocky il avait ce sens de la dérision qui avait fait de lui un des initiateur de la nouvelle vague. Salut l’artiste !

Pendant que je tiens la plume, je veux adresser un grand merci aux visiteurs qui ont la gentillesse de relayer mes modestes papiers sur Facebook et autres réseaux…Ca attire le chaland comme disait mon aïeule!

Et puis c’est tout, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, je voudrais profiter de l’éclaircie pour faire ma pelouse. Il faut par ailleurs que je me mette en quête d’un disque dur externe car mon mini ordinateur à décidément déclaré que le sien de disque dur était un peu tendre et qu’une assistance s’avérait nécessaire. En attendant la fin des travaux, portez vous bien et à demain peut-être.


VIVE LA GREVE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le capitalisme selon Jacques Prévert (1933)

Amis de la grève générale, illimitée et insurrectionnelle et du boudin blanc réunis, bonjour !

12 septembre c’est à dire le 26 de fructidor, jour de la bigarade, encore nommée, orange amère. Ce qui est amer ces jours ci c’est la façon dont nos élus en chambre traitent les millions de manifestants qui sont descendu dans les rues.
Je vous post une vidéo que j’ai découvert sur le site lespetitspoissontrouges 
A cette époque là, il se trouvait des intellectuels pour appeler un chat un chat. Il est vrai que Jacques Prévert, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’avait pas sa langue dans sa poche révolver. Je trouve très touchant d’entendre sa voix et sa vision du capitalisme il y a 80 ans déjà…

Si vous pensez que les choses ont changées radicalement, vous êtes dispensé du prochain jour de protestation qui aura lieu le 23 je crois.

Ce blogue du jour sera plus court que d’habitude car mon outil informatique a lui aussi décidé de protester. Résultat, je vide, j’écope, je nettoie, je défragmente, j’éparpille façon puzzle comme disait Blier…

En attendant que tout cela rentre dans l’ordre, portez vous bien et à demain peut-être.

ALLENDE, REMEMBER…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tolérance et des maisons éponymes réunies, bonjour !

Oui je sais, le 11 septembre, les twin towers, Manhattan, ground zéro,etc…Pour moi, le 11 septembre restera à jamais ce jour funeste où les sbires de Pinochet épaulés par les mens in black de la CIA et sous la houlette de Augustin Edwards Eastman, l’homme le plus riche du chili, ont mis un terme à l’expérience démocratique menée par Salvador Allende au Chili. C’était en 1973. Socialiste et franc-maçon il ne fut président que durant trois ans.
Dans le palais de la Moneda ce jour là il semblerait que Allende se soit suicidé sous les tirs de l’artillerie putchiste qui allait instaurer une féroce dictature militaire.
Après 3 ans de gouvernement socialiste, les clivages politiques se
radicalisent. Une violente campagne de déstabilisation du gouvernement
menée par l’opposition appelle la petite, mais cependant influente,
classe moyenne à «vaincre le communisme destructeur de la civilisation
chrétienne en terre chilienne
».
L’inflation
est très importante (500% en septembre 1973). Les rétorsions
économiques des États-Unis aggravent l’effondrement économique du Chili.
Les commerces sont désapprovisionnés et face à la pénurie et aux
contraintes réglementaires, le marché noir fleurit.

Une partie de la population, notamment des jeunes et des ouvriers,
descend dans la rue et réaffirme son soutien à l’Unité populaire. Les
élections de mars 1973 sont une victoire pour l’opposition qui recueille
55% des voix mais c’est insuffisant pour permettre de voter la
destitution de Salvador Allende dont le parti obtient 43,4% des voix,
son meilleur score historique.

Le 11 septembre 1973,
à 9 heures du matin, le palais présidentiel est assiégé par l’armée
sous le commandement du général Augusto Pinochet. Le palais présidentiel
est bombardé par l’aviation. Pendant le coup d’État, Allende s’adresse
une dernière fois aux chiliens à la radio où il remercie ses partisans
et annonce son intention de se battre jusqu’à la mort.

C‘est dans le palais que Salvador Allende meurt finalement se suicidant avec un AK47, se tirant dans le menton. Une anecdote précise que l’arme lui avait été offerte par Fidel Castro,
et portait une plaque dorée sur laquelle on pouvait lire : « À mon bon
ami Salvador, de la part de Fidel, qui essaye par des moyens différents
d’atteindre les mêmes buts
« .
Une dictature militaire s’installe alors, dirigée par Pinochet. La répression commence pour les partisans d’Allende ou suspectés tels : le stade national
sert de prison à ciel ouvert pour 40 000 personnes, 27 500 personnes
seront torturées et au moins 2 279 assassinées ou portées disparues ou exécutées sommairement
(Selon le rapport Rettig de 1991, le nombre de victimes de la junte
militaire est de 2 279 victimes dont 641 morts « dans des conditions non
élucidées » et 957 disparus.
La Commission chilienne sur la prison politique et la torture dans le
rapport Valech de 2004 comptabilise 33 221 arrestations arbitraires et
cas de tortures entre 1973 et 1990,
dont 27 255 pour des raisons politiques. Enfin, environ 800 000
personnes se sont exilées, sur une population de moins de 12 000 000 de
Chilien).
En 2006, l’élection de Michelle Bachelet permet enfin de tourner cette sinistre page de l’histoire Chilienne.
Voila l’histoire pour les petits nenfants qui croient encore que les garçons naissent dans les choux, les filles dans les roses et les démocraties dans les urnes.
A part cela, Eric Woerth est toujours ministre, la fin de la retraite à 60 ans a été votée par l’assemblée et tout va très bien madame la marquise…
Allez courage, portez vous bien en attendant qu’ils votent la fin de la sécu et à demain peut-être.